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- Rejoindre notre catalogue | FoRom Ecoute
Découvrez les prestations d'Écoute.ch pour les malentendants. Accédez à des services spécialisés, des conseils et des solutions pour améliorer votre quotidien auditif. Rejoindre notre catalogue Un nouvel outil d’information pour les personnes malentendantes et devenues sourdes en Suisse romande Forom Écoute poursuit son engagement pour une information accessible, pluraliste et de qualité à destination des personnes concernées par la malentendance, leurs proches et les professionnel·le·s du domaine. Dans cet esprit, nous développons actuellement un espace en ligne dédié à la présentation des prestations disponibles en Suisse romande , afin de faciliter l’orientation et le choix des personnes concernées. Ce projet s’inscrit dans la continuité de notre mission : garantir la représentation équitable de toutes les approches de communication et préserver la liberté de choix des personnes malentendantes. Nom de l'organisation (entreprise, association, fondation, collectif ou indépendant(e)) * Nom et prénom de la personne de contact* Téléphone* Adresse mail * Importation de votre logo Importer un fichier Lien de votre site web Nom et description de la prestation qui sera affichée sur notre site internet* Domaine d'application * Santé Social Éducation / Formation Emploi / Travail Justice / Droit Culture / Loisirs Communication / Accessibilité Famille Numérique / Technologie Information Autre Âge* Enfants 0-5 ans Enfants 5 -16 ans Jeunes 16-25 ans Adultes 25-65 Adultes 65+ Tous les âges Localité* BE FR GE JU NE VD VS Tous les cantons Public cible* Malentendant(e)s Devenu(e)s malentendant(e)s et/ou sourd(e)s Famille et proches Tout public Envoyer Vous souhaitez être référencé(e) dans notre catalogue de prestations ?
- Risques auditifs | FoRom Ecoute
Découvrez les risques auditifs et comment les éviter. Informez-vous sur les causes et les conséquences des troubles auditifs pour mieux protéger votre audition. L’oreille interne L’oreille interne où se trouve la cochlée est la partie la plus déterminante pour l’audition, mais aussi la plus sensible et fragile de l’oreille. C’est là que se trouvent les cellules sensorielles dites cellules ciliées (15’000 environ) dont la mission est de transformer la vibration en impulsion électrique qui informera le cerveau de l’origine et de la nature du son et lui permettra de comprendre la parole, de reconnaître les bruits familiers, d’aimer la musique, etc. Les cellules ciliées sont d’une importance capitale : elles perdent leurs cils sous l’effet de nombreux facteurs tels que la maladie, le vieillissement et surtout le bruit. Une fois dégradées, elles ne peuvent se renouveler. Leur perte est irréparable et provoque la surdité. Ce processus est irréversible. Les sons deviennent nocifs dès que leur intensité dépasse les capacités de réception de l’oreille. Échelle des niveaux sonores La musique peut aussi s’avérer nuisible. En termes de gêne, elle peut constituer un dérangement pour les autres (souvent du fait du volume qu’on impose). Quant à la nocivité, malgré le plaisir indiscutable du moment , il faut savoir que l’écoute à niveau élevé cause des traumatismes à l’oreille interne. Exprimée en décibels (dB) sur une échelle allant de 0 à 120, l’intensité nous permet de juger de la puissance d’un son (idée de volume). L’intensité de 0 dB est le niveau au-dessous duquel aucun son n’est perceptible par l’oreille humaine alors que 120 dB est un niveau nocif pour elle, constituant la limite supérieure de sons de notre environnement. Jusqu’à 85 dB il n’y a aucun risque auditif, au-delà, les dommages augmentent avec le niveau. On trouve des niveaux supérieurs à 90 dB, dans la vie professionnelle, les activités de loisirs (concerts, fêtes, discos, sports mécaniques, tirs, etc.) et la musique pratiquée ou écoutée. Pour évaluer le danger des sons qui dépassent 85-90 dB, il faut considérer l’énergie sonore reçue, c'est-à-dire le rapport entre l’intensité (niveau) et la durée d’exposition. Pour diminuer le risque, il est plus efficace de baisser le volume que de diminuer la durée. Quoique limitée à 93 dB par l’ordonnance fédérale sur le son , cette valeur peut être dépassée sur autorisation. Pour les discothèques et bars musicaux, le niveau moyen est compris entre 93 et 100 dB. Dans les concerts, près des enceintes, le niveau moyen doit être de 100 dB. Les niveaux sonores élevés et durables résultent de l’activité humaine (travail ou loisirs). La nature ne produit pas de tels sons. L’oreille n’est donc pas naturellement armée pour les supporter. Conséquences Après avoir été soumis quelques heures à un niveau proche de 100 dB (concert, soirée en discothèque, etc.), on observe divers états auditifs que l’on peut schématiquement classer comme suit : Apparemment, aucun signe particulier : c’est le cas de figure le plus fréquent. Néanmoins, on peut dire à coup sûr, que quelques cellules ciliées ont été abîmées. C’est l’accumulation de ces microtraumatismes qui provoque la dégradation prématurée de l’oreille et, par voie de conséquence, les surdités précoces. Rester dans le calme permet la réparation partielle du dommage. Des troubles temporaires : bourdonnements ou sifflements (acouphènes) peuvent rapidement faire leur apparition. Une perception cotonneuse peut s’installer entre quelques heures et plusieurs jours. Si le phénomène persiste plus de 12 heures, il est recommandé de consulter d’urgence un médecin ORL. Ce type d’agression sonore est sans conséquence immédiate ; toutefois, l’oreille a souffert et quelques cellules ont été lésées. Les effets se manifesteront ultérieurement. Effets persistants et irréversibles : acouphènes , baisse sensible de l’audition, hypersensibilité au bruit, etc. : ces états sont les symptômes d’un traumatisme sonore aigu dont les conséquences sont graves et durables. Un danger sournois : plus le niveau est élevé et la durée d’exposition longue, plus le risque est important. Il est rare d’être sujet à un traumatisme pour une soirée passée à moins de 100 dB, mais quelques minutes à 110 dB suffisent à le provoquer. De nombreux musiciens, artistes de variété, ingénieurs du son, victimes d’une consommation excessive de volume sonore souffrent de surdité et/ou d’acouphènes jusqu’à mettre en jeu leur carrière. L’inconscience fait le reste Le " tuning ", qui consiste à équiper des voitures d’installations sonores surpuissantes, permet d’obtenir plus de 150 dB dans un espace confiné. Ce « loisir » est une absurdité totale, un assassinat du système auditif qui conduit très rapidement et de façon irréversible à une surdité précipitée . Les sons et les bruits Quelle est la différence entre la parole, la musique et le bruit ? Fondamentalement aucune. Le bruit ne peut pas être identifié à un son particulier; tous les sons, même les plus mélodieux et les plus utiles, deviennent du bruit, lorsqu’ils sont disharmonieux, chaotiques, gênants ou lorsqu’ils sont trop forts et ressentis comme nocifs pour le système auditif. Le bruit est une cause de stress et la première des pollutions. Risques auditifs
- Acouphènes | FoRom Ecoute
Accédez à des conseils, des traitements et des ressources pour atténuer les bruits gênants et améliorer votre qualité de vie. Qu’est-ce qu’un acouphène ? Il y a deux types d’acouphènes , les objectifs (détectables au stéthoscope par le médecin et souvent liés à des malformations vasculaires, généralement curables) et les subjectifs , la grande majorité, entendus seulement par la personne touchée. Ces sons s’expriment souvent comme des bruits courants : bourdonnements, sifflements, chuintements, grondements de moteur, etc. et peuvent varier en intensité, en durée, en fréquence et avoir des conséquences différentes selon les individus, allant de la simple gêne, à l’intrusion permanente handicapant la vie quotidienne. Les acouphènes peuvent affecter la qualité de vie (difficultés à s’endormir et à se concentrer) de ceux qui en souffrent, et provoquer des états d’anxiété pouvant conduire jusqu’à la dépression. Les acouphènes ne sont pas des hallucinations auditives. Causes des acouphènes D’ordre psychologique, somatique ou neurologique, ils peuvent trouver leur origine dans les voies auditives ou être le fruit d’un traumatisme sonore (oreille interne). L’acouphène est une réalité de plus en plus répandue, pourtant encore impossible à guérir. On estime qu’environ 20% de la population souffre