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- Forom Ecoute | fondation romande des malentendants | Av. Général-Guisan 117, 1009 Pully, Switzerland
Forom Ecoute est une fondation romande des malentendants. Conseils, soutien et ressources pour mieux gérer la perte auditive. La fondation des malentendants Lire le Magazine HOTLINE GRATUITE 0800 614 614 Inscrivez-vous à notre newsletter DERNIÈRES NOUVELLES TOUS LES ARTICLES Lecture Labiale En savoir + Foire aux questions En savoir + Demander de l'aide En savoir + Appelez-nous 0800 614 614 Email info@ecoute.ch ENTRER EN CONTACT AVEC FOROM ECOUTE MAGAZINE Lucien Schmid: «Je me suis toujours considéré comme les autres!» Âgé de 22 ans, né à Yverdon, Lucien Schmid a été double-implanté très jeune. Passionné par la technique, mû par une insatiable curiosité, ce jeune homme attachant étudie actuellement à la prestigieuses École polytechnique fédérale de Lausanne. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait et à ce que je sais, je suis je suis devenu sourd vers l'âge de 7 à 8 mois, après une méningite. Là, à Genève, on m'a diagnostiqué cette surdité, et on m'a proposé une intervention. Mais mes parents ont demandé que je sois implanté des 2 côtés, ce qui a été le cas à l'âge de 11 puis de 13 mois… Vous avez une élocution parfaite… J’ai pu en effet acquérir le langage tout à fait normalement. C’est aussi parce que j'ai eu la chance d'être énormément stimulé par mes parents, avec des discussions, des jeux etc… Sans oublier bien sûr, le travail avec les logopédistes, à raison d'une fois par semaine pendant plusieurs années… Comment s’est déroulée votre scolarité ? Je l’ai entamée à l’ECES, (à l’époque École cantonale pour enfants sourds, ndlr) jusqu'à l'âge de 4 ans. Puis, je suis entré en première enfantine dans une école classique avec les autres enfants de mon village de Baulme. Par la suite, j’ai suivi un cursus scolaire ordinaire et je n’ai pas le souvenir d'avoir eu des difficultés scolaires ou relationnelles avec les autres enfants, qui souvent, ne savaient même pas que je portais des implants. A vous entendre, tout a été facile… A mon avis, cette relative facilité résulte de tout le travail en amont qui a été fait par mes parents et mes grands-parents qui m'ont toujours énormément soutenu, ainsi que mon entourage qui a fait abstraction de mon handicap, ce qui fait que je me suis toujours considéré comme les autres. Et que faites-vous à la fin de votre scolarité obligatoire ? Le gymnase à Yverdon pour une maturité maths-physique, parce que j’aime le monde de la technique et mettre en application des concepts à travers des projets… Depuis tout petit, j’ai une passion pour les trains et pour tout ce qui est pratique. C’est tout cela qui m’a conduit vers une voie scientifique… En 2022, après 3 ans de gymnase, vous décrochez votre maturité et entrez à l’EPFL en génie mécanique, pour dans la foulée, réussir la très redoutée première année… Ah ce n’était pas facile du tout, en moyenne une personne sur deux échoue à cette première année en effet ! Et c’était d’autant plus compliqué, qu’il fallait concilier tout cela avec des difficultés de transport et des problèmes familiaux… J’ai réussi, de justesse, mais j’ai réussi (rires). Tout de même, cela a dû vous demander un travail acharné ! Ah c’est certain, mais le soutien de ma famille a été déterminant. Et puis c’est vrai qu’être malentendant ou sourd peut être un désavantage, mais je l’ai toujours comblé par ma curiosité à chercher à comprendre les nouveaux concepts et à les mettre en pratique. Je suis convaincu que l’argument de discrimination pour les sourds peut être amoindri, parce que lorsqu’on est bien accompagné, on évolue très bien. Désormais vous voilà en master à l’EPFL… Oui parce que clairement, un bachelor ne suffit pas. Mais je suis dans une période où je m’interroge beaucoup sur la suite, et je sature un peu avec ce rythme où tout va très vite et où mon travail n’est plus aussi qualitatif que ce que j’aurais souhaité. Alors, je pense partir un moment avec des amis en Amérique du Sud pour réfléchir à ce qui me plairait le plus. Continuer l’EPFL avec un autre master sur la thermique des bâtiments par exemple, aller vers une autre école, ou même autre chose… Quel conseil donneriez-vous à jeune malentendant ou sourd ? Ne jamais se détourner des choses qui nous rendent heureux ou pour lesquelles on a un fort intérêt, comme par exemple le mien pour la technique. Ensuite, après des années de travail on prend goût et on finit par être reconnu dans ce que l’on fait. Ce conseil est valable pour tout le monde, pas seulement pour les malentendants, non ? C’est vrai. Mais quand on a un sens qui nous a été enlevé, comme l’ouïe par exemple, il faut redoubler d’efforts pour avancer. Et justement avoir quelque chose qui nous permet de nous démarquer, une passion, un point d’intérêt, un trait personnel qui fait avancer, je pense que c’est encore plus important quand on est malentendant. Les jeunes ont la parole 5 janvier 2026 Publié le : Lire l'article Une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille avec un enfant sourd Touchant, délicat, tourné en France voisine, ce documentaire intitulé «Elle entend pas la moto» et signé Dominique Fischbach, raconte sur 25 années, le long parcours d’une enfant implantée pour laquelle «impossible n’est pas sourd». C’est l’un des documentaires les plus émouvants et les plus délicats que l’on puisse trouver, consacré à la surdité. Disponible en salles en France depuis cette semaine, et bientôt en Suisse, «Elle entend pas la moto» raconte l'histoire de Manon, une jeune femme sourde profonde et implantée, qui décide de s’affranchir des barrières de son handicap pour devenir une «championne de la vie», et trouver sa place dans la société. Dans la beauté des paysages alpestres si proches de la Suisse, l’histoire de la jeune femme et de son clan est ainsi délicatement retracée avec brio, entre interviews, archives familiales et images filmées par la réalisatrice depuis 25 ans. Manon et son jeune frère Maxime – hélas décédé en 2016 - ont la particularité d’être sourds depuis leur naissance, au sein d’une famille et d’une fratrie qui a su accueillir leur handicap avec bienveillance et intelligence. Très jeunes, à l’aube des années 2000, ils ont bénéficié d’une implantation cochléaire qui leur a permis d’oraliser et de rêver aux plus grandes aventures. La surdité comme une richesse Manon, déterminée - elle considère sa surdité «comme une richesse» - veut ainsi, dès l’âge de 11 ans, s’engager dans une carrière de gymnaste de haut niveau, en dépit du risque de détériorer son précieux implant. Elle qui a couru un marathon, gravi le Mont-Blanc, parcouru plus de 1000 kilomètres à vélo en dix jours en 2018, doit cependant se résoudre à y renoncer, et choisit alors de se tourner vers… l’aviation. Il lui faudra quatorze années d’efforts pour obtenir son brevet de pilote et devenir la première femme sourde pilote d’avion en France, un titre qu’elle est encore, à ce jour, la seule à détenir. Avec plus de 200 heures de vol à son actif, Manon aime transmettre son expérience. Elle intervient régulièrement en entreprise, notamment chez Airbus à Toulouse, pour sensibiliser au handicap. En 2021, elle enrichit encore son parcours en obtenant son brevet de pilote ULM, ainsi que plusieurs permis : moto, bateau fluvial et côtier, et celui d’accompagnatrice handiski. « J’avais envie dans ce documentaire, de parler du handicap mais en l’abordant du point de vue de la fratrie, explique son auteure et réalisatrice Dominique Fischbach. Parce que pour parler de l’humanité, j’ai le sentiment qu’il faut se situer à la marge. C’est ainsi que les choses deviennent plus saillantes. En abordant les liens intrafamiliaux via la surdité, cela permet un décalage qui joue comme un rôle de miroir grossissant sur ce qui se joue au sein de n’importe quelle famille (… ). Un jour, on me parle des parents de Manon, qui ont trois enfants dont deux sourds. J’arrive chez eux en région parisienne et, tout de suite, je reçois de leur part un accueil très chaleureux. Et puis cette petite Manon me tape dans l’œil. Elle a onze ans à l’époque et un humour incroyable». Résilience Constitué des archives de la famille (plus de 80 heures!), des rushes des précédents films de la réalisatrice et des images tournées durant l’été 2024 sur le plateau de Solaison dans le Massif des Bornes en Haute-Savoie, à l’aérodrome de Megève et dans la région parisienne, «Elle entend pas la moto» est une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille qui a su porter et accompagner sa fille sourde dans son incroyable chemin d’épreuves et de résilience. « Elle entend pas la moto », un documentaire de Dominique Frischbah. Diffusé en version sous-titrée français. Découvrez la bande annonce ici . Point fort 22 décembre 2025 Publié le : Lire l'article Le Viagra pourrait guérir certaines surdités d’origine génétique Selon une étude internationale publiée dans la revue Science Daily, la célèbre petite pilule bleue pourrait largement atténuer les surdités liées aux mutations du gène CPD. Comment souvent, bien des années après leur mise sur le marché, des molécules trouvent des indications nouvelles et fort différentes des pathologies pour lesquelles elles ont été i initialement développées. C’est le cas du célèbre Viagra donc le principe actif est le sildénafil, connu jusqu’à présent pour son efficacité dans le traitement des troubles de l’érection. Jadis suspecté d’être à l’origine de surdités brusques, le voilà désormais qui représente un véritable espoir dans la prise en charge et le traitement de certaines surdités d’origine congénitale, jusqu’ici considérées comme irréversibles. Flux sanguins Le Viagra est en effet médicament connu pour stimuler les flux sanguins en augmentant le taux de cGMP (guanosine monophosphate cyclique), une molécule qui agit comme messager intracellulaire en régulant de nombreuses fonctions cellulaires, y compris la vasodilatation, c’est-à-dire la dilatation des vaisseaux. Seulement voilà : selon une récente découverte, le Viagra pourrait aussi réactiver les voies de signalisation défaillantes dans les cellules de l’oreille interne. Une équipe de chercheurs de l’université de Chicago vient en effet d’identifier une anomalie nouvelle située dans un gène appelé CPD (carboxypeptidase D). Identifiées grâce à un séquençage massif chez des familles originaires de Turquie, toutes concernées par une surdité sensorielle héréditaire, trois mutations rares de ce gène perturbent un processus métabolique clé dans les cellules de l’oreille interne, activant une enzyme agissant sur un acide aminé clé, l’arginine. Pistes thérapeutiques Or un déficit en arginine empêche la génération de monoxyde d’azote et de cGMP, deux molécules indispensables à la communication cellulaire dans le système auditif et dont l’absence conduit à une dégénérescence progressive des cellules sensorielles responsables de l’audition, les célèbres cellules ciliées. Chez les mouches drosophiles porteuses des mêmes anomalies génétiques, cette dégénérescence se traduit ainsi sans équivoque par des troubles de l’équilibre et une perte auditive marquée. Après la découverte de ces anomalies génétiques, les chercheurs ont exploré plusieurs pistes thérapeutiques, dont fort logiquement, une supplémentation en L-arginine, un complément alimentaire disponible dans le commerce. Bonne nouvelle : chez les mouches drosophiles, celle-ci a permis, de restaurer en partie les niveaux d’oxyde nitrique et d’atténuer la mort des cellules ciliées auditives. L’autre piste prometteuse est celle du Viagra, dont l’usage a induit un effet auditif protecteur complémentaire, via une stimulation de la production d'oxyde nitrique intracellulaire, en réactivant les voies de signalisation défaillantes dans les cellules de l’oreille interne. Rapide mise sur le marché « Notre étude est passionnante parce que nous avons trouvé une nouvelle mutation génétique liée à la surdité, et plus important encore, nous avons une cible thérapeutique qui peut réellement atténuer cette condition », se réjouit l'auteur principal de l’étude, Rong Grace Zhai, professeur de neurologie à l’université de Chicago. Très prometteuse, cette piste représente un espoir thérapeutique pour les malentendants d’autant que déjà homologué par la FDA américaine, le Viagra pourrait voir cette nouvelle indication rapidement autorisée. Actualités 15 décembre 2025 Publié le : Lire l'article TOUS LES ARTICLES IBAN : CH08 0900 0000 2000 5658 5 CCP 20-5658-5
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C’est aussi parce que j'ai eu la chance d'être énormément stimulé par mes parents, avec des discussions, des jeux etc… Sans oublier bien sûr, le travail avec les logopédistes, à raison d'une fois par semaine pendant plusieurs années… Comment s’est déroulée votre scolarité ? Je l’ai entamée à l’ECES, (à l’époque École cantonale pour enfants sourds, ndlr) jusqu'à l'âge de 4 ans. Puis, je suis entré en première enfantine dans une école classique avec les autres enfants de mon village de Baulme. Par la suite, j’ai suivi un cursus scolaire ordinaire et je n’ai pas le souvenir d'avoir eu des difficultés scolaires ou relationnelles avec les autres enfants, qui souvent, ne savaient même pas que je portais des implants. A vous entendre, tout a été facile… A mon avis, cette relative facilité résulte de tout le travail en amont qui a été fait par mes parents et mes grands-parents qui m'ont toujours énormément soutenu, ainsi que mon entourage qui a fait abstraction de mon handicap, ce qui fait que je me suis toujours considéré comme les autres. Et que faites-vous à la fin de votre scolarité obligatoire ? Le gymnase à Yverdon pour une maturité maths-physique, parce que j’aime le monde de la technique et mettre en application des concepts à travers des projets… Depuis tout petit, j’ai une passion pour les trains et pour tout ce qui est pratique. C’est tout cela qui m’a conduit vers une voie scientifique… En 2022, après 3 ans de gymnase, vous décrochez votre maturité et entrez à l’EPFL en génie mécanique, pour dans la foulée, réussir la très redoutée première année… Ah ce n’était pas facile du tout, en moyenne une personne sur deux échoue à cette première année en effet ! Et c’était d’autant plus compliqué, qu’il fallait concilier tout cela avec des difficultés de transport et des problèmes familiaux… J’ai réussi, de justesse, mais j’ai réussi (rires). Tout de même, cela a dû vous demander un travail acharné ! Ah c’est certain, mais le soutien de ma famille a été déterminant. Et puis c’est vrai qu’être malentendant ou sourd peut être un désavantage, mais je l’ai toujours comblé par ma curiosité à chercher à comprendre les nouveaux concepts et à les mettre en pratique. Je suis convaincu que l’argument de discrimination pour les sourds peut être amoindri, parce que lorsqu’on est bien accompagné, on évolue très bien. Désormais vous voilà en master à l’EPFL… Oui parce que clairement, un bachelor ne suffit pas. Mais je suis dans une période où je m’interroge beaucoup sur la suite, et je sature un peu avec ce rythme où tout va très vite et où mon travail n’est plus aussi qualitatif que ce que j’aurais souhaité. Alors, je pense partir un moment avec des amis en Amérique du Sud pour réfléchir à ce qui me plairait le plus. Continuer l’EPFL avec un autre master sur la thermique des bâtiments par exemple, aller vers une autre école, ou même autre chose… Quel conseil donneriez-vous à jeune malentendant ou sourd ? Ne jamais se détourner des choses qui nous rendent heureux ou pour lesquelles on a un fort intérêt, comme par exemple le mien pour la technique. Ensuite, après des années de travail on prend goût et on finit par être reconnu dans ce que l’on fait. Ce conseil est valable pour tout le monde, pas seulement pour les malentendants, non ? C’est vrai. Mais quand on a un sens qui nous a été enlevé, comme l’ouïe par exemple, il faut redoubler d’efforts pour avancer. Et justement avoir quelque chose qui nous permet de nous démarquer, une passion, un point d’intérêt, un trait personnel qui fait avancer, je pense que c’est encore plus important quand on est malentendant. 