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  • Un adulte sur dix aux États-Unis a souffert d’acouphènes | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Un adulte sur dix aux États-Unis a souffert d’acouphènes 25 décembre 2016 Publié le : Le chiffre est énorme. Une étude a révélé que près d'un adulte sur dix aux États-Unis a souffert d’acouphènes au cours des 12 derniers mois. Plus d'un tiers des personnes souffrant d'acouphène ont présenté des symptômes de manière constante. Une étude menée par des chercheurs de l'Université de Californie, Irvine aux États-Unis a révélé que près d'un adulte américain sur dix souffre d'acouphènes. Sur un nombre estimatif de 222,1 millions d'adultes américains, 9,6% (21,4 millions d'adultes) ont connu des acouphènes au cours des 12 derniers mois. L'étude a été fondée sur des données recueillies auprès de 75.764 répondants âgés de plus de 18 ans. Parmi les 21,4 millions d'adultes américains qui ont signalé des acouphènes, 27% avaient des symptômes depuis plus de 15 ans et 36% présentaient des symptômes presque constants. Des taux plus élevés d'acouphènes ont été signalés chez les personnes ayant une exposition constante aux bruits forts au travail et pendant les activités de loisir. Effets secondaires psychologiques L'acouphène est connu pour avoir divers effets secondaires psychologiques tels que des problèmes de concentration, des problèmes émotionnels, la dépression et une qualité de vie inférieure en général. 7,2% des répondants ont déclaré que leur acouphène était un gros problème ou un très gros problème alors que 42% considéraient leur état comme un problème mineur. 49% des répondants avaient discuté de leur acouphène avec un médecin. 9,2% d'entre eux ont discuté de traitements avec des appareils auditifs ou des dispositifs de masquage portables et non portables (respectivement 2,6% et 2,3%). La thérapie comportementale cognitive n'a été discutée que par 0,2% des répondants. Qu'est-ce que l'acouphène? L'acouphène est une sonnerie constante, bourdonnement ou sifflement dans vos oreilles. L'acouphène est un symptôme caractérisé par la perception du son en l'absence d'un stimulus externe. Personne d'autre, mais seulement vous pouvez entendre le bruit, mais ce n'est pas un résultat de votre imagination. La cause la plus fréquente de l'acouphène est l'exposition au bruit, mais l'acouphène peut aussi être provoqué par les médicaments, les maladies, le stress et les blessures à la tête. (Source: www.hear-it.org ) SUIVANT PRECEDENT

  • Les enfants privilégient les sons pour percevoir les émotions | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Les enfants privilégient les sons pour percevoir les émotions 23 mars 2021 Publié le : A l’inverse des adultes, les enfants privilégieraient les sons pour percevoir et déchiffrer les émotions des autres. Non sans conséquences en cas de troubles auditifs. Décidément, les enfants sont loin d’être des adultes miniatures. On le sait de longue date, leur fonctionnement et leurs perceptions diffèrent considérablement de ceux des plus âgés. Fait intéressant : une récente étude britannique à paraître dans le Journal of Experimental Child Psychology en avril prochain, vient de montrer que, pour décrypter les émotions de la personne avec laquelle ils interagissent, les enfants font plus confiance à leurs perceptions auditives qu’à celles relevant du mode visuel. Au départ, tout remonte à ce que l’on appelle « l’Effet Colavita », du nom du chercheur qui a identifié en 1947 le phénomène inverse chez l’adulte, en clair le fait que ceux-ci ont tendance à privilégier le signal visuel à l’auditif quand ils sont soumis à une stimulation bimodale. Soumis à des stimulus Une équipe du département de psychologie de l’Université de Durham au Royaume-Uni a voulu vérifier si cette prégnance du visuel se retrouvait dans les processus attentionnels des enfants. Ils ont ainsi soumis des enfants répartis par âge, à des stimuli variés, soit des attitudes corporelles et des voix exprimant quatre émotions : joie, crainte, tristesse et colère. Les enfants devaient ensuite identifier et classer ces émotions selon qu’elles étaient véhiculées par la voix, par le visage ou enfin par l’attitude corporelle de leur interlocuteur. Le résultat montre que si les adultes peuvent sans grande difficulté identifier une émotion exprimée par le corps, en ignorant les informations divergentes données par une voix, les enfants de moins de 8 ans n’y parviennent que très difficilement : chez eux, le stimulus auditif l’emporte très largement. Dépistage Les auteurs de l’étude estiment que leur travail constitue la première preuve, à ce jour, de la prééminence du signal auditif dans la réception des émotions par les enfants. En conséquence, ce constat montre une fois de plus à quel point un dépistage précoce d’éventuels troubles auditifs revêt une importance cruciale dans le développement psycho-émotionnels des enfants. SUIVANT PRECEDENT

  • "Le livre sur les quais" : boucles magnétiques à disposition | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine "Le livre sur les quais" : boucles magnétiques à disposition 5 septembre 2019 Publié le : Escapade littéraire du 6 au 8 septembre à Morges. forom écoute met à disposition deux boucles magnétiques, qui permettront aux personnes malentendantes de suivre des débats. A vos agendas ! Si vous rêvez d’une escapade littéraire, le Livre sur les Quais fête ses dix ans à Morges du 6 au 8 septembre prochain. Comme chaque année, la ville se métamorphose, le temps d’accueillir nombreux auteurs et un public fidèle. La commune de Morges a finance l’installation de deux boucles magnétiques ; la fondation romande des malentendants, forom écoute, les en remercie chaleureusement. C’est dans la salle du Casino et dans la tente Grands Débats que les personnes malentendantes pourvues d’appareils auditifs avec la position T, pourront se délecter des lectures ou participer aux tables rondes. Pensez à vous inscrire. Plus d’informations sur : www.lelivresurlesquais.ch SUIVANT PRECEDENT