d’acouphène. Que faire ? À l’heure actuelle, on ne dispose d’aucun traitement dont l’efficacité soit reconnue. Les acouphènes tendent à diminuer avec le temps par un processus de mise à distance et d’habituation du patient . D’une manière générale, les personnes qui ont réussi à s’habituer à leur(s) acouphène(s) reconnaissent que le fait d’avoir appris qu’il n’y avait rien à faire les a beaucoup aidées… Diverses méthodes peuvent toutefois être explorées pour soulager la souffrance : Tinnitus* Retraining Therapy (TRT) (thérapie de réhabituation) : cette méthode exige un gros investissement personnel et financier et allie le port d’un appareil émettant des sons « blancs » (style chuintements), une thérapie psychologique et des exercices de relaxation. (* tinnitus est le mot allemand ou anglais pour acouphène) Thérapie par le bruit : évitement du silence ou écoute volontaire quotidienne de bruits blancs ou personnalisés associés ou non au port d’appareils auditifs. La thérapie cognitivo-comportementale : son but, en quelques séances et beaucoup d’exercices de relaxation, est de permettre à la personne d’associer son acouphène non plus à une souffrance mais à quelque chose de positif, le rendant ainsi inoffensif. Autres techniques : relaxation, sophrologie, hypnose, acupuncture, Qi Gong, l’eutonie et le « Feldenkreis », etc. Groupe de parole axé sur les acouphènes : depuis septembre 2014, forom écoute propose un groupe de parole consacré aux acouphènes. Les activités du groupe ne débutent que lorsque le nombre d’inscrits est suffisant. Un suivi psychologique est également souvent recommandé. L’acouphène s’associe souvent à des troubles tels que : hypertension, troubles métabolique ou hormonaux, stress, anxiété, dépression, etc. Ces troubles doivent également être traités. Mini capsule réalisée par la RTS à ce sujet J'ai pas l'air malade mais... je souffre d'acouphènes Acouphènes
- fourelsyaka@gmail.com | FoRom Ecoute
Cabinet Soley Site web fourelsyaka@gmail.com Next Previous
- Formations et sensibilisations | FoRom Ecoute
Découvrez les formations et sensibilisations destinées à mieux comprendre la déficience auditive et améliorer la communication avec les personnes malentendantes Nos formations et sensibilisations sont dispensées par des enseignantes professionnelles au bénéfice d'une formation spécialisée. Présentation générale : D’ici 2050, une personne sur quatre pourrait être concernée par une perte auditive, selon l’Organisation mondiale de la santé. Pour accompagner cette réalité, FoRom écoute propose : Des formations pour les personnes malentendantes, axées sur la lecture labiale, afin de renforcer leur autonomie et leurs compétences professionnelles. Des sensibilisations pour les personnes entendantes, visant à mieux comprendre la déficience auditive, adopter des comportements inclusifs et prévenir les malentendus au travail. Publics concernés : Le but de nos prestations est clair : améliorer la communication, réduire les risques de malentendus et renforcer la performance collective au sein des entreprises, associations et collectivités. Publics concernés Pour toutes les directions d'entreprises/organisations décidées à améliorer leur performance, dans le respect de l'inclusion: Formations : personnes malentendantes souhaitant développer leurs compétences en communication. Sensibilisations : collaborateurs entendants en contact avec le public ou travaillant au sein d’équipes mixtes, désireux de favoriser un environnement inclusif et performant. Intervenantes : Nos professionnelles, formées à la Haute École de Travail Social et de la Santé (HETSL) de Lausanne, possèdent une expertise reconnue en lecture labiale et en accompagnement des personnes malentendantes. Une communication claire, une équipe plus forte - réservez maintenant une sensibilisation pour votre entreprise : 📧 prestations@ecoute.ch Formations et sensibilisations
- FoRom écoute invite les malentendants à Gstaad | FoRom Ecoute
Retour au Magazine FoRom écoute invite les malentendants à Gstaad 2 septembre 2023 Publié le : Les 13 et 25 août derniers, une bonne centaine de malentendants ont pu assister à deux superbes concerts organisés dans le cadre du célèbre Gstaad Menuhin Festival. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de la fondation romande des malentendants d’œuvrer sans relâche pour favoriser l’accès à la culture à tous. Souvent, le mot « exceptionnel » est galvaudé, utilisé à tort et à travers. Mais cette fois, le vocable prend tout son sens et son emploi est loin d’être immérité. Les malentendants romands ont en effet été conviés en ce mois d’août caniculaire, à deux concerts uniques et vraiment exceptionnels, organisés dans le cadre du célèbre Gstaad Menuhin Festival . Gershwin plutôt que Chopin… Le premier, intitulé « Echoes of Life », et qui promettrait de vivre les très subtiles émotions des 24 Préludes de Chopin, n’a hélas pas pu avoir lieu en raison de l’absence de la jeune et talentueuse pianiste allemande Alice Sara Ott, indisponible à la dernière minute pour des raisons de santé. Heureusement pour le public, cette artiste hors norme et qui a eu le courage de révéler en 2019 qu’elle souffrait d’une sclérose en plaques, a été remplacée au pied levé par le Gershwin Piano Quartet, un orchestre fondé à Zürich il y a près de 30 ans, et qui a proposé un superbe programme varié d'œuvres de Saint-Saëns, Rachmaninov, Rimsky-Korsakov, Piazzolla et bien sûr, Gershwin. Le vendredi 25 août en tout début de soirée, c’est ensuite une cinquantaine de malentendants qui ont pu découvrir et apprécier, sous le superbe chapiteau du festival spécialement dressé pour l’occasion, une éblouissante version du célèbre opéra de Puccini « Tosca », qui a marqué le début de la collaboration entre le Festspielhaus de Baden-Baden et le Gstaad Menuhin Festival pour les années 2023-2025. Le public a ainsi pu découvrir l’incroyable prestation de la soprano bulgare Sonya Yoncheva qui incarne la cantatrice Floria Tosca et du baryton uruguayen Erwin Schrott dans le rôle du chef de la police Scarpia. Apéritif offert Quelques heures plus tôt, dès 17 heures 30, et à quelques pas du chapiteau, les malentendants avaient été conviés à un apéritif offert par FoRom écoute au restaurant Muli de l’hôtel Gstaaderhof, l’occasion d’échanger et de partager un agréable moment en toute convivialité. « C’est vraiment magique d’être là, de pouvoir assister à de superbes concerts, et nous sommes très reconnaissants à FoRom écoute d’avoir organisé et financé notre participation à tous ces événements, vraiment de haute qualité », confie ainsi à une malentendante visiblement enchantée, à la sortie du concert du 25 août. Et pour cause: rien n'avait été ménagé pour garantir la réussite d'un tel événement, y compris l'installation d'une boucle magnétique. "Notre priorité a été à cette occasion de fournir une expérience musicale accessible et enrichissante pour nos participants malentendants explique Laurent Huguenin, président de FoRom écoute. Et la boucle magnétique a été un élément clé du succès de cette superbe "Tosca" car elle a permis à nos participants de profiter pleinement de l'expérience musicale, en renforçant l'accessibilité auditive de l'événement." Boucle magnétique certes, mais aussi financement ont permis la réussite de ces deux manifestations. « Ce projet a été rendu possible grâce à l'immense générosité de l'un de nos donateurs, qui a offert l'ensemble des billets, ajoute Laurent Huguenin. Nous avons travaillé pendant près d’un an avec nos différents partenaires et les organisateurs du festival pour que ces soirées soient un succès. En fin de compte, c'est une immense satisfaction de voir l'enthousiasme des participants et de partager avec eux ces moments hors du commun. » SUIVANT PRECEDENT