5 janvier 2026 Publié le : Lire l'article Point fort Une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille avec un enfant sourd Touchant, délicat, tourné en France voisine, ce documentaire intitulé «Elle entend pas la moto» et signé Dominique Fischbach, raconte sur 25 années, le long parcours d’une enfant implantée pour laquelle «impossible n’est pas sourd». C’est l’un des documentaires les plus émouvants et les plus délicats que l’on puisse trouver, consacré à la surdité. Disponible en salles en France depuis cette semaine, et bientôt en Suisse, «Elle entend pas la moto» raconte l'histoire de Manon, une jeune femme sourde profonde et implantée, qui décide de s’affranchir des barrières de son handicap pour devenir une «championne de la vie», et trouver sa place dans la société. Dans la beauté des paysages alpestres si proches de la Suisse, l’histoire de la jeune femme et de son clan est ainsi délicatement retracée avec brio, entre interviews, archives familiales et images filmées par la réalisatrice depuis 25 ans. Manon et son jeune frère Maxime – hélas décédé en 2016 - ont la particularité d’être sourds depuis leur naissance, au sein d’une famille et d’une fratrie qui a su accueillir leur handicap avec bienveillance et intelligence. Très jeunes, à l’aube des années 2000, ils ont bénéficié d’une implantation cochléaire qui leur a permis d’oraliser et de rêver aux plus grandes aventures. La surdité comme une richesse Manon, déterminée - elle considère sa surdité «comme une richesse» - veut ainsi, dès l’âge de 11 ans, s’engager dans une carrière de gymnaste de haut niveau, en dépit du risque de détériorer son précieux implant. Elle qui a couru un marathon, gravi le Mont-Blanc, parcouru plus de 1000 kilomètres à vélo en dix jours en 2018, doit cependant se résoudre à y renoncer, et choisit alors de se tourner vers… l’aviation. Il lui faudra quatorze années d’efforts pour obtenir son brevet de pilote et devenir la première femme sourde pilote d’avion en France, un titre qu’elle est encore, à ce jour, la seule à détenir. Avec plus de 200 heures de vol à son actif, Manon aime transmettre son expérience. Elle intervient régulièrement en entreprise, notamment chez Airbus à Toulouse, pour sensibiliser au handicap. En 2021, elle enrichit encore son parcours en obtenant son brevet de pilote ULM, ainsi que plusieurs permis : moto, bateau fluvial et côtier, et celui d’accompagnatrice handiski. « J’avais envie dans ce documentaire, de parler du handicap mais en l’abordant du point de vue de la fratrie, explique son auteure et réalisatrice Dominique Fischbach. Parce que pour parler de l’humanité, j’ai le sentiment qu’il faut se situer à la marge. C’est ainsi que les choses deviennent plus saillantes. En abordant les liens intrafamiliaux via la surdité, cela permet un décalage qui joue comme un rôle de miroir grossissant sur ce qui se joue au sein de n’importe quelle famille (… ). Un jour, on me parle des parents de Manon, qui ont trois enfants dont deux sourds. J’arrive chez eux en région parisienne et, tout de suite, je reçois de leur part un accueil très chaleureux. Et puis cette petite Manon me tape dans l’œil. Elle a onze ans à l’époque et un humour incroyable». Résilience Constitué des archives de la famille (plus de 80 heures!), des rushes des précédents films de la réalisatrice et des images tournées durant l’été 2024 sur le plateau de Solaison dans le Massif des Bornes en Haute-Savoie, à l’aérodrome de Megève et dans la région parisienne, «Elle entend pas la moto» est une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille qui a su porter et accompagner sa fille sourde dans son incroyable chemin d’épreuves et de résilience. « Elle entend pas la moto », un documentaire de Dominique Frischbah. Diffusé en version sous-titrée français. Découvrez la bande annonce ici . 22 décembre 2025 Publié le : Lire l'article Actualités Le Viagra pourrait guérir certaines surdités d’origine génétique Selon une étude internationale publiée dans la revue Science Daily, la célèbre petite pilule bleue pourrait largement atténuer les surdités liées aux mutations du gène CPD. Comment souvent, bien des années après leur mise sur le marché, des molécules trouvent des indications nouvelles et fort différentes des pathologies pour lesquelles elles ont été i initialement développées. C’est le cas du célèbre Viagra donc le principe actif est le sildénafil, connu jusqu’à présent pour son efficacité dans le traitement des troubles de l’érection. Jadis suspecté d’être à l’origine de surdités brusques, le voilà désormais qui représente un véritable espoir dans la prise en charge et le traitement de certaines surdités d’origine congénitale, jusqu’ici considérées comme irréversibles. Flux sanguins Le Viagra est en effet médicament connu pour stimuler les flux sanguins en augmentant le taux de cGMP (guanosine monophosphate cyclique), une molécule qui agit comme messager intracellulaire en régulant de nombreuses fonctions cellulaires, y compris la vasodilatation, c’est-à-dire la dilatation des vaisseaux. Seulement voilà : selon une récente découverte, le Viagra pourrait aussi réactiver les voies de signalisation défaillantes dans les cellules de l’oreille interne. Une équipe de chercheurs de l’université de Chicago vient en effet d’identifier une anomalie nouvelle située dans un gène appelé CPD (carboxypeptidase D). Identifiées grâce à un séquençage massif chez des familles originaires de Turquie, toutes concernées par une surdité sensorielle héréditaire, trois mutations rares de ce gène perturbent un processus métabolique clé dans les cellules de l’oreille interne, activant une enzyme agissant sur un acide aminé clé, l’arginine. Pistes thérapeutiques Or un déficit en arginine empêche la génération de monoxyde d’azote et de cGMP, deux molécules indispensables à la communication cellulaire dans le système auditif et dont l’absence conduit à une dégénérescence progressive des cellules sensorielles responsables de l’audition, les célèbres cellules ciliées. Chez les mouches drosophiles porteuses des mêmes anomalies génétiques, cette dégénérescence se traduit ainsi sans équivoque par des troubles de l’équilibre et une perte auditive marquée. Après la découverte de ces anomalies génétiques, les chercheurs ont exploré plusieurs pistes thérapeutiques, dont fort logiquement, une supplémentation en L-arginine, un complément alimentaire disponible dans le commerce. Bonne nouvelle : chez les mouches drosophiles, celle-ci a permis, de restaurer en partie les niveaux d’oxyde nitrique et d’atténuer la mort des cellules ciliées auditives. L’autre piste prometteuse est celle du Viagra, dont l’usage a induit un effet auditif protecteur complémentaire, via une stimulation de la production d'oxyde nitrique intracellulaire, en réactivant les voies de signalisation défaillantes dans les cellules de l’oreille interne. Rapide mise sur le marché « Notre étude est passionnante parce que nous avons trouvé une nouvelle mutation génétique liée à la surdité, et plus important encore, nous avons une cible thérapeutique qui peut réellement atténuer cette condition », se réjouit l'auteur principal de l’étude, Rong Grace Zhai, professeur de neurologie à l’université de Chicago. Très prometteuse, cette piste représente un espoir thérapeutique pour les malentendants d’autant que déjà homologué par la FDA américaine, le Viagra pourrait voir cette nouvelle indication rapidement autorisée. 15 décembre 2025 Publié le : Lire l'article Dans les cantons Une journée d’échanges sur la pratique des professionnels de la surdité Quelle que soit la profession que l’on exerce, la prise en charge des personnes sourdes et malentendantes implique la maîtrise de compétences élargies et spécifiques. En novembre dernier, des professionnels de la surdité se sont réunis à Genève pour partager leurs expériences. Soigner, prendre en charge, accompagner, soutenir ou aider les personnes atteintes de surdité ou de perte auditive n’est pas une démarche aisée. Celle-ci sous-entend en effet des compétences et des aptitudes spécifiques que seule une longue expérience peut permettre d’acquérir. Et c’est bel et bien en vue de partager ces expériences qu’une vingtaine de professionnels romands de la surdité, de tous horizons - psychologues, enseignants, éducateurs sociaux, responsables de projets, physiothérapeutes etc - se sont réunis en novembre dernier à Genève pour une journée de formation organisée par le Groupe Romand des Professionnels de la Surdité. « Je pense qu’il est important de partager tout ce que l'on fait pour apprendre les uns des autres et mieux adapter nos pratiques aux personnes sourdes et malentendantes, explique Joëlle Jaunin, physiothérapeute. Ces pratiques demandent des adaptations constantes de notre part, ce qui d’ailleurs a l’avantage d’inverser la logique qui veut qu’il appartient toujours aux sourds et malentendants de consentir l’effort d’adaptation ». Mise en commun des expériences « La surdité est un monde spécifique et très petit et dans lequel on manque souvent d'informations, ajoute Julie Battistolo, travailleuse sociale. La mise en commun des expériences est donc très importante, d’autant que bien des professionnels non sensibilisés à la surdité ont tendance à penser qu'ils comprennent ce monde si particulier. Se rencontrer pour établir des liens et réfléchir à nos expériences est donc vraiment important ». La première partie de la journée a été consacrée à la récolte des problématique présentées par les différents professionnels présents, chacun présentant d’abord à un binôme, puis à l’ensemble du groupe, une situation professionnelle particulière à laquelle il aura réfléchi en amont. Le tout, sous la supervision d’Anandy Clerc, travailleuse sociale et intervenante en analyse des pratiques. « Mon rôle au cours de cette journée est d'intervenir pour accompagner la réflexion des professionnels dans l’objectif de modéliser leur pratique, explique-t-elle. L’idée est que l’on ne se restreigne pas à un simple partage d’expériences, mais qu’à partir des situations professionnelles explorées le matin, on parvienne au cours de l’atelier réflexif de l’après-midi, à une mise en perspective et à une modélisation des contours des métiers de la surdité ». Diversité des points de vue Fondée sur la méthode dite de Fishbowl (Aquarium, ndlr), structurée autour d’un petit groupe placé au centre d’un cercle (le bocal), l’animation avait ainsi pour objectif de favoriser les échanges tout en maintenant une structure claire qui permette une diversité des points de vue, assortie d’une dynamique d’écoute active. « Il y avait clairement un manque et une attente de cet espace élargi pour réfléchir à nos pratiques de manière concrète, et qui s’étaient exprimés durant nos précédents journées de formation, par tradition beaucoup plus théoriques » conclut Susana Sanina, présidente du GRPS qui ajoute : « L’avantage, c’est que la journée d’aujourd’hui a non seulement été une occasion d’apprendre et de réfléchir à nos pratiques, mais aussi de créer du lien entre les participants, ce qui a aussi fait du bien à tout le monde ». www.grpsurdite.ch 8 décembre 2025 Publié le : Lire l'article Point fort Une jeune Valaisanne conçoit un kit pour aider les enfants sourds à la piscine Âgée de 23 ans, Claudia Dussex, sourde implantée, a conçu « Minô va à la piscine ». Son objectif ? Aider les maîtres-nageurs et les enseignants à accompagner les jeunes enfants sourds pendant leurs cours de natation. « Tout le monde ne connaît pas la langue des signes ou la langue parlée complétée, c’est pour cela que j’ai essayé de créer un moyen de communication basé essentiellement sur des images et un peu de texte, et donc accessible à tout le monde ». Ce moyen de communication original et créatif, c’est tout simplement un kit pédagogique visuel, intitulé « Minô va à la piscine » et destiné à accompagner les enfants sourds en cours de natation. Et son auteure est à peine âgée de 23 ans. Née sourde des deux oreilles, implantée à gauche à l’âge d’un an et demi, Claudia Dussex est détentrice d’un bachelor en communication visuelle qu’elle vient de décrocher, après 3 ans de formation à la Haute Ecole d’Art et de Design (HEAD) de Genève. Mémoire de fin d’études L’idée de son kit lui est venue lorsque, dans le cadre de son mémoire de fin d’études, elle s’intéresse aux outils de communication destinés aux sourds et malentendants et présents dans les lieux publics. « J’ai analysé différents endroits, cinémas, piscines, écoles, musées, etc. et j’ai constaté qu’il n’y avait rien dans les piscines. Et immédiatement, cela a fait écho à l’expérience de l’enfant que j’étais, et qui avait tant de mal à communiquer avec ceux qui l’accompagnaient à la piscine ». Aussitôt, alliant son vécu de sourde et ses compétences en graphisme, elle se lance dans l’élaboration du prototype de « Minô va à la piscine », si utile aux enfants qui à la piscine, doivent se séparer de leurs implants ou de leurs appareils auditifs. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Destiné aux enseignants et aux maîtres-nageurs dispensant des cours de natation aux enfants de 6 à 10 ans, ce kit se compose en premier lieu de deux fiches informatives à utiliser avant le cours de natation, l’une présentant les règles générales de la piscine, et l’autre, les 9 étapes - et autant de consignes -, qui encadrent le déroulé du futur cours, avant et après le « plouf » dans l’eau. Ces étapes sont du reste, résumées en pictogrammes dans un bracelet en silicone que l’enfant pourra prendre ensuite avec lui à l’intérieur de la piscine. En outre, et pendant le cours, l’enseignant ou le maître-nageur dispose d’un sac contenant des cartes illustrées destinées à préciser visuellement les consignes aux enfants sourds, afin de leur permettre de suivre l’activité comme les autres enfants. Minô le chat Fil conducteur de l’ensemble, le personnage de Minô, le chat que l’on retrouve sur tous les supports du kit. « J’ai moi-même un chat, explique Claudia. Et comme les chats ont peur de l’eau, j’ai utilisé cette contradiction pour créer un personnage qui permet à l’enseignant de montrer que même un chat qui craint l’eau est capable de nager. C’est donc rassurant et encourageant pour les enfants » Très complet, « Minô va à la piscine » a valu la superbe note de 5.5 à sa conceptrice qui n’a pas ménagé ses efforts pour l’élaborer, suivant une classe genevoise durant ses cours de piscine, et testant le prototype auprès d’enfants sourds et de maîtres-nageurs qui l’ont adoubé et plébiscité. Élaboré, pensé, fabriqué, testé et primé, « Minô va à la piscine » est désormais fin prêt pour une nouvelle vie, en dehors du cadre de la formation professionnelle. « Je suis désormais tout à fait prête à le commercialiser, explique Claudia Dussex qui ne manque pas de suite dans les idées. Mon plus grand souhait, ce serait d'avoir une petite entreprise dédiée à Minô, en le déclinant sous forme de goodies (petits objets promotionnels, ndlr). L’étape suivante, ce serait bien sûr de décliner le kit dans d’autres contextes que celui de la piscine, comme par exemple les camps de vacances, le ski, la plage, etc ». www.instagram.com/mino_va_a_la_piscine 1 décembre 2025 Publié le : Lire l'article Actualités L’appareillage précoce limite le risque de démence Une récente étude américaine portant sur près de 3000 personnes suivies durant deux décennies le démontre : plus on s’appareille précocement, et plus le risque de voir apparaître une démence est faible. Les signes sont de plus en plus probants. Après une récente étude de l’université de Genève, c’est une nouvelle recherche du Framingham Heart Study , publiée ce mois de septembre dans le célèbre JAMA Neurology qui le confirme : après l’âge de 60 ans, le port d’appareils auditives limite le risque de voir apparaître une démence au cours des deux décennies suivantes. « Cette étude sur les participants de Framingham suggère que la gestion de la perte auditive au cours de la vie grâce à une amélioration de l'audition par l'utilisation d'appareils auditifs pourrait bel et bien aider à protéger le cerveau et à réduire le risque de démence », a ainsi déclaré à MedPage Today, la neurologue Sudha Seshadri, coautrice de l’étude, qui ajoute : « cela veut dire que la perte auditive doit être considérée comme un facteur de risque de la démence et qu’il est donc important de la prendre en charge quel que soit l’âge. » Intervention précoce De nombreuses études ont jusqu’à présent démontré l’avantage protecteur que les appareils auditifs représentent en matière de démence, mais elles se sont principalement concentrées sur les personnes âgées de plus de 70 ans. La recherche du Framingham Heart Study a ceci de nouveau qu’elle est la première à identifier que la réduction du risque dépend de l'intervention précoce pour la prise en charge de la perte auditive. L’étude de Sudha Seshadri a porté sur 2 953 participants sans démence âgés de 60 ans ou plus et qui ont tous fait l’objet d’une audiométrie au ton pur et d’un suivi pour la démence durant 20 ans, sur la base des critères défini par le DSM-V, le célèbre manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, établi par l’American Psychiatric Association (APA). Association avant 70 ans Fait significatif : l’étude n’a ainsi objectivé aucune association entre l'utilisation d'aides auditives et la démence incidente chez les personnes âgées de 70 ans et plus. En revanche l’association a été établie pour… les participants plus jeunes et pour lesquels l’usage de l’appareillage auditif constituait une véritable variable de réduction du risque d’apparition de démence. Selon les chercheurs, la causalité du lien entre perte auditive et déclin cognitif serait multifactorielle : isolement social et manque de stimulation, dépression, maladies cardiovasculaires figurent ainsi parmi les facteurs évoqués. 