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  • Genève : accessibilité à la culture pour les malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Genève : accessibilité à la culture pour les malentendants 14 avril 2019 Publié le : Depuis 2010, « Culture accessible Genève » soutient et développe des mesures d’accessibilité à la culture pour toute personne subissant un handicap. Pour le Département de la culture et du sport de la Ville de Genève, le bilan est mitigé. Projet développé par l’association Cédille, et soutenu par la ville de Genève, « Culture accessible Genève » promeut des événements culturels, tant pour des personnes subissant un handicap sensoriel comme la malentendance, physique ou mental, qu’il soit permanent ou temporaire. Ce site Internet donne les informations nécessaires sur les lieux accessibles en région genevoise, en priorité aux structures, qui proposent la boucle magnétique, le sur-titrage, la visite en langue des signes (LSF) et les vidéo-guides. Constat mitigé Malgré cette offre mise en place en 2010, les dernières technologies et instrumentalisations du marché qui proposent des dispositifs de pointe, la responsable d’Unité Publics au sein du département de la culture et du sport, Véronique Lombard, s’interroge sur le résultat de ces démarches et sur l’efficacité des relayeurs d’information. A ce jour, votre constat est mitigé, pourquoi ? Il y a un vide entre l’offre et la demande. Si la technologique et les accès sont au point, l’utilisation de leurs supports sont insuffisants ; pourquoi ? Concernant le sur-titrage, il y a plusieurs réponses à ce problème : il nous manque tout d’abord un prestataire impliqué et en lien avec les acteurs culturels pour fournir la prestation. On constate aussi un manque de motivation de la part des acteurs culturels en raison du peu de demandes de la part du public concerné. Le manque de promotion et de relais a aussi été un élément qui a boosté le développement du projet de sur-titrage. Ce relais devrait se faire par les associations et institutions qui oeuvrent en faveur des publics concernés. Pensez-vous qu’il existe également un manque d’intérêts des personnes ayant une diminution auditive, soit pour l’art et la culture, soit parce qu’elles ne se sentent pas à leur place dans une salle de spectacle ? Cela est possible, c’est pourquoi un accompagnement de la mesure, ainsi qu’une excellente communication est nécessaire. Qu’escompteriez-vous par exemple de la Fondation romande des malentendants forom écoute pour booster votre programme ? Par exemple, de créer, un comité culturel pour choisir ensemble les spectacles à surtitrer. Efficacité en boucle Forom écoute est très active concernant les boucles magnétiques. Elle en répertorie environ 500 en Suisse romande, et plus à venir. « Notre rôle consiste à informer et conseiller le propriétaire du lieu équipé, qui doit effectuer un contrôle de bon fonctionnement tous les cinq ans environ. « Nous redirigeons le détenteur vers les installeurs, qui réalisent le contrôle en notre présence », précise la responsable de forom écoute, Michèle Bruttin. Outils d’accessibilité Au niveau des infrastructures et outils mis en place, le choix est intéressant. Dans le cadre du cinéma, des films sont proposés accompagnés d’un sous-titrage, spécialement adapté aux spectateurs sourds et malentendants, à l'aide d'applications spécifiques : Regards Neufs propose un catalogue de films sous-titrés à télécharger via l'application mobile Greta. (Lire ou relire l’article en ligne « Le cinéma pour tous » sous la rubrique Dans les Cantons). Sur la base des textes originaux, une transcription est élaborée de manière à ce que les spectateurs puissent comprendre le film tout en profitant du jeu d’acteurs à l’aide d’un écran qui projette les textes (dialogues, commentaires). Le sous-titrage est plus particulièrement destiné aux personnes sourdes et malentendantes maîtrisant bien la lecture. Les cinémas proposent plusieurs films en langues étrangères accompagnés de sous-titres en français (sous-titrage collectif), mais qui ne sont pas spécifiquement adaptés au handicap. Dans les musées, les visites guidées sont préparées LSF, par des guides sourds, pour un public sourd. Cette méthode, via une tablette tactile, permet de découvrir les œuvres, accompagnées de commentaires en LSF et par des sous-titres adaptés en français. Découvertes de sentiers culturels et parcours temporaires thématiques sont également au programme. Au théâtre, certains spectacles sont accompagnés d’un sur-titrage (ou sous-titrage), spécialement adapté aux spectateurs sourds et malentendants. Sur la base des textes originaux, une transcription est élaborée de manière à ce que les spectateurs puissent comprendre le spectacle tout en profitant du jeu d’acteurs à l’aide d’un écran qui projette les textes (dialogues, commentaires). Une brochure « Théâtre dans le texte », permet également de découvrir des dossiers pédagogiques préparés par les théâtres, afin de mieux saisir les enjeux des spectacles. Les textes peuvent être lus avant et permettent d’approcher les œuvres à son rythme. Renseignements auprès des services de médiation. À noter que théâtres et cinémas proposent également des pièces ou films en langues étrangères accompagnées de sous-titres en français, mais qui ne sont pas spécifiquement adaptés au handicap. Il est conseillé de s’annoncer lors des réservations pour bénéficier des places adéquates pour la lecture. Autre subtilité sensorielle, le plancher vibrant d’une salle de concerts permet de ressentir les basses et la musique par les vibrations. Suivi et analyse En été dernier, un groupe d’experts de la société de conseil spécialisée dans le domaine de l’accessibilité universelle et du handicap, id-Géo, a mené une analyse des informations relevées et communiquées sur le site de Culture Genève accessible. Ceci dans le but d’attester et améliorer les diagnostics d’accessibilité des bâtiments. « id-Géo a été très satisfaite de collaborer avec l’association Cédille et relève que lesdits diagnostics sont de grande qualité », poursuit la responsable. Une étude de recherches et des observations sur le terrain ont permis de récolter grand nombre d’informations très complètes en vue de retranscrire le tout sur le site parfaitement accessible. Un travail de communication qui mérite d’être reconnu et diffusé, encourageant Culture Genève accessible à poursuivre ses démarches d’accès à la culture pour tous. Liens utiles : https://culture-accessible.ch/ http://www.ville-geneve.ch/themes/public/situation-handicap/handicap-culture/ https://www.regards-neufs.ch/fr/ Copyright Ville de Genève SUIVANT PRECEDENT

  • Les accouphènes liées à l'anxiété et la dépression | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Les accouphènes liées à l'anxiété et la dépression 18 avril 2018 Publié le : Pour certaines personnes, le désagrément des acouphènes chroniques entraîne l'anxiété et la dépression selon une étude italienne. Les personnes atteintes d'acouphènes chroniques peuvent également éprouver de l'anxiété et de la dépression. Une étude italienne a montré que les personnes qui sont atteintes d'acouphènes chroniques présentent également une prévalence d'anxiété et de dépression significativement plus élevée par rapport à la population générale. L'étude a trouvé une corrélation significative entre le trouble entraîné par les acouphènes et les niveaux d'anxiété et de dépression. Parmi les patients, la durée moyenne de l'acouphène était de six ans et neuf mois. Parmi les patients, la majorité des audiogrammes examinés ont montré une déficience auditive bilatérale symétrique dans les hautes fréquences (4 à 8 kHz). Seulement 16% des patients avaient une capacité auditive normale. La gène entraîné par les acouphènes a été signalée comme «très légère» par 32,5% des patients. 15% souffraient d'une gêne «légère», 12% d'une gêne «modérée», tandis que 25% et 15% disaient que le désagrément entraîné par les acouphènes était «sévère» voire «catastrophique». 45% des patients présentaient des symptômes d'anxiété, tandis que 26,3% souffraient de symptômes dépressifs. 42,5% des patients n'ont montré aucun signe d'anxiété ou de dépression. A propos de l'étude L'étude a été effectuée sur 80 patients acouphèniques atteints d’acouphènes chroniques au Département d'oto-rhino-laryngologie de l'Université catholique de Rome en 2015. L'étude «Relation entre la perception des acouphènes et l'inconfort psychiatrique» a été publiée dans l’International Tinnitus Journal en avril 2017. source: https://www.hear-it.org SUIVANT PRECEDENT