- Quand la peur du jugement prétérite les malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Quand la peur du jugement prétérite les malentendants 13 octobre 2025 Publié le : Une enquête internationale révèle que les croyances stéréotypées et les expériences de discrimination ont un impact sur la divulgation de la perte auditive et l’utilisation des aides auditives par les malentendants. Ainsi, un adulte sur trois de plus de 50 ans garde secrète sa perte auditive, souvent parce qu’il craint d’être jugé. Une étude majeure publiée en août dernier par l'International Journal of Audiology révèle que près d'un tiers des personnes souffrant de perte auditive et âgées de plus de 50 ans choisissent de dissimuler leur trouble, par crainte d’être jugées. Ce programme de recherche international mené à grande échelle précise en outre que la perte auditive est toujours liée à des stéréotypes sur le vieillissement et le handicap, ce qui a pour conséquence d’empêcher les malentendants de demander de l'aide. Intitulée « Dire ou de ne pas dire ? Explorer le processus social de la stigmatisation pour les adultes souffrant de perte auditive et leur famille », cette étude qui a été menée en deux phases par la Dr Katie Ekberg (Flinders University) et la Pr Louise Hickson (University of Queensland), a porté sur plusieurs centaines d’individus malentendants âgés de plus de 50 ans ainsi que leurs proches, interrogés en Australie, aux États-Unis et en Grande Bretagne. Son objectif ? Explorer la manière dont la stigmatisation est vécue par les adultes souffrant de perte auditive et leur famille, la manière dont ils gèrent celle-ci dans leur vie quotidienne et les modalités selon lesquelles ces expériences influent sur leur décision de porter ou ne pas porter d’aides auditives. Moindre recours aux aides auditives Et les résultats sont sans équivoque : bien que les aides auditives modernes soient globalement perçues de manière positive - « discrètes et efficaces » selon les termes de l’étude -, les personnes ayant une perte auditive associée ou non au port d’appareils font l’objet de stéréotypes négatifs portant sur le vieillissement et l'invalidité. Environ 60 % des participants, déclarent avoir été moqués ou pris à la légère, les laissant « mal à l'aise et frustrés », et 25 % ont même déclaré avoir choisi de ne jamais divulguer leur perte auditive, empêchant l’usage des aides auditives et accentuant ainsi leur mal-être et leur sentiment d’isolement. « Dans l’ensemble, nos résultats indiquent que les adultes atteints de perte auditive vivant en Australie, au Royaume-Uni et aux États-Unis continuent d’associer la perte auditive et les aides auditives aux stéréotypes négatifs associés au vieillissement et au handicap », écrivent les auteurs de l’étude qui estiment qu’accepter d’engager la conversation serait un pas crucial pour les malentendants : ceux qui osent parler leur handicap ont ainsi plus facilement recours à l’appareillage auditif que ceux pour lesquels la perte auditive constitue un tabou. Différence de perspective Mais ce premier pas reste souvent le plus difficile. Pour briser ce tabou, les chercheurs proposent des outils pratiques, comme des infographies à utiliser en consultation par les spécialistes de l’audition. Et pour cause : l’une des conclusions les plus frappantes de la recherche est la différence de perspective entre les personnes ayant une perte auditive et les professionnels qui les traitent. Alors que les cliniciens se concentrent sur la stigmatisation des appareils auditifs, les adultes malentendants se déclarent quant à eux, en premier lieu préoccupés par la stigmatisation de la perte auditive elle-même. « Plus les soignants en sauront, et mieux ils pourront aider les malentendants à se sentir en confiance, à demander de l’aide et à communiquer ouvertement, conclut la Dr Ekberg. En outre, pour les familles et la population dans son ensemble, la sensibilisation de la population à la perte auditive acquise – qui commence souvent à partir de 50 ans – peut aider à contester les stéréotypes dépassés qui s’associent à la perte auditive et à la vieillesse. » SUIVANT PRECEDENT
- Première suisse : aux Hôpitaux de Genève, un anneau immersif unique pour évaluer les fonctions auditives | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Première suisse : aux Hôpitaux de Genève, un anneau immersif unique pour évaluer les fonctions auditives 19 janvier 2024 Publié le : Baptisé « Immersion 360° » cet appareil est capable de reproduire tous les environnements sonores de la vie quotidienne. Le but est d’aider les personnes à développer des stratégies pour mieux entendre dans des environnements bruyants. Le Service d’ORL des HUG vient de se doter d’un système d’évaluation audiologique unique en Suisse. Cet appareil, baptisé « Immersion 360° » est capable de reproduire tous les environnements sonores de la vie quotidienne : classes d’école, salles de restaurant, rues, intérieur de voiture, par exemple. Ce système permet d’évaluer la fonction auditive en situation réelle, de régler très finement les appareils auditifs et d’aider les patients et patientes à développer des stratégies pour mieux entendre dans des environnements bruyants. Il peut aussi être utilisé par les proches, conjoints et conjointes, maîtres et maîtresses de classe, logopédistes, qui souhaitent mieux comprendre ce que vivent les personnes souffrant d’un déficit auditif. Enfin et ce n’est pas la moindre de ses fonctions, il permet d’évaluer les capacités de localisation sonore des patients, afin d’objectiver plus précisément leurs problèmes et progrès, et de proposer des prises en charge selon les besoins de chacun. Evaluation et réglage fin des appareils Les patientes et patients, enfants ou adultes, sont placés au centre de l’anneau et entourés de huit enceintes disposées au millimètre près. « L’anneau peut être adapté à la taille de la personne afin que les sons arrivent à la hauteur des oreilles. Il évalue ainsi la fonction auditive dans la situation la plus proche de ses besoins quotidiens. Cet outil diagnostique permet d’évaluer le gain audioprothétique, de régler très finement les appareils auditifs et d’aider les personnes à développer des stratégies pour mieux entendre dans des environnements bruyants », explique Angelica Perez Fornos, ingénieure responsable du Centre universitaire romand d’implants cochléaires (CURIC) et du laboratoire d’audiologie et vestibulométrie. « La compréhension dans le bruit demande énormément de concentration aux personnes souffrant de troubles auditifs, car elles ont des difficultés à distinguer les sons, les voix et les bruits qui s’entremêlent ajoute la Dre Hélène Cao Van, responsable de l’Unité d’ORL pédiatrique et du laboratoire d’audiologie et vestibulométrie. Ce système analyse le problème de chacun, sa plainte et ses difficultés au quotidien afin de trouver une stratégie personnalisée. L’idée est que la personne arrive à réduire l’attention nécessaire pour identifier la source d’un bruit afin qu’elle soit plus disponible pour la compréhension du langage ». SUIVANT PRECEDENT
- Enseignantes | FoRom Ecoute
Cours : Individuels Courriel : info@a-son-rythme.ch Mobile : +41 76 615 77 20 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Cours : Individuels Courriel : dialogos.formations.ctouali@gmail.com Mobile : +41 79 682 42 09 Domicile : Cossonay RÉGIONS Gros-de-Vaud Cours : Individuels Courriel : katy.sauthier@arell.ch Mobile : +41 79 707 29 88 Domicile : Charrat RÉGIONS Valais Cours : Individuels Courriel : laure.chappuis@arell.ch Mobile : +41 77 493 98 80 Domicile : Develier RÉGIONS Jura Cours : Collectifs et individuels Courriel : anoucha@ecoutemeslevres.ch Mobile : +41 76 366 72 22 Domicile : Lausanne RÉGIONS Lausanne Morges Nyon Riviera Cours : Collectifs et individuels Courriel : marialuisa.bonvin@arell.ch Mobile : +41 22 348 97 89 Domicile : Chêne-Bougeries RÉGIONS Genève Cours : Collectifs et Individuels Courriel : sonia.celii@arell.ch Mobile : +41 79 283 28 08 Domicile : Les Tuileries-de-Grandson RÉGIONS Nord-Vaudois Gros-de-Vaud Neuchâtel Cours : Individuels Courriel : clairelise.devanthery@arell.ch Mobile : +41 76 340 23 81 Domicile : Trey RÉGIONS Broye Gros-de-Vaud Fribourg Cours : Collectifs et individuels Courriel : vanessa.favre@arell.ch Mobile : +41 79 836 99 03 Domicile : La Tour-de-Trême RÉGIONS Fribourg Gruyère Veveyse Valais Cours : Individuels Courriel : claudinekumar5@gmail.com Mobile : +41 79 316 78 54 Domicile : Neuchâtel RÉGIONS Neuchâtel Cours : Collectifs et individuels Courriel : laure.francesconi@arell.ch Mobile : +41 78 975 93 67 Domicile : Porrentruy RÉGIONS Bienne Jura bernois Jura Neuchâtel Cours : Collectifs et individuels Courriel : silvia.richard@arell.ch Mobile : +41 78 724 30 19 Domicile : Yverdon-les-Bains RÉGIONS Gros-de-Vaud Neuchâtel Nord Vaudois Cours : Collectifs et individuels Courriel : valerie.studemann@bluewin.ch Mobile : +41 79 632 19 54 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Morges Nyon