24 novembre 2025 Publié le : Lire l'article Point fort Un enfant sourd ou malentendant a droit à une allocation pour impotent Les enfants présentant une perte auditive de 60 % ou à partir d’un seuil d’audibilité de 55 dB peuvent prétendre à une allocation d’impotence faible versée par l’AI. Cette aide, actuellement d’un montant de 504 francs mensuels, est bienvenue pour un grand nombre de familles. Peu de parents le savent, mais l’information est d’importance. Si votre enfant présente une perte auditive grave, il a droit à une allocation pour impotent. Régie par la circulaire sur l’impotence (CSI) de l’Office fédéral des assurances sociales, cette allocation est destinée à toute personne résidente en Suisse présentant « une atteinte à la santé physique, mentale ou psychique » « Est réputée impotente toute personne qui, en raison d’une atteinte à sa santé, a besoin de façon permanente de l’aide de tiers ou d’une surveillance personnelle pour accomplir des actes ordinaires de la vie (art. 9 LPGA) » précise ainsi la circulaire. Contacts sociaux Pour les enfants malentendants ou sourds, le droit à cette allocation s’exprime lorsque des services « considérables et réguliers » des parents ou de tiers sont nécessaires pour que l’enfant concerné puisse entretenir des contacts sociaux. Entrent ainsi dans cette catégorie toutes les démarches destinées à stimuler la capacité de communication de l’enfant handicapé, par exemples lors de mesures scolaires et pédago-thérapeutiques, comme l’application à domicile d’exercices appris et recommandés par des spécialistes, des aides découlant de l’invalidité pour l’apprentissage de l’écriture, ainsi que l’acquisition de la langue ou la lecture labiale etc. « Les enfants atteints d’un grave handicap de l’ouïe ont droit à une allocation pour impotence faible lorsqu’ils sont sourds, plus précisément s’ils présentent un grave handicap de l’ouïe, donc à partir d’un degré de déficience auditive de 60 % ou à partir d’un seuil d’audibilité de 55 dB dans la plage de fréquences comprise entre 500 et 4000 Hz, nous précise encore l’OFAS. Ils ont aussi droit à l’allocation pour impotent lorsque la fourniture d’un moyen auxiliaire n’entre pas en ligne de compte (soit qu’elle est impossible, qu’elle n’amène pas d’amélioration ou qu’elle n’est pas souhaitée par l’enfant) ou lorsque la compréhension de la parole n’est pas suffisante malgré l’utilisation d’un moyen auxiliaire ». 3 niveaux d’impotence Pour rappel, pour l’AI, l’impotence est classée en 3 niveaux : faible, moyenne ou grave. Les enfants présentant une perte auditive sont ainsi reconnus comme présentant une impotence faible et à ce titre, ont droit à une allocation mensuelle de 504 francs et ce, indépendamment du revenu ou de la fortune de leurs parents. Sauf exception, le droit à cette allocation prendra fin au moment où l’enfant n’aura plus besoin d’aide pour l’entretien de ses contacts, « généralement déjà avant la fin de l’école obligatoire » précise l’OFAS. « Il ne faut pas hésiter à demander cette allocation, car cette aide est souvent bienvenue pour des familles dont les parents ont souvent dû arrêter de travailler ou réduire leur temps de travail pour accompagner leur enfant », explique Eva Mani co-directrice de l’Association suisse pour les parents d’enfants déficients auditifs (ASPEDA), dont l’organisation a édité un aide-mémoire clarifiant la procédure à suivre pour solliciter cette allocation. « Cet aide-mémoire contient des informations très utiles pour les parents qui ne savent pas forcément qu’ils ont le droit à cette allocation et qui ne connaissent pas les démarches à suivre. Par exemple, la demande doit ainsi bien préciser qu’elle porte sur l’acquisition des contacts sociaux par les enfants et il faut donc prouver que la contribution des parents porte là-dessus. D’ailleurs, on propose souvent aux familles de tenir un tableau qui détaille leurs actions. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est un vrai plus pour que les offices AI puissent se rendre compte des besoins réels des enfants, d’autant que les décisions d’octroi changent souvent d’un canton à l’autre ». Difficile en tout état de cause de savoir combien d’enfants y ont droit en Suisse. Tout au plus sait-on qu’en 2024, 5710 mineurs ont bénéficié d’une allocation pour impotence faible en raison d’une infirmité congénitale, catégorie qui comprend les enfants sourds et malentendants. 17 novembre 2025 Publié le : Lire l'article Les jeunes ont la parole Breno Rodrigues Lange: «Mes implants ne m’empêchent de jouer au basket-ball!» Né à Morges d’une maman brésilienne et d’un papa allemand, Breno Rodrigues Lange est double implanté cochléaire. Ce qui n’empêche pas ce jeune homme de 16 ans, trilingue, de s’adonner avec passion à son sport préféré au sein du Cossonay Basket Club. Depuis quand êtes-vous sourd ou malentendant ? En réalité, les tests l’ont montré dès ma naissance et l’ont confirmé trois mois plus tard. A ce moment-là, j’ai été adressé au CHUV et de nouveaux examens ont montré que j’étais sourd à 97% des deux oreilles. Quelle est la cause de cette surdité ? On n’en sait rien ! Ma maman a eu une grossesse normale et tout s’était très bien passé. Je n’ai en outre aucun cas de surdité dans ma famille. Vous avez donc été appareillé ? Non, j’ai directement été implanté à l’âge d’un an à Genève, aux HUG. J’ai d’ailleurs été un des tout premiers à faire l’objet d’une double implantation simultanée ! Du coup, comment s’est déroulée votre scolarité avec cette perte auditive ? Mais très bien ! Comme beaucoup d’enfants, j’ai subi du harcèlement scolaire, mais pas du tout en lien avec ma surdité, pour laquelle j’ai toujours été respecté. Durant mes premières années, j’ai été scolarisé à l’Ecole cantonale pour enfants sourds (ECES) avant de passer à l’école obligatoire normale car tout se passait très bien puisque je parlais déjà 3 langues : le français, le portugais et l’allemand. Les enseignants ont surtout ensuite veillé à ce que je sois placé au 1erou au 2ème rang… A vous entendre, tout à l’air facile ! Non bien sûr. D’abord, j’ai la chance d’avoir eu le soutien de ma famille qui m’a toujours accompagné dans tout ce que je faisais que ce soit à l’école ou dans mes loisirs. Ensuite, c’est évident que quand on est sourd ou malentendant, il faut toujours faire bien plus d’efforts que les autres, surtout dans des matières il y a beaucoup d'oral comme l'histoire par exemple. Alors c’est vrai, à la fin d’une journée, on est vraiment fatigué (rires)! Ce qui ne vous a pas empêché de réussir votre scolarité ! Oui, aussi parce que j’ai la chance d’avoir toujours eu beaucoup de facilité dans les matières scientifiques, et c’est là que j’ai obtenu beaucoup de points. D’ailleurs, je suis aujourd’hui en première année de gymnase pour obtenir une maturité maths-physique. Et qu’aimeriez-vous suivre comme études plus tard ? Plusieurs domaines m’intéressent, mais depuis que j’ai découvert, il n’y a pas très longtemps, le 747, cet avion extraordinaire, je me passionne pour l’aviation et l’aérospatiale ! Au début, j'ai envisagé de devenir pilote, mais la surdité occasionne beaucoup de désavantages. Alors désormais, je pense plutôt devenir ingénieur ou une profession proche. Apparemment le basket-ball est votre autre passion ! Eh oui, et c’est aussi une passion récente ! Au départ, j’ai essayé le football, mais je n’ai pas beaucoup aimé. Et puis, il y a un an environ, mon père m’a acheté un ballon de basket en me disant : « essaye !». Et là, tout a décollé ! Cet été, j’ai même été bénévole pendant la Coupe du monde de basket des moins de 19 ans qui s’est déroulée à la Vaudoise aréna. Et puis surtout, je m’entraîne désormais au Cossonay Basket club dont je suis membre. Et cela se passe bien, malgré vos implants ? Mais oui, même si je suis le seul sourd du club, je communique avec mes coéquipiers et j’entends très bien les consignes avec mes implants. Tout se passe donc très bien ! Garder les implants pour jouer au basket, ce n’est pas risqué ? Pas du tout (rires) ! J’ai bien moins d'accidents avec mes implants dans le club que quand je fais du sport ou des activités à l'école ! Pour une raison simple : au club, c’est physique c’est vrai, mais tout le monde sait jouer et la tête n’est quasiment jamais sollicitée ! Il est aussi question que vous participiez aux Deaflympics (Jeux olympiques pour les sourds, ndlr) ? Oui effectivement, c’est un projet qui me plairait beaucoup. Mais le problème, c’est que l’on manque de joueurs et il n’est donc pas sûr que l’on puisse constituer une équipe. Nous verrons bien ! Et finalement, où vous voyez-vous dans 20 ans ? C'est une question compliquée (rires). Mais j'espère bien que je réussirai à faire le métier que je veux, c'est-à-dire ingénieur dans l'aviation ou l'aérospatiale. L’autre option qui serait aussi géniale, ce serait de faire une énorme carrière dans le basket, parce que c'est vraiment mon sport préféré ! 10 novembre 2025 Publié le : Lire l'article Actualités Un complément alimentaire pour soigner les troubles auditifs? Les autorités américaines viennent de délivrer un brevet au complément alimentaire ACEMg dans le cadre d’une «préservation ou amélioration de l’audition en cas de perte auditive neurosensorielle». Il y un nom un peu étrange, mais qui pourrait être appelé à une vraie célébrité. Élaboré par la société américaine Soundbites PBC après de nombreuses années de recherche, le complément alimentaire ACEMg® est un antioxydant à base de vitamines A, C, E, ainsi que de magnésium minéral. Intitulée « Le complément alimentaire ACEMg modifie la progression de la surdité héréditaire », une première étude datant de 2016 et publiée dans la prestigieuse revue Nature, a cherché à évoluer le potentiel de traitement de l'ACEMg sur la cochlée et l'audition de modèles de souris pour deux mutations humaines: la GJB2, principale cause de surdité infantile, et la DIAPHIE3, une cause de neuropathie auditive. Avec un premier résultat encourageant : les seuils auditifs mesurés par la réponse auditive du tronc cérébral étaient significativement meilleurs pour les souris Gjb2-CKO nourries par l'ACEMg que pour le groupe de régime témoin. Depuis, d’autres études appliquées aux humains, ont confirmé élargi le spectre d’utilisation de l’ACEMg: ainsi, une prise quotidienne de ce complément durant au moins 16 semaines améliorerait les seuils auditifs mesurés par distorsion-produit otoacoustique d’au moins 15% et ce, dans des fréquences allant de 1 à 10kHz. Bénéfice clinique évident « Même s’il ne faut pas en surestimer l’effet, l’usage de l'ACEMg s’est soldé par un bénéficie clinique évident et important pour les patients », explique le Dr. Glenn Green, de l’institut de recherche Kresge à l’université du Michigan. A l’aune de ces résultats, et c’est une première, l’Office des brevets et des marques des États-Unis (USPTO) vient très officiellement de délivrer un brevet au complément nutraceutique ACEMg, dans le cadre explicite d’une « préservation ou amélioration de l’audition en cas de perte auditive neurosensorielle non liée à une infection virale ». «Ce nouveau brevet est plus qu'une étape juridique, c'est un grand pas en avant pour la santé auditive et qui consacre plus de deux décennies de recherches », se réjouit Barry Seifer, fondateur et PDG de la société Soundbites PBC. Et les perspectives s’annoncent encore plus prometteuses pour l ACEMg, disponible en libre accès aux États-Unis depuis de nombreuses années sous forme de capsules: d’autres études sont actuellement en cours pour en évaluer son potentiel dans la prise en charge des symptômes de l’acouphène, de l’hyperacousie et de la sensibilité auditive, ainsi que sur la réduction du risque de démence chez les patients atteints de troubles auditifs. 3 novembre 2025 Publié le : Lire l'article Point fort «Les personnes sourdes ou malentendantes doivent créer elles-mêmes leurs propres solutions!» Première avocate sourde de naissance en France, conférencière à l'international, écrivaine, animatrice TV et coach certifiée, Virginie Delalande vient de publier un passionnant guide de développement personnel intitulé « Kiffe ton handicap ». Rencontre avec une personnalité solaire qui a su faire une force de sa surdité. Quelle est la cause de votre surdité ? Je suis née sourde, avec une surdité d'origine génétique. Mes parents s’en sont rendu compte très vite mais le médecin leur a dit : « Vous vous inquiétez pour rien, tout va bien!». Sauf qu'à l’âge de 9 mois, je n’ai pas été capable d'entendre des chiens qui a aboyaient devant un immense tracteur qui fonçait dans la rue. Évidemment là, le diagnostic a été posé (grand sourire)… Ce qui n’a pas empêché le spécialiste de décréter une véritable « condamnation » à votre égard… Ah mais totalement, il a déclaré à mes parents : « Elle ne parlera jamais ! », comme si mon histoire était écrite d'avance ! Mes parents ont été effondrés d'apprendre que j'étais sourde, effondrés de savoir qu’ils ne m’entendraient jamais dire « papa » ou « maman » et effondrés de savoir que je ne mènerais pas une vie normale… Terrible, ce genre de condamnation, non? Eh oui ! Et cela arrive encore aujourd’hui : pas plus tard qu'il y a 2 semaines, mon chauffeur de taxi m'a dit qu'il avait eu la même réaction d'un médecin à propos de son fils sourd. Et cela se passe encore au 21e siècle, alors qu'avec une bonne prise en charge et un bon environnement, on arrive à parler et à très bien évoluer dans la vie. La société vous a-t-elle soutenue ? Certainement pas ! La société a toujours été du genre à me mettre des boulets aux pieds ! Si j’en suis là aujourd’hui, c'est grâce à mes parents et aux logopédistes qui m’ont énormément fait travailler ! Qu'est-ce qui est le plus difficile, quand on est un enfant sourd ? Les adultes et les adolescents ! Les enfants, c'est facile car ils n'ont pas de préjugés. Mais quand il s'agit d’établir de vrais échanges et de partager des choses et des connaissances avec les plus grands, cela devient beaucoup plus compliqué, car rien n'est adapté pour les personnes en situation de handicap auditif qui portent seules la charge de la communication, de la compréhension et de l'adaptation. Vous avez été la première avocate sourde de France, avant de vous tourner vers le marketing, puis le coaching… Comment expliquez-vous ce parcours ? Ce n’est que l'année dernière que je me suis rendu compte que le point commun de tous les métiers que j'ai exercés, c'est la communication… Peut-être y a-t-il là quelque chose de psychologique en lien avec ma volonté de relever les défis liés à mon handicap (rires). Votre livre opère un changement de perspective. Avec vous, le handicap en général et la surdité en particulier, se transforment en grande chance… Le handicap nous fait découvrir des facettes de nos personnalités que nous ne savions pas avoir. Grâce à la surdité, j’ai pu développer énormément d'outils que j'ai pu mettre à profit dans ma vie personnelle et professionnelle : prendre ma place, apprendre à négocier, être attentive à la qualité de la communication, être assertive, apprendre à sortir du cadre etc… En même temps, tout n’a pas été rose… Certainement pas. Être en situation de handicap, ce n’est pas facile et si on s’en sort, c’est par instinct de survie, parce que cela devient une nécessité après avoir touché le fond. Mais une fois que le plus dur est fait, on se rend compte à quel point le handicap est vraiment un cadeau ! Quand avez-vous eu le déclic pour arriver à ce changement de perspective ? Je n’ai pas eu de déclic à proprement parler, mais plutôt un lent processus de prise de conscience, pendant la période de reconstruction que j'ai traversée grâce à une thérapeute, suisse d'ailleurs, qui était géniale. Elle m'a permis de prendre conscience de plein de choses que j'ai appliquées dans ma vie et qui m’ont aidée à me construire enfin une vie qui me ressemble. Venons-en