  • La maladie de Ménière, quels progrès ? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine La maladie de Ménière, quels progrès ? 27 janvier 2020 Publié le : Actuellement, les recherches et traitements sur la maladie de Ménière, entraînant acouphènes, vertiges et perte auditive, restent hypothétiques. Enquête. La maladie de Ménière touche l’oreille interne et se traduit par un excès d’endolymphe qui augmente la pression, empêchant les sons d’être perçus correctement et brouillant les signaux d’équilibre. Jusqu’à ce jour, les scientifiques ne connaissent pas les causes, hypothétiquement dus à un facteur psychologique, une blessure à la tête, une infection, une allergie, une intolérance alimentaire, un dérèglement du système immunitaire, une p génétique ou à un certain nombre d’hormones comme l’ADH3, qui régule la fonction urinaire. La Prolactine et d’autres hormones agiraient sur l’oreille interne et en modifieraient la pression. Courant 19ème , le médecin oto-rhino-laryngologiste français Prosper Ménière fut le premier à décrire les éléments de la maladie qui porte son nom. Le syndrome touche plus les femmes, entre 40 et 60 ans, en Europe et en Amérique du Nord. Crises récurrentes de vertiges accompagnées de sifflements et de bourdonnements d’oreilles et baisse d’audition le plus souvent à une seule oreille sont à l’origine des maux. Les rapports réalisés à ce jour quantifient très approximativement les personnes atteintes ; de à dix sur mille. La vaudoise Josette Grangier, âgée de 83 ans, souffre de cette maladie depuis une trentaine d’années. Le tout premier symptôme s’est identifié telle une attaque cardiaque accompagnée de vertiges. Les médecins ont toutefois très rapidement diagnostiqué les syndromes. Par ailleurs, ceux-ci se détériorent au fil des ans. De deux crises plus ou moins fortes par année, Josette Grangier a passé à sept ou huit actuellement. « Je vis avec les acouphènes depuis le début et le seul remède efficace, hormis un médicament anti-vertigineux, est d’essayer d’en faire abstraction ; si j’y pense, je deviens folle…, alors je me suis habituée à vivre avec. Mon audition est assez bonne et si je ne comprends pas, je demande de répéter. Mon ORL, qui contrôle très régulièrement mon ouïe et mon équilibre, m’avertira le jour où je devrai m’appareiller, mais je sais que le coût sera élevé et les aides minimales ». On peut qualifier le syndrome de chronique. La fréquence des crises est en effet très variable et imprévisible. De quelques crises par an à plusieurs par semaine, les périodes de rémission, elles, peuvent durer plusieurs mois, voire plusieurs années. Remède ou placebo ? Selon diverses études, il n’existe pas de traitement permettant de guérir la maladie de Ménière, mais les symptômes peuvent être soulagés efficacement dans la plupart des cas. Il n'existerait aucune donnée probante provenant d'essais contrôlés randomisés pour soutenir ou réfuter la restriction de la consommation de sel, de caféine ou d'alcool chez les patients atteints. Nombreux sont les médecins qui recommandent tout de même des changements alimentaires comme traitement de première intention ; une option relativement simple et peu coûteuse. « Les différents traitements suivis démontrent qu’il n’y a pas de règle unique pour essayer de contrôler les symptômes. L’évolutivité étant très différente d’une personne à l’autre, c’est finalement la prise en charge régulière par le médecin ORL référant connaissant bien le patient et ses symptômes, qui va permettre d’adapter les mesures thérapeutiques en fonction du temps. L’évolution spontanée de la maladie se traduit, dans un nombre non négligeable de cas, par un arrêt des crises vertigineuses qui initialement étaient intenses », détaille le médecin ORL Didier Bouccara. La maladie de Ménière est une maladie très frustrante. Il paraît important de créer un climat de confiance et d’échange avec le médecin. « Je pense qu’il est impératif de ne pas se laisser contrôler par la maladie. Adopter un rythme de vie plus sain a déjà permis à de nombreux patients une nette amélioration de leur état après avoir réorganisé leur vie dans le but d’éprouver moins de stress au quotidien », intervient le Dr Dominique Dorion. Et d’ajouter : « on sait qu’une alimentation faible en sel et riche en eau est excellente pour le coeur et la pression artérielle. Et pour pallier les inévitables sautes d’humeur, la confiance et le dialogue entre le patient et le médecin sont fondamentaux ». En 2009, une synthèse regroupant vingt-sept études, pour la plupart publiées en Chine, a conclu à l’efficacité de l’acupuncture pour soulager les symptômes. Parmi ces études, trois essais aléatoires contrôlés ont montré de façon claire que l’acupuncture sur le corps ou le cuir chevelu était 14 % plus efficace que les traitements classiques. Les auteurs concluent que d’autres études sont nécessaires, mais que les données existantes permettent de confirmer l’effet bénéfique de l’acupuncture, y compris pendant les crises de vertiges. A ce jour, des applications mobiles sont téléchargeables et permettent notamment de répertorier les crises. « L’application mobile est un outil très utile pour aider les chercheurs à fournir des informations. C’est également une opportunité pour les patients de contrôler les symptômes de leur maladie à l’aide de buzz interactifs par exemple », conclut la directrice de la communauté de Ménière au Royaume-Uni, Natasha Harrington-Benton. Applications mobiles : Ménière’s Monitor Classic et Ménière’s Monitor 2, www.menieresmonitor.com Meniere by Asociación Síndrome de Ménière España ASMES , www.sindromedemeniereespana.com My Ménière Rick Doornhein, https://play.google.com/store/apps/details?id=nl.patateend.meniere&hl=fr_CH Whist-Tinnitus Relief Sensimetrics Corporation App, https://play.google.com/store/search?q=Whist-Tinnitus%20Relief%20Sensimetrics%20Corporation%20App&c=apps&hl=fr_CH Ménière Lund ApplnMed AB, https://play.google.com/store/search?q=M%C3%A9ni%C3%A8re%20Lund%20ApplnMed%20AB&c=apps&hl=fr_CH 1 Copyright Vivason 2 Copyright Meniere by Asociación Síndrome de Ménière España ASMES SUIVANT PRECEDENT