- «Pour les jeunes sourds et malentendants, l’accès à l’éducation sexuelle est compliqué» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Pour les jeunes sourds et malentendants, l’accès à l’éducation sexuelle est compliqué» 16 mars 2025 Publié le : Comment l’éducation sexuelle des jeunes sourds et malentendants est-elle actuellement organisée ? Quelles sont ses limites et ses spécificités ? Les réponses du sexologue Steven Derendinger, prestataire à BoulevardSanté, une association qui œuvre dans le domaine de la santé pour les personnes sourdes et malentendantes. En quoi le développement de la sexualité chez les enfants sourds ou adolescents est-il différent de celui des autres enfants ? Sur le plan physiologique et anatomique, il n’y a aucune différence évidemment. Ces enfants ou adolescents connaissent une croissance et une puberté similaires à celles de tous les autres jeunes bien sûr. La problématique se situe plutôt au niveau de l’accès à l’information en matière d’éducation sexuelle. Les enfants sourds et malentendants seraient-ils les parents pauvres de l'éducation sexuelle ? Oui, parce qu’une grande majorité des intervenants en éducation sexuelle sont peu sensibilisés aux besoins spécifiques de communication des enfants sourds ou malentendants, ceci d'autant plus qu'aujourd'hui, ces derniers sont intégrés à des classes ordinaires. Un phénomène amplifié par le fait que les cours d’éducation sexuelle bénéficient rarement de la présence de codeuses ou d’interprètes. Si on y ajoute le fait que ces cours se déroulent souvent dans une atmosphère faite de chahut et de rires, on obtient un contexte d'apprentissage qui est encore plus difficile pour un enfant sourd ou appareillé… Que faudrait-il faire selon vous ? L’enjeu est de créer les conditions pour que les enfants sourds ou malentendants puissent recevoir correctement les messages de sensibilisation et de prévention. Idéalement, ce serait de leur offrir des ateliers spécifiques d’éducation sexuelle, tout en faisant attention au risque de stigmatisation qu'il peut y avoir en raison de la peur d'être vu ou d'être jugé. Faut-il également prêter une attention particulière au contenu de ces cours ? D’une manière générale, les acteurs de santé publique doivent réfléchir aux enjeux spécifiques de cette population et de se questionner sur les angles morts de leur action qui font que les messages ne passent pas ou passent mal. J’ai le souvenir par exemple de campagnes de prévention et de sensibilisation sur le VIH-SIDA qui pouvaient susciter des mauvaises compréhensions ou même carrément des contresens chez les sourds et les malentendants… Y-a-t-il une autre spécificité de ce public dont il faudrait tenir compte en matière d’éducation sexuelle ? Personnellement, j’en vois une qui me semble importante, en termes de prévention des abus. Selon moi, il faut prêter attention au fait que les enfants sourds ou malentendants ont souvent fait l’objet de soins de la part du personnel soignant et qu’à ce titre, ils n’établissent pas toujours forcément la frontière entre leur corps et les autres de manière claire. Il faut être attentif à ce vécu de proximité corporelle qui pourrait interférer dans leurs liens avec autrui. Et qu’en est-il de la notion de consentement ? La question du consentement est déjà très complexe pour les personnes entendantes et elle l’est encore plus pour les jeunes sourds ou malentendants. La loi suisse implique un « non » n’étant pas respecté pour que l'on parle de contrainte sexuelle ou de viol. Quand on est sourd ou malentendant, il peut être plus compliqué d'exprimer clairement son vrai désir d’avoir ou non un rapport sexuel dans un contexte relationnel. L'enjeu serait que les jeunes ayant une perte auditive puissent également développer des compétences en lecture corporelle afin de reconnaître les signes d’un corps qui dit clairement oui ou non. Le 22 mars prochain vous allez intervenir auprès des professionnels de la surdité sur cette problématique dans le cadre des travaux du Groupe Romand des Professionnels de la Surdité. En quoi est-il important que tous ces professionnels soient sensibilisés à cette question ? Tout simplement pour contribuer à orienter et guider ces jeunes ! Même s’ils ne sont pas des spécialistes de santé sexuelle, les professionnels de la surdité pourront aussi mieux aborder le sujet : c’est une manière d’agir pour que l'information soit correctement diffusée et aider ces jeunes à développer une sexualité épanouie ! SUIVANT PRECEDENT
- Jeunes malentendants: voyage aux confins de l’univers | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Jeunes malentendants: voyage aux confins de l’univers 5 octobre 2024 Publié le : Le 28 septembre, à l’invitation de la Commission jeunesse de FoRom écoute, une vingtaine de jeunes malentendants se sont retrouvés au célèbre CERN, le l’organisation européenne pour la recherche nucléaire de Genève pour une après-midi consacrée… à la recherche des secrets de l’univers. La meilleure manière de percer les mystères de l’univers est de se rendre là où les chercheurs du monde entier se retrouvent pour faire avancer la science. En ce samedi 28 septembre, ce sont donc une vingtaine de malentendants en provenance de toute la Romandie qui se sont retrouvés à Genève et plus exactement au CERN. Le CERN, c’est la célèbre Organisation européenne pour la recherche nucléaire, où du reste fut inventé le web, mais qui est surtout un des plus grands et des plus prestigieux laboratoires scientifiques du monde. Situé à cheval sur la frontière franco-suisse, il a, fort de ses milliers de chercheurs, la vocation d’explorer la physique fondamentale, ainsi que la découverte des constituants et des lois de l’Univers. L’idée de cette sortie hors norme revient à Rachel Millo, membre avec Annabelle Coquoz et Bastien Perruchoud, de la Commission jeunesse de FoRom écoute. « Je suis moi-même Genevoise et j’étais déjà venue ici il y a longtemps, raconte Rachel. Alors je me suis dit : pourquoi ne pas organiser une sortie ici, cela peut-être à la fois sympa et très instructif !». Grande affluence Sur le principe, l’idée est simple. Mais la mettre en pratique a été ardu, en raison de l’extrême affluence observée au CERN, l’institution attirant énormément de visiteurs. « Les réservations se font quasiment six mois l’avance. A la base, j’avais une première fois tenté de réserver en septembre 2023 pour le printemps suivant, mais c’était déjà plein, explique Annabelle Coquoz. Alors dès que les réservations ont été à nouveau ouvertes, je me suis précipitée pour avoir des places pour ce samedi, les visites en week-end étant d’ailleurs encore plus courues. » C’est à 11h15 que tout le groupe s’est retrouvé au Big Bang Café du CERN, pour la distribution des badges ainsi que les consignes dispensées par Bastien Perruchoud. Contrairement à ce qui prévalait dans le passé et en raison des progrès techniques, il est désormais possible d’approcher les immenses champs magnétiques qui accélèrent les particules, sans avoir besoin de se séparer de ses implants cochléaires ou de ses appareils auditifs. Une précaution inutile car en ce jour, l’accélérateur et collisionneur de particules est en fonctionnement et personne ne peut avoir accès aux puits qui y conduisent, essentiellement en raison de la radioactivité qui peut y être potentiellement enregistrée. Visite virtuelle C’est donc à une visite virtuelle que les jeunes de FoRom écoute auront accès, scindés en deux groupes, après un passage en bus de la frontière, l’un suivant la traductrice LPC et l’autre celle officiant en langue des signes. Visite virtuelle, mais très réaliste, tant la sensation de rejoindre les profondeurs en ascenseur est bluffante, en particulier grâce à des écrans défilants et la reproduction des galeries souterraines, très proche de la réalité. Mais l’essentiel est en fait ailleurs, car le discours des deux guides réservés pour l’occasion a été passionnant, même si la vulgarisation scientifique reste un art difficile, et expliquer le fonctionnement du Grand collisionneur de hadrons , le plus grand et le plus puissant collisionneur du monde, évidemment complexe. Big bang Mais faisons simple : grâce aux plus puissants aimants jamais construits et dont la puissance excède de 200'000 fois celle du champ magnétique terrestre, il est possible, via des anneaux enfouis à 100 mètres de profondeur et dont le plus grand mesure 27 km de circonférence, de propulser et de faire collisionner frontalement des particules frôlant la vitesse de la lumière, avec pour conséquence la production de… nouvelles particules. Un phénomène qui, dans un grand mouvement allant de l’infiniment petit à l’infiniment grand permet aux chercheurs de trouver des explications sur l’origine de l’univers, depuis le célèbre big bang. En fin d’après-midi, et après une visite du centre de contrôle du CERN, suivi d’une riche séance de questions, tout le groupe s’est retrouvé autour d’un sympathique dernier verre, histoire de faire le point, dans la bonne humeur, des bons moments d’une journée particulièrement riche en enseignements. SUIVANT PRECEDENT