  • Remboursement des appareils auditifs | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Remboursement des appareils auditifs 4 décembre 2017 Publié le : L’entrée en vigueur du relèvement des prestations de l'AVS au niveau des remboursements de l'AI pour les appareils auditifs est attendue courant 2018. Comme relaté dans nos précédentes pages, la motion « Mettre tous les adultes malentendants sur un pied d'égalité », déposée en décembre 2016 par Dittli Josef, avait été adoptée par le Conseil des Etats. Où en est-on aujourd’hui ? Réunie le 14 août 2017, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats a procédé à l’examen préalable de la motion, modifiée le 7 juin dernier par le Conseil national. Modifications du Conseil national « Le Conseil fédéral est chargé d’adapter les bases légales (ordonnance du 28 août 1978 concernant la remise de moyens auxiliaires par l’assurance - vieillesse; RS831.135.1) selon le principe suivant : un montant forfaitaire couvrant les frais d’un appareil binaural est octroyé à toute personne malentendante ayant atteint l’âge de la retraite AVS et pour laquelle un appareil auditif s’avère médicalement indiqué pour les deux oreilles. Ce montant doit correspondre, comme les autres moyens auxiliaires remis par l’assurance - vieillesse et survivants, à 75% du forfait prévu dans l’assurance - invalidité. Etant donné que la contribution de l’AI aux frais d’acquisition d’un appareillage pour les deux oreilles est de CHF.1650.00, celle de l’AVS doit être de CHF.1237.50 ». La commission, pour sa part, considère que le remboursement d’appareils auditifs remis à des personnes ayant atteint l’âge de l’AVS contribue dans une large mesure au maintien de la qualité de vie des intéressés. Elle est donc favorable au texte modifié de la motion, qui prévoit le versement de contributions également en cas d’appareillage binaural. Par ailleurs, elle juge raisonnable de limiter la contribution de l’AVS à 75% du forfait prévu dans l’assurance - invalidité: à ses yeux, le système proposé tient compte de la nécessité d’apporter à toutes les personnes malentendantes un soutien aussi équitable que possible. Une autre raison explique l’approbation du texte modifié à une large majorité: la seule option qui se présentait à la commission en cas de rejet du texte était le classement de la motion, ce que la grande majorité de ses membres ne pouvait envisager. (Extraits du rapport de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du 14 août 2017) « La motion est maintenant définitivement acceptée. Le Conseil fédéral doit dès lors modifier le règlement correspondant et le mettre en vigueur », explique, satisfait, le conseiller aux Etats, Joseph Dittli. Celui-ci entrera en vigueur courant 2018. « Le Conseil fédéral était favorable à la solution finalement décidée par le Parlement. On ne peut encore se prononcer sur la date exacte d’entrée en vigueur du nouveau règlement », précise Harald Sohns, chef suppléant Communication de l’Office fédéral des assurances sociales, OFAS. Des informations suivront sur les sites suivants OFAS : https://www.bsv.admin.ch/bsv/fr/home.html forom écoute : www.ecoute.ch pro-audito : www.pro-audito.ch Copyright : mkos83 SUIVANT PRECEDENT

  • Alertes pour les sourds et les malentendants: la FSS appelle à un action d'éclat le 1er février 2017 | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Alertes pour les sourds et les malentendants: la FSS appelle à un action d'éclat le 1er février 2017 12 janvier 2017 Publié le : Depuis des années, sourds et malentendants déplorent d'être exclus du système suisse d’alarme en cas de catastrophe (lire l'article publié dans aux-ecoutes.ch en juillet 2016). La Fédération suisse des sourds invite le public à assister, le 1er février à 13h30 à l'occasion du classique test annuel des sirènes, à une grande action «Alertes aux morts» dans quatre villes de Suisse dont Lausanne. A l’occasion du test des sirènes du 1er février prochain, la Fédération suisse des sourds SGB-FSS prévoit, dans quatre villes suisses, Lausanne, Berne, Bâle et Lugano, une action de rue afin de rendre la population attentive à la discrimination dont sont victimes les citoyens sourds et malentendants lors de telles alertes. Les personnes souffrant de déficience auditive risquent en effet leur vie parce qu’elles n’ont pas accès aux alertes par sirènes et aux informations diffusées par la radio. La Fédération suisse des sourds entend donc protester contre cet état de fait au travers de son action «Alertes aux morts», et exige que l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) agisse enfin. Depuis des années, souligne la FSS, «l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) néglige le respect des dispositions légales relatives à l’égalité des personnes handicapées; c’est ainsi que non seulement le système d’alarme par SMS annoncé pour 2017 a été abandonné, mais qu’en plus, les réunions avec les organisations des personnes malentendantes et sourdes ont été régulièrement annulées» . SUIVANT PRECEDENT

  • Siopi, l’application qui vient en aide à ceux qui souffrent d’acouphènes | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Siopi, l’application qui vient en aide à ceux qui souffrent d’acouphènes 23 février 2022 Publié le : Siopi est une communauté d'entraide pour les personnes ayant des acouphènes. En utilisant l’application téléchargeable gratuitement, les acouphéniques peuvent échanger avec des personnes qui partagent les mêmes symptômes et découvrir ce qu'ils ont essayé pour améliorer leur quotidien. Patients et soignants se trouvent souvent désemparés face aux acouphènes, ces fameux bruits parasites entendus par de nombreux malentendants et qui bien souvent, peuvent conduire à des niveaux plus élevés de stress, de dépression et d’anxiété, tant ils sont invalidants et dérangeants. Bonne nouvelle, la technologie pourrait leur venir en aide pour leur permettre d’en atténuer l’impact. Créée par deux chercheurs français, Louis Korczowski et Robin Guillard, ingénieur formé à l’École polytechnique, et spécialisé dans les neurosciences de l’audition, l’application gratuite Siopi permet en effet à toute personne souffrant d’acouphènes, de les caractériser et d’accéder aux solutions testées par d’autres, présentant des symptômes identiques ou proches… Errance médicale L’objectif premier est en outre de tenter de mettre fin à l’errance médicale qui caractérise le parcours de nombreux patients acouphéniques. « En moyenne, les personnes que nous avons interrogées avaient essayé 6 solutions et rencontré 6 professionnels différents, parfois sans trouver une réponse satisfaisante, explique Robin Guillard au journal L’Ouïe Magazine . Or on sait que s’il n’y a pas forcément un traitement efficace à 100 %, on arrive dans la plupart des cas à trouver un praticien qui aide substantiellement le patient. » La première étape pour les concepteurs de l’application est ainsi de créer une base de données la plus étendue possible afin de mettre chaque utilisateur en corrélation avec les profils les plus proches du sien, avec à la clé des suggestions de thérapies les plus adaptées. « Siopi adresse un problème fondamental des acouphènes : ils sont hétérogènes. D'une personne à l'autre, ils varient en causes, manifestations et ressentis. Quels praticiens et quelles solutions proposer à quel profil de personnes ayant des acouphènes ? » explique Robin Guillard dans une interview accordée à la Fondation pour l’audition (F) en juillet dernier. C’est dans cette logique collaborative, mais aussi de recherche, que Siopi entend permettre à un maximum de personnes de rendre leurs témoignages accessibles aux autres utilisateurs, le tout accompagné d’avis concernant des approches de prise en charge et d’astuces pour mieux vivre au quotidien avec ses acouphènes. Enfin, faut-il le préciser, Siopi n’a pas vocation à se substituer à une aide médicale. L’application Siopi est gratuite et accessible en cliquant ici Renseignements : www.siopi.ai SUIVANT PRECEDENT

  • Manger sainement pour amenuiser les acouphènes | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Manger sainement pour amenuiser les acouphènes 3 octobre 2019 Publié le : Réduire les acouphènes grâce à une nourriture saine ? Philippe Barraqué, créateur de la méthode Stop Acouphènes, musicothérapeute et coach santé, nous transmet sa recette ! Savourer des aliments sains permettrait de diminuer les bruits auditifs. Avis aux amateurs, le blog des acouphéniens de Philippe Barraqué, créateur de la méthode Stop Acouphènes, musicothérapeute et coach santé, dévoile ses recettes et astuces. Au menu : Le beurre cru (en petite quantité) et les poissons gras pour leur vitamine A (Rétinol). L’huile d’olive vierge, les germes de blé et les noix pour leur vitamine E (Tocophérol). Les champignons, les crustacés, les huîtres, le jaune d’œuf et le pain complet pour leur apport en zinc Les anchois, l’huile de noix et le saumon pour leur apport en Omega-3. Faire également le plein de vitamines en buvant chaque jour des jus de légumes et de fruits frais passés à la centrifugeuse, afin de garder intactes leurs qualités nutritionnelles. Boire sans attendre, afin qu’ils ne s’oxydent pas. Éviter les jus en bouteilles en particulier ceux à base de concentrés souvent trop riches en sel ou en sucre. Par ailleurs, 25% des femmes et 20% des hommes souffrent de carences en magnésium à cause d’une alimentation déséquilibrée. Elles provoquent des crampes musculaires, des palpitations cardiaques, des troubles du système nerveux (acouphènes, asthénie, anxiété, dépression, spasmophilie). Le corps ne conserve pas de réserves en magnésium, il est donc indispensable d’apporter à l’organisme cet élément minéral vital pour les os, les muscles et le cœur, mais aussi pour la fabrication des protéines et la transmission de l’influx nerveux. Céréales complètes, des légumes secs, des fruits oléagineux, des légumes verts et quelques carrés de chocolat noir par jour. Algues et du pollen frais pour nourrir les cellules et lutter contre les tendances dépressives, (en comprimé ou sur les salades) ; riches en iode (insuffisance thyroïdienne) et en minéraux (potassium, sodium, calcium, magnésium), qui stimulent le système endocrinien. Le pollen frais lutte contre la neurasthénie et ses effets négatifs sur l’organisme (acouphènes, céphalées, fatigue, insomnie…). C’est un concentré de vitamines et de minéraux qui redonne du tonus physique et psychique. 2019 Blog des acouphéniens. Du côté d’un ORL Pour sa part, Pierre Liard, médecin ORL, président de l’Association Genevoise des Malentendants (AGM), renchérit. « Bien-sûr, M. Barraqué a raison. Certains excès alimentaires aggravent les acouphènes, tout comme la fatigue ou le stress. J’en fais l’expérience moi-même, si je bois un peu trop de vin blanc dans une soirée, je sais que mes acouphènes me gêneront si je me réveille à 3h du matin. Mais à l’inverse, je ne connais aucun aliment ou autre qui les diminuent. Tout au plus vous pouvez les oublier par moments. Dans la majorité des cas les acouphènes sont liés à des pertes auditives le plus souvent dans les fréquences aiguës, et comme il n’y a aucun traitement pour y remédier, il n’y a pas non plus de traitement pour les faire disparaître. Par contre, un bon repas, sans excès, pris en charmante compagnie, vous les fera oublier, au moins pendant un bon moment… ». A bon entendeur, bon appétit ! SUIVANT PRECEDENT