à votre livre, très joliment intitulé « Kiffe ton handicap ! ». Pourquoi ce guide de développement personnel qui ,en passant, fourmille d’outils très utiles? Parce que c'est le livre que j'aurais rêvé de lire au moment de mon adolescence et au début de ma vie d'adulte, quand je me posais plein de questions et que j'étais pleine d'inquiétude ! Ce livre a pour objectif de faire gagner du temps à tous ceux qui se sentent mal avec un handicap, qui en ont honte, qui se dévalorisent se disent : « je n'y arriverai pas !». Un des concepts que vous élaborez, c’est celui de normalitude… On renvoie toujours aux personnes en situation de handicap, l'image qu’elles doivent être réparées, qu’il leur manque quelque chose etc. En réponse, les personnes sourdes essayent de se conformer à une certaine idée de la normalité, ce qui des oblige à se sur-adapter au point d'en perdre leur identité, leur énergie et même parfois de finir en burn-out… C’est ça, la normalitude, à laquelle je préfère opposer le néologisme de handicapitude, qui implique de rester nous-mêmes avec notre singularité ! Pour vous, les personnes en situation de handicap ne sont pas de « erreurs du système » mais des « éclaireurs ». Vraiment ? Mais oui, car nous sommes la démonstration vivante que nous pouvons dépasser les limites du corps humain : après tout, des sourds arrivent bel et bien à parler sans entendre, ce qui montre à quel point nous faisons voler en éclats les certitudes de la science. Et puis, ne sommes-nous pas un exemple pour les personnes qui vieillissent et à qui on montre que l'on peut garder de l'autonomie malgré les pertes ? Nous montrons que l'on arrive toujours à avancer, car nous sommes résilients et que l'on sait ce que c'est que de sortir de la tempête. Je suis convaincue qu’avoir plus de personnes en situation de handicap dans le monde des dirigeants politiques leur permettrait d'avoir plus de recul et d'être de vrais leaders ! « Kiffe ton handicap ! » n’est pas seulement un livre. Il se veut le point de départ d’un véritable mouvement de fond dans la société. Qu’en attendez-vous ? La libération psychologique des personnes en situation de handicap ! Car j'en ai assez que l'on se cache, qu'on ait honte alors que l'on a tant à apporter à la société. Toutes les minorités ont plus ou moins fait leur révolution mais pas les personnes en situation de handicap. Nous devons désormais décider de notre vie, ne pas laisser faire ceux qui pensent pour nous et créer nos propres solutions. Comment cela va-t-il se passer concrètement ? Très rapidement une newsletter va arriver. Puis des rencontres, des formations et des séminaires seront organisés dans le but de donner aux personnes en situation de handicap des outils capables de leur permettre de s'affirmer et de mener leur vie. « Kiffe ton handicap ! Ta différence est ton histoire. Fais-en ton pouvoir! » Virginie Delalande, éditions Dunod, 2025. En savoir plus sur le mouvement « Kiffe ton handicap » : www.kiffetonhandicap.com 27 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Actualités Des échanges entre professionnels pour mieux appréhender la malentendance Depuis une trentaine d’années, le Groupe Romand des professionnels de la surdité, qui fédère pas moins de 200 membres, organise des journées de formation dont l’objectif est de mutualiser leurs expériences de travail. Héritier du Groupe Romand des Pédagogues pour Déficients auditifs fondé en 1953, le Groupe Romand des Professionnels de la Surdité (GRPS) est une association à but non lucratif qui depuis une trentaine d’années, fédère des professionnels de la surdité et de la malentendance provenant de divers horizons : enseignants en école spécialisée, logopédistes, éducateurs, médecins, etc. « Tout professionnel qui, dans sa vie active, est en contact avec des personnes ayant une surdité ou une malentendance y est le bienvenu », explique la travailleuse sociale Susana Sanina, qui a repris la présidence du GRPS en juin dernier, suite au départ à la retraite de Michèle Lovis, répondante surdité au Repuis (VD), un centre de formation professionnelle spécialisée pour des apprentis ne pouvant acquérir celle-ci selon le processus traditionnel. Promouvoir la formation De fait, l’association, financée uniquement par les cotisations et des dons, regroupe aujourd’hui près de 200 membres, adhérant soit à titre individuel soit à titre collectif. Son objectif ? En premier lieu de promouvoir la formation continue des professionnels actifs dans la surdité et la malentendance, tout en favorisant les échanges et les contacts entre eux afin de faciliter leur travail quotidien. « Une chose est sûre : aujourd'hui, les professionnels qui travaillent dans la surdité et la malentendance se sentent isolés, constate Susana Sanina. Et plus particulièrement, celles et ceux qui travaillent dans une institution qui n'est pas directement liée à la surdité, mais qui sont au contact de personnes malentendantes ou sourdes. Un de nos objectifs prioritaires est ainsi de contribuer à rompre cet isolement ». Pour ce faire, le Groupe romand des Professionnels de la Surdité organise chaque année deux journées de formation, en mars et en novembre - avec un certificat à la clé – et qui abordent des thématiques très diversifiées. En mars dernier, c’était ainsi le « Développement de la sexualité de l’enfant/adolescent sourd » qui a fait l’objet d’une conférence proposée par le sexothérapeute Steven Derendinger, les thématiques précédentes étaient consacrées, entre autres exemples, à la santé mentale, aux mesures proposées par l’AI ou même au parcours langagier des sourds issus de l’immigration… « En tant que professionnels, nous passons notre temps à tenter de faire le tri dans notre pratique quotidienne, pour savoir ce qui relève de la surdité proprement dite ou ce qui relève du contexte social ou médical, etc… Or ce n'est qu'en discutant avec d'autres professionnels que l'on parvient à faire la différence et c’est une des raisons pour laquelle ces journées sont vraiment très importantes ». Nouveau format En dépit du réel succès rencontré par ces journées, le comité du GRPS a décidé de modifier le format de la prochaine journée de formation qui sera organisée le 6 novembre prochain. « Ce sera une grande première qui résulte d’une réflexion menée après que nombre de nos membres ont exprimé le souhait de partager plus intensément leurs expériences professionnelles », explique la présidente. Résultat : la journée du 6 novembre sera entièrement consacrée à un travail de réflexion et d’analyse des pratiques professionnelles sous la coordination et la modération d’une intervenante spécialisée. Comme à l’accoutumée, un questionnaire de satisfaction sera distribué aux participants et dont les résultats conditionneront la pérennisation ou pas de cette nouvelle formule. Groupe Romand des Professionnels de la Surdité. www.grpsurdite.ch 20 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Actualités Quand la peur du jugement prétérite les malentendants Une enquête internationale révèle que les croyances stéréotypées et les expériences de discrimination ont un impact sur la divulgation de la perte auditive et l’utilisation des aides auditives par les malentendants. Ainsi, un adulte sur trois de plus de 50 ans garde secrète sa perte auditive, souvent parce qu’il craint d’être jugé. Une étude majeure publiée en août dernier par l'International Journal of Audiology révèle que près d'un tiers des personnes souffrant de perte auditive et âgées de plus de 50 ans choisissent de dissimuler leur trouble, par crainte d’être jugées. Ce programme de recherche international mené à grande échelle précise en outre que la perte auditive est toujours liée à des stéréotypes sur le vieillissement et le handicap, ce qui a pour conséquence d’empêcher les malentendants de demander de l'aide. Intitulée « Dire ou de ne pas dire ? Explorer le processus social de la stigmatisation pour les adultes souffrant de perte auditive et leur famille », cette étude qui a été menée en deux phases par la Dr Katie Ekberg (Flinders University) et la Pr Louise Hickson (University of Queensland), a porté sur plusieurs centaines d’individus malentendants âgés de plus de 50 ans ainsi que leurs proches, interrogés en Australie, aux États-Unis et en Grande Bretagne. Son objectif ? Explorer la manière dont la stigmatisation est vécue par les adultes souffrant de perte auditive et leur famille, la manière dont ils gèrent celle-ci dans leur vie quotidienne et les modalités selon lesquelles ces expériences influent sur leur décision de porter ou ne pas porter d’aides auditives. Moindre recours aux aides auditives Et les résultats sont sans équivoque : bien que les aides auditives modernes soient globalement perçues de manière positive - « discrètes et efficaces » selon les termes de l’étude -, les personnes ayant une perte auditive associée ou non au port d’appareils font l’objet de stéréotypes négatifs portant sur le vieillissement et l'invalidité. Environ 60 % des participants, déclarent avoir été moqués ou pris à la légère, les laissant « mal à l'aise et frustrés », et 25 % ont même déclaré avoir choisi de ne jamais divulguer leur perte auditive, empêchant l’usage des aides auditives et accentuant ainsi leur mal-être et leur sentiment d’isolement. « Dans l’ensemble, nos résultats indiquent que les adultes atteints de perte auditive vivant en Australie, au Royaume-Uni et aux États-Unis continuent d’associer la perte auditive et les aides auditives aux stéréotypes négatifs associés au vieillissement et au handicap », écrivent les auteurs de l’étude qui estiment qu’accepter d’engager la conversation serait un pas crucial pour les malentendants : ceux qui osent parler leur handicap ont ainsi plus facilement recours à l’appareillage auditif que ceux pour lesquels la perte auditive constitue un tabou. Différence de perspective Mais ce premier pas reste souvent le plus difficile. Pour briser ce tabou, les chercheurs proposent des outils pratiques, comme des infographies à utiliser en consultation par les spécialistes de l’audition. Et pour cause : l’une des conclusions les plus frappantes de la recherche est la différence de perspective entre les personnes ayant une perte auditive et les professionnels qui les traitent. Alors que les cliniciens se concentrent sur la stigmatisation des appareils auditifs, les adultes malentendants se déclarent quant à eux, en premier lieu préoccupés par la stigmatisation de la perte auditive elle-même. « Plus les soignants en sauront, et mieux ils pourront aider les malentendants à se sentir en confiance, à demander de l’aide et à communiquer ouvertement, conclut la Dr Ekberg. En outre, pour les familles et la population dans son ensemble, la sensibilisation de la population à la perte auditive acquise – qui commence souvent à partir de 50 ans – peut aider à contester les stéréotypes dépassés qui s’associent à la perte auditive et à la vieillesse. » 15 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Point fort A Genève, une Rencontre de l’audition très réussie Familles, soignants, malentendants, sourds, médecins, logopédistes, ingénieurs, associations… En ce samedi 27 septembre, ils se sont tous donné rendez-vous à Genève dans le Jardin de l’Hôpital des Enfants, à l’occasion de la traditionnelle Rencontre de l’audition, organisée par l’équipe de pédo-audiologie et d’ORL pédiatrique des HUG. C’est une édition qui avait une valeur symbolique. Et pour cause : en ce très ensoleillé samedi 27 septembre, l’équipe de pédo-audiologie et d’ORL pédiatrique des Hôpitaux universitaires de Genève accueillaient leur 10ème Rencontre de l’audition, une manifestation publique organisée dans le Jardin de l’Hôpital des enfants et qui, cette année, a attiré plus de 150 visiteurs. « Dès la première Rencontre, il y a dix ans, l’Association Genevoise des Malentendants (AGM) s’est associée aux HUG pour organiser cette superbe manifestation en en assurant la recherche de fonds pour en garantir le financement, explique Solange Nahum, médecin ORL et présidente de l’AGM. Et ce qui est magnifique et très émouvant aujourd’hui, c’est de voir que ceux qui était présents au début en tant qu’enfants malentendants ou sourds sont aujourd’hui de jeunes adultes qui s’impliquent dans l’organisation de la rencontre». « Donner du sens » « En tant que premiers interlocuteurs de nos patients et premier lieu de consultation et de suivi, nous étions un peu les seuls à pouvoir faire le lien entre eux et tous les acteurs de la surdité, explique la Dr Hélène Cao-Van, responsable de l'unité d'ORL pédiatrique et pédo-audiologie aux HUG. C’est comme cela que l’idée de cette rencontre est née il y a dix ans, en ayant à l’esprit que le lien et la dimension émotionnelle sont vraiment très importants car ils donnent du sens à notre métier. Alors que lors de la première édition, nous étions à peine 20, nous dépassons désormais très largement la centaine, ce qui montre que ces rencontres répondent vraiment à un besoin ». De nombreuses organisations ont marqué l’évènement par leur présence via des stands d’information et de sensibilisation, sagement alignés sous la tente érigée dans le Jardin : l’Association genevoise des malentendants, l’Association suisse des parents d’enfants déficients auditifs (ASPEDA), la fondation a capella, ainsi que l’association surdibus. De l’autre côté de la tente, le public a pu déguster les collations proposées par… l’équipe des HUG, techniciens, médecins, ingénieurs du Centre d’implantation cochléaire, dans une ambiance festive familiale et conviviale, marquée par la présence d’étudiants en logopédie, très impliqués dans l’organisation des différentes animations. Des soignants donc, des malentendants ou sourds, des parents venus avec leurs enfants… ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement, sans compter la notable présence des plus anciens, mais toujours fidèles au rendez-vous, comme la logopédiste Marielle Deriaz, ou les professeurs retraités Marco Pellizone ou Jean-Philippe Guyot. Des ateliers et des animations Très vite, après l’allocution de bienvenue prononcée par la Dr Cao-Van, les convives ont pu profiter de l’exceptionnel programme concocté pour cette 10ème rencontre, ponctuée d’une multitude d’ateliers susceptibles de réunir le plus grand nombre: un atelier-découverte en « chansigne » proposé par l’association Les 10 doigts en cavale , un atelier de bricolage, un atelier de maquillage, un atelier « Prends soin de ton appareil auditif » proposé par le laboratoire d’audiologie, sans oublier la très appréciée animation proposée par Joëlle Cretin, clown et… adulte sourde. Acteurs à part entière de cette après-midi, les sourds et malentendants se sont en effet distingués par leur implication dans de nombreux ateliers. Lucien Schmid, implanté et étudiant en formation mécanique à l’EPFL a ainsi proposé aux plus jeunes de personnaliser de très sympathiques boîtes en bois. Claudia Dussex, également implantée et diplômée de la Haute Ecole d’arts appliqués (HEAD) de Genève, a présenté son ingénieux kit destinée à faciliter la communication des enfants sourds… à la piscine. Quant à Alvaro Rogner, ce malentendant apprenti en formation de menuisier ébéniste a organisé de son côté un atelier « cadre photo ». C’est en fin d’après-midi que la rencontre s’est clôturée par un très original concert du groupe « Les fils du Facteur », chansigné par l’association Les 10 doigts en cavale , et suivi d’un superbe lâcher de bulles de savon. Hautement symbolique, une fresque patiemment décorée durant toute l’après-midi par les très nombreux jeunes présents, ira orner un des murs du service d’ORL des HUG. 13 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Dans les cantons «Échanger, discuter, faire des liens, c’est vraiment très important!» Le 13 septembre dernier, une centaine de malentendants et proches se sont retrouvés aux Ponts-de-Martel (NE), à l’invitation de l’Amicale des malentendants de la Chaux-de-Fonds et environs. Récit d’une journée très réussie. C’est un rendez-vous habituel, mais qui cette année, avait une saveur particulière. Car c’est aussi pour fêter ses 100 ans que l’Amicale des malentendants de la Chaux-de-Fonds et environs s’est proposée pour organiser le 13 septembre dernier, la traditionnelle Rencontre des amicales de Romandie et de France voisine. « Ce n'était pas la première fois que nous organisions cette rencontre, mais cette fois nous avions vraiment tenu à le faire pour fêter notre centenaire avec nos amis des autres cantons, explique Josina Kramer, présidente de l’Amicale. C’était pour nous une belle manière de faire d’une pierre deux coups ! » Salle