- C’est officiel, Apple est devenu un fabricant d’aides auditives | FoRom Ecoute
Retour au Magazine C’est officiel, Apple est devenu un fabricant d’aides auditives 28 septembre 2024 Publié le : Aux Etats-Unis, l’agence américaine du médicament vient de délivrer une autorisation pour que les écouteurs sans fil AirProd Pro 2 soient reconnus comme aides auditives. Cette fonctionnalité, destinée aux pertes auditives légères ou modérées, sera déployée en Suisse dans les semaines à venir. La société Apple vient de franchir un pas de plus vers un véritable usage médical de ses écouteurs. Jusqu’ici réservés à un usage courant, les voici en effet en train de se muer progressivement en véritables appareils auditifs. La Food and Drug Administration, la puissante agence américaine des médicaments, vient de délivrer une autorisation pour les écouteurs sans fil AirProd Pro 2 qui peuvent donc désormais être officiellement utilisés comme de véritables appareils auditifs. Une autorisation qui s’inscrit dans le prolongement d’une nouvelle règlementation qui en 2022 a autorisé aux Etats-Unis, la vente d’appareils auditifs sans prescription médicale ou même réglage par un audioprothésiste. « En prenant cette décision et en changeant l’usage potentiel des AirPods Pro 2, la FDA vient de mettre d’un coup sur le marché des dizaines de millions d’appareils auditifs, observe le représentant d’un fabricant d’appareils basé en Suisse et qui a souhaité garder l’anonymat. Au vu de la diffusion massive de ces écouteurs dans le monde entier, et dont le prix est de surcroît largement abordable, c’est une énorme concurrence qui se met en place sur un marché très disputé ». Pour réussir ce petit miracle, avec affirme-t-elle une « prestation de qualité clinique », la célèbre firme de Cupertino n’a en effet pas besoin de commercialiser de nouveaux modèles d’écouteurs. Elle a simplement recours à… une mise à jour logicielle, dont le déploiement a été effectué la semaine passée lors du passage à iOS 18, le système d’exploitation qui équipe les iPhone. « Les fonctionnalités logicielles révolutionnaires que nous intégrons aux AirPods Pro font la part belle à la santé auditive et offrent des moyens inédits de dépister une éventuelle perte auditive et de recevoir l’aide nécessaire » explique ainsi la Dʳᵉ Sumbul Desai, vice-présidente de Health d’Apple. Test auditif en 5 minutes Dès lors et à condition d’être dans un environnement calme, tout porteur d’AirPods pro pourra activer un « mode malentendant » et effectuer sur son iPhone un test auditif en quelques minutes. Un résumé sera ensuite disponible et pourra si besoin être partagé avec des professionnels de l’audition pour analyse. Et ce n’est pas tout : les écouteurs pourront ensuite, en fonction de ces résultats, « amplifier » les sons, et l’utilisateur pourra affiner leurs réglages en modulant en temps réel et automatiquement certaines fréquences pour améliorer son audition et mieux entendre. Pour l’heure, cette nouvelle fonctionnalité s’applique, selon l’entreprise, uniquement aux personnes âgées de plus de 18 ans et souffrant d’une perte auditive « légère à modérée », avec à la clé, des résultats qui seraient extrêmement probants. Selon la FDA, un essai clinique mené auprès de 118 personnes a montré que celles-ci bénéficiaient d’un « perçu similaire aux personnes ayant bénéficié d’ajustements par un professionnel sur le même appareil ». Dans l’attente de la délivrance des autorisations sanitaires locales, cette fonctionnalité qui devrait être disponible dans les prochaines semaines dans une centaine de pays, y compris en Suisse, ne semble pas émouvoir les professionnels du monde de l’audition. Cité par le journal Le Temps, le groupe suisse Sonova qui possède Phonak explique ainsi : «Bien que nous ne connaissions pas encore toutes les fonctionnalités et capacités de l’AirPod Pro 2 d’Apple, Sonova a toujours été favorable aux moyens nouveaux et innovants de sensibiliser le grand public à l’importance de la santé auditive. En général, nous accueillons favorablement tout développement qui permet aux personnes souffrant de perte auditive de bénéficier d’un accès facile aux solutions» . « Aussi performants qu’ils puissent être un jour, les Airpods ne remplaceront jamais l’accompagnement et le suivi que seul un professionnel de l’audition spécifiquement formé peut apporter, explique un audioprothésiste contacté par forom écoute. En revanche, leur faible coût, comparé à celui des aides auditives actuellement sur le marché, représente un avantage comparatif qui pourrait bien en séduire beaucoup, et ce malgré leurs évidentes insuffisances ». SUIVANT PRECEDENT
- Pourra-t-on soigner les surdités grâce aux nanoparticules? | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Pourra-t-on soigner les surdités grâce aux nanoparticules? 7 septembre 2024 Publié le : À l’aide de nanoparticules aimantées, un chercheur américain ambitionne de pouvoir transporter les médicaments directement à l’intérieur de l’oreille interne. Son projet de recherche révolutionnerait ainsi la prise en charge médicamenteuse des pertes auditives. Voici une piste de traitement suffisamment prometteuse pour que le chercheur qui s’y adonne reçoive une bourse d’un million de dollars, versée par l’Institut national américain sur la surdité et les troubles de la communication. Directeur de la division d’oto-neurologie et professeur titulaire à l’université de Cincinnati (USA), spécialisé dans les troubles de l’audition et de l’équilibre, le Pr Daniel Sun ambitionne en effet d’avoir recours à des nanoparticules magnétiques pour traiter la surdité. Mais de quoi s’agit-il exactement? Déjà largement utilisées pour le diagnostic et le traitement de certains cancers, les nanoparticules magnétiques sont des dispositifs de taille nanométrique qui s’insèrent au cœur des cellules et y importent leurs propriétés physiques, ici en l’occurrence leur caractère aimanté. Détectables, et manipulables à distance, elles sont donc stimulables par un champ magnétique extérieur, leur déplacement leur permettant ainsi de faire office de véritable transporteur des substances thérapeutiques vers la cible escomptée. Et c’est là que leur intérêt réside en matière de traitement des surdités, puisque ces nanoparticules peuvent convoyer et déposer les molécules médicamenteuses actives directement au cœur des cellules cibles de l’oreille interne. Vrai potentiel « De nombreux médicaments dotés d’un vrai potentiel pour soigner la perte auditive et la retarder ou même l’inverser sont actuellement en cours d’élaboration. Mais jusqu’à présent, nous n'avions pas de moyens efficaces et non invasifs de les introduire dans l'oreille interne. Les nanoparticules magnétiques pourraient donc servir à les transporter pour les livrer dans l’oreille, ce qui ouvrirait un nouvel horizon de prise en charge et de traitement des surdités » explique le Dr Sun qui ajoute : « Nous cherchons à comprendre comment ces particules pénètrent réellement la membrane qui sépare notre oreille moyenne de l'oreille interne et comment ces particules se dirigent vers les zones de l'oreille interne où nous avons besoin qu'elles se rendent. A moyen terme, nous aimerions nous orienter vers un avenir où les gens, quels que soient leur âge ou leur état de santé, pourront suivre en toute sécurité ces traitements avec ces médicaments prometteurs d'une manière peu invasive et efficace pour traiter leur perte auditive » En dehors des corticostéroïdes, il n’existe actuellement aucun médicament capable de traiter la perte auditive et qui soit approuvé par la Food and Drug Administration, l’agence américaine des médicaments. SUIVANT PRECEDENT