  • A la découverte de l’Amérique latine | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine A la découverte de l’Amérique latine 15 septembre 2011 Publié le : Ni l’âge, ni les problèmes de mobilité ou d’audition n’ont découragé Simone Jeannet et son amie Michelle… A l’hôtel, en auberge de jeunesse ou chez l’habitant, en solo ou avec un guide, en avion, en bus, en voiture, et même en rollator, les deux aventurières ont parcouru au total plus de 50'000 kilomètres pour un inoubliable voyage en Argentine, au Brésil et au Chili. C’est un projet de longue date qui s’est concrétisé le printemps dernier ! Le 21 février 2011, Simone Jeannet, malentendante et présidente de l’Association des malentendants de la Côte, l’AMALCO, s’est en effet envolée pour Buenos-Aires, en Argentine. Avec à l’arrivée, la perspective d’un périple de plusieurs milliers de kilomètres au fin fond de la Patagonie. « J’ai une nièce qui vit là-bas depuis une dizaine d’années avec ses trois enfants et son mari Argentin, raconte Simone. Cela faisait un bout de temps qu’elle me proposait de venir, mais jusque-là, je n’avais pas très envie d’y aller toute seule ! » Amie d’enfance Le projet s’est d’un coup débloqué lorsque Simone retrouve une amie d’enfance, Michelle, dont elle fut très proche et qui était prête à s’engager dans une telle aventure. Non sans avoir fait auparavant un voyage au Maroc, histoire de tester la compatibilité d’humeur de nos deux voyageuses. « Michelle a beaucoup de patience avec moi, observe Simone. Pendant que je marche très lentement, cette passionnée fait des photos ! » Et des photographies, il y en a eu, puisqu’au retour d’Amérique du Sud, nos deux voyageuses sont revenues en Suisse avec dans leurs bagages pas moins de… 4000 clichés. Car en cinq semaines, nos deux amies auront en tout pris quinze fois l’avion et parcouru 50'000 kilomètres (plus que le tour de la Terre !), alors qu’aucune d’entre elles ne s’exprimait en espagnol. Mieux encore, Simone, qui souffre d’arthrose, se déplace à l’aide d’un déambulateur à roulettes, un rollator, sans que tout cela n’ait empêché les deux aventurières d’aller jusqu’au bout de leur rêve. Et au final, ce fut la découverte d’un monde nouveau, contrasté et ponctué d’endroits magnifiques. « Ce qui m’a le plus interpellée à Buenos-Aires, se souvient Simone, c’était les chiffonniers dans le quartier des banques, qui fouillaient les poubelles à la recherche d’objets à manger ou à récupérer. Santiago du Chili était aussi extraordinaire, mais je dois dire qu’en vérité les villes ne sont pas vraiment notre tasse de thé ! » Endroits perdus En effet, la tasse de thé de Michelle et Simone, ce furent plutôt ces escapades dans des endroits perdus, aux noms plus exotiques les uns que les autres: Iguazu et ses vigoureuses chutes au Brésil, le désert d’Atakama et son oasis St-Pedro, le geyser d’El Tatio, le très pittoresque village Machuca, Punta Arenas du Chili, la ville la plus méridionale du continent sud-américain, et bien sûr, la légendaire Ushuaia d’Argentine, juste après la traversée du célèbre détroit de Magellan. A Ushuaia, les deux amies n’hésitent d’ailleurs pas à louer une voiture pour se rendre au bout de la Terre de feu, dans le village d’Halberton où les attend une nature aussi somptueuse que sauvage, avant de revenir sur la ville de Calafate, avec ses célèbres glaciers. Retour ensuite vers le nord en avion, où, après un (très) court séjour à la très chic station San Carlo de Bariloche, la « Gstaad » locale où elles purent même retrouver chocolats et Saint-Bernard suisses, Michelle et Simone arrivent chez la nièce de celle-ci, Ariane, sage-femme itinérante. Là, à Entre Arboles, à 18 kilomètres du village le plus proche, les attendait une ambiance aussi chaleureuse que familiale. « Ils vivent loin de tout, mais en toute simplicité, observe Simone. Ce sont des gens comme je les aime: simples et chaleureux. C’est d’ailleurs là-bas que l’on a réussi à me bricoler et réparer mon indispensable rollator ! » Handicap de l’audition Le 1er avril dernier, au bout de cinq semaines d’un voyage passionnant et riche de rencontres et de découvertes, c’est le retour en Suisse. « Ce fut extraordinaire, conclut Simone avec une lueur de joie dans les yeux, et bien sûr j’adorerais y retourner un jour, d’autant que tout s’est très bien passé avec mon amie Michelle. Là-bas, les gens sont formidables et accueillants et la nature vraiment éblouissante. Etrangement, j’ai plus souffert de mon handicap auditif que de mes problèmes de mobilité, liés à mon arthrose ! Cela a été clairement le plus gênant pour moi: en entendant mal, et qui plus est lorsqu’il s’agit d’une langue étrangère comme l’espagnol, il est tellement plus difficile de communiquer et d’aller à la rencontre des autres ! » ChA SUIVANT PRECEDENT

  • Tout schuss sur les pentes des Mosses ! | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Tout schuss sur les pentes des Mosses ! 16 février 2022 Publié le : 26 jeunes malentendants et sourds – le plus jeune avait 7 ans ! - se sont retrouvés le 29 janvier dernier à la station des Mosses (VD) pour une superbe journée de ski. Organisée avec brio par la Commission Jeunesse de forom écoute, l’évènement a rencontré un franc succès. D’année en année, les sorties organisées par la commission Jeunesse de forom écoute rencontrent un succès croissant. A preuve, la dernière journée de ski du 29 janvier qui a enregistré un record de participant, 26 personnes au total ! Évidemment pour le trio chargé de l’organisation, la coordination d’un tel événement a impliqué un énorme travail, entre les inscriptions, l’organisation du transport et la location des skis. Mais c’est avec enthousiasme qu’Annabelle Coquoz, Bastien Perruchoud et Bastien Marquis ont relevé le défi. « Ces journées sont l’occasion d’échanger et de mieux se connaître, lance Bastien Perruchoud. Il y a beaucoup de nouvelles personnes et c’est important qu’elles voient aussi ce que forom fait. Cela les motive à revenir » . « C’est vrai, pour l’intégration des nouvelles personnes, il n’y a pas