paroissiale En ce début de matinée du 13 septembre, ce sont donc plus de cent convives représentant six amicales romandes ainsi que l’Association des sourds et malentendants de Pontarlier (F) -venue en force avec une trentaine de membres-, qui se sont retrouvés dès 8h30 à la Salle paroissiale des Ponts-de-Martel (Photo “By Mi Photographie”), pour démarrer la journée autour d’un sympathique café-croissant. « Nous sommes la section de la Chaux-de-Fonds, mais nous drainons beaucoup de personnes en provenance de Neuchâtel, d’où l’idée d’organiser la rencontre aux Ponts-de-Martel, car c’était aussi l’occasion de faire découvrir le canton à un peu tout le monde », ajoute Josina Kramer. Le lieu avait, de toutes manières, tout pour plaire. Ancienne mais parfaitement équipée, la salle a permis d’accueillir les participants dans d’excellentes conditions, en particulier le groupe d’invités qui a choisi d’y rester tout au long de la matinée, afin d’y échanger dans une ambiance conviviale et détendue, mais aussi d’y danser sous la musique du très sympathique groupe « Les Rétros ». Tourbière Quant aux autres participants, ils se sont scindés dès 9h30 en deux groupes : le premier a ainsi choisi de visiter la Maison de la Tourbière, un mini-musée situé à proximité et dont l’objectif est de mettre en valeur, protéger et étudier les hauts-marais suisses tout en offrant une expérience scientifique et culturelle. Quant au second groupe, il a préféré arpenter le sentier didactique non loin de là, un étonnant et très intéressant parcours « découverte » qui retrace l’histoire de l’exploitation de la tourbe. Place ensuite, aux alentours de 11 heures 30, à la partie protocolaire de la journée avec bien sûr, l’allocution de bienvenue de Josina Kramer, suivie de celles du président de la fondation de la Maison de la Tourbière, Jacques-André Maire et de la conseillère d’État neuchâteloise en charge de la cohésion sociale, Florence Nater qui avait fait le déplacement pour l’occasion. FoRom écoute impliquée Alors qu’une participation forfaitaire de 50 francs a été demandée à chaque participant, FoRom écoute s’est impliquée en soutenant l’organisation de la rencontre via une subvention de 100 francs par convive, soit une enveloppe budgétaire de plus de 10’000 francs. « Cette journée a, malgré le temps, été vraiment magnifique et nous ne regrettons pas l’énorme travail d’organisation qu’elle nous a demandé durant les 9 mois qui l’ont précédée, et ce d’autant que la communication entre malentendants n’est pas toujours aisée , se réjouit Josina Kramer. Heureusement, j’ai pu compter sur l’implication du comité avec lequel on s’est distribué les différentes tâches et la multitude de petits détails à régler !» Et de conclure: « La plupart des malentendants, surtout les plus âgés, se rencontrent en général lors de la journée de congrès organisée chaque année par FoRom écoute. Cette Rencontre des amicales leur offre une deuxième occasion d’échanger, de discuter et de faire des liens, et c’est en cela qu’elle est vraiment très importante ». 13 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Point fort «La surdité et la solitude font le lit de la démence» Une équipe de l’université de Genève a analysé les données de 33’000 seniors européens pour étudier l’impact combiné de la perte auditive et de la solitude sur la mémoire. Le point avec Charikleia Lampraki, chercheuse post-doctorante au sein du laboratoire Lifespan de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’UNIGE et première auteure de l’étude. Comment est venue l’idée de cette recherche ? Il se trouve que le professeur qui dirige notre équipe a des problèmes d'audition… Comme nous nous intéressions de longue date aux problématiques de développement cognitif et de solitude, on a eu l'idée de tenter d’évaluer comment les problèmes d'audition peuvent être liés aux performances cognitives en fonction du sentiment de solitude ressenti, objectif ou subjectif. Cette approche est relativement nouvelle, car si certaines études tendaient à indiquer que cette piste était à explorer, très peu d’équipes de recherche s’y sont concrètement intéressées. La récolte de données a-t-elle été facile ? Nous n’avons pas récolté de données à proprement parler, car nous avons eu la chance de pouvoir nous baser sur celles de l'étude SHARE (Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe). Lancée en 2002, cette étude longitudinale sur la santé et le vieillissement des Européens et Européennes de 50 ans et plus, y compris la Suisse, produit de nouvelles données tous les 2 ans. Au final, nous avons donc pu travailler sur un échantillon comprenant 33000 personnes sur une durée de presque 18 ans. C’était une excellente base pour tester nos hypothèses… Qu’avez-vous cherché exactement ? Nous voulions étudier le lien entre la perte auditive et la mémoire des personnes qui souffrent d’isolement et/ou de solitude en identifiant trois types de profils différents : les personnes isolées socialement et se sentant seules, les personnes non isolées socialement mais se sentant seules et enfin, les personnes isolées socialement mais ne se sentant pas seules. Avec quels résultats ? Très logiquement, on s’est rendu compte que les personnes dont le niveau cognitif était le plus impacté par la surdité étaient les personnes isolées et seules. Mais ce qui nous a le plus surpris, a été de constater que les personnes qui n’étaient pas isolées, mais se sentaient seules voyaient également leur déclin cognitif s’accélérer lorsqu’une surdité était présente… Comment expliquez-vous cela ? Nous n’en sommes qu’au stade des hypothèses, mais il est logique de penser qu’en agissant sur le sentiment de solitude, on pourrait agir pour prévenir le déclin cognitif dans cette population. Ces personnes sont déjà intégrées, il s’agit donc de lever un obstacle sensoriel pour renforcer leur engagement et préserver leur santé cognitive et c’est clairement dans ce groupe qu’une intervention pourrait être la plus efficace. L’intérêt du recours à une correction auditive pour permettre une meilleure participation sociale est donc une hypothèse que nous pensons tester et étudier au cours des années à venir. Des liens avérés entre perte auditive et déclin cognitif Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 2,5 milliards de personnes seront atteintes d’une perte ou d’une déficience auditive en 2050. Plus de 25 % des plus de 60 ans présentent une déficience auditive invalidante. Au-delà du handicap social qu’il engendre, ce trouble est associé à une probabilité accrue de déclin cognitif à un âge avancé. Ce risque pourrait être de deux à trois fois plus important chez les personnes touchées. 13 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Actualités Spectaculaire: une thérapie génique restaure l’audition chez des adultes ! Fondée sur l’injection d’un adénovirus modifié pour convoyer une copie d’un gène défectueux jusqu’à l’oreille interne, une thérapie a donné des résultats enthousiasmants chez les patients atteints d’une surdité causée par une mutation du gène OTOF. Si votre enfant présente une surdité en lien avec une mutation du gène OTOF – une centaine de s par an en Suisse -, alors tous les espoirs sont permis. Une nouvelle thérapie basée sur l’injection d’un virus synthétique à l’intérieur de l’oreille interne, a permis d’obtenir des résultats spectaculaires. Et mieux encore, la restauration de l’audition peut même être obtenue chez des adolescents et des adultes, alors qu’on estime qu’environ 250’000 personnes dans le monde ont une audition altérée par la mutation du gène OTOF. Appliquée à 10 patients Selon une étude publiée dans la revue Nature medicine , un essai clinique, pionnier mené en Chine par l’équipe équipe du professeur Maoli Duan du Karolinska Institutet en Suède, a abouti à des résultats spectaculaires. Appliquée à 10 patients âgés de 1 à 24 ans, atteints d’une forme rare de surdité congénitale ou de déficience auditive sévère causée par des mutations du gène OTOF, cette thérapie génique a permis de faire baisser le seul du volume sonore perçu par les participants de 106 à seulement 52 décibels, soit une amélioration considérable. Alors que les résultats les plus probants ont été enregistrés chez les patients âgés de 5 à 8 ans, la thérapie s’est également révélée efficace chez les adolescents et les adultes, une petite fille de 7 ans ayant même quasi-entièrement recouvré son ouïe. Quatre mois plus tard, elle pouvait déjà converser normalement avec sa mère. « Il s’agit d’une avancée considérable dans le traitement de la surdité, avec un effet profond sur la qualité de vie des personnes atteintes» , s’est réjoui le Dr Maoli Duan, de l’institut Karolinska. Procédé prometteur Ce petit miracle, on le doit à un procédé très prometteur, exploré de longue date par des chercheurs du monde entier, et qui prouve ici son efficacité. L’équipe du Pr Duan a en effet injecté aux patients un virus modifié de la famille des adénovirus, faisant office de transporteur d’un gène de remplacement fonctionnel, destiné à prendre la place du gène porteur de la mutation OTOF, permettant ainsi la production de l'otoferline, une protéine clé dans la transmission des signaux sonores de l'oreille vers le cerveau. Dès le premier mois après traitement - une « simple » injection donc -, les chercheurs ont pu observer chez les patients traités une amélioration aux tests objectifs du tronc cérébral (62%) et une amélioration encore plus nette lors des évaluations comportementales (78%). Sans effets secondaires majeurs observés une année après l’injection, cette thérapie devrait être étendue à d’autres mutations génétiques. « L’OTOF n’est qu’un début, s’enthousiasme le Dr Duan. Nous étudions désormais cette thérapie pour les gènes GJB2 et TMC1, qui sont plus complexes à traiter, mais les études animales ont jusqu’à présent donné des résultats prometteurs ». 13 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Quoi de neuf ? L’exposition «Ear me!» débarque à Lausanne Proposée par Pro Infirmis, cette exposition itinérante vise à briser les clichés sur la surdité et la malentendance. Elle peut être découverte jusqu’au 3 octobre à la Haute école de travail social de Lausanne. Alors qu’une nouvelle volée de la Formation de codeur/codeuse-interprète en langue parlée complétée (LPC) a débuté à la Haute école de travail social de Lausanne (HETSL) le 17 mai dernier, l’Unité de formation continue de la HETSL et la Fondation A Capella s’associent au Réseau Neurodev pour proposer l’exposition Ear Me qui ambitionne de sensibiliser et d’informer le public sur l’importance d’intégrer les personnes vivant avec une déficience auditive. 30 panneaux Le projet « EarMe! » proposé par Pro Infirmis est une exposition de photos, de textes et de témoignages consacrés à la surdité et la malentendance. L'accent a été mis sur les reportages photographiques réalisés par l’artiste Fabrice Nobs et les textes de personnes concernées sur divers aspects de la vie quotidienne avec un handicap auditif. À travers une trentaine de panneaux et une immersion dans le quotidien d’une quinzaine de personnes vivant avec un trouble de l’audition, elle dévoile les défis que ces personnes rencontrent et informe sur leurs réalités: quelles technologies facilitent le quotidien ? Comment appeler les secours en cas d’urgence ? Avez-vous déjà imaginé comment faisait une personne sourde ou malentendante pour appeler la police ? Ou encore qu’en est-il de l’accès à la culture ? Savez-vous qu’il n’existe pas qu’une seule langue des signes ? Qu’est-ce que la langue parlée complétée (LPC) ? Connaissez-vous les divers appareils auditifs ou les nouvelles technologies qui facilitent le quotidien des personnes sourdes/malentendantes ? Handicap peu reconnu Autant de questions et de sujets qui sont traités dans l’exposition avec pour objectif affiché de « briser les clichés sur la surdité et la malentendance ». Car encore aujourd’hui, la surdité/malentendance est un handicap qui n’est pas bien connu ou reconnu. En effet, bien souvent, la surdité ne se voit pas au premier abord ou alors on l’imagine gommée comme par magie par un appareil auditif. En réalité, peu de personnes réalisent les difficultés de communications rencontrées par les personnes sourdes/malentendantes, qu’il s’agisse du grand public ou des institutions. Jusqu’au 3 octobre à la Haute École de Travail Social de Lausanne, Chemin des Abeilles 14, 1010 Lausanne. 13 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Actualités Appels d’urgence: un accès facilité pour les malentendants! En juin dernier, le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) a lancé une vaste consultation avec les cantons, les partis, les associations regroupant les communes et les acteurs du secteur économique, avec pour objectif de modifier l’actuelle ordonnance sur les services de communication. Ce projet est important pour les malentendants car il prévoit l’introduction d’une fonctionnalité dite de texte en temps réel dans le cadre des appels d’urgence adressés à la police, aux pompiers ou au services sanitaires. Transmission instantanée Mais de quoi s’agit-il exactement ? Cette nouvelle fonction est en fait basée sur une technologie qui permet de transmettre instantanément un texte pendant un appel d’urgence. « Les messages (adressés aux malentendants, ndlr) s’afficheront caractère par caractère au fur et à mesure qu’ils sont écrits pendant l’appel, explique le Conseil fédéral, ce qui permettra une communication plus immédiate qu’avec un message traditionnel ». En matière d’appels d’urgence, les personnes malentendantes sont jusqu’à présent désavantagées. Elles ne peuvent en effet pas appeler directement les services d’urgence et disposer de toutes les fonctionnalités habituelles, puisqu’elles doivent en effet passer par un service de relais mis à disposition dans le cadre du service universel, et qui transmet les appels d’urgence à une centrale d’alarme. Or, ce relais fait perdre un temps précieux, en particulier dans les situations d’urgence. Une fois la procédure de consultation terminée en octobre prochain, puis avalisée, il faudra compter avec un délai de mise en œuvre, une numérisation complète des réseaux de télécommunication étant un prérequis indispensable pour que le texte puisse être transmis aux organisations d’urgence. En outre, les centrales d’alarme devront acquérir l’équipement nécessaire et former leur personnel. Pas uniquement pour les malentendants A noter que l’introduction de la fonctionnalité « texte en temps réel » ne simplifie pas l’accès uniquement pour les personnes malentendantes. Elle peut également être utilisée par le grand public lorsque l’usage de la parole est impossible ou limité, comme en cas d’environnement bruyant ou pour d’autres raisons, par exemple en cas de violence domestique, de blessures ou de réactions allergiques, etc. 13 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Actualités Les conférences du Livre sur les quais accessibles aux malentendants Grâce à des boucles magnétiques installées dans 3 grandes salles, les malentendants pourront entendre en tout confort de nombreuses conférences organisée lors de la plus grande manifestation littéraire de Suisse romande, du 5 au 7 septembre prsochain. Bonne nouvelle pour les malentendants ! Plus grande manifestation littéraire de Suisse romande, le célèbre Livre sur les quais ouvrira ses portes au bord du Léman, à Morges, du 5 au 7 septembre. Comme d’habitude, durant les 3 jours que durera la manifestation, plus de 160 autrices et auteurs animeront un programme riche et diversifié, mêlant rencontres, performances, et ateliers pour tous les publics. Pour les malentendants, le Livre sur les quais revêt en outre un goût particulier. Car cette année encore, 3 salles seront équipées de boucles magnétiques qui leur permettront d’assister à de nombreuses conférences, avec un confort auditif maximal. « Nous avons choisi d’équiper nos 3 plus grandes salles afin de toucher le plus grand nombre de personnes possibles, explique Alix Billen, la directrice du Livre sur les quais. Il s’agit de la Salle Belle Époque du Casino, de la salle des Apes du Mont-Blanc et de la Grande salle du Grenier Bernois. Depuis quelques années en effet, nous sommes dans l’optique d’améliorer l’accueil du public malentendant car pour nous, il est important que la littérature soit accessible à tous». Franc succès Financées grâce au soutien de la Ville de Morges, ces boucles rencontrent un franc succès à chaque édition. « Nous ne tenons pas de statistiques spécifiques, mais ces boucles sont utilisées et même très bien utilisées par le public malentendant, ce