  • Escapade entre amis à Londres | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Escapade entre amis à Londres 15 juillet 2016 Publié le : Riche de monuments et de hauts-lieux touristiques, la capitale britannique a de quoi séduire bien des visiteurs. Hadja Kaba et Boris AMarca, deux sourds du Jura y ont passé quatre jours avec des amis en avril dernier. L’occasion de découvrir un peuple attachant et particulièrement ouvert en matière de… handicap. Certains voyages méritent amplement le nom d’escapade. Et les quatre jours que Boris AMarca et Hadja Kaba ont passés à Londres ont eu le parfum d’une respiration bienvenue. Il faut dire que depuis près de 18 mois, le jeune couple est parent d’un petit Florian qui occupe bien leurs journées. Tout a commencé un peu par hasard. Hadja est la présidente des Jeunes Sourds du Jura et Berne Francophone, un groupe qui fête ses 10 ans cette année et qui, à cette occasion, se cherchait une destination de voyage. Bordeaux, Amsterdam et Londres sont tour à tour envisagées. Et pour finir, c’est Londres qui est retenue, Boris et Hadja s’y rendant en compagnie de deux amis également sourds, Christophe et Aurore. Hadja, grande voyageuse devant l’Eternel, connaît bien la capitale britannique, où elle a séjourné à plusieurs reprises, notamment lorsqu’elle y a travaillé comme fille au pair. En revanche, ni Boris, ni Christophe et Aurore n’y ont jamais mis les pieds, se réjouissant d’avance de découvrir la grande métropole anglaise. Comme d’habitude, le voyage est minutieusement préparé, un appartement est loué à l’avance dans le quartier d’affaires de la City, via le site internet Airbnb. Nettement moins cher qu’un hôtel, l’appartement est surtout plus convivial, puisqu’il permet à tous les voyageurs de partager repas et soirées qu’ils passeront à bavarder ou à jouer tous ensemble à des jeux de société. Marcher dans la ville Bébé, en revanche, n’est pas de la partie, confié à ses grands-parents maternels. « C’était la première fois que je laissais Florian tout seul , raconte Hadja. Et même si je savais que mes parents allaient très bien s’en occuper, ça n’a pas été facile, bien sûr. Mais en même temps, cela faisait très longtemps que nous n’étions plus partis en couple. Alors même si nous avions des amis avec nous, c’était une occasion pour nous retrouver ». En avril dernier, voici donc que notre groupe d’amis s’envole pour l’aéroport de Londres-Heathrow, depuis Bâle-Mulhouse. L’appartement est très agréable, conforme aux attentes, avec une vue magnifique sur le Shard, un superbe gratte-ciel de bureaux et de logements à l’architecture particulièrement futuriste. C’est le début de 4 jours de marche, de quasi-crapahutage comme disent les militaires, à arpenter dans tous les sens les rues de Londres. Car il y a tant à voir et à découvrir. La ville est immense et regorge de monuments et de lieux quasi-mythiques. St-John’s Park, Buckingham Palace, Westminster Abbaye, Big Ben, Trafalgar Square, London Bridge, autant de hauts-lieux touristiques qui sont découverts par nos touristes, souvent émerveillés. « Ce qui est un peu magique dans cette ville , raconte Hadja, c’est que d’un quartier à l’autre, on change de monde, avec des architectures et des populations tellement différentes. On peut passer de l’ancien au moderne et futuriste, de l’Europe à d’autres continents. A Chinatown par exemple, on oublie presque qu’on est à Londres ! Et c’est aussi le cas pour la nourriture : on peut manger toutes les cuisines du monde : anglais, mais aussi africain, indien, etc. » Petit bémol, et même si le taux de change de la livre est bien plus avantageux qu’avant pour des touristes suisses, l’accès aux monuments, comme la célèbre Grande Roue au bord de la Tamise ou le Musée Madame Tussaud, reste tout de même hors de prix pour des jeunes aux moyens modestes. Le shopping en revanche, reste particulièrement abordable, comparé à la Suisse et nos jeunes amis s’y adonnent avec un plaisir certain. Mais au-delà de la découverte de la ville et du plaisir de s’y promener, c’est également la rencontre avec un peuple agréable et avenant qui a marqué nos voyageurs. « Je crois que je n’ai jamais vu autant de monde de ma vie , raconte amusé, Boris. Mais ce qui m’a beaucoup frappé, c’est le degré de discipline des Londoniens. Par exemple, c’est incroyable de voir ces files interminables de personnes dans le métro défiler calmement, chacun de son côté sans la moindre agitation ! » Grande tolérance L’autre aspect qui a séduit le quatuor en vadrouille, c’est l’incroyable tolérance et attention dont font preuve les Londoniens vis-à-vis des personnes souffrant d’un handicap. « Les gens là-bas, comprenaient tout de suite que nous étions sourds , observe Hadja avec satisfaction. Mais ça ne les dérange pas. Ils ne vous regardent pas de travers, n’hésitent pas à répéter avec gentillesse, voire même à parler avec les mains. J’ai même été surprise du nombre de personnes qui avaient quelques connaissances de la langue des signes, par exemple. Ils sont serviables, patients et attentionnés y compris dans les restaurants. Un tel niveau d’ouverture et de tolérance vis-à-vis du handicap, et que je n’ai rencontré que dans les cultures anglo-saxonnes, est inimaginable chez nous et ça fait vraiment du bien ! » La preuve, à Londres, il n’est pas rare de trouver des personnes handicapées dans le monde du travail. Dans un supermarché, Hadja et Boris ont pu constater la présence de quatre employés sourds. Ailleurs, c’est un monsieur souffrant de trisomie qui officiait à la caisse, autant de situations « très rares en Suisse ». Autre grande surprise de cette petite escapade : la rencontre de Boris avec ses propres parents, eux-mêmes venus à Londres au même moment, par un hasard de calendrier. Un hasard heureux puisque ceux-ci l’ont même invité, à l’occasion de son anniversaire, à voir la célèbre comédie musicale « Le Roi Lion », jouée actuellement à Londres. « Nous y sommes allés tous ensemble, raconte Boris. Et c’était magnifique : les décors, les acteurs, les chanteurs… J’ai tellement aimé que je me suis promis de revoir ce spectacle un jour ou l’autre ! » Après quatre jours de voyage, notre groupe d’amis rentre en Suisse, épuisé, mais heureux d’avoir pu découvrir une autre ville. Les parents ont eu également la joie de retrouver leur petit, non sans se promettre un jour de revenir à Londres. En revanche, pas de vacances à l’horizon pour les mois à venir. Et pour une bien belle raison : un deuxième bébé, attendu pour cet été, va agrandir la petite famille. SUIVANT PRECEDENT

  • Fabrice Largey: « la curiosité est mon moteur ! » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Fabrice Largey: « la curiosité est mon moteur ! » 15 mai 2011 Publié le : Membre de la Commission Jeunesse et du Conseil de fondation de forom écoute, doté d’un charisme certain et d’une personnalité forte et encline au leadership, Fabrice Largey est aujourd’hui ingénieur télécom chez Swisscom, à Berne. Rencontre avec un trentenaire valaisan doté d’un solide appétit de vivre. Depuis quand êtes-vous malentendant ? On ignore si c’est de naissance ou si c’est dû à une maladie infantile. Toujours est-il qu’enfant, on pensait que j’étais très distrait car je ne réagissais pas quand on m’appelait. On m’a alors montré à un spécialiste et je me suis retrouvé appareillé dès l’âge de 4 ans ! Y a-t-il d’autres malentendants dans la famille ? Non, ma sœur, plus jeune que moi de 12 ans, entend normalement. Donc, à part mes grands-parents, je suis le seul (rires). Non, sérieusement, aujourd’hui parvenu à l’âge adulte, je ne considère pas que cela soit handicapant, car je n’ai jamais connu autre chose, et qu’au fond, je ne sais pas ce que c’est, bien entendre. Et puis cela peut comporter des avantages: je pratique beaucoup de lecture labiale et cela m’a beaucoup apporté pour apprendre à détecter tout ce qui n’est pas langage non verbal. C’est un atout gigantesque dans les interactions humaines ! Vous êtes ingénieur. Comment expliquez-vous votre exceptionnelle réussite dans les études, malgré le handicap ? En fait, j’ai commencé par faire un premier diplôme en informatique de gestion, qui m’a donné ensuite l’envie d’aller vers autre chose encore, et je me suis alors inscrit à la HES d’ingénieurs télécom de Fribourg. Mais c’est vrai que tout petit déjà, j’étais passionné par tout ce qui était technique. La curiosité a toujours été mon moteur, j’aime comprendre comment les choses fonctionnent, comment les gens vivent et raisonnent. Enfant, ma mère m’a un jour donné une calculatrice: je l’ai démontée illico pour voir comment elle était faite ! Tout de même, les études n’ont pas dû être faciles ! Bien sûr, enfant j’ai connu comme tous les malentendants les moqueries des camarades et les difficultés scolaires, probablement en raison du handicap. L’écriture et l’orthographe ont par exemple été un gros problème, il a donc fallu compenser avec autre chose. Mais l’école d’ingénieurs a été un vrai tournant, d’autant que pendant mes études j’ai travaillé comme consultant chez Microsoft, j’ai pas mal voyagé à l’étranger et c’était vraiment chouette. En fait, le handicap force à devoir lutter, à être inventif, et j’ai très vite compris que lorsqu’on est leader, les choses sont plus faciles que si l’on est simplement suiveur. Tout le monde ne peut pas avoir un tempérament de leader et la déficience auditive peut parfois être difficile à surmonter… Bien sûr, j’en suis tout à fait conscient. Mon expérience de travail en Suisse alémanique m’a ouvert les yeux, et travailler dans un environnement en suisse allemand, m’a montré à quel point c’est difficile lorsqu’on ne peut utiliser toutes ses capacités ! Mais il faut être persévérant, trouver toutes les combines pour surmonter son handicap et un jour ça va mieux ! Car une chose est sûre: pour arriver haut, il faut viser haut ! Comment en êtes-vous arrivé à vous engager avec forom écoute ? Depuis longtemps j’avais envie de rencontrer des personnes avec le même handicap que le mien, pour mieux partager mes expériences, donner des informations et en recevoir. Je me rendais compte que mon exemple pouvait encourager les autres à se battre et à gravir les échelons. En 2009, je suis tombé sur l’affiche de forom écoute « Ne bousillez plus vos oreilles ». Tout est parti de là, et aujourd’hui je suis à la Commission Jeunesse et membre du Conseil de fondation, et ça se passe très bien. Propos recueillis par Charaf Abdessemed SUIVANT PRECEDENT