mieux, renchérit Annabelle Coquoz. D’autant que cette fois ci on a même eu un jeune Fribourgeois de 12 ans qui est venu tout seul et une maman qui a accompagné son enfant sourd âgé de 7 ans. Pour elle, c’était une occasion rêvée de comprendre comment fonctionne le monde de la surdité ! » RDV à Aigle En cette journée ensoleillée du 29 janvier, tout ce petit monde, en provenance de tous les cantons romands, se retrouve dès 9 heures à la gare d’Aigle. Direction, en co-voiturage, Les Mosses une petite station de ski vaudoise, choisie pour ses dimensions à taille humaine. Tout le monde ? Pas tout à fait ! A son grand dam, victime d’une infection au pied, Bastien Perruchoud a dû renoncer aux skis et, avec son compère Bastien Marquis ne rejoindra le groupe que pour le repas de midi. Heureusement, c’est Oliver Merz qui le remplacera au pied levé en secondant Annabelle avec talent dans l’organisation de la journée. Une petite difficulté : le groupe, en termes de compétences de ski, était très hétérogène et il comprenait une forte proportion de débutants. Une difficulté contournée grâce à la présence de Sophie, professeur de ski de la Fédération suisse des sourds dont les conseils ont été forts bienvenus pour ceux qui, jusqu’à présent, ne s’étaient jamais adonnés aux joies de la glisse. « Au début je n’étais pas très emballée d’avoir des personnes qui ne savent pas skier, sourit Annabelle, car le but n’est pas de faire le prof de ski toute la journée. Mais quand l’idée de faire venir une vraie prof s’est imposée, j’ai évidemment tout de suite dit oui » ! Bientôt un week-end ? Après un premier contact avec la neige en matinée, tout le monde s’est retrouvé à la Buvette de l’Arsat, pour un repas partagé en toute convivialité. Sitôt après, retour sur les pistes, en bas de la station pour les débutants et plus haut pour les plus chevronnés, pour une superbe après-midi de glisse sur les pentes. « Comme on avait rendez-vous à la gare d’Aigle à 17 heures on a dû finir assez tôt et ne pas trop traîne, ajoute Annabelle. C’était assez frustrant même si tout le monde était ravi de la journée et nous a beaucoup remercier. Mais du coup, en fonction du budget, on organisera peut-être un week-end entier la prochaine fois !» Un budget pour cette journée du 29 intégralement pris en charge par forom écoute qui a financé les prestations proposées y compris le transport, seule la location des skis étant à la charge de chaque participant. SUIVANT PRECEDENT

  • Travail contre gîte et couvert, l’étonnant voyage d’Olivier Merz en Amérique | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Travail contre gîte et couvert, l’étonnant voyage d’Olivier Merz en Amérique 15 mai 2016 Publié le : Pérou, Californie, Canada. Mais aussi, réceptionniste, baby-sitter, promeneur de chiens, jardinier. Durant près de 4 mois, de novembre 2015 à février 2016, Olivier Merz choisit de découvrir le continent américain en donnant son temps en échange d’un hébergement. Récit d’un périple particulièrement instructif. De l’autonomie, une soif de rencontres et de découvertes, un goût prononcé pour l’effort, tel est le subtil cocktail qui a conduit Olivier Merz, un jeune malentendant de la région de Nyon, à entamer un incroyable séjour à l’autre bout du monde. Au début du mois de septembre dernier, Olivier s’envole en effet pour Huaraz, une ville du Pérou, pays dans lequel il arrive après plus de 24 heures de vol et 8 heures de bus. Ce voyage, le jeune homme l’a imaginé de longue date, alors qu’il était encore au gymnase, avant de terminer sa scolarité et d’entamer une année sabbatique bien méritée. Le choix du Pérou non plus n’a pas été fortuit. « J’ai suivi trois années de cours d’espagnol au gymnase et j’avais le souhait de pouvoir le pratiquer un peu. Je souhaitais en outre aller plus loin que les habituels voyages en Europe ou en Afrique du Nord. Alors, quand via des amis en Suisse, j’ai pu avoir un contact au Pérou, je n’ai pas hésité ». Au Pérou Le Pérou donc. Mais pas tout à fait comme on se l’imagine, un rien pépère via les circuits touristiques habituels. Non, Olivier a besoin d’autre chose. Alors son crédo durant tout son périple sera simple : chaque fois qu’il le pourra, il échangera gîte et couvert contre son travail. A Huaraz, ville de 130'000 habitants située à plus de 3000 mètres d’altitude, c’est dans un petit hôtel de 7 chambres qu’il va exercer ses talents : accueil et accompagnement de la clientèle, gestion des réservations, traduction pour les voyageurs francophones, etc. « J’ai adoré cette expérience, vraiment enrichissante, et dans ce pays étonnant je me suis tout de suite senti chez moi, raconte-t-il. J’ai pu avoir énormément d’échanges tant avec la clientèle plutôt internationale, qu’avec les Péruviens, très chaleureux. Huaraz est une ville où il y a beaucoup de jeunes et où la nature aux alentours est superbe, avec de magnifiques lacs de montagne et des panoramas grandioses. Très vite j’ai été dans le bain et j’ai fait aussi bien du trekking que des promenades en ville ». Après deux mois de travail et de découvertes, se soldant d’ailleurs par une solide amélioration de son niveau en langue espagnole, Olivier quitte le Pérou et s’envole pour… la Californie, avec toujours le même crédo : trouver via le web des hôtes qui l’hébergent gratuitement en échange de ses services. Sauf qu’à l’arrivée à Los Angeles, l’hôte pressenti lui fait faux bond. Il lui faut alors une semaine pour trouver un plan B, sur la côte nord, en bord de mer, à Carpinteria. Sa tâche cette fois est fort différente : il travaille pour un couple de retraités et doit jardiner, couper des branches et même sortir promener les chiens. « Durant trois semaines, ça a été une expérience assez spéciale, sourit-il. Disons que madame était une caricature d’Américaine, à la fois sympathique et maniaque. Et puis, c’était assez marrant, je n’avais jamais promené de chiens avant dans ma vie ! » A la fin du mois de novembre, il reçoit en outre la visite de son père, venu à l’occasion de l’anniversaire de ses 19 ans, puis de ses grands-parents. En janvier, et après