- A Ikea Genève, les malentendants peuvent communiquer sans entraves | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Ikea Genève, les malentendants peuvent communiquer sans entraves 1 novembre 2023 Publié le : C’est une première en Suisse. A Genève, la célèbre enseigne de meubles a recours aux services d’une entreprise spécialisée. Tout malentendant ou sourd peut s’adresser à n’importe quel employé et obtenir en temps réel une retranscription écrite ou une interprétation en LSF ou en langage parlé complété. En Suisse, c’est une première et le Covid n’y a pas été étranger, pour une fois de manière positive. Depuis le début de l’année en effet, Ikea Genève offre une prestation unique aux sourds et malentendants. Dès l’entrée du magasin, mais aussi à chaque poste de travail où officient les employés de la célèbre entreprise, un panneau indique la couleur : « baisse d’audition, sourd ou malentendant ? Afin de faciliter nos échanges, nous avons développé un partenariat avec le service Acceo. Nos collaborateurs peuvent faire appel à ce service sur demande ». Acceo, déjà décrit dans un précédent article , est un service qui permet à tout malentendant de s’adresser à n’importe quel collaborateur et d’établir une interaction facilitée avec lui, en dépit du handicap auditif. Ce dernier, via son smartphone, établit immédiatement une connexion via à l’application éponyme, et à distance et en temps réel, le malentendant bénéficie grâce à un transcripteur humain, soit d’une traduction en langue des signes ou en langage parlé complété, soit d’une retranscription écrite des propos de son interlocuteur. Un immense pas en avant pour améliorer l’accessibilité du magasin à toute personne présentant un handicap auditif, d’autant que la majorité des 250 collaborateurs d’Ikea-Vernier été formée à l’utilisation d’Acceo. Le masque, un déclencheur… « C’est la période du Covid qui a généré chez nous une véritable prise de conscience, raconte Guillaume Bissiau coordinateur développement durable d'IKEA Vernier, en charge du projet. Avec le masque généralisé, nous avons en effet constaté que nombre de clients étaient malentendants ou sourds et que nous étions impuissants à leur venir en aide ». Et d’ajouter : « L’autre élément déclencheur a été le jour où un de nos collaborateurs a été confronté au cas d’une petite fille qui n’a pas pu aller à la garderie car elle devait assurer la traduction entre nos collaborateurs et ses parents sourds ». Interpellé, Guillaume Bissiau réfléchit alors à une solution. Ses premières recherches en Suisse sont infructueuses. « Je n’ai pas trouvé chez nous d’outil approprié pour faciliter les échanges entre ce type de clientèle et nos collaborateurs. Je me suis alors tourné vers la France et c’est comme ça que je suis tombé sur Acceo ». Concours de circonstance, une filiale française d’Ikea a recours au même service, qui renseignement pris, donne entière satisfaction. « A la fin de l’été 2022, j’ai exposé mon projet à la direction puis à notre siège à Zurich qui se sont montrés d’emblée enthousiastes. Acceo a en effet de vraies lettres de noblesses avec, entre autres clients, l’armée française et probablement les Jeux olympiques l’année prochaine ». Prix modique Pour un prix modique, de l’ordre du millier de francs par année, l’abonnement à Acceo permet ainsi à Ikea de répondre en bonne partie aux besoins de communication de sa clientèle sourde et malentendante. « C’est un outil fabuleux et facile d’usage, conclut Guillaume Bissiau. Finalement le plus grand défi a été de former nos collaborateurs à son utilisation. D’ores et déjà 80% d’entre eux sont capables de le faire ». Forte de la réussite de cette première expérience, très encourageante, Ikea Vernier entend étendre la démarche à d’autres prestations. Dès les mois à venir en effet, la possibilité pour les malentendants d’avoir recours à Acceo pour les appels téléphoniques au service client, mais aussi pour les services de planification qui permettent de configurer armoires ou cuisines, sera étudiée avec attention. SUIVANT PRECEDENT
- Peut-on dormir avec ses appareils auditifs ? | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Peut-on dormir avec ses appareils auditifs ? 31 janvier 2024 Publié le : D’une manière générale, dormir avec ses appareils auditifs n’est pas conseillé. Deux exceptions : soulager les acouphènes et permettre aux mamans malentendantes d’entendre leur bébé la nuit. C’est une question que beaucoup de malentendants, jeunes ou moins jeunes se posent fréquemment : est-il possible ou même recommandé de dormir avec ses appareils auditifs ? Pour Emma par exemple, c’est comme une évidence : « J’ai un bébé de trois mois, et je souhaite pouvoir l’entendre la nuit. C’est pour cette raison que depuis sa naissance je porte mes appareils auditifs pour dormir, cela me permet de rester en alerte pour intervenir en cas de besoin, et du coup je dors bien plus tranquille ». « Il est en effet fréquent que des mamans appareillées fassent cette demande dans le but d’entendre les pleurs de leur bébé ou de leur enfant la nuit, confirme Olivier Gaches, audioprothésiste à Lausanne. Mais en dehors du besoin tel que cité ci-dessus, il n’y a pas d’argument incitant à recommander le port des appareils auditifs la nuit lorsque l’on dort ». S’il est en effet possible de dormir avec son appareil auditif, la démarche n’est d’une manière générale par recommandée par les audioprothésistes. Effet Larsen… Deux écueils peuvent en effet rendre l’expérience éprouvante : d’abord un effet Larsen peut se produire lorsqu’en dormant sur le côté, on pose son oreille appareillée sur l’oreiller. Dans ce cas, le son qui était censé entrer dans l’appareil auditif sera orienté vers le microphone et de nouveau amplifié, avec à la clé des sifflements qui seront très vite désagréables. « Dans certains cas, l’audioprothésiste pourra éventuellement procéder à des ajustements en réalisant un programme spécial pour l’appareil afin de limiter l’effet Larsen, ajouter Olivier Gaches. En outre, le ou la malentendante peut également aménager sa position de couchage ». L’autre problème est tout simplement mécanique : l’appui de l’appareil sur l’oreiller, lorsqu’il est volumineux peut en effet, selon la position, induire une gêne physique et parfois une douleur sur le pavillon de l’oreille et réveiller ou empêcher le malentendant de dormir. Acouphènes Reste cependant un cas où le port des appareils auditifs la nuit peut être conseilé, cette fois pour des raisons médicales : les acouphènes. « ll m’est arrivé de conseiller de garder les appareils la nuit à un patient souffrant d’acouphènes, observe Raphaël Furioux, audioprothésiste à Yverdon-les-Bains. Cela lui a permis de s’endormir et de passer une nuit correcte. Il faut en tout cas en discuter avec son audioprothésiste, le but étant de soulager la personne tout en lui évitant une éventuelle blessure ». SUIVANT PRECEDENT
- En portant des appareils auditifs, vous vivrez plus longtemps ! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine En portant des appareils auditifs, vous vivrez plus longtemps ! 25 janvier 2024 Publié le : Selon une étude de l’université de Los Angeles, porter régulièrement ses appareils auditifs réduit le risque de décès prématuré de 25% ! On le sait depuis longtemps : il y a un lien entre la perte auditive et le déclin des capacités mentales et intellectuelles, un déclin largement tempéré par le port d’appareils auditifs. Mais il semble y avoir encore plus important : selon une étude de Université de Los Angeles, en Californie, et publiée dans la revue The Lancet Healthy Longevity , porter des appareils auditifs améliorerait notre espérance de vie en réduisant le risque de décès prématuré de près de 25 %. 10 ans de suivi Pour arriver à ce constat, les chercheurs américains ont examiné les liens entre la perte auditive, l'utilisation d'appareils auditifs et la mortalité aux États-Unis sur la base des données d’une enquête nationale menée entre 1999 et 2012 portant sur près de 10’000 adultes âgés de 20 ans et plus. A l’époque, les participants avaient fait des évaluations audiométriques, un test pour mesurer la capacité auditive, et avaient rempli des questionnaires sur l'utilisation d'aides auditives. Les scientifiques de l’université de Los Angeles ont ainsi pu procéder à un suivi de leur mortalité sur une période moyenne de 10 ans après les évaluations. Protection Dans un communiqué publié le 3 janvier dernier Janet Choi, oto-rhino-laryngologiste et auteur de la recherche constate : "Nous avons découvert que les adultes souffrant de perte auditive qui utilisaient régulièrement des appareils auditifs avaient un risque de mortalité inférieur de 24 % à ceux qui n'en portaient jamais" . Et d’ajouter : « Ces résultats sont très intéressants car ils suggèrent que les aides auditives peuvent jouer un rôle dans la protection de la santé des personnes et prévenir les décès prématurés ». Mais attention : afin de bénéficier d’un effet protecteur, il faut porter régulièrement ses appareils auditifs. Selon l’étude en effet, porter un appareil de manière irrégulière n’apporte aucun effet positif. SUIVANT PRECEDENT