  • Transport en commun et la malaudition | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Transport en commun et la malaudition 22 avril 2018 Publié le : Si vous utilisez quotidiennement les transports en commun, vous risquez davantage de subir une déficience auditive. Une étude canadienne a révélé que les transports en commun pourraient entraîner une déficience auditive due au bruit en raison de l'exposition excessive au bruit lors de l'utilisation des transports en commun. Même si les niveaux de bruit se situaient en dessous du niveau recommandé d'exposition au bruit, les navetteurs ont été exposés à une exposition maximale au bruit qui pourrait potentiellement les exposer à une déficience auditive due au bruit, selon une étude canadienne. Niveaux de bruit dans les transports en commun Pour illustrer comment les niveaux de bruit des transports en commun sont nuisibles, on a examiné les niveaux de bruit moyens des utilisateurs de transports en commun à Toronto qui attendent sur les quais des tramways et des autobus ou à vélo ou à pied dans les métros. L'étude a révélé que les personnes faisant du vélo étaient exposées à un bruit plus fort que les personnes qui marchaient ou conduisaient un véhicule automobile. L'examen dans le métro a montré que les navetteurs sur les plates-formes étaient exposés à un bruit plus fort que les navetteurs à l'intérieur du métro. En outre, les niveaux de bruit sur les plates-formes de métro étaient plus élevés que le niveau de bruit dans les véhicules personnels. En comparant les usagers des transports publics et les utilisateurs de transports personnels, l'étude a révélé que les usagers du transport public étaient les plus exposés aux arrêts de bus, tandis que les usagers des transports personnels étaient exposés au bruit le plus fort en vélo. L'exposition maximale au bruit est nuisible L'étude a révélé que l'exposition au bruit dans les transports en commun était courte et intense suite à des bruits impulsifs. Selon l’Agence pour la Protection de l’Environnement Américaine (EPA), une exposition de plus de quatre secondes à un bruit de 114 dBA et une seconde d'exposition au bruit de 120 dBA peut entraîner un risque accru de déficience auditive suite au bruit. Les niveaux de bruit les plus élevés dans les transports en commun dépassaient la limite d'exposition jugée tout aussi nuisible qu'une exposition au bruit plus longue et moins intense. «Le niveau de bruit moyen est en fait tout à fait acceptable, mais les pics auxquels les gens sont exposés sont préoccupants», a déclaré le Dr Vincent Lin, chercheur et professeur agrégé au département d'oto-rhino-laryngologie de l'Université de Toronto. Les mesures dans les métros ont montré que 20% des mesures avaient un bruit maximal moyen supérieur à 114 dBA, ce qui dépasse les limites de bruit de l'EPA. En effet, jusqu'à 85% des mesures aux arrêts de bus dépassaient le seuil de 54% supérieur à 120 dBA. Par conséquent, l'étude montre que les navetteurs utilisant les transports en commun risquent de subir une déficience auditive suite à une exposition au bruit en raison des niveaux de bruit intenses. A propos de l'étude L'étude a été réalisée dans la ville de Toronto, au Canada, en avril-août 2016 sur les transports en commun, y compris les métros, les autobus, les tramways, les véhicules privés, le vélo et la marche. Les niveaux de bruit ont été mesurés à l'aide d'un décibelmètre fixé aux colliers de chemise des navetteurs pendant qu'ils utilisaient les transports privés et publics. Toutes les mesures ont été effectuées en semaine entre 07h00 et 19h00 dans des véhicules et sur les plates-formes. Au total, 210 mesures ont été effectuées et comparées aux seuils recommandés par l'EPA pour déterminer à quel point les seuils de bruit étaient nocifs en dBA. L'étude «L'exposition au bruit lors des transports à Toronto - une étude sur les transports personnels et publics à Toronto» a été publiée dans le Journal of Otolaryngology - Head & Neck Surgery en novembre 2017. source: https://www.hear-it.org SUIVANT PRECEDENT

  • Les adolescents obèses ont un risque plus élevé de déficience auditive | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Les adolescents obèses ont un risque plus élevé de déficience auditive 24 juin 2019 Publié le : Les jeunes hommes sont plus susceptibles d'avoir une déficience auditive que les jeunes femmes. En effet, selon une étude américaine, un plus grand nombre d'adolescents obèses ont une déficience auditive que les adolescents qui ont un poids normal. Les fumeurs sont également plus à risque. Une étude américaine révèle que les adolescents obèses ont un risque plus élevé de déficience auditive par rapport aux adolescents qui ont un poids normal. Résultats détaillés Dans l'étude, les femmes présentaient une prévalence plus élevée d'encoches que les hommes (18,2% contre 13,9%). La prévalence pondérée des encoches audiométriques chez les adolescents obèses était plus élevée que chez les adolescents de poids normal (24,8% contre 14,7%). La prévalence de la déficience auditive à haute fréquence (HFHL) était de 14,3% chez les hommes et de 8,1% chez les adolescentes et la différence était statistiquement significative. La prévalence pondérée de la déficience auditive à haute fréquence chez les adolescents obèses était statistiquement significativement plus élevée que chez les adolescents de poids normal (17,9% contre 5,4%). La prévalence de la déficience auditive à fréquence vocale était de 7,3% chez les hommes et de 5,4% chez les femmes. La prévalence pondérée de la déficience auditive à fréquence de parole chez les adolescents obèses était plus élevée que chez les adolescents de poids normal (8,5% contre 5,4%), mais la différence n’était pas statistiquement significative. En effet, l'étude a révélé que les risques de déficience auditive à haute fréquence étaient plus élevés chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Définitions dans l'étude Dans l’étude, la définition d’une encoche audiométrique haute fréquence était la suivante : un ou plusieurs des seuils (le son le plus faible qu'une personne puisse entendre) à 3, 4 ou 6 kHz dépassent la moyenne de la tonalité pure des seuils de 0,5 et 1 kHz de 15 dB ou plus et le seuil de 8 kHz est inférieur (meilleur) au moins 5 dB au seuil maximal dans la gamme de 3, 4 ou 6 kHz. Comme le montre d’autres études qui utilisent les données NHANES, l’étude a utilisé la moyenne de quatre fréquences audiométriques à 0,5, 1, 2 et 4 kHz pour définir la moyenne tonale pure de la fréquence vocale et la moyenne des trois fréquences audiométriques à 3, 4 et 6. KHz pour définir la moyenne de tonalité pure haute fréquence. L'étude a utilisé une moyenne tonale pure de 15 dB HL ou supérieure dans les deux oreilles comme seuil de coupure pour définir à la fois la déficience auditive à fréquence vocale et la déficience auditive à haute fréquence. A propos de l'étude L'étude a utilisé les données des enquêtes américaines NHANES 2007-2010. NHANES est une enquête transversale représentative à l'échelle nationale sur la population civile non institutionnalisée des États-Unis, réalisée par le Centre national des statistiques sur la santé des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). 1.469 adolescents ont participé à l'étude. L'étude «Lin entre l’obésité et la déficience auditive chez les adolescents» a été publiée dans la revue «Scientific Reports». Sources: www.ncbi.nim.nih.gov et rapports scientifiques Article: hear it SUIVANT PRECEDENT