avoir découvert San Francisco, une ville exubérante et séduisante avec ses quartiers si divers et un esprit d’ouverture exceptionnel, c’est à Vallejo qu’il prend racine durant 10 jours, hébergé sans contrepartie par une vieille dame qui avait connu les grandes heures du mouvement hippie :« ça a été très enrichissant de pouvoir discuter avec elle et ses amis artistes, dont chacun avait un profil et une histoire de vie passionnants ». Baby-sitter au Canada Faute d’avoir trouvé de nouveaux hôtes, le jeune homme décide ensuite d’abréger son séjour californien et de rejoindre le Canada, deux semaines plus tôt que prévu. « Mon contact à Squamish, en Colombie-Britannique était disposé à me recevoir plus tôt. Je n’ai pas hésité et j’ai pris l’avion pour Vancouver ». Squamish, ville « refuge » pour jeunes couples en quête de loyers plus abordables est connue pour sa superbe nature. Olivier y restera trois bonnes semaines, à expérimenter une toute nouvelle activité : le jeune homme se mue en effet en « baby-sitter » devant gérer deux enfants de 3 et 7 ans, chaque jour de 16 à 23 heures, pendant que leurs parents officiaient dans leur restaurant. « Là, il a bien fallu apprendre à interagir avec des enfants, prendre le temps de gagner leur confiance pour en obtenir des choses. C’est le genre de travail où on apprend beaucoup ! » Petit détail qui n’a pas échappé à Olivier : le père de famille était lui-même malentendant, issu d’une famille de malentendants et dont aucun membre n’était hélas appareillé, en raison du système d’assurance canadien qui ne couvre pas ce type de prestation. Après s’être éclipsé une semaine pour rejoindre un ami de gymnase non loin de là, pour s’adonner aux joies du ski dans l’ancienne station olympique de Whistler, Olivier retourne terminer sa mission de baby-sitting avant de rentrer en Suisse le 13 février. Non sans éprouver une intense satisfaction après ce voyage peu commun : « partout, en particulier au Pérou, la chaleur et la confiance des gens m’ont énormément surpris. J’ai énormément appris en termes de contacts humains, mais aussi sur moi-même ». Et de conclure : « ce voyage m’a permis non seulement de consolider ma confiance en moi, mais aussi d’acquérir une harmonie certaine ». SUIVANT PRECEDENT

  • Le Service d’aide sociale de l’AGM, une spécificité genevoise | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Le Service d’aide sociale de l’AGM, une spécificité genevoise 15 janvier 2016 Publié le : Depuis plusieurs décennies, l’Association Genevoise des Malentendants (AGM) dispose d’un service d’aide sociale spécifiquement destiné aux sourds et malentendants. Rencontre avec trois assistants sociaux passionnés et dévoués à leur métier. C’est incontestablement une spécificité genevoise. L’Association Genevoise des Malentendants est en effet la seule association cantonale de malentendants à gérer directement et depuis plusieurs décennies, un service d’aide sociale aux sourds et malentendants, des prestations généralement assurées ailleurs en Suisse par Pro Infirmis. Une spécificité qui s’explique par des considérations historiques et qui fait qu’actuellement, l’AGM salarie 3 assistants sociaux pour l’équivalent de presque deux postes à plein temps. Au jour le jour, Vérène Richoz-Kane, Martine Clavel-Noverraz et Alantu Lescure, le dernier arrivé il y a un an et demi, soutiennent, encadrent et assistent les dizaines de personnes qui chaque année, les sollicitent. Leur public cible ? Les sourds de naissance qui utilisent la langue des signes, tous les malentendants appareillés, ainsi que les enfants entendants de parents sourds. Près de 180 dossiers Résultat : en 2014, les 3 assistants avaient la lourde charge de gérer pas moins de 179 dossiers actifs, un chiffre en très nette augmentation, celle-ci coïncidant avec l’entrée en vigueur du nouveau système de remboursement des appareils auditifs, de nombreux malentendants ayant dû se résoudre à solliciter l’appui administratif de l’AGM pour la recherche d’aides financières et l’introduction de cas de rigueur auprès de l’office AI. « Nous sommes un service polyvalent, explique ainsi Vérène Richoz-Kane. Nous répondons donc à toute sollicitation d’ordre social. Qu’il s’agisse d’un soutien pour les relations avec les assurances sociales, un domaine dans lequel nous avons acquis une solide expertise, ou d’un appui dans la recherche d’un logement, ou d’un travail. Nous n’entrons pas en matière en termes d’argent car nous ne sommes pas un service financier » . Et d’ajouter: « En revanche, nous appuyons les malentendants dans leurs recherches de financements, de plus en plus souvent d’ailleurs pour l’acquisition d’appareils auditifs, car le prix et le faible remboursement de ceux-ci deviennent un problème majeur pour beaucoup. » Assistants sociaux donc, avec un service spécifiquement orienté pour les sourds et les malentendants. Autant dire que le travail ne manque pas, d’autant que le monde de la malentendance implique, outre la maitrise de la langue des signes, des compétences particulières. « C’est vrai, constate Martine Clavez-Noverraz, la qualité de la relation que l’on doit mettre en place avec la personne malentendante pour pouvoir la comprendre implique que l’on développe avec elle une relation très particulière et dans laquelle le regard joue un rôle très important ». « Cela a été ma grande surprise quand j’ai commencé à l’AGM, il y a une quinzaine d’années, renchérit Vérène Richoz-Kane. Et c’est en même temps ce qui est passionnant : comment exercer notre métier d’assistants sociaux, fondé sur la communication, avec des personnes qui précisément ont du mal à communiquer ? Tout le défi est là ! » Patience et empathie Même appréciation du côté d’Alantu Lescure, le dernier arrivé, pour lequel ce métier implique sans aucun doute « de la patience et de l’empathie, pour pouvoir gérer les frustrations liées à la communication ». Un métier qui implique donc une empathie indispensable, mais également beaucoup de stress. « Il faut bien sûr faire attention à ne pas trop s’impliquer émotionnellement, surtout lorsqu’on