qui est très réjouissant, observe Alex Billen. Afin d’améliorer leur accueil, les visiteurs malentendants sont en outre dirigés vers des bénévoles spécialement formés aux questions d’accessibilité ». Et ce n’est pas tout. Pour cette 16ème édition, un nouvel effort a été consenti, puisque la salle Champoud du Château de Morges sera quant à elle équipée d’un système «Phonak Roger/FM», une technologie de microphones sans fil qui transmet la voix d’un interlocuteur ou d’un conférencier directement dans les appareils auditifs ou les implants de l’utilisateur. « Ce dispositif que nous proposons cette année grâce à un partenariat avec Silver Audition de Morges, devrait permettre une meilleure compréhension pour les personnes équipées d’un appareil Phonak, explique Alex Billen. C’est en quelque sorte un test, et nous verront bien ce que cela donnera ». Au-delà de la problématique auditive, et d’une manière plus générale, le Livre sur les quais est, depuis 2023, engagé dans un projet pilote en matière d’accessibilité dirigé par le Service des affaires culturelles du canton de Vaud. Accompagnée de spécialistes de l’accessibilité dans le domaine culturel, l’équipe du festival a ainsi mis en place toute une série de nouvelles mesures telles que l’augmentation du nombre de rampes d’accès et de comptoirs abaissés, la création d’une page dédiée à l’accessibilité sur le site internet, la rédaction du programme au format Word accessible, ainsi que l’amélioration de la formation des équipes et des bénévoles sur la thématique de l’accessibilité. Label « Vaud Ambassadeur » En juin 2024, le Livre sur les quais a ainsi obtenu le label « Vaud Ambassadeur » qui comprend pas moins de 23 critères de responsabilité sociétale des entreprises et organisations, répartis en 6 axes : ancrage local, responsabilité sociale, contribution positive, transparence et amélioration continue, formation et innovation et enfin responsabilité environnementale. « Au-delà des questions d’accessibilité, conclut Alex Billen, nous avons également souhaité inscrire l’ensemble de notre démarche dans une logique de Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO) pour également prendre en compte les enjeux de durabilité au sein de notre fonctionnement et de nos activités. Nous recevons en moyenne 40'000 visiteurs à chaque édition et aussi bien l’accessibilité que la durabilité sont des problématiques qui deviennent désormais incontournables ». Programme complet sur www.lelivresurlesquais.ch 13 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Point fort Dépister la perte auditive pour prévenir la démence Alors qu’un nombre croissant d’études atteste du lien entre déclin cognitif et perte auditive, aucune politique de santé publique en Suisse ne met l’accent sur le dépistage précoce de celle-ci. L’appareillage de qualité devient quant à lui un luxe pour les seniors les plus démunis. Ce qui était un soupçon devient une évidence. Au cours des dernières décennies, de plus en plus d’études attestent du lien entre perte auditive et déclin cognitif. En 2024, le rapport de la Commission Lancet sur la démence, reprenant les conclusions de son précédent rapport datant de 2017, est venu apporter une ultime confirmation, identifiant la perte auditive comme l’un des 14 facteurs de risques modifiables de la démence, en particulier la maladie d’Alzheimer. « Dans l’ensemble, environ 45 % des cas de démence sont potentiellement évitables en s’attaquant à 14 facteurs de risque modifiables à différentes étapes de la vie » peut-on ainsi lire en préambule de ce rapport. « Evitable » Le mot clé ici pour une fondation d’utilité publique comme FoRom écoute, est « évitable ». Car il implique qu’agir sur la perte auditive a un impact direct en termes de prévention des démences et du déclin cognitif. Ceci d’autant que bon nombre études révèlent une très nette augmentation de la prévalence du déclin cognitif et de la démence avec l’avènement de la presbyacousie, chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Ainsi, « à une époque où les changements démographiques impliquent un vieillissement accéléré de la population, le dépistage précoce de la perte auditive ainsi qu’un appareillage réussi des personnes concernées deviennent un impératif », explique Laurent Huguenin, président de FoRom écoute. « Le bénéfice en est évident à la fois pour l’autonomie et la qualité de vie des personnes qui perdent leur audition, mais aussi pour la société en général qui doit prendre en charge des coûts de plus en plus élevés pour celles et ceux qui souffrent de déclin auditif ». Loin du compte… Pour indispensable qu’il soit, le dépistage précoce de la perte auditive dès l’âge de 60 ans n’est malheureusement pas une réalité dans notre pays. En termes de santé publique, celui-ci devrait faire l’objet de programmes de détection via des tests systématiques de l’audition, au même titre que les dépistages dont font l’objet le cancer du sein, du côlon ou de la prostate dans de nombreux cantons. L’autre enjeu est évidemment de permettre un accès le plus large possible aux appareils auditifs à celles et ceux qui en ont besoin. Et là encore, on est loin du compte : le système forfaitaire de remboursement des appareils auditifs mis en place depuis 2011 par l’OFAS montre ses limites et s’est traduit par un considérable report de la charge financière en direction des malentendants, en particulier les plus âgés, à l’heure où la réduction des rentes de vieillesse en plonge un nombre croissant dans la précarité. Pour rappel, plus de 800’000 personnes en Suisse souffrent de perte auditive, et parmi elles une immense majorité de seniors. 13 octobre 2025 Publié le : Lire l'article Santé Le cytomégalovirus, première cause de surdité non génétique en Suisse Banal et bénin, le cytomégalovirus devient potentiellement dangereux lorsqu’il infecte le fœtus au 1ertrimestre de la grossesse, affectant le cerveau et l’oreille interne. Un dépistage et un traitement de la mère quand elle est positive, limitent considérablement le risque de transmission à l’enfant. C’est une maladie virale, bénigne et fréquente. Ainsi, chez l’adulte, elle se manifeste soit par un banal syndrome grippal, soit par… aucun symptôme. On considère ainsi, du fait de sa généralisation, que l’infection par le cytomégalovirus (CMV), un virus de la famille des herpes, atteint environ 50% de la population adulte, sans aucune conséquence notable. Sauf… chez les femmes enceintes. Car chez elles, une infection au cours du premier trimestre de leur grossesse peut se traduire par un impact important sur le fœtus, avec le risque de développer des atteintes neurologiques à des degrés divers et des surdités congénitales. « Une femme enceinte qui contacte un CMV et qui n’est elle-même pas immunisée a une chance sur trois de le transmette à son fœtus, et parmi les fœtus infectés pendant la période à risque, 20% vont développer des séquelles. Au total, 7% des fœtus infectés au cours du 1er trimestre de la grossesse vont ainsi développer des séquelles », résume Léo Pomar professeur HES associé à la Haute Ecole de Santé Vaud. 300 à 400 enfants par an Avec ces statistiques, on aboutit à un véritable problème de santé publique, puisqu’en Suisse, chaque année, 300 à 400 enfants naissent avec le CMV, donc 10 % soit feront l’objet d’une interruption de grossesse décidée par la maman en raison de l’infection, soit développeront des séquelles. « Le CMV est non seulement l’infection congénitale la plus fréquente en Suisse, mais aussi la première cause de surdité non génétique, explique Léo Pomar. Il faut savoir que 10% des enfants qui naissent avec le CMV sans présenter aucun symptôme risqueront de développer par la suite une surdité, même si fort heureusement, celle-ci sera aisément appareillable ». Jusqu’à il y a une dizaine d’années, la science était impuissante face au CMV chez la femme enceinte. Il n’y avait en effet aucun moyen efficace de dépistage et aucun traitement à proposer aux mamans concernées. Seule action possible : se borner à adopter des gestes de prévention, en particulier en matière d’hygiène. Le CMV étant transmis par les fluides corporels (sang, lait maternel, urines, salive, selles etc.), les institutions de la petite enfance en sont les principaux lieux de propagation, et la principale recommandation était, et est toujours, de conseiller aux femmes enceintes d’éviter de partager les couverts des enfants, de les embrasser sur la bouche, de les accompagner au bain etc. Au cours des dix dernières années, la donne a évolué. « La situation a beaucoup changé observe Léo Pomar. Nous disposons désormais d’outils de dépistage qui permettent de savoir si la femme enceinte fait l’objet d’une infection ancienne ou récente. Et puis surtout, en cas d’infection récente, nous avons depuis 3 ans, un traitement antiviral qui permet de considérablement limiter le passage du virus à travers le placenta. Depuis deux ans que nous administrons ce traitement au CHUV et dans des cabinets médicaux, nous n’observons quasiment plus d’amniocentèse positive au CMV, cet examen permettant de poser le diagnostic chez le fœtus. Cependant, ce traitement étant donné à haute dose pour pouvoir passer le placenta, il nécessite une information éclairée, une éducation thérapeutique et une surveillance étroite pour éviter des effets secondaires chez la femme enceinte, comme par exemple une insuffisance rénale». Dépistage systématique En résumé, la médecine est désormais capable de dépister correctement l’infection au CMV, de la traiter et même dans le cas où le fœtus est infecté, de prédire précocement s’il développera des séquelles ou pas. Conséquence logique : de plus en plus de pays procèdent à un dépistage systématique du CMV chez la femme enceinte. « En Suisse, le dépistage n’est pas systématique mais il est de plus en plus généralisé, même si nous espérons que la Confédération émettra bientôt des recommandations de dépistage systématique », note le professeur Pomar qui ajoute : « Dans l’intervalle, la société suisse de gynécologie a émis des recommandations plaidant en faveur de l’information systématique en matière de suivi sérologique pour les femmes enceintes ou qui souhaitent le devenir. Car le paradoxe est que toutes les femmes connaissent la toxoplasmose mais bien peu le CMV, alors qu’elles ont dix fois plus de risque de le contracter en début de grossesse.» 13 octobre 2025 Publié le : Lire l'article EN VOIR + EN VOIR + Magazine
- Lucien Schmid: «Je me suis toujours considéré comme les autres!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Lucien Schmid: «Je me suis toujours considéré comme les autres!» 5 janvier 2026 Publié le : Âgé de 22 ans, né à Yverdon, Lucien Schmid a été double-implanté très jeune. Passionné par la technique, mû par une insatiable curiosité, ce jeune homme attachant étudie actuellement à la prestigieuses École polytechnique fédérale de Lausanne. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait et à ce que je sais, je suis je suis devenu sourd vers l'âge de 7 à 8 mois, après une méningite. Là, à Genève, on m'a diagnostiqué cette surdité, et on m'a proposé une intervention. Mais mes parents ont demandé que je sois implanté des 2 côtés, ce qui a été le cas à l'âge de 11 puis de 13 mois… Vous avez une élocution parfaite… J’ai pu en effet acquérir le langage tout à fait normalement. C’est aussi parce que j'ai eu la chance d'être énormément stimulé par mes parents, avec des discussions, des jeux etc… Sans oublier bien sûr, le travail avec les logopédistes, à raison d'une fois par semaine pendant plusieurs années… Comment s’est déroulée votre scolarité ? Je l’ai entamée à l’ECES, (à l’époque École cantonale pour enfants sourds, ndlr) jusqu'à l'âge de 4 ans. Puis, je suis entré en première enfantine dans une école classique avec les autres enfants de mon village de Baulme. Par la suite, j’ai suivi un cursus scolaire ordinaire et je n’ai pas le souvenir d'avoir eu des difficultés scolaires ou relationnelles avec les autres enfants, qui souvent, ne savaient même pas que je portais des implants. A vous entendre, tout a été facile… A mon avis, cette relative facilité résulte de tout le travail en amont qui a été fait par mes parents et mes grands-parents qui m'ont toujours énormément soutenu, ainsi que mon entourage qui a fait abstraction de mon handicap, ce qui fait que je me suis toujours considéré comme les autres. Et que faites-vous à la fin de votre scolarité obligatoire ? Le gymnase à Yverdon pour une maturité maths-physique, parce que j’aime le monde de la technique et mettre en application des concepts à travers des projets… Depuis tout petit, j’ai une passion pour les trains et pour tout ce qui est pratique. C’est tout cela qui m’a conduit vers une voie scientifique… En 2022, après 3 ans de gymnase, vous décrochez votre maturité et entrez à l’EPFL en génie mécanique, pour dans la foulée, réussir la très redoutée première année… Ah ce n’était pas facile du tout, en moyenne une personne sur deux échoue à cette première année en effet ! Et c’était d’autant plus compliqué, qu’il fallait concilier tout cela avec des difficultés de transport et des problèmes familiaux… J’ai réussi, de justesse, mais j’ai réussi (rires). Tout de même, cela a dû vous demander un travail acharné ! Ah c’est certain, mais le soutien de ma famille a été déterminant. Et puis c’est vrai qu’être malentendant ou sourd peut être un désavantage, mais je l’ai toujours comblé par ma curiosité à chercher à comprendre les nouveaux concepts et à les mettre en pratique. Je suis convaincu que l’argument de discrimination pour les sourds peut être amoindri, parce que lorsqu’on est bien accompagné, on évolue très bien. Désormais vous voilà en master à l’EPFL… Oui parce que clairement, un bachelor ne suffit pas. Mais je suis dans une période où je m’interroge beaucoup sur la suite, et je sature un peu avec ce rythme où tout va très vite et où mon travail n’est plus aussi qualitatif que ce que j’aurais souhaité. Alors, je pense partir un moment avec des amis en Amérique du Sud pour réfléchir à ce qui me plairait le plus. Continuer l’EPFL avec un autre master sur la thermique des bâtiments par exemple, aller vers une autre école, ou même autre chose… Quel conseil donneriez-vous à jeune malentendant ou sourd ? Ne jamais se détourner des choses qui nous rendent heureux ou pour lesquelles on a un fort intérêt, comme par exemple le mien pour la technique. Ensuite, après des années de travail on prend goût et on finit par être reconnu dans ce que l’on fait. Ce conseil est valable pour tout le monde, pas seulement pour les malentendants, non ? C’est vrai. Mais quand on a un sens qui nous a été enlevé, comme l’ouïe par exemple, il faut redoubler d’efforts pour avancer. Et justement avoir quelque chose qui nous permet de nous démarquer, une passion, un point d’intérêt, un trait personnel qui fait avancer, je pense que c’est encore plus important quand on est malentendant. SUIVANT PRECEDENT