  • Coronavirus – des informations de SWISS TXT | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Coronavirus – des informations de SWISS TXT 19 mars 2020 Publié le : Au nom de l’Office fédéral de la santé publique, SWISS TXT, en collaboration avec le Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées, a dirigé la production de vidéos en langue des signes contenant des informations sur le coronavirus pour les personnes sourdes et malentendantes. Production en 4 langues des signes, dont les signes internationaux. Plus de vidéos avec des informations actualisées seront diffusées dans les jours suivants. Voici des liens pour avoir accès à des informations sur le coronavirus dans les langues des signes nationales suisses et également en signes internationaux. Ces vidéos ont été réalisées par SWISS TXT avec une équipe multilingue et disposée sur plusieurs sites. Vous pouvez également activer le sous-titrage. DE: https://www.bag.admin.ch/bag/de/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/gebaerdensprache.html FR: https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/gebaerdensprache.html IT: https://www.bag.admin.ch/bag/it/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/gebaerdensprache.html International Signs: https://www.bag.admin.ch/bag/en/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/gebaerdensprache.html SUIVANT PRECEDENT

  • La sophrologie pourrait durablement réduire les acouphènes | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine La sophrologie pourrait durablement réduire les acouphènes 15 juin 2020 Publié le : Selon une étude française menée sur 140 patients et publiée en mai dernier, la sophrologie permettrait une diminution significative et rapide de ce phénomène sonore si difficile à vivre pour nombre de malentendants. Nombreux sont les malentendants qui souffrent d’acouphènes. Ces sons, souvent permanents et correspondant à des bruits courants de la vie quotidienne (bourdonnements, sifflements, chuintements, grondements de moteur, etc.), peuvent durablement altérer leur qualité de vie, au point de pouvoir même conduire à une dépression. Alors qu’à l’heure actuelle aucun traitement n’a fait la preuve de sa réelle efficacité, voici une bonne nouvelle : selon une étude française intitulée « Première Évaluation de la Prise en Charge Sophrologique des Acouphènes Subjectifs » publiée en mai dernier dans les Annales Européennes d’Oto-Rhino-Laryngologie et de Pathologie Cervico-Faciale , la sophrologie permettrait une réduction significative et une amélioration de la qualité de la vie chez des sujets souffrant d’acouphènes subjectifs. Discipline psychocorporelle utilisée comme technique thérapeutique et fondée en 1960 par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo , la sophrologie est une méthode de relaxation de type dynamique qui a pour objectif de transformer les angoisses ou phobies en pensées positives. Amélioration en quelques mois L’objectif de cette étude menée par Patricia Grévin, fondatrice en France du Pôle Sophrologie et Acouphènes , était de faire une évaluation rigoureuse de la prise en charge sophrologique des acouphènes subjectifs par la sophrologie. 216 personnes ont participé à la recherche et 140 personnes ont terminé le cycle complet, basé sur un protocole spécifiquement adapté et s’appuyant sur des axes de travail multidimensionnels, tous impliqués dans la perception des acouphènes : les dimensions sensorielle, cognitive, émotionnelle et comportementale. Les résultats de cette étude sont sans appel : ils ont montré qu’une prise en charge sophrologique adaptée aux acouphènes, soit 6 à 8 séances d’une heure réparties sur 2 à 4 mois, permet d’obtenir une diminution significative du handicap et une amélioration de la qualité de la vie chez des sujets souffrant d’acouphènes subjectifs. Fait marquant : l’amélioration observée a été obtenue indépendamment du caractère ancien ou récent des acouphènes, de leur mode de survenue, soudain ou progressif, ou de leur origine (traumatisme sonore, choc émotionnel, autres causes…). forom écoute propose des cours de sophrologie et de mindfulness Quand : lundi de 12h30 à 13h30 Lieu : forom écoute, av. Général-Guisan 117, 1009 Pully Prix : CHF 120.-/pour les personnes en âge AVS ouétudiant et CHF 150.-/pour les personnes en âge AI Renseignements : 0800 614 614 ou info@ecoute.ch Pré-inscription : https://ecoute.ch/contact/ sous « remarques » indiquer « cours de sophrologie » SUIVANT PRECEDENT

  • Sandy Nussbaumer : « Les bijoux, ma grande passion » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Sandy Nussbaumer : « Les bijoux, ma grande passion » 15 juillet 2016 Publié le : Âgée de 18 ans, malentendante depuis sa naissance, Sandy Nussbaumer a réussi à la force du poignet sa scolarité obligatoire. Depuis deux ans, cette enfant du Locle est étudiante en bijouterie à l’Ecole d’arts appliqués de la Chaux-de-Fonds. A la fin de votre scolarité obligatoire, vous avez reçu le Prix aux élèves malentendants, décerné par forom écoute… En effet, et cela m’a fait très plaisir car c’est une manière de nous encourager à faire plus. Cela montre aussi qu’il est toujours possible de réussir, et c’est important. Depuis quand êtes-vous malentendante ? Depuis la naissance, avec une perte auditive d’environ 80% des deux côtés ! La cause est génétique : en fait, mon père est malentendant, mon frère l’est également. Mais je suis appareillée, et si je me concentre bien, en m’aidant également de la lecture labiale, j’arrive à peu près à comprendre (rires) ! Du coup, comment s’est déroulée votre scolarité ? J’ai intégré une école normale dès l’école enfantine, et ce n’était pas facile ! Pourquoi ? D’abord parce que j’avais du mal à comprendre les autres enfants ainsi que les enseignants qui, je dois dire, s’en fichaient un peu. L’année suivante, on m’a placée dans une classe d’adaptation, mais comme j’avais de bons résultats par rapport aux autres élèves, on a fini par me réintégrer dans une classe normale ! Vous vous êtes plutôt bien débrouillée, donc… Oui, parce qu’après l’école enfantine, certains enseignants ont vraiment fait des efforts, répétant en cas de besoin et parlant avec des gestes. A vrai dire, je les engueulais pour qu’ils ne me tournent pas le dos quand ils me parlaient (rires) ! Vous vous exprimez très bien, au point qu’on ne soupçonne pas forcément que vous êtes malentendante ! C’est parce que j’ai énormément travaillé avec mon orthophoniste ! Ma maman également s’est énormément investie, me poussant à travailler, me corrigeant lorsque je faisais des efforts. Elle le fait d’ailleurs encore aujourd’hui, et sans elle je ne serais pas arrivée là où je suis. Et avec vos camarades de classe, comment se déroulaient les choses ? J’ai subi énormément de moqueries, comme la grande majorité des enfants sourds et malentendants. Et ce n’était vraiment pas facile à vivre. Heureusement, deux de mes voisines étaient avec moi en classe. Elles savaient ce que j’endurais ! Mais pour le reste, je n’avais pas beaucoup d’amis. J’en ai d’ailleurs gardé une certaine crainte à aller vers les autres… Et quels résultats scolaires avez-vous obtenus ? Ça a été ! A chaque fois, je passais tout juste au niveau supérieur. Mais je n’ai jamais redoublé et j’en suis très satisfaite, surtout quand je considère le retard que j’avais… Où en êtes-vous de vos études, actuellement ? Je suis en 2ème année de bijouterie à l’Ecole d’arts appliqués de la Chaux-de-Fonds. Bijouterie ? Pourquoi avoir choisi cette voie plutôt peu conventionnelle ? En fait, durant ma scolarité obligatoire et comme j’étais souvent seule, j’occupais une grande partie de mon temps à dessiner. Le dessin était en quelque sorte ma manière de communiquer. En outre, un ami très proche était bijoutier, et enfant, il m’arrivait de rester discrètement dans son atelier, sans même qu’il s’en doute. En plus, les bijoux ont une signification symbolique qui me passionne… Et à l’Ecole d’art, comment vous débrouillez-vous ? Ça va bien. J’ai la grande chance de pouvoir exercer ma passion, en dessinant et en travaillant les matériaux. Mais que d’efforts et de persévérance pour arriver à faire ce que je veux ! Si tout va bien, je finis dans deux ans. Et peut-être continuerais-je à étudier encore, cela dépend surtout de la manière dont j’arrive à gérer tout cela. Comment vous ressourcez-vous, avec toute cette pression ? En faisant du camping, une vraie passion familiale. C’est mon refuge, j’y ai des amis qui, depuis toujours, m’acceptent comme je suis, sans discrimination. Et puis j’adore la marche dans la campagne, entre le Locle et la Chaux-de-Fonds. La nature y est magnifique et elle m’inspire beaucoup ! Qu’envisagez-vous de faire à la fin de vos études ? Mon rêve, ce serait d’avoir si possible mon propre atelier privé. Mais il faudra d’abord acquérir une expérience en entreprise ! Et puis, j’ai vraiment envie de voyager, d’aller ailleurs, à la rencontre d’autres cultures. Propos recueillis par Charaf Abdess SUIVANT PRECEDENT