traite des cas difficiles, ajoute Alantu Lescure. Mais nous sommes formés et préparés à cela, et en plus, ajoute-t-il dans un grand sourire, chacun a sa petite botte secrète pour tenir le coup ! » Afin de se soutenir mutuellement dans leur activité quotidienne, nos trois assistants sociaux organisent entre eux des séances d’auto-supervision et peuvent même faire appel, comme il est souvent d’usage dans tous les métiers qui touchent à l’humain, à un superviseur extérieur, psychologue ou psychiatre. « Les superviseurs nous aident à garder un regard extérieur sur notre métier, à apporter une mise en perspective. Ils sont à notre disposition, et nous y faisons recours en cas de besoin », ajoute encore Vérène Richoz-Kane. Indispensable réseau Actifs dans le cadre de leurs prestations et actions directes en faveur des sourds et malentendants – « une distinction qui en réalité n’a plus lieu d’être », les assistants sociaux de l’AGM agissent également énormément en amont, avec les partenaires institutionnels ou médicaux, dans le cadre de la mise en place ou de la participation à des réseaux qui leur permettent de mener à bien leur travail. « Le travail que l’on a mené pour élargir notre réseau est un des éléments qui expliquent l’augmentation du nombre de dossiers que l’on traite. C’est un travail indispensable qu’il faut en permanence tenir à jour », explique encore Vérène Richoz-Kane. Et de conclure : « J’ai toujours été frappée de constater à quel point les professionnels de la surdité sont comme leurs patients : isolés. Avec le temps d’ailleurs, nous nous sommes progressivement impliqués dans un travail de coordination pour faire agir ensemble tous les partenaires ORL, AI, CURIC (Centre Universitaire Romand d’Implants cochléaires, ndlr), EMS, etc. Tout simplement parce qu’au fil du temps, nous avons développé une bonne vision d’ensemble du réseau, couplée à une bonne connaissance de chaque personne qui s’adresse à nous ». www.agdm.ch SUIVANT PRECEDENT

  • Des jeunes récompensés | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Des jeunes récompensés 26 octobre 2018 Publié le : Depuis 2004, les élèves, étudiants et apprentis souffrant d’une déficience auditive, se voient remettre un prix honorifique par forom écoute, la fondation romande des malentendants, au terme de leur formation. Tous les jeunes malentendants terminant une formation scolaire ou professionnelle reçoivent un prix honorifique de forom écoute. La responsable Michèle Bruttin a lancé ce concept en 2004, dans le but de féliciter ces jeunes vaillants, qui sont allés jusqu’au terme de leurs projets, certificats ou diplômes en poche, avant de plonger dans le monde professionnel ou de vivre d’autres expériences. Chaque année, forom écoute honore les primés dans le cadre de la remise des diplômes et certificats ; au fil des ans, vous avez eu l’occasion de rencontrer bon nombre de ces jeunes. Comment perçoivent-ils ce prix votre démarche ? Dans l’ensemble, ils sont reconnaissants et la plupart découvrent l’existence de forom écoute. Quels types de relation génèrent ces rencontres ? Des contacts réguliers pris par la Commission Jeunesse via les réseaux sociaux et par notre Fondation, pour les inviter gratuitement à toutes sortes de loisirs. Journée nationale de l’audition, sortie karting, week-ends à ski, journée à thème, etc. Sont-ils nombreux à connaître l’existence de la Fondation et semblent-ils intéressés par les aides et conseils que vous fournissez ? A ce jour, environ 350 jeunes ont été contactés et une minorité nous répond. Je pense qu’ils utilisent plutôt les informations sur notre site. Comment peut-on optimiser leur position dans le monde professionnel ? En les incitant à éviter de préciser leur malaudition et appareillage dans leur CV mettent un maximum de chances de leur côté, à valeur égale sur le papier, d’obtenir un premier entretien. Le mot de la fin ? Avant le terme de leur scolarité obligatoire, il serait utile que, par les structures de soutien dont ils bénéficient automatiquement, ils nous soient présentés ou sachent que nous existons. Mélanie raconte Grâce à cette remise de prix, Mélanie Fernandes Paiva, qui vient de terminer son apprentissage, a découvert la Fondation. « Jusqu’à ma rencontre avec Michèle Bruttin, j’ignorais l’existence de forom écoute, laquelle me permet désormais de m’informer sur les prestations via le site, de les utiliser et d’en parler à mon entourage ». La jeune femme, diagnostiquée sourde profonde d’une oreille et sourde moyenne de l’autre vers l’âge de deux ou trois ans, est née sourde et souffre, en parallèle, du syndrome de Johanson-Blizard, maladie génétique transmise selon le mode autosomique récessif, associant une aplasie congénitale du cuir chevelu, une aplasie des ailes narinaires, une surdité bilatérale, des malformations dentaires et une insuffisance pancréatique exocrine. Elle se développe différemment d’une personne à l’autre. Pour Mélanie, se sont succédé des problèmes respiratoires, capillaires, de la mâchoire engendrant des opérations et des soins. La jeune femme aujourd’hui âgée de 21 ans a donc vécu des absences répétées durant sa scolarité. Scolarité qu’elle a suivi entre l’école publique, partiellement assistée par une aide interprète, et l’Institut St-Joseph en section de surdité. « J’ai vécu nombreuses frustrations, la solitude et l’intolérance. J’étais parfois apte à ignorer les remarques, parfois au contraire, je sortais de mes gongs. Malgré cela, j’ai fait de belles rencontres, notamment avec une autre élève sourde. Nous avons suivi les cours ensemble durant trois ans et nous nous sommes souvent épaulées ». Mélanie a une forte personnalité, elle est tenace et n’a jamais rien lâché. Si elle témoigne aujourd’hui, c’est pour délivrer un message aux autres jeunes subissant un handicap. « Le moteur, c’est la motivation, c’est avoir confiance et connaître ses limites. J’ai appris à me découvrir, à me battre aussi et c’est durant mon apprentissage d’assistante en pharmacie, que j’ai compris que j’avais des capacités. Mes résultats d’évaluation hebdomadaires