- Une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille avec un enfant sourd | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille avec un enfant sourd 22 décembre 2025 Publié le : Touchant, délicat, tourné en France voisine, ce documentaire intitulé «Elle entend pas la moto» et signé Dominique Fischbach, raconte sur 25 années, le long parcours d’une enfant implantée pour laquelle «impossible n’est pas sourd». C’est l’un des documentaires les plus émouvants et les plus délicats que l’on puisse trouver, consacré à la surdité. Disponible en salles en France depuis cette semaine, et bientôt en Suisse, «Elle entend pas la moto» raconte l'histoire de Manon, une jeune femme sourde profonde et implantée, qui décide de s’affranchir des barrières de son handicap pour devenir une «championne de la vie», et trouver sa place dans la société. Dans la beauté des paysages alpestres si proches de la Suisse, l’histoire de la jeune femme et de son clan est ainsi délicatement retracée avec brio, entre interviews, archives familiales et images filmées par la réalisatrice depuis 25 ans. Manon et son jeune frère Maxime – hélas décédé en 2016 - ont la particularité d’être sourds depuis leur naissance, au sein d’une famille et d’une fratrie qui a su accueillir leur handicap avec bienveillance et intelligence. Très jeunes, à l’aube des années 2000, ils ont bénéficié d’une implantation cochléaire qui leur a permis d’oraliser et de rêver aux plus grandes aventures. La surdité comme une richesse Manon, déterminée - elle considère sa surdité «comme une richesse» - veut ainsi, dès l’âge de 11 ans, s’engager dans une carrière de gymnaste de haut niveau, en dépit du risque de détériorer son précieux implant. Elle qui a couru un marathon, gravi le Mont-Blanc, parcouru plus de 1000 kilomètres à vélo en dix jours en 2018, doit cependant se résoudre à y renoncer, et choisit alors de se tourner vers… l’aviation. Il lui faudra quatorze années d’efforts pour obtenir son brevet de pilote et devenir la première femme sourde pilote d’avion en France, un titre qu’elle est encore, à ce jour, la seule à détenir. Avec plus de 200 heures de vol à son actif, Manon aime transmettre son expérience. Elle intervient régulièrement en entreprise, notamment chez Airbus à Toulouse, pour sensibiliser au handicap. En 2021, elle enrichit encore son parcours en obtenant son brevet de pilote ULM, ainsi que plusieurs permis : moto, bateau fluvial et côtier, et celui d’accompagnatrice handiski. « J’avais envie dans ce documentaire, de parler du handicap mais en l’abordant du point de vue de la fratrie, explique son auteure et réalisatrice Dominique Fischbach. Parce que pour parler de l’humanité, j’ai le sentiment qu’il faut se situer à la marge. C’est ainsi que les choses deviennent plus saillantes. En abordant les liens intrafamiliaux via la surdité, cela permet un décalage qui joue comme un rôle de miroir grossissant sur ce qui se joue au sein de n’importe quelle famille (… ). Un jour, on me parle des parents de Manon, qui ont trois enfants dont deux sourds. J’arrive chez eux en région parisienne et, tout de suite, je reçois de leur part un accueil très chaleureux. Et puis cette petite Manon me tape dans l’œil. Elle a onze ans à l’époque et un humour incroyable». Résilience Constitué des archives de la famille (plus de 80 heures!), des rushes des précédents films de la réalisatrice et des images tournées durant l’été 2024 sur le plateau de Solaison dans le Massif des Bornes en Haute-Savoie, à l’aérodrome de Megève et dans la région parisienne, «Elle entend pas la moto» est une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille qui a su porter et accompagner sa fille sourde dans son incroyable chemin d’épreuves et de résilience. « Elle entend pas la moto », un documentaire de Dominique Frischbah. Diffusé en version sous-titrée français. Découvrez la bande annonce ici . SUIVANT PRECEDENT
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- Catalogue des prestataires externes | FoRom Ecoute
Découvrez les prestations d'Écoute.ch pour les malentendants. Accédez à des services spécialisés, des conseils et des solutions pour améliorer votre quotidien auditif. Catalogue des prestataires externes Voici la liste de nos prestataires et ce qu'ils proposent
- Catalogue de prestataires externes | FoRom Ecoute
Catalogue des prestataires externes Grosjean Acoustique SA audioprothésiste - acousticien Kamishibai Architectes EPFL sàrl J’accompagne les entreprises, organisations, fondations, institutions et particuliers : • Diagnostics et conseils en accessibilité des personnes malentendantes aux bâtiments • Conception et réalisation de projets d'architecture accessible et inclusive (construction ou rénovation) • Ateliers de sensibilisation et conférences sur les enjeux de l’architecture inclusive Clinique de l'oreille Olivier Gaches Audioprothésiste indépendant, analyse des besoins, conseils, essais, réglages et adaptation d'aides auditives de toutes marques homologuées en Suisse. Auditech SA Auditech SA, entreprise spécialisée dans l'ingénieure de solutions de sonorisation et électronique de bâtiments depuis plus de 30 ans. Nous installons de systèmes pour malentendant selon les normes SIA500, par boucle au sol, WiFi, Auracast sur votre système existant ou un nouveau système de sonorisation. Metropolemedical ORL pédiatrique Electro-Acoustique-Système - Audio-visuel.ch Installation de matériel audio et audiovisuel Systèmes pour malentendants - Boucle magnétique - Système Wi-Fi - Auracast (nouvelle technologie Bluetooth - multi auditeurs) Gleichcom AG 1. Assistance auditive Des solutions individuelles pour une meilleure audition Depuis près de 30 ans, nous conseillons des personnes souffrant de troubles de l’audition et proposons des aides techniques adaptées ou entièrement personnalisées. Tout ce qui complète, améliore ou étend les fonctions des systèmes auditifs fait partie de notre domaine de compétence – pour une meilleure compréhension au quotidien. 2. Assistance visuelle Des aides pratiques pour les personnes avec une déficience visuelle Notre assortiment comprend des lunettes de lecture, des cannes blanches, des téléphones spécialisés à grandes touches, des montres parlantes et bien d’autres aides visuelles. Nous élargissons continuellement notre gamme pour soutenir de manière optimale les personnes malvoyantes. 3. Conseil & installation Un accompagnement personnalisé – chez nous ou directement sur place Les aides techniques peuvent offrir beaucoup, mais elles ne sont pas toujours simples à utiliser. Nous conseillons de manière complète, installons les appareils à domicile ou sur le lieu de travail et expliquons chaque étape en toute tranquillité – pour des solutions qui fonctionnent réellement. 4. Assistance auprès des assurances Aide pour les questions relatives à la SUVA, à l’AI et aux assurances Nous accompagnons nos clients dans la clarification des questions de prise en charge des coûts et les soutenons pour tous les documents et démarches nécessaires auprès d’institutions comme la SUVA, l’AI et d’autres assurances. 1. Hörunterstützung Individuelle Lösungen für besseres Hören Wir beraten seit fast 30 Jahren Menschen mit Hörminderung und bieten angepasste wie auch massgeschneiderte technische Hörhilfen an. Alles, was Hörsysteme ergänzt, verbessert oder erweitert, gehört zu unserem Fachgebiet – für mehr Verständlichkeit im Alltag. 2. Sehunterstützung Alltagserleichterungen für Menschen mit Sehbehinderung Unser Sortiment umfasst Lesebrillen, Blindenstöcke, Spezialtelefone mit grossen Tasten, sprechende Uhren und viele weitere Hilfsmittel. Wir erweitern unsere Produkte laufend, um Menschen mit Sehbeeinträchtigung optimal zu unterstützen. 3. Beratung & Installation Persönliche Unterstützung – bei uns oder direkt vor Ort Technische Hilfsmittel können viel, sind aber nicht immer selbsterklärend. Wir beraten umfassend, installieren Geräte zu Hause oder am Arbeitsplatz und erklären alles in Ruhe – damit die Lösungen wirklich funktionieren. 4. Unterstützung bei Versicherungen Hilfe bei SUVA-, IV- und Versicherungsfragen Wir begleiten unsere Kundinnen und Kunden bei der Abklärung von Vergütungen und unterstützen bei allen relevanten Dokumenten und Fragen rund um Versicherungsanstalten wie SUVA und IV. Acoustique Tardy Centre acoustique à Genève depuis 1992 - Avenue de Frontenex 8 - 1207 Genève | 3ème étage. Vente et adaptation d'appareils acoustiques | Conseils & bilan auditif | Ajustements | Réglages | Réparations | Protections auditive sur mesures Consultante - Bienêtre - Indépendante 🌿 Patricia Pegoraro – Témoignage & Accompagnement : Santé cellulaire, surdité, acouphènes & écoute Atteinte du syndrome de Susac depuis 2019, devenue sourde profonde, et confrontée à des acouphènes, j’ai traversé un chemin fait de défis, de doutes, mais aussi de découvertes transformatrices. Dans cette recherche de solutions pour retrouver énergie, stabilité et mieux-être, j’ai découvert ce que j’appelle aujourd’hui “la molécule de la vie” — un complexe naturel scientifiquement validé, utilisé pour soutenir la cellule, l’énergie, la récupération et la résistance au stress oxydatif. Cette approche m’a permis de : • mieux gérer la fatigue liée à la surdité, • réduire l’impact émotionnel des acouphènes, • retrouver de la clarté, • et reprendre confiance malgré une maladie rare et dégénérative. Aujourd’hui, je mets mon expérience au service : • des personnes souffrant de perte d’audition, • de celles atteintes d’acouphènes, • des personnes vivant une maladie rare ou chronique, • des proches aidants, • des seniors souhaitant mieux vieillir, • et même des propriétaires d’animaux recherchant des solutions naturelles pour leurs compagnons. ⸻ 🌟 Mon approche ✨ Une écoute bienveillante basée sur mon propre parcours. ✨ Une vision globale : santé cellulaire, énergie, émotionnel et prévention. ✨ Des conseils simples pour soutenir son organisme naturellement. ✨ Partage d’informations issues de produits et recherches scientifiquement prouvés, en restant dans un cadre de bien-être. ✨ Un message d’espoir : même avec une surdité, des acouphènes ou une maladie rare, il existe des solutions pour alléger le quotidien. Cabinet Soley Se reconstruire et se découvrir par la danse et le psycho-corporel, pour personnes sourdes et malentendantes, avec Syaka psychologue danse-thérapeute et chorégraphe Association Fri-Son Des lieux comme Fri-Son sont bien plus que des lieux où l’on consomme de la musique. Ce sont des lieux sociaux où l’on échange des idées, des pensées et des histoires. Des lieux où des communautés naissent, grandissent et se développent. Ce qui unit: le rythme, les beats, les mélodies, la passion. Toutes les informations relatives à l'accueil de personnes en situation de handicap se trouvent sur la page "accessibilité" notre site internet : https://www.fri-son.ch/fr/visiter-fri-son/accessibilite Culture accessible Genève Culture accessible Genève s'est fixé pour but de permettre aux personnes en situation de handicap de s'autodéterminer dans leur vie culturelle. L'association atteint son objectif via 3 axes: • un site internet accessible (certifié Access for All) regroupant un agenda des événements cultures avec mesures d'accessibilité et un répertoire des lieux culturels genevois, décrits en fonction de leur accessibilité. • la mise en place d'un réseau reliant la culture et le handicap. • des rencontres avec les publics qui mettent en relation directe des personnes en situation de handicap et des personnes travaillant dans des institutions culturelles genevoises Communauté œcuménique des sourds et malentendants de Genève (COSMG) LA COSMG accompagne les personnes sourdes et malentendantes de Genève pour leur permettre de se réunir, de célébrer Dieu et de vivre leur foi. La COSMG offre des temps de partage biblique, des célébrations suivies de repas et de diverses activités. Les rencontres se passent en majorité au temple de Montbrillant (Genève). SysConcept Audiovisuel Sarl Boucles magnétiques Systèmes WiFi / Smartphone Location de matériel Association Ecoute Voir L'association Ecoute Voir, fondée en 2014, a pour objectif de favoriser l'accès aux arts vivants pour les spectateurs et les spectatrices en situation de handicap sensoriel. Elle organise des activités sur mesures co-construites avec des personnes en situation de handicap : pièces avec surtitrage, représentations en langue des signes, spectacles avec audiodescription, visites guidées de décors, ateliers de perception du mouvement et bords de plateau. Amicale des malentendants de La Chaux-de-Fonds et environs Une Amicale animée de convivialité et d'amitié, dont la mission est de favoriser l'inclusion des personnes malentendantes et devenues sourdes en les éloignant de leur isolement. Nous les convions à des rencontres et des activités qui offrent accueil, écoute, partage. Nous les aiguillons également personnellement vers d'autres contacts en lien avec leur handicap. Association pour l'animation de Vuarrens Née en 2006, l’Association pour l’Animation de Vuarrens (AAV) organise des spectacles d’humour à Vuarrens, sans but lucratif et bénévolement. Elle a pour principaux buts de rapprocher le théâtre professionnel d’une région décentralisée, de proposer des spectacles à des tarifs accessibles à tous, de dynamiser la région et développer la culture.
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- Le Viagra pourrait guérir certaines surdités d’origine génétique | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Le Viagra pourrait guérir certaines surdités d’origine génétique 15 décembre 2025 Publié le : Selon une étude internationale publiée dans la revue Science Daily, la célèbre petite pilule bleue pourrait largement atténuer les surdités liées aux mutations du gène CPD. Comment souvent, bien des années après leur mise sur le marché, des molécules trouvent des indications nouvelles et fort différentes des pathologies pour lesquelles elles ont été i initialement développées. C’est le cas du célèbre Viagra donc le principe actif est le sildénafil, connu jusqu’à présent pour son efficacité dans le traitement des troubles de l’érection. Jadis suspecté d’être à l’origine de surdités brusques, le voilà désormais qui représente un véritable espoir dans la prise en charge et le traitement de certaines surdités d’origine congénitale, jusqu’ici considérées comme irréversibles. Flux sanguins Le Viagra est en effet médicament connu pour stimuler les flux sanguins en augmentant le taux de cGMP (guanosine monophosphate cyclique), une molécule qui agit comme messager intracellulaire en régulant de nombreuses fonctions cellulaires, y compris la vasodilatation, c’est-à-dire la dilatation des vaisseaux. Seulement voilà : selon une récente découverte, le Viagra pourrait aussi réactiver les voies de signalisation défaillantes dans les cellules de l’oreille interne. Une équipe de chercheurs de l’université de Chicago vient en effet d’identifier une anomalie nouvelle située dans un gène appelé CPD (carboxypeptidase D). Identifiées grâce à un séquençage massif chez des familles originaires de Turquie, toutes concernées par une surdité sensorielle héréditaire, trois mutations rares de ce gène perturbent un processus métabolique clé dans les cellules de l’oreille interne, activant une enzyme agissant sur un acide aminé clé, l’arginine. Pistes thérapeutiques Or un déficit en arginine empêche la génération de monoxyde d’azote et de cGMP, deux molécules indispensables à la communication cellulaire dans le système auditif et dont l’absence conduit à une dégénérescence progressive des cellules sensorielles responsables de l’audition, les célèbres cellules ciliées. Chez les mouches drosophiles porteuses des mêmes anomalies génétiques, cette dégénérescence se traduit ainsi sans équivoque par des troubles de l’équilibre et une perte auditive marquée. Après la découverte de ces anomalies génétiques, les chercheurs ont exploré plusieurs pistes thérapeutiques, dont fort logiquement, une supplémentation en L-arginine, un complément alimentaire disponible dans le commerce. Bonne nouvelle : chez les mouches drosophiles, celle-ci a permis, de restaurer en partie les niveaux d’oxyde nitrique et d’atténuer la mort des cellules ciliées auditives. L’autre piste prometteuse est celle du Viagra, dont l’usage a induit un effet auditif protecteur complémentaire, via une stimulation de la production d'oxyde nitrique intracellulaire, en réactivant les voies de signalisation défaillantes dans les cellules de l’oreille interne. Rapide mise sur le marché « Notre étude est passionnante parce que nous avons trouvé une nouvelle mutation génétique liée à la surdité, et plus important encore, nous avons une cible thérapeutique qui peut réellement atténuer cette condition », se réjouit l'auteur principal de l’étude, Rong Grace Zhai, professeur de neurologie à l’université de Chicago. Très prometteuse, cette piste représente un espoir thérapeutique pour les malentendants d’autant que déjà homologué par la FDA américaine, le Viagra pourrait voir cette nouvelle indication rapidement autorisée. SUIVANT PRECEDENT
- Formations et sensibilisations | FoRom Ecoute
Découvrez les formations et sensibilisations destinées à mieux comprendre la déficience auditive et améliorer la communication avec les personnes malentendantes Nos formations et sensibilisations sont dispensées par des enseignantes professionnelles au bénéfice d'une formation spécialisée. Présentation générale : D’ici 2050, une personne sur quatre pourrait être concernée par une perte auditive, selon l’Organisation mondiale de la santé. Pour accompagner cette réalité, FoRom écoute propose : Des formations pour les personnes malentendantes, axées sur la lecture labiale, afin de renforcer leur autonomie et leurs compétences professionnelles. Des sensibilisations pour les personnes entendantes, visant à mieux comprendre la déficience auditive, adopter des comportements inclusifs et prévenir les malentendus au travail. Publics concernés : Le but de nos prestations est clair : améliorer la communication, réduire les risques de malentendus et renforcer la performance collective au sein des entreprises, associations et collectivités. Publics concernés Pour toutes les directions d'entreprises/organisations décidées à améliorer leur performance, dans le respect de l'inclusion: Formations : personnes malentendantes souhaitant développer leurs compétences en communication. Sensibilisations : collaborateurs entendants en contact avec le public ou travaillant au sein d’équipes mixtes, désireux de favoriser un environnement inclusif et performant. Intervenantes : Nos professionnelles, formées à la Haute École de Travail Social et de la Santé (HETSL) de Lausanne, possèdent une expertise reconnue en lecture labiale et en accompagnement des personnes malentendantes. Une communication claire, une équipe plus forte - réservez maintenant une sensibilisation pour votre entreprise : 📧 prestations@ecoute.ch Formations et sensibilisations