  • Alan Gross : « Renoncer au football a été très difficile ! » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Alan Gross : « Renoncer au football a été très difficile ! » 15 juillet 2015 Publié le : Malentendant depuis tout petit, Alan Gross est né à Yverdon et vit juste à côté, à Epautheyres (VD). Très sportif, doté d’un véritable esprit de compétition, ce jeune homme de 18 ans croque la vie à pleines dents. Depuis quand êtes-vous malentendant ? Probablement depuis la naissance, mais mes parents, alors que je devais avoir 2 ans, se sont rendus compte que quelque chose n’allait pas. Au passage, ils ont même dû beaucoup insister pour que le pédiatre se décide à m’envoyer faire des tests. Avec à la clé, un diagnostic de perte auditive, probablement d’origine familiale, même si on n’en est pas sûr. Toujours est-il que, dès ce moment-là, j’ai été appareillé ! Tout est rentré dans l’ordre ensuite ? Oui, mais jusqu’à l’âge de 12 ans ! A ce moment-là, les choses se sont aggravées et je suis passé à une surdité sévère de l’oreille droite, alors que l’oreille gauche restait à peu près stable. C’était vraiment un moment difficile à passer ! Ensuite, pendant des années, je me suis adapté, en augmentant progressivement le volume du son de mes appareils, jusqu’en juillet 2013… Et là, que s’est-il passé ? J’ai été implanté, parce que je n’entendais presque plus et que mon quotidien devenait vraiment de plus en plus difficile ! Je dois dire que l’implant a été un vrai cap psychologique, car pour moi, il a été difficile à accepter : j’avais l’impression que l’implant était plus visible, que les appareils auditifs… Et maintenant, qu’en pensez-vous, avec deux ans de recul ? Franchement, je suis très content et cela a été clairement une bonne décision ! Avant, j’avais tendance à me replier sur moi-même mais avec l’âge, j’ai pris de l’assurance et l’implant m’a aidé par la suite. Je suis par exemple devenu beaucoup plus ouvert aux autres… Le seul bémol, c’est qu’à cause de l’implant et des risques de choc, j’ai dû renoncer à ma grande passion, le football ! Vous aimez le foot à ce point-là ? Ah oui, et mon club fétiche est le Real Madrid ! D’ailleurs, tout petit, je rêvais de devenir footballeur professionnel, c’est dire ! Alors, renoncer au foot a été très difficile, d’autant que j’étais un bon attaquant, et que les entraîneurs me sollicitaient beaucoup ! Enfin bon, depuis, je suis passé au tennis, nettement moins dangereux pour l’implant ! Apparemment, le sport occupe une place importante dans votre vie… Tout à fait ! Je fais beaucoup de tennis, de fitness, de course à pied, du ski et même du vélo ! Le sport, c’est un peu ma raison de vivre, une manière de me surpasser, et j’y consacre effectivement beaucoup de temps ! Et quels sont vos autres hobbies ? J’aime beaucoup retrouver mes amis et écouter de la musique. Et puis, j’adore lire, la lecture est clairement mon autre grande passion. Comment s’est déroulée votre scolarité ? J’ai fait toute ma scolarité intégrée avec les entendants. Et avez-vous bénéficié d’une aide quelconque ? Oui, j’ai eu le soutien d’une logopédiste et j’avais un enseignant SPS (ndlr : soutien pédagogique spécialisé). En classe, j’ai également bénéficié de l’aide d’une codeuse jusqu’à l’âge de 10 ans. Et puis, à ce moment-là, j’ai décidé de m’en passer, car je trouvais sa présence, un peu… stigmatisante (rires) ! Et comment vous êtes-vous débrouillé dans ce cas ? Mais bien ! J’ai beaucoup eu recours à la lecture labiale et j’obtenais de bonnes notes. En réalité, ce qui a été difficile, ce n’est pas tant le côté scolaire que les relations avec les camarades qui, à partir de la 8ème année, ont été plutôt délicates à gérer. Qu’avez-vous fait à la fin de votre scolarité obligatoire ? J’ai entamé un apprentissage d’employé de commerce. Et cela a-t-il été facile à trouver ? Disons que comme j’avais obtenu de bonnes notes, je décrochais quasi systématiquement des entretiens ! En revanche, après l’entretien, cela devenait subitement plus difficile, et je ne serais pas étonné que mes problèmes d’audition aient joué un rôle ! Aujourd’hui, comment se déroule votre apprentissage ? Très bien, actuellement, je suis en dernière année et sauf mauvaise surprise, je vais obtenir mon CFC en juillet ! Et qu’envisagez-vous de faire une fois votre CFC décroché ? Je vais faire la maturité professionnelle ! Et si tout se passe bien, pourquoi ne pas continuer les études ? Et puis, mais c’est pour plus tard bien sûr, j’ai un grand rêve, celui de parcourir le monde pour découvrir les merveilles de la nature et rencontrer des nouvelles personnes d’une autre culture. Propos recueillis par Charaf Abdessemed SUIVANT PRECEDENT

  • Port du masque et discrimination : le combat épique d’une malentendante lausannoise | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Port du masque et discrimination : le combat épique d’une malentendante lausannoise 27 janvier 2021 Publié le : Comment expliquer qu’elle ne peut pas porter de masque, et qu’en même temps les autres doivent retirer le leur pour qu’elle puisse les comprendre? Depuis des mois, malentendante et asthmatique, Carmen Gomes se bat à coups de lettres et courriers officiels pour faire entendre, dans les magasins, son droit à ne pas circuler masquée. C’est une lutteuse qui a pour habitude de ne pas s’en laisser conter. Et pour cause. Elle est femme, métisse, et malentendante depuis sa naissance. Une déficience auditive de cause génétique probablement, puisque son père et son frère sont atteints du même mal. Et ce n’est pas tout, puisque cette Lausannoise d’origine thaïlandaise, zaïroise et portugaise, souffre également d’un asthme sévère. Malentendante et asthmatique : un cocktail détonnant en cette période difficile de pandémie de coronavirus, qui généralise le port du masque pour toute la population, afin d’éviter la propagation de la maladie. Seulement voilà : le masque justement, est pour Carmen Gomes, un énorme problème. Le masque que les autres portent qui l’empêche de lire sur les lèvres et déchiffrer les propos qu’on lui adresse, mais aussi le masque qu’elle-même est censée porter. Car par dérogation médicale, en raison de ses problèmes respiratoires, elle est légalement autorisée à ne pas l’arborer dans les lieux où il est pourtant requis. Calvaire… Et c’est là que le calvaire commence cette psychologue de formation qui a longtemps travaillé dans l’humanitaire et qui aujourd’hui a fondé sa petite entreprise de service intérimaire pour les petits commerces ... Car cette séquence elle l’a vécue mille fois : entrer sans masque dans un magasin ; se faire apostropher parfois méchamment à l’entrée par le personnel, avant même qu’elle n’ait eu le temps de s’expliquer ; dans la foulée, ce même personnel refuse de retirer son masque pour lui permettre de comprendre. « Il s’exerce contre nous une véritable violence sociale en rapport avec le port masque explique-t-elle. Quoi que j’aie pu faire, c’est une impasse, or j’ai absolument besoin de faire mes courses, comme tout le monde d’ailleurs. Le pire c’est que dans la très grande majorité des cas, on refuse de prendre en compte ma dérogation, parfois même de la lire, arguant de soi-disant directives, alors que la loi prévoit expressément des exceptions ». A chaque fois, parfois deux jours de suite dans le même magasin, Carmen doit expliquer et réexpliquer, encore et toujours, sans être entendue. « C’est un calvaire, même mes amis refusent de m’accompagner dans les magasins désormais car ils ne supportent plus l’agression à laquelle ils assistent » , déplore-t-elle. Alors systématiquement, sans se laisser démonter, à chaque magasin, elle demande à rencontrer le responsable pour expliquer son problème, sa situation, son droit aussi à pouvoir faire ses courses sans masques et obtenir que les caissières retirent temporairement le leur lorsqu’elles s’adressent à elle. Ainsi, devant l’évidence de la discrimination au quotidien, devant l’absurdité de l’application de directives imaginaires malgré l’évidence de la loi, Carmen Gomes fait ce qu’elle sait si bien faire : se battre. Elle multiplie inlassablement les courriers aux responsables de magasins, y compris aux directions faîtières en Suisse allemande, mais aussi au médecin cantonal vaudois, à la conseillère d’Etat vaudoise en charge de la santé et même au Conseiller fédéral Alain Berset. « Je suis un peu désespérée explique-t-elle. Pas pour moi qui ai encore la force de me battre. Mais c’est pour ceux qui n’y arrivent pas, qui n’ont pas toujours la force de le faire, ceux pour qui finalement je mène ce combat. Ils sont plus d’un million en Suisse, mais on ne voit pas leur handicap invisible! » Petites victoires Et Carmen ne fait pas qu’écrire. Elle se rend à chaque manifestation, y compris celle qui n’ont aucun lien avec la surdité, pour sensibiliser le grand public à la problématique du masque, et ce à l’aide d’immenses panneaux qu’elle arbore fièrement. « Cela en vaut la peine, explique-t-elle. Chaque fois qu’ils me voient, les gens très étonnés me disent : nous n’y avions jamais pensé, mais c’est vrai que c’est un grand problème tout de même ». Mais il n’y a pas que les prises de consciences. Carmen Gomes obtient à l’arraché, de véritables petites victoires et de plus en plus de magasins consentent des efforts méritoires. Tel directeur d’enseigne finit ainsi par sensibiliser son personnel au problème du port du masque pour les malentendants. Tel autre, après moult discussions, finit par s’engager à acquérir des masques transparents pour son personnel. Des avancées qui n’entament pas sa détermination : « Parfois je suis vraiment épuisée mais je continuerai à me battre jusqu’à ce que j’obtienne des réponses à tous mes courriers, avertit Carmen. Il est important que les handicapés puissent faire leurs courses sans discrimination et sans agressivité ni déni de la part du personnel des magasins ». Et de conclure : « Au fond, cette pandémie a révélé la vraie nature des gens, et cela a été une vraie claque pour moi de constater que notre société ne sait pas prendre soin de ses minorités et des plus faibles ». Des exceptions pourtant claires Depuis le début de la pandémie, la question du port du masque ne cesse de poser des difficultés aux malentendants, alors que les dispositions réglementaires sont sans équivoque : en novembre, lors d’un point presse de l'Office fédéral de la Santé publique, Urs Germann, collaborateur scientifique au Bureau fédéral de l'égalité pour les personnes handicapées BFEH, a évoqué l'adaptation des règles du port du masque dans l'environnement direct des personnes sourdes et malentendante, précisant de manière explicite : « Par le port du masque, la lecture labiale dont dépendent certaines personnes avec un handicap auditif pour la compréhension, est rendue plus difficile. Si la distance peut être assurée, le masque peut être retiré par des médecins ou d'autres personnes pour aider la personne à mieux comprendre. Cette règle peut également être appliquée par toute autre personne, par exemple du personnel dans la vente ». Si elles se disent sensibilisées à ce problème, comme la présidente du conseil d’Etat vaudois Nuria Gorrite qui en conférence de presse télévisée a retiré son masque « pour être comprise des personnes malentendantes », force est de constater qu’il reste encore beaucoup à faire. SUIVANT PRECEDENT