- A la Chaux-de-Fonds, une amicale de malentendants riche de projets | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A la Chaux-de-Fonds, une amicale de malentendants riche de projets 12 janvier 2025 Publié le : Organisant ses activités autour de rencontres et de sorties pour les malentendants et devenus sourds ainsi que leurs proches, l’Amicale de la Chaux-de Fonds fait preuve d’une étonnante vitalité. En ces temps où le monde associatif est en crise d’engagement, l’Amicale des malentendants et devenus sourds de la Chaux-de-Fonds et ses environs se porte bien. « Toutes les activités que l'on organise régulièrement sont bien suivies par nos membres, se réjouit ainsi sa présidente, Josina Kramer. A chaque fois, on a au moins une vingtaine de personnes, et c'est assez fou par les temps qui courent. C'est surtout très valorisant et cela donne envie de continuer à s’investir ». Forte d’une mission simple, « favoriser l’inclusion des personnes malentendantes et devenues sourdes en les éloignant de leur isolement », l’amicale organise ses activités autour de rencontres destinées à favoriser l’échange, l’écoute et le partage. Une fois par mois, ses membres se retrouvent l’après-midi autour d’un café, sans compter des activités en extérieur, en général également tous les mois, autour de jeux de société, de lotos, de sorties etc. Le programme de l’année 2025, disponible sur le site de l’amicale, s’annonce ainsi d’ores et déjà très riche : repas en campagne autour d’une fondue, visite d’une biscuiterie, apéro dinatoire, loto privé, grillade estivale chez l’un des membres, visite du musée du tram à Boudry (NE) etc… les sorties s’annoncent variées, avec pour objectif de fédérer le maximum de personnes. Rencontre des amicales en 2025 « Même si l’organisation de ces activités demande beaucoup de travail, nous essayons toujours d’être originaux , explique Josina Kramer. Cette année, on a aussi prévu un thé musical et dansant avec des musiciens qui vont jouer de l’accordéon. On verra bien si cela va marcher ! » « Le gros défi pour 2025 sera surtout d’organiser et d’accueillir la rencontre des amicales romandes, et c’est un gros travail en perspective » ajoute la présidente qui avoue pouvoir compter sur un comité solide fort de cinq membres et qui « fonctionne très bien dans une excellente ambiance car chacun sait ce qu’il a à faire ». Ceci sans oublier sur le soutien financier de forom écoute pour l'organisation de la rencontre. Évidemment comme souvent dans le monde associatif, se pose la sempiternelle question de la relève. Malgré une moyenne d’âge élevée - les membres sont pour l’essentiel des retraités-, les adhésions se poursuivent, grâce au bouche-à-oreille, mais aussi grâce au site internet, mis en service il y a quelques années et qui assure à l’amicale une très utile visibilité sur le web. « Les nouveaux membres compensent en effet les décès, détaille Josina Kramer. A travers le site, les gens nous trouvent très facilement, souvent via leurs enfants ou leurs petits enfants qui leur signalent notre existence. Nous accueillons également volontiers des personnes entendantes proches de malentendants ou même celles qui souhaitent simplement chercher de la compagnie ». La question de la relève se pose également pour le comité qui lui aussi, prend fort logiquement de l’âge. Et bonne nouvelle là également : deux nouveaux membres, quinquagénaires, se sont annoncés pour remplacer les personnes qui ont souhaité se décharger de leurs responsabilités dans l’amicale, un fait « très encourageant ». Pas de subventions Fonctionnant sans la moindre subvention, l’Amicale des malentendants et devenus sourds de la Chaux-de-Fonds finance ses activités par quelques dons mais surtout grâce à la modique cotisation annuelle de 35 francs demandée à chaque membre. « Nous demandons en plus une participation pour chaque sortie, même si notre caisse peut compléter si nécessaire, car nous ne souhaitons pas que les gens s’abstiennent pour des raisons financières, ajoute la présidente de l’amicale. Nous ne sommes pas là pour thésauriser de l’argent et nous avons la chance d’avoir une petite réserve qui nous permet d’avoir les coudées franches. Et c’est très bien car notre priorité est de continuer à faire vivre le plus longtemps possible notre association, pour le bien de tous ses membres ». https://amicale-malentendants.ch SUIVANT PRECEDENT
- En Valais, 3 frères relèvent le défi de la Patrouille des Glaciers | FoRom Ecoute
Retour au Magazine En Valais, 3 frères relèvent le défi de la Patrouille des Glaciers 10 mai 2024 Publié le : Le 21 avril dernier, 3 frères valaisans se sont alignés au départ de la célèbre Patrouille des Glaciers, une course bouclée en… 8 heures. Seul malentendant, et habitué à ce type d’efforts, Bastien Perruchoud était de l’aventure. On peut être malentendant et s’adonner à une pratique sportive de haut niveau, en équipe avec des personnes entendantes. Malentendant depuis son enfance, Bastien Perruchoud est en effet un habitué des compétitions sportives, seul ou équipe. Mais en cette journée du 21 avril, c’est avec ses deux frères Florent et Julien, tous deux entendants, qu’il s’aligne au départ de la célèbre Patrouille des Glaciers, la légendaire course au cœur des Alpes. Prévue le 20 avril, c’est finalement, en raison des mauvaises conditions météorologiques, le lendemain que la course aura lieu, et les trois frères ont privilégié le parcours A, entre Arolla et Verbier, soit un trajet de… 29 km, avec pas moins de 2200 mètres de dénivelé. « J’avais déjà fait la Patrouille des Glaciers il y a deux ans avec une autre équipe, raconte Florent. Je n’ai pas hésité à me réinscrire à cette édition 2024 quand Bastien a proposé de le faire entre frères, parce que dans notre famille, nous sommes tous fans de haute montagne, y compris nos parents ». Pour Bastien, 30 ans, Florent 27 ans et Julien 32 ans, la nuit du 21 avril a été particulièrement courte puisqu’il a fallu, après une minutieuse préparation du matériel, se réveiller dès 3 heures du matin, pour rejoindre Sion puis Arolla et s’aligner au départ de la « petite patrouille ». La suite évidemment, n’a pas été de tout repos, puisqu’entre le départ et l’arrivée se sont écoulées près de… 8 heures ininterrompues de course, plus exactement 7h59, avec en cours de parcours, un ravitaillement assuré par le papa, par ailleurs propulsé « remplaçant » officiel en cas de défection de l’un des coureurs. Course exigeante « C’est une course de haute montagne particulièrement exigeante si je la compare aux autres courses que j’ai faites précédemment, explique Bastien. Mais tout s’est bien passé, même si la première partie s’est déroulée à la lumière des torches dans la nuit noire. Pour moi, le plus difficile a été lorsqu’il a fallu gravir, en portant nos skis, les 1300 marches taillées dans la neige au passage de Rosablanche. Ensuite après le dernier col, tout était en descente jusqu’à l’arrivée, et donc bien plus facile ». « Ce qui est le plus difficile dans cette course, c’est surtout de maintenir l’effort physique dans la longue durée, estime de son côté Florent. D’autant que l’important dénivelé et le froid particulièrement rude de cette année, n’ont vraiment pas arrangé les choses ». Heureusement, l’équipe est soudée et se connaît très bien. Un mois plus tôt en effet, les trois frères ont couru ensemble la Patrouille de la Maya pour mieux rôder leurs habitudes et leurs efforts. « C’est du reste à ce moment que nous avions décidé, pour un déroulement optimal que Julien irait devant, Florent derrière, et moi au milieu », se souvient Bastien. Communication facile L’avantage de cette configuration, c’est qu’elle a permis à Bastien de mieux communiquer avec ses coéquipiers : « Interagir et communiquer avec Bastien a été facile, détaille Florent. Nous avons l'habitude et nous savons comment nous placer pour lui parler, ce qui fait que l'on communique très bien. Le seul cas où cela a été un peu plus compliqué, c’est quand Bastien n’entendait pas lorsqu’une équipe plus rapide devait nous dépasser et nous annonçait son passage ! Mais on s’est débrouillé et tout s’est très bien passé !» « Dans ce genre de course, c’est l’esprit d’équipe qui prévaut toujours, résume Bastien, heureux d’avoir relevé ce défi particulièrement difficile. Par exemple, j’ai dû au bout d’un moment donner le sac qui contenait la corde à mes frères parce que je n’avais pas assez mangé le matin, ». Et d’ajouter : « C’est cet esprit qui permet de venir à bout de ce genre de course. Je dois d’ailleurs relever à quel point le soutien, financier et moral de nos parents a aussi été important dans cette aventure ». SUIVANT PRECEDENT