- Une journée d’échanges sur la pratique des professionnels de la surdité | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une journée d’échanges sur la pratique des professionnels de la surdité 8 décembre 2025 Publié le : Quelle que soit la profession que l’on exerce, la prise en charge des personnes sourdes et malentendantes implique la maîtrise de compétences élargies et spécifiques. En novembre dernier, des professionnels de la surdité se sont réunis à Genève pour partager leurs expériences. Soigner, prendre en charge, accompagner, soutenir ou aider les personnes atteintes de surdité ou de perte auditive n’est pas une démarche aisée. Celle-ci sous-entend en effet des compétences et des aptitudes spécifiques que seule une longue expérience peut permettre d’acquérir. Et c’est bel et bien en vue de partager ces expériences qu’une vingtaine de professionnels romands de la surdité, de tous horizons - psychologues, enseignants, éducateurs sociaux, responsables de projets, physiothérapeutes etc - se sont réunis en novembre dernier à Genève pour une journée de formation organisée par le Groupe Romand des Professionnels de la Surdité. « Je pense qu’il est important de partager tout ce que l'on fait pour apprendre les uns des autres et mieux adapter nos pratiques aux personnes sourdes et malentendantes, explique Joëlle Jaunin, physiothérapeute. Ces pratiques demandent des adaptations constantes de notre part, ce qui d’ailleurs a l’avantage d’inverser la logique qui veut qu’il appartient toujours aux sourds et malentendants de consentir l’effort d’adaptation ». Mise en commun des expériences « La surdité est un monde spécifique et très petit et dans lequel on manque souvent d'informations, ajoute Julie Battistolo, travailleuse sociale. La mise en commun des expériences est donc très importante, d’autant que bien des professionnels non sensibilisés à la surdité ont tendance à penser qu'ils comprennent ce monde si particulier. Se rencontrer pour établir des liens et réfléchir à nos expériences est donc vraiment important ». La première partie de la journée a été consacrée à la récolte des problématique présentées par les différents professionnels présents, chacun présentant d’abord à un binôme, puis à l’ensemble du groupe, une situation professionnelle particulière à laquelle il aura réfléchi en amont. Le tout, sous la supervision d’Anandy Clerc, travailleuse sociale et intervenante en analyse des pratiques. « Mon rôle au cours de cette journée est d'intervenir pour accompagner la réflexion des professionnels dans l’objectif de modéliser leur pratique, explique-t-elle. L’idée est que l’on ne se restreigne pas à un simple partage d’expériences, mais qu’à partir des situations professionnelles explorées le matin, on parvienne au cours de l’atelier réflexif de l’après-midi, à une mise en perspective et à une modélisation des contours des métiers de la surdité ». Diversité des points de vue Fondée sur la méthode dite de Fishbowl (Aquarium, ndlr), structurée autour d’un petit groupe placé au centre d’un cercle (le bocal), l’animation avait ainsi pour objectif de favoriser les échanges tout en maintenant une structure claire qui permette une diversité des points de vue, assortie d’une dynamique d’écoute active. « Il y avait clairement un manque et une attente de cet espace élargi pour réfléchir à nos pratiques de manière concrète, et qui s’étaient exprimés durant nos précédents journées de formation, par tradition beaucoup plus théoriques » conclut Susana Sanina, présidente du GRPS qui ajoute : « L’avantage, c’est que la journée d’aujourd’hui a non seulement été une occasion d’apprendre et de réfléchir à nos pratiques, mais aussi de créer du lien entre les participants, ce qui a aussi fait du bien à tout le monde ». www.grpsurdite.ch SUIVANT PRECEDENT
- EMPLOI | FoRom Ecoute
Découvrez les groupes de parole pour malentendants. Participez à des discussions et partagez vos expériences avec des personnes vivant des situations similaires pour un soutien mutuel. Emplois
- Agenda | FoRom Ecoute
Découvrez notre agenda de manifestations et événements pour les personnes malentendantes et devenues sourdes en Suisse romande. Participez à nos activités et restons connectés." FILTRER PAR CATEGORIE Sélectionnez la catégorie Dernières nouvelles Congrès 2025 – La lecture labiale: une aide bienvenue pour les personnes malentendantes Retrouvons-nous le samedi 24 mai 2025 pour une journée passionnante sur un thème essentiel: la lecture labiale. Pour la 24e édition de notre congrès (journée à thème), nous vous avons une nouvelle fois concocté un programme avec des interventions enrichissantes, des témoignages inspirants et de belles occasions d’échanger. Contrairement aux années précédentes, cet événement se tiendra cette année au Lausanne Palace , un lieu d’exception qui nous accueille à un prix préférentiel. Programme détaillé Télécharger le programme (PDF) Informations pratiques et inscriptions Date et horaires Samedi 24 mai 2025, 9h-16h Lieu Lausanne Palace, Rue du Grand-Chêne 7/9, Lausanne Accès L’hôtel est facilement accessible en transports publics: il se situe à 500 mètres de la gare de Lausanne et à deux pas de l’arrêt «Flon» du métro M2. Parking payant possible sur place, non inclus dans le prix de l’inscription Accessibilité La salle de conférence est équipée d’une boucle magnétique et les interventions sont surtitrées. Repas Le repas de midi est servi sous forme de buffet, compatible avec les différents régimes alimentaires et allergies. Prix Cette année FoRom écoute offre le tarif "groupe" à tous les participants. Le prix est de CHF 50 par personne ou de CHF 85 par couple AVS/AI/étudiant. Le prix commprend l’accès aux conférences, le café-croissant d’accueil, le repas de midi, la documentation. Inscription Veuillez vous inscrire jusqu’au 11 mai 2025 via le formulaire en ligne . Vous recevrez immédiatement un email de confirmation de votre inscription. Le paiement s’effectue sur place, le jour de l’événement, en cash. Photo de couverture © seb@bsc8.ch 24 mai 2025 9h Lausanne Palace En savoir + Archives Fortunio d’André Messager pour la 1 ère fois à l’Opéra de Lausanne Pour la 1ère fois à l'Opéra de Lausanne Chanté en français (surtitres en français et en anglais) FoRom écoute, avec le soutien d’un généreux donateur, offre des places aux personnes malentendantes et leur(s) accompagnant (s) pour la comédie lyrique Fortunio d’André Messager . La représentation sera donnée le 19 novembre prochain à l’Opéra de Lausanne. Les places en première catégorie prévues à cette occasion se trouvent dans les premiers rangs du parterre, juste en face de la scène. Dans la zone de réception de la boucle magnétique. Pour en savoir plus, découvrez ci-dessous le programme et les informations pratiques. https://www.opera-lausanne.ch/show/fortunio/ Au plaisir de vous y retrouver Sur inscription, le nombre de places est limité ! prestations@ecoute.ch 19 novembre 2024 19h A l'Opéra de Lausanne En savoir + Archives Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants Date : Mercredi 30 octobre à 14h Lieu : Casino de Montbenon, Lausanne Cet évènement gratuit est proposé sur inscription. Il sera animé par le groupe Espuma Antigua . Photos du groupe et affiche du festival disponibles sur demande pour les visuels mediation@jazzonzeplus.ch 30 octobre 2024 14h Au Casino de Montbenon à Lausanne En savoir + Archives Commission jeunesse week-end du 4 au 6 octobre 2024 au Chalet Bleu Grimentz La commission jeunesse de forom écoute vous convie, en collaboration avec la société des sourds du Valais à un weekend immersion pour apprendre la LSF. Le weekend se passera a Grimentz du 4 au 6 octobre 2024. Le prix du week-end se monte à CHF 100.- (compris repas samedi midi et soir, dimanche midi, le logement et les parties de cours LSF durant le weekend). Détails et inscriptions ici 4 octobre 2024 En savoir + Archives Sortie au CERN Une petite journée scientifique au CERN à Genève te tente ? Rejoins nous pour le 28 SEPTEMBRE 2024 ! Au programme nous te proposons : - 13h30 Rdv au CERN à la place de l’Esplanade, arrêt du tram 14 ‘CERN’ - 14 à 17h : Visite guidée du CERN avec interprètes LSF/LPC, le parcours sera défini 2 semaines avant - de 17h à 17h30 : Boisson offerte à la buvette du CERN au ‘Big Bang Café’ - dès 17h30 : Fermeture du CERN et libre Vous pouvez vous inscrire via le GOOGLE FORMS : https://forms.gle/HWKhLvRZi7eD2svcA Délai d’inscription au 01 septembre 2024. !! le nombre de participants est limité à 40 personnes. !! nous déclinons toutes responsabilités en cas d’accidents et pour les personnes mineures. Les trajets sont remboursés sur présentation du ticket de transport en PDF et si possible en dégriffés. Pour ceux qui viennent en voiture, notez les kms. Sans justificatifs, pas de remboursements ! On se réjouit de vous revoir pour cette chouette activité culturelle ! La Comm’s jeun’s Annabelle, Bastien et Rachel 28 septembre 2024 13h30 CERN En savoir + Archives Septembre Musical Forom écoute, en partenariat avec le septembre musical, offre aux malentendants 10 places pour le concert : Kristjan Järvi Ensemble, The Elements Qui aura lieu le : Jeudi 5 septembre 2024 20:00 Temple Saint-Martin, Vevey équipé d'un boucle magnétique Le festival commence par une expérience unique, où la musique se mêle à la technologie. Sous la direction du visionnaire Kristjan Järvi, ce spectacle dédié à la nature permet une immersion totale grâce à des projections vidéo simultanées. Les musiciens, aussi talentueux que polyvalents, vous feront vibrer aux sons de Vivaldi, Tchaïkovski comme de Max Richter. Une fusion parfaite pour une célébration multisensorielle. Pour obtenir un billet offert, veuillez envoyer votre demande : info@ecoute.ch. Offre valable jusqu'à épuisement des billets disponibles TOUTES LES PLACES ONT ETE DISTRIBUEES, A L'ANNEE PROCHAINE! 5 septembre 2024 20:00 Temple Saint-Martin, Vevey En savoir + Archives Sortie au Gstaad Menuhin Festival: concert orchestral de la pianiste Hélène Grimaud Pour la deuxième année consécutive, FoRom écoute offre deux soirées d’exception au Gstaad Menuhin Festival, avec le soutien d’un généreux donateur et avec la collaboration des organisateurs du festival. C’est une occasion privilégiée pour les personnes malentendantes de Suisse romande de vivre une soirée dans un cadre exceptionnel, avec des artistes de renommée mondiale, dans une salle équipée d’une boucle magnétique, et le tout gratuitement! Lire notre annonce Informations sur le spectacle (site du festival) Informations pratiques et inscriptions (PDF) 18 août 2024 Au Gstaad Menuhin Festival En savoir + Archives Sortie au Gstaad Menuhin Festival: spectacle «Breakin' Mozart» Pour la deuxième année consécutive, FoRom écoute offre deux soirées d’exception au Gstaad Menuhin Festival, avec le soutien d’un généreux donateur et avec la collaboration des organisateurs du festival. C’est une occasion privilégiée pour les personnes malentendantes de Suisse romande de vivre une soirée dans un cadre magnifique, avec des artistes de renommée mondiale, dans une salle équipée d’une boucle magnétique, et le tout gratuitement! Lire notre annonce Informations sur le spectacle (site du festival) Informations pratiques et inscriptions (PDF) 17 août 2024 Au Gstaad Menuhin Festival En savoir + Archives Journée à thème «Appareils auditifs, comment se faire rembourser?» Pour la 23e édition de sa journée à thème, FoRom écoute s’intéressera aux appareils auditifs et plus particulièrement à leurs modalités de remboursement et autres formes d’aides existantes. Vous vous demandez quelles sont les aides et les soutiens dont vous pouvez bénéficier? Comment procéder? A quoi faire attention? Voilà quelques-unes des questions auxquelles les expertes et experts conviés par FoRom écoute auront à cœur de répondre. > Programme, informations pratiques et inscriptions 1 juin 2024 9:00 Hôtel Royal Savoy, Av. d'Ouchy 40, Lausanne En savoir + Archives Sortie de la Commission Jeunesse - Visions du Réel Cliquez ici pour télécharger le flyer Rejoins-nous pour le festival Visions du Réel le 13 avril 2024 ! Au programme nous te proposons : -13h15 Rdv à la gare de Nyon OU ou 13h45 Rdv directement au Théâtre de Marens à Nyon -14 à 17h : Une masterclass avec Alice Diop en LSF et LPC Alice Diop est une réalisatrice française de documentaires et de films de fiction. Elle a reçu de nombreux prix. Elle est invitée au festival Visions du Réel et donnera une masterclass. Il s’agit d’une discussion sur son travail et sur ses films (avec projection d’extraits, sous-titrés en français) qui rendent visibles les personnes marginalisées, invisibilisées, issues de la migration, etc... - dès 17h30 : Apéro signe avec Signez avec Stan - dans la soirée : Aux choix : voir un film projeté en sous-titres, programme à suivre OU aller au festival Visions du Réel à vos frais. Où se passe l’événement ? Théâtre de Marens à Nyon Vous pouvez vous inscrire via le GOOGLE FORMS : https://forms.gle/tM7BbqzpQvoWVNZe8 Délai d’inscription au 10 avril 2024 !! le nombre de participants est limité à 30 personnes. !! nous déclinons toutes responsabilités en cas d’accidents et pour les personnes mineures En cas de questions, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse mail : commsjeuns@gmail.com 13 avril 2024 Nyon En savoir + Archives Groupe de Parole avec Madame Gogniat Clique ici pour plus d'informations 1 avril 2024 En savoir + Archives Sortie du Karting 2024 à Payerne Chaque année, FoRom écoute organise la traditionnelle Sortie du Karting pour les jeunes malentendants et devenus sourds, un événement qui a toujours eu du succès !! Pour l’année 2024, la Sortie du Karting aura lieu le 9 mars 2024 à Payerne ! Le rendez-vous de la navette à la gare de Payerne sera à 9h15 donc soyez là à 9h ! Nous finirons la journée vers 16h et la navette vous amènera à la gare de Payerne. Le menu sera un buffet de pâtes à choix avec une salade et un dessert, vous pourrez choisir le menu dans le formulaire d’inscription ci-dessous. Programme selon PDF . Nous comptons jusqu'à 30 personnes pour les inscriptions et vous prions de vous inscrire d'ici jusqu’au 26 février 2024 !Inscription via le formulaire internet ou par le lien google : https://forms.gle/cPtzcCWLPeqaeNZz8 Nous nous réjouissons de vous retrouver très vite pour cet événement annuel !! La Comm's Jeun's Bastien, Annabelle et Rachel 9 mars 2024 9:00 KARTING Indoor Attractions SA Route de Berne 14 1530 Payerne En savoir + Archives SORTIE SKI LEYSIN Une journée de ski te tente ? Rejoins-nous pour une sortie neige le 04 février 2024 Pour ceux qui viennent en train à Leysin, le rendez-vous est à 8h45 à Aigle. Le train pour Leysin partira à 8h56 voie 15. Pour ceux venant en voiture, le rendez-vous est à 9h30 à Leysin télécabine Berneuse. !! pour des raisons d’organisations, les participants qui seraient en retard ne seront malheureusement pas attendus. Merci de prendre votre pic-nic pour le midi. Nous nous installerons selon la météo soit sur les pistes soit sous couvert. Pour l’après-ski, une boisson chaude vous sera offerte dans un café. Moment libre pour discuter et échanger... Merci de venir avec votre propre matériel ! Pas de location possible sur place. Vous pouvez vous inscrire via le GOOGLE FORMS Délai d’inscription au 28 janvier 2024. !! dès le 29 janvier, nous ne prenons plus aucune inscription ! !! le nombre de participants et limité à 30 personnes. !! nous déclinons toutes responsabilités en cas d’accidents et pour les personnes mineures. Les trajets sont remboursés sur présentation du ticket de transport en PDF. Pour ceux qui viennent en voitures, notez les kms. Les pic-nics seront remboursés jusqu’à 15 francs sur présententation d’un justificatif. Sans justificatifs, pas de remboursements ! On se réjouit de vous revoir pour cette première activité de l’année ! 4 février 2024 8:45 Leysin En savoir + EN VOIR + Agenda Retrouvez nos événements et ceux de nos partenaires sur les réseaux sociaux!