  • Bientôt le sous-titrage en direct sur iPhone | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Bientôt le sous-titrage en direct sur iPhone 17 juin 2022 Publié le : Apple rattrape un peu son retard en termes d’accessibilité. Bientôt, tout élément audio émis par les haut-parleurs de l’iPhone sera sous-titré en direct. De quoi faciliter un peu plus la vie quotidienne des malentendants. Alors qu’environ la moitié des Suisses utilise un smartphone siglé à la Pomme, Apple vient d’annoncer une fonctionnalité que beaucoup de malentendants et sourds attendaient. Parmi les nouveautés prévues dans iOS 16, la future mise à jour de son système d’exploitation, la firme de Cupertino annonce en effet une innovation qui s’avérera bien utile puisqu’elle permettra d’afficher en direct des sous-titres en haut ou en bas de l’écran en utilisant la reconnaissance vocale pour transcrire tout ce qui sort du haut-parleur du téléphone ou des écouteurs. Qu’il s’agisse d’une vidéo sur YouTube, d’un appel téléphonique, d’une émission de radio ou même d’un podcast, tout élément émis par le haut-parleur de l’iPhone sera retranscrit et sous-titré en direct sur l’écran. Mieux encore, les sous-titres seront désormais automatiquement diffusés dès lors que la fonctionnalité aura été activée. D’abord en anglais… Avec cette fonctionnalité qui existait de longue date pour les smartphones tournant sur Android sous l’appellation « live caption », Apple rattrape donc un peu son retard en termes d’accessibilité. Apple assure que la fonctionnalité sera disponible dans "l’année en cours" , et sera d’abord déployée en langue anglaise avant d’être rapidement étendue à l’international. A noter que « live caption » version Apple sera aussi disponible sur les iPad et les ordinateurs Mac à condition que ces derniers soient suffisamment récents pour pouvoir intégrer les dernières mises à jour logicielles déployées par Apple. « Nous sommes ravis de présenter ces nouvelles fonctionnalités, qui combinent l’innovation et la créativité des équipes d’Apple pour offrir aux utilisateurs plus d’options pour utiliser nos produits de la manière qui correspond le mieux à leurs besoins et à leur vie » a ainsi déclaré Sarah Herrlinger, directrice principale de la politique et des initiatives d’accessibilité d’Apple. SUIVANT PRECEDENT

  • Tous aux urnes le 25 novembre ! | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Tous aux urnes le 25 novembre ! 28 novembre 2018 Publié le : Un oui à l’initiative populaire « Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l’autodétermination) » affaiblirait la protection des droits de l’Homme, notamment des personnes malentendantes. Enquête. Si l’iinitiative populaire « Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l’autodétermination) » passe le 25 novembre prochain, les accords internationaux concernés ne seront plus valables que sous certaines conditions ou résiliés et rompus immédiatement. De fait, elle affaiblirait grandement la protection des droits de l’Homme. Outre la marge de manœuvre de la Suisse en politique économique et extérieure, qui serait limitée, un oui irait à l’encontre des fondements de notre pays prônant un Etat de droit démocratique. Droits de l’Homme La Suisse fait partie de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH). Celle-ci a permis à de nombreuses et nombreux citoyen-ne-s d'obtenir des avancées sociales importantes, tels le droit de vote des femmes, l’indemnisation des victimes de l'amiante ou la suppression de l'internement administratif. L'initiative les remet en question et le Tribunal fédéral n’aurait plus le droit d’utiliser la CEDH pour protéger les personnes des lois fédérales contraires aux droits fondamentaux. Par ailleurs, les jugements de la Cour européenne des droits de l’Homme (CrEDH) deviendraient inefficaces. Aujourd’hui, en Suisse, toute personne considérant que ses droits humains sont lésés par la Suisse peut introduire un recours. Si la Cour constate une violation de droits humains, la juridiction suisse doit revoir sa décision. Les arrêts qu’elle rend mettent au jour des lacunes dans les lois helvétiques ou des erreurs dans la jurisprudence, qui peuvent être corrigées sur la base d’une décision de justice. Les personnes handicapées en danger ! Qu’en serait-il pour les citoyen-ne-s suisses et particulièrement les personnes souffrant d’un handicap, si le oui l’emportait ? La CEDH protège les personnes subissant un handicap ; divers désaccords liés au remboursement de prestations de l’AI, notamment concernant le travail à temps partiel, ont déjà été jugés devant la Cour. Depuis début 2018, les personnes lésées perçoivent des rentes équitables. Les termes de l’initiative n’auraient pas d'incidence directe sur la Convention de l’ONU, sa ratification ayant été soumise à un référendum. Un grand mouvement de solidarité se déploie en Suisse. Pour l’association de et pour personnes avec handicap en Suisse, Procap, la mise en application de l’initiative laisserait cependant une grande marge de manœuvre qui représenterait également des risques pour la Convention. SWISSAID, qui défend les droits de l'Homme et des Etats de droit dans les pays en développement, lutte ouvertement pour que ces droits soient respectés. Pour la secrétaire générale de l’Alliance de la société civile, Andrea Huber, cette initiative est trompeuse et particulièrement dangereuse. « Sous le couvert d’une plus grande autodétermination, l’initiative réduirait nos droits à tous. » Sur le plan international, la Suisse serait mise à l’écart. Nombreux partis suisses s’opposent également à cette initiative. « Nous voulons une société ouverte, une société qui respecte les droits fondamentaux, qui encourage les valeurs humanitaires et non qui les piétine. C’est ce qui nous permet d’être un partenaire fiable en politique extérieure », explique la conseillère nationale PS, Nadine Masshardt. Le contexte La Suisse doit régler ses relations avec ses voisins et le reste du monde. C’est pourquoi, depuis la fondation de l’État fédéral, elle a conclu un grand nombre de traités internationaux qui lui permettent de garantir ses intérêts vis-à-vis de l’étranger et l’aident à mener à bien des tâches nécessitant une collaboration avec d’autres États. La Suisse choisit elle-même les traités qu’elle veut conclure. Le peuple dispose de droits importants pour participer à ce processus. L’objet L’initiative veut changer notre rapport au droit international pour les cas où un « conflit » survient entre des traités et le droit constitutionnel. Elle veut inscrire dans la Constitution la marche à suivre lorsque, par exemple, le peuple accepte une initiative dont certains points sont incompatibles avec un traité international. Il faudrait toujours procéder de la même manière pour mettre en œuvre la primauté de la Constitution. L’initiative prévoit ainsi que la Suisse cesse d’appliquer le traité concerné, sauf s’il a été sujet ou soumis au référendum, et qu’elle cherche à l’adapter, autrement dit à le renégocier avec les États concernés. En cas d’échec des négociations, elle devrait « au besoin » dénoncer le traité. Position du Conseil fédéral Le Conseil fédéral estime que cette initiative menace le succès du modèle suisse et recommande de la rejeter. Le matériel de vote distribué aux citoyen-ne-s et les explications du Conseil fédéral sur cet objet épineux sont à analyser avec sérieux. La fondation romande des malentendants, forom écoute se joint au comité d’initiative avec un grand NON et encourage la population à se déplacer aux urnes. Sources et informations : www.admin.ch/initiative-autodetermination , www.swissaid.ch , www.sp-ps.ch , www.procap.ch , https://non-initiative-anti-droits-humains.ch/ . SUIVANT PRECEDENT