- Reeflect, une «oreille artificielle» à domicile | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Reeflect, une «oreille artificielle» à domicile 19 janvier 2025 Publié le : Reeflect est un système de domotique de sécurité fondé sur l’intelligence artificielle qui informe les sourds et malentendants, via des alertes lumineuses spécifiques, de chaque évènement qui survient dans leur domicile. Après la France en juin 2025, le dispositif devrait être commercialisé en Suisse. « Mes deux parents sont sourds de naissance, je suis donc bien placé pour savoir à quel point il est préjudiciable de ne pas savoir ce qu’il se passe dans son environnement et se sentir en sécurité dans son domicile quand on présente une perte auditive. Le projet Reeflect est donc un projet à 100% né d’une expérience personnelle. » Créée à Montpellier en France, par le jeune ingénieur Anthony Denux, Reeflect ne cache pas son ambition de révolutionner et le mot n’est pas faible, la vie des sourds et malentendants lorsqu’ils sont chez eux. Mais de quoi s’agit-il exactement ? « Il s’agit d’un dispositif intelligent, une véritable oreille connectée à domicile qui vise à détecter les bruits pour alerter les personnes en cas de besoin, afin de leur garantir une autonomie complète », lance Anthony Denux. Notifications et alertes lumineuses Concrètement, grâce à une intelligence artificielle développée exclusivement à cet effet, des micros disposés dans chaque pièce sont capables de détecter les bruits importants de la vie quotidienne, qu’il s’agisse des pleurs d’un enfant, d’un robinet qui fuit, d’une porte qui claque ou de quelqu’un qui sonne à la porte, etc… Connectés à une application mobile, ces micros spécifiquement paramétrés, envoient immédiatement une notification au smartphone ou à la montre connectée du détenteur, tandis que simultanément des LED ou autres alertes visuelles peuvent être enclenchées. L’avantage du dispositif est qu’il permet à son utilisateur de définir toute une série de paramètres qui lui permettent d’identifier immédiatement la nature de l’alerte, et exactement dans quel lieu de la maison elle a été déclenchée. Par exemple, une couleur bleue lorsqu’un bébé pleure, verte quand la porte sonne, ou alors l’ensemble des lumières de la maison qui s’allument simultanément en cas d’alerte incendie etc. « Les alertes visuelles pour personnes déficientes auditives n’ont jamais vraiment évolué depuis des années, constate Anthony Denux qui a déjà plus de 1500 clients sur sa liste d’attente, sans compter de nombreuses demandes en provenance de Suisse. Notre souhait a vraiment été de disrupter le secteur en imaginant une solution qui réponde complètement aux besoins spécifiques de chacun, sous la forme d’un véritable assistant de vie à domicil e». Et d’ajouter : « Les sourds et malentendants ont été une communauté trop longtemps oubliée et je suis bien placé pour le savoir. C’est aussi pour cette raison que nous souhaitons proposer des prix abordables, 1000 euros pour équiper un appartement, 1500 pour une maison ». Nombreuses distinctions Aujourd’hui en voie de finalisation, la solution Reeflect qui a déjà raflé de nombreuses distinctions lors de concours réservés aux start-up, devrait entrer dès le début de cette année 2025 en phase de tests en conditions réelles, pour une commercialisation à destination du grand public prévue en juin 2025. La Suisse devrait suivre rapidement, « tant les demandes de renseignement en provenance de ce pays sont importantes » . Et ce n’est pas tout : au-delà des particuliers, Reeflect mise également sur le marché des entreprises, via un système non pas de ventes, mais d’abonnements, les besoins en termes d’aménagement de postes pour les sourds et malentendants étant très importants. www.reeflect.fr SUIVANT PRECEDENT
- «Échanger, discuter, faire des liens, c’est vraiment très important!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Échanger, discuter, faire des liens, c’est vraiment très important!» 29 septembre 2025 Publié le : Le 13 septembre dernier, une centaine de malentendants et proches se sont retrouvés aux Ponts-de-Martel (NE), à l’invitation de l’Amicale des malentendants de la Chaux-de-Fonds et environs. Récit d’une journée très réussie. C’est un rendez-vous habituel, mais qui cette année, avait une saveur particulière. Car c’est aussi pour fêter ses 100 ans que l’Amicale des malentendants de la Chaux-de-Fonds et environs s’est proposée pour organiser le 13 septembre dernier, la traditionnelle Rencontre des amicales de Romandie et de France voisine. « Ce n'était pas la première fois que nous organisions cette rencontre, mais cette fois nous avions vraiment tenu à le faire pour fêter notre centenaire avec nos amis des autres cantons, explique Josina Kramer, présidente de l’Amicale. C’était pour nous une belle manière de faire d’une pierre deux coups ! » Salle paroissiale En ce début de matinée du 13 septembre, ce sont donc plus de cent convives représentant six amicales romandes ainsi que l’Association des sourds et malentendants de Pontarlier (F) -venue en force avec une trentaine de membres-, qui se sont retrouvés dès 8h30 à la Salle paroissiale des Ponts-de-Martel (Photo “By Mi Photographie”), pour démarrer la journée autour d’un sympathique café-croissant. « Nous sommes la section de la Chaux-de-Fonds, mais nous drainons beaucoup de personnes en provenance de Neuchâtel, d’où l’idée d’organiser la rencontre aux Ponts-de-Martel, car c’était aussi l’occasion de faire découvrir le canton à un peu tout le monde », ajoute Josina Kramer. Le lieu avait, de toutes manières, tout pour plaire. Ancienne mais parfaitement équipée, la salle a permis d’accueillir les participants dans d’excellentes conditions, en particulier le groupe d’invités qui a choisi d’y rester tout au long de la matinée, afin d’y échanger dans une ambiance conviviale et détendue, mais aussi d’y danser sous la musique du très sympathique groupe « Les Rétros ». Tourbière Quant aux autres participants, ils se sont scindés dès 9h30 en deux groupes : le premier a ainsi choisi de visiter la Maison de la Tourbière, un mini-musée situé à proximité et dont l’objectif est de mettre en valeur, protéger et étudier les hauts-marais suisses tout en offrant une expérience scientifique et culturelle. Quant au second groupe, il a préféré arpenter le sentier didactique non loin de là, un étonnant et très intéressant parcours « découverte » qui retrace l’histoire de l’exploitation de la tourbe. Place ensuite, aux alentours de 11 heures 30, à la partie protocolaire de la journée avec bien sûr, l’allocution de bienvenue de Josina Kramer, suivie de celles du président de la fondation de la Maison de la Tourbière, Jacques-André Maire et de la conseillère d’État neuchâteloise en charge de la cohésion sociale, Florence Nater qui avait fait le déplacement pour l’occasion. FoRom écoute impliquée Alors qu’une participation forfaitaire de 50 francs a été demandée à chaque participant, FoRom écoute s’est impliquée en soutenant l’organisation de la rencontre via une subvention de 100 francs par convive, soit une enveloppe budgétaire de plus de 10’000 francs. « Cette journée a, malgré le temps, été vraiment magnifique et nous ne regrettons pas l’énorme travail d’organisation qu’elle nous a demandé durant les 9 mois qui l’ont précédée, et ce d’autant que la communication entre malentendants n’est pas toujours aisée , se réjouit Josina Kramer. Heureusement, j’ai pu compter sur l’implication du comité avec lequel on s’est distribué les différentes tâches et la multitude de petits détails à régler !» Et de conclure: « La plupart des malentendants, surtout les plus âgés, se rencontrent en général lors de la journée de congrès organisée chaque année par FoRom écoute. Cette Rencontre des amicales leur offre une deuxième occasion d’échanger, de discuter et de faire des liens, et c’est en cela qu’elle est vraiment très importante ». SUIVANT PRECEDENT