étaient très probants et m’ont réellement donné de l’assurance ». Si la jeune fille a été dispensée d’allemand durant sa scolarité, a contrario, elle a été obligée de l’apprendre dans le cadre de son apprentissage. Après avoir bûché jusqu’à ne plus sortir le week-end durant une année, elle a passé les examens avec la moyenne. « Je me suis toutefois opposée aux examens oraux. J’étais effrayée à l‘idée de devoir prononcer des phrases et j’avais peur que les experts ne me comprennent pas ». Toutes ces expériences lui ont permis de trouver sa propre identité, de prouver d’où elle vient et de l’assumer. La langue des signes l’a aidée à le découvrir et à pouvoir enfin communiquer. Elle a appris le français vers cinq ou six ans, plus jeune, elle mimait des gestes simples. « J’ai toujours annoncé ma surdité, du coup les personnes en face de moi averties pouvaient faire un effort de compréhension. J’ai dû en faire tellement… ». Outre le racket, les commentaires déplacés et la mise à l’écart, Mélanie se voit refuser une place d’apprentissage sous prétexte que son handicap lui permettait de faire uniquement des ménages ! « Le plus incompréhensible, c’est que ce maître d’apprentissage a un enfant lourdement handicapé. Malgré cela, il m’a repoussée. » Aujourd’hui, son CFC en poche, la jeune femme est en stage de six mois au Centre les Chemain’S, en vue d’une formation de trois ans pour devenir éducatrice. « L’AI n’entre pas en ligne de compte pour suivre un second apprentissage et j’ai toujours été tentée par ce domaine ». Elle vient de mettre sa candidature sous pli pour entrer à l’Ecole Supérieure Sociale Intercantonale de Lausanne, ESSIL. « J’aime aider les gens, je me sens utile. Le Centre offre des ateliers, des moments de partages et d’échanges pour que les gens ne se sentent pas seuls et deviennent autonomes. J’ai choisi ce stage car je suis dans mon monde et je peux les comprendre », conclut-elle. Langue universelle : la communication Marcie Cerf vit à Courtemautruy dans le Jura. La jeune femme a longtemps vécu sa malentendance comme un néant. Elle a ensuite pu constater que son handicap lui permettait de développer son sens de l’observation sur son environnement. Si voir la malentendance comme une richesse plutôt qu’un appauvrissement a été difficile, elle ne deviendrait entendante pour rien au monde. « Cela fait partie de moi, mes appareils constituent un élément de mon corps ». Dans le cadre scolaire, les points positifs lui ont paru rares. Malgré cela, Marcie avait de bons résultats. Même si certains enseignants étaient réellement attentifs, peu remarquaient vraiment ses difficultés auditives. Ses parents ont dû prouver qu’elle en avait pour obtenir des cours de soutien. Les dernières années ont été assez éprouvantes avec le sentiment de perdre du temps. La jeune femme désirait étudier des branches utiles pour son avenir. Elle avait la possibilité de suivre le gymnase, une école d’art dans le but de vivre de la photographie ou de la couture, ou un apprentissage ; son choix s’est porté sur ce dernier, lequel a abouti à un CFC d’employée de commerce. « Il me paraissait idéal pour devenir indépendante, trouver un travail et économiser de l’argent ». Un de ses rêves était de suivre des cours de langues à l’étranger. Elle maîtrise bien l’anglais, se débrouille en allemand, suis des cours d’espagnol et connaît l’alphabet japonais et coréen. Excusez du peu, surtout avec un handicap auditif conséquent ! « J’ai évidemment éprouvé quelques difficultés, mais suis partie en mars dernier réaliser un séjour linguistique et ai appris à aimer les langues. Par chance, j’ai des amis à l’étranger et ambitionne de leur rendre tour à tour visite ». La jeune femme aspire à connaître la langue des signes, utile car son audition est en baisse. De plus, elle désire apprendre une langue asiatique, le russe et tant d’autres, à découvrir dans les années à venir. « Il y a tellement d’endroits où je rêve d’aller et de langues que j’ai envie de maîtriser afin de communiquer. Lorsque Marcie explique sa surdité et sa capacité à lire sur les lèvres aux gens, leurs réactions la surprennent. « Chacun réagit de manière différente. On me demande « mais tu n’entends vraiment rien ? » ou « fais-moi essayer tes appareils… c’est quoi ce bruit ? », « ça doit être horrible d’avoir des appareils ». Certains essaient de communiquer, d’autres se moquent ou sont gênés. Je voudrais leur faire comprendre ce que je subis en leur mettant des protecteurs Pamir sur les oreilles ou de la musique » ! Marcie se sent plus à l’aise en échangeant avec d’autres malentendants. Ne rien comprendre à la conversation est « normal ». « J’aimerais encore préciser que dans ma situation, je suis obligée de regarder la personne avec qui je communique, en laissant de côté mon téléphone portable ou quoi que ce soit d’autre. Cela permet de créer un contact direct et c’est enrichissant ». A travers ces deux témoignages, les obstacles surmontés prévalent dans l’intégration à l’école, dans le cadre professionnel et dans la vie. L’estime de soi, la confiance, la curiosité et les projets donnent des ailes ! SUIVANT PRECEDENT

  • Hop Bastien | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Hop Bastien 9 septembre 2019 Publié le : Le sportif attitré de la fondation a une fois de plus dépassé ses limites et participé au Grand Raid, une escapade rayonnante. Bravo Bastien. Très impliqué dans l’organisation de rencontres sportives au sein de la Commission jeunesse et prévention (Comm’s Jeun’s) de la fondation forom écoute, dont il est membre, Bastien Perruchoud a réitéré sa participation à la 30ème édition du Grand Raid BCV’S, qui s’est déroulé le 24 août dernier en Valais. De quoi faut-il tenir compte lorsqu’on est malentendant et qu’on participe à une course sportive ? Je dirais que le peloton de Verbier veut évidemment pédaler le plus vite possible pour obtenir les meilleurs temps. Devant eux, se trouvent trois motos trial, ce qui permet de savoir que le peloton arrive. A ce moment-là, je suis très concentré et regarde régulièrement derrière moi ; lorsque