  • La moitié des troubles auditifs de l'enfant sont génétiques | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine La moitié des troubles auditifs de l'enfant sont génétiques 19 novembre 2021 Publié le : Selon une étude dirigée par les Hôpitaux universitaires de Genève et l’université de Genève, et s’appuyant sur des techniques rapides et modernes de séquençage de l’ADN, au moins 52% des troubles auditifs neurosensoriels des enfants, trouvent leur cause dans une origine génétique. Ce résultat souligne l’importance de l’approche génétique pour intervenir précocement et adéquatement sur la déficience auditive. «Chez l’enfant et le nouveau-né, la majorité des troubles auditifs neurosensoriels est d’origine génétique. La littérature scientifique reste néanmoins floue, avec une large fourchette de 10 % à 80 % selon les études», indique Ariane Giacobino, médecin adjointe au Service de médecine génétique des HUG et professeure au Département de médecine génétique et développement de la Faculté de médecine de l’Université de Genève (UNIGE). Selon une étude dirigée par les Hôpitaux universitaires de Genève et l’université de Genève, au moins 52% des troubles auditifs neurosensoriels des enfants, trouvent en effet leur cause dans une origine génétique. L’équipe des HUG a étudié une cohorte de 70 patients suivis en ORL, composée de neuf adultes et de 61 enfants avec des troubles de l’audition ou de perception, réhabilités par un appareil auditif ou un implant cochléaire. La cohorte a été soumise à un séquençage de la portion codante du génome suivi de la lecture ciblée de 189 gènes candidats, une approche connue sous le nom de séquençage de l’exome. Un résultat « stupéfiant » L’étude révèle un taux très élevé de diagnostics génétiques chez les enfants. 52% d’entre eux montrent donc une cause génétique au trouble auditif. Elle révèle également que 46% des enfants avec un diagnostic génétique ont en fait un trouble auditif dans un contexte syndromique plus large. «C’est un résultat stupéfiant, puisque leur bilan ORL et de santé ne permettaient pas de soupçonner de telles affections», explique Hélène Cao Van, co-auteure de l’étude et médecin adjointe responsable de l’unité d’ORL pédiatrique et de pédo-audiologie du Service d’ORL et de chirurgie cervico-faciale des HUG. Pour la santé des enfants syndromiques identifiés par cette approche, le bénéfice est immense. Les reins, les yeux ou encore le cœur peuvent être surveillés de manière anticipée pour prévenir d’éventuelles complications» , souligne Dre Cao Van. De plus, en cas d’hérédité potentielle, l’approche apporte un bénéfice pour les familles en leur permettant de se savoir porteuses des mutations à l’origine de ces troubles. Elles peuvent être ainsi surveillées. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la déficience auditive touche 1,5 milliard de personnes dans le monde, dont un nouveau-né sur 500. C’est pourquoi, depuis 2001, la Suisse procède à un dépistage auditif systématique des enfants et nouveau-nés en mesurant les otoémissions acoustiques (OEA), c’est-à-dire l’activité spontanée de l’oreille en réponse à une stimulation sonore extérieure. Ce test est néanmoins insuffisant pour identifier toutes les déficiences auditives, le trouble pouvant notamment être évolutif et non exprimé à la naissance. Pourtant, un diagnostic précis est important pour la prise en charge ORL, car les causes génétiques peuvent impacter non seulement le fonctionnement de l’oreille et le pronostic thérapeutique, mais également la prise en charge globale du patient. SUIVANT PRECEDENT

  • Bientôt les alertes «catastrophe» directement sur votre téléphone ? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Bientôt les alertes «catastrophe» directement sur votre téléphone ? 7 octobre 2021 Publié le : Une conseillère nationale demande que les alertes « catastrophe » puissent être transmises directement sur les téléphones, sans passer par l’appication Alertswiss, ni par les réseaux sociaux. Un potentiel pas important pour les malentendants, exclus de facto par l’ancestral système de sirènes. En cas d’incident grave, comme par exemple une catastrophe naturelle, la population y est habituée de très longue date : l’alerte est donnée grâce aux sirènes retentissantes qui chaque année, sont testées sur tout le territoire suisse. Le procédé a de longue date fait la preuve de son efficacité mais pour des raisons évidentes, n’est pas sans inconvénients pour les personnes sourdes et malentendantes. Avec l’avènement d’internet et des smartphones, la situation a évolué, grâce à la mise en place de l’application Alertswiss , qui depuis 2018, permet de recevoir des alarmes, des avertissements et des informations directement sur son smartphone, à tout moment et où que l’on soit. Sans compter les alertes diffusées par l’Office fédéral de la protection de la population, via les réseaux sociaux tels que facebook, twitter et autres. Recourir à la diffusion cellulaire Depuis une année environ, le dispositif s’est encore plus élargi afin de permettre au plus grand nombre d’avoir accès aux alertes diffusées : grâce à une collaboration entre l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) et l’Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse), les notifications d’Alertswiss sont désormais carrément reprises par l’application MétéoSuisse , connue pour donner les prévisions météorologiques à l’échelle de tout le pays. Reste que pour les plus âgés ou pour les personnes réfractaires à la technologie, et d’une manière générale pour tous ceux qui n’ont pas installé Alertswiss, ces procédés demeurent nettement insuffisants. Raison pour laquelle la conseillère nationale Maja Riniker (AG/PLR), qui est également la présidente de la Fédération suisse de la protection civile , appelle à recourir plutôt à la diffusion cellulaire pour avertir la population. Déjà envisagé par l’Office fédéral de la protection de la population, le procédé permettrait d’envoyer directement et systématiquement via les antennes de téléphonie et sans avoir besoin d’une application, un message à l’ensemble des téléphones situés dans la zone concernée par l’alerte. « L’application Alertswiss est bonne , conclut Maja Riniker, mais il faut faire davantage pour avertir la population». Selon les dernières statistiques, seuls un million de Suisses auraient en effet téléchargé Alertswiss. SUIVANT PRECEDENT

  • « Avec mon implant, je me débrouille bien, j’entends et je parle comme tout le monde ! » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine « Avec mon implant, je me débrouille bien, j’entends et je parle comme tout le monde ! » 28 octobre 2021 Publié le : Bien dans sa peau et sportif, âgé de 25 ans, Gilles Marmier, qui vit au Mont-sur-Lausanne est sourd de naissance. Implanté cochléaire très tôt à l’âge de 18 mois, il raconte son parcours fait de travail d’effort et de belles réussites. Depuis quand es-tu malentendant ? Je suis malentendant et sourd depuis ma naissance, en raison d’une infection par un cytomégalovirus. Je n’ai jamais entendu jusqu’à l’âge de 18 mois où j’ai été implanté cochléaire aux Hôpitaux Universitaires de Genève. Comment s’est déroulée ta scolarité, dans ces conditions ? En fait, j’ai été scolarisé au même moment que mon implémentation, à l’école cantonale des enfants sourds. Dans un premier temps, j’ai commencé à communiquer avec le langage des signes et simultanément, j’ai progressivement développé l’audition. Ensuite à partir de 2001, j’ai suivi toute ma scolarité au Mont-sur-Lausanne, dans une école normale avec les autres écoliers. Une scolarité dans une école normale, c’est comment pour un malentendant ? C’est très difficile bien sûr, avec de la peine à comprendre les consignes en classe, des difficultés français, en particulier en lecture et en compréhension de texte. Heureusement, j’ai bénéficié de l’appui d’une enseignante spécialisée et avec du temps du travail et de la patience, j’ai repris confiance. J’ai finalement appris beaucoup de choses et j’ai réussi à bien m’intégrer. Tout cela grâce à du travail bien sûr, mais aussi à l’implant cochléaire ? Oui parce qu’avec mon implant, je me débrouille bien, j’entends et je parle comme tout le monde. J’apprends sans cesse de nouveaux mots et de nouvelles expressions. Qu’as-tu fait après la scolarité obligatoire ? Après la scolarité obligatoire, j’ai suivi un apprentissage AFP (attestation de formation professionnelle ndlr) en tant qu’aide-menuisier et j’ai obtenu mon certificat après les 3 ans de formation. Ce métier n’était pas facile pour moi car il implique énormément de bruit. En outre, je n’arrivais pas y être suffisamment précis parce que j’ai des problèmes de représentation spatiale en 3 dimensions. Tu as donc choisi de te reconvertir ? Oui, j’ai décidé de changer de métier et j’ai suivi en 2 ans un nouvel AFP, cette fois comme gestionnaire de commerce du détail à la Migros St-Paul de Lausanne. C’était plus facile pour moi car il y a évidemment moins de bruit, moins besoin de concentration et en plus, ça bouge beaucoup sur place ! J’ai donc réussi ce deuxième apprentissage! Tu travailles aujourd’hui ? Oui depuis 5 ans, toujours à la Migros, plus précisément comme magasinier à 100% à la Migros d’Orbe. Je transfère la marchandise des camions dans le magasin et j’aide mes collègues pendant la journée. Mes projets sont de rester à la Migros et j’espère pouvoir y poursuivre ma carrière le plus loin possible. En dehors du travail, quels sont tes hobbies ? Pendant mes loisirs, je pratique beaucoup de foot au sein de mon club à Prilly 4ème ligue, et je fais également du tennis pour le plaisir, tout comme du ski en hiver. En plus, j’adore regarder les matchs de foot et hockey, je suis d’ailleurs un fan du Lausanne hockey Club ! Sinon comme beaucoup de jeunes, j’aime les jeux vidéo, le cinéma, la cuisine et les voyages… SUIVANT PRECEDENT

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