les dossards jaunes déboulent, je les laisse passer. Tout s’est bien passé, heureusement, personne ne m’a crié dessus ou poussé sur le côté. Comment vous faites-vous repérer en tant que personne malentendante ? Je place un autocollant avec l’oreille barrée derrière mon casque et un autre derrière la selle, sur la trousse de réparation en cas de crevaison. Que nécessite la préparation d’une telle course durant laquelle vous avez parcouru 68 kilomètres de montée ? Elle nécessite beaucoup d’entraînements. Depuis ma virée au Tessin début juin trois jours à vélo, j’ai repris la route à raison d’une fois par semaine et quinze jours avant la course, je me suis muni d’un nouveau vélo plus léger avec des roues de 29 pouces. J’ai passé un week-end entier dans le Jura à l’apprivoiser. La semaine avant la course, ce fut le repos du guerrier et une nourriture saine. Vous êtes bien entouré par votre famille et vos amis, le mental réalise le 50% de la course, n’est-ce pas ? En effet, c’est essentiel et j’ai la chance de les avoir fidèlement près de moi. Des membres de ma famille et mes amis m’attendaient pour me ravitailler et m’encourager. De plus, j’ai rencontré, dans le bus qui me menait au départ, un copain malentendant, que je n’avais pas revu depuis quelques années. Il participait également au Grand Raid et ça a renforcé notre motivation. Malgré cela, j’ai dû prendre un anti-inflammatoire contre des maux au genou et ça m’a pénalisé. J’ai dû m’accrocher car j’avais mal au ventre, j’ai transpiré et j’ai l’impression d’avoir somnolé quelques minutes. Au ravitaillement, tous étaient là et mon père m’a donné un autre maillot pour que je ne prenne pas froid. Durant la descente, juste après le barrage de Moiry, j'ai fait une petite chute contre un caillou ; j'ai tapé les bouts des doigts de la main gauche, et la jambe gauche. Sous le choc, je suis resté 5 à 10 minutes sur place avant de pouvoir reprendre le vélo, car je voyais tout tourner. Peut-on dire que c’est un travail d’équipe, même si c’est vous qui pédalez ? Oui. Mon père a fait une liste avec les temps de passage de l’an dernier, pour comparer. Je suis tout de même arrivé en fin de course avec douze minutes de moins. Bastien et sa petite reine sont bien rentrés et reprendront la route très prochainement après quelques jours de repos bien mérités. SUIVANT PRECEDENT

  • Soins des oreilles : Laisser faire le bon sens | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Soins des oreilles : Laisser faire le bon sens 15 mai 2011 Publié le : Alors que le nombre de personnes souffrant de troubles de l’audition est sans cesse croissant, la question du soin porté à nos oreilles se pose avec beaucoup d’acuité. Organe résistant et protégé par sa localisation dans la boîte crânienne, notre oreille nécessite peu de soins et beaucoup de bon sens. Si en matière d’hygiène, l’abstention est à conseiller, de nombreux progrès restent à faire en termes de prévention de la fonction auditive. Les chiffres sont sans appel. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, près de 300 millions de personnes dans le monde souffrent d’une perte auditive modérée ou sévère des deux oreilles. En Suisse, environ 13% de la population, soit près d’un million de personnes - un habitant sur 7 ! -, est malentendante. Et les tendances ne sont guère encourageantes, puisque les spécialistes estiment que la prévalence de la déficience auditive va augmenter de manière significative au cours des années qui viennent, au point que d’aucuns n’hésitent même plus à évoquer le spectre d’une véritable épidémie mondiale. De fait, la question de la prévention de nos capacités auditives et le soin que l’on doit porter à nos oreilles, organes réceptacles de la fonction auditive, se pose plus que jamais. Comment en effet veiller à ce que nos oreilles conservent un fonctionnement optimal le plus longtemps possible ? Quels sont les gestes et autres comportements à éviter pour que nos fonctions auditives demeurent préservées jusqu’à un âge avancé ? Quelles mesures devons-nous adopter pour mettre un terme à cette alarmante épidémie que les spécialistes de l’audition nous annoncent et dont les jeunes seront les premières victimes ? Organe résistant Paradoxalement, notre oreille est un des organes les plus résistants de notre corps. « C’est un organe solide qui vieillit très bien, note le docteur Albert Mudry spécialiste ORL installé à Lausanne depuis de nombreuses années. L’oreille est naturellement protégée par le fait d’être située à 2,5 cm en profondeur à l’intérieur de la cavité crânienne. Il suffit de se contenter de profiter de cette protection naturelle et ne pas aller contre. » Petit organe ressemblant à un labyrinthe, l’oreille est en effet en partie cachée dans la tête. Composée de trois parties, l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne, elle se situe en grande partie dans l’os temporal, plus précisément dans sa partie inférieure la plus dure, appelée le rocher qui lui confère une protection « mécanique » de premier ordre. Résultat: « le meilleur moyen de prendre soin de ses oreilles, c’est d’avoir un minimum de bon sens, et de ne pas s’en occuper ! » résume avec bonhomie le Dr Mudry, qui ajoute: « il faut les laisser vivre, arrêter de les tripoter et les protéger lorsqu’on se trouve dans des endroits bruyants. Cela suffit amplement ! » Pour lapidaire qu’elle soit, cette déclaration résume le consensus adopté par les spécialistes ORL, tant en matière de soin des oreilles, c’est l’interventionnisme intempestif des patients qui, le plus souvent, pose problème. [zone]Hygiène des oreilles: « Don’t touch ! » « Trop d’hygiène nuit à la santé ». S’il est un domaine où cette maxime s’applique à souhait, c’est bien celui du nettoyage de nos oreilles. « Nous avons vraiment tout faux en matière de nettoyage des oreilles, déplore le Dr Albert Mudry. Le mot d’ordre doit être simple: don’t touch ! Notre éducation nous a conditionnés à vouloir que nos oreilles soient très propres. Du coup de nombreuses personnes ont recours aux bougies auriculaires, ou aux cotons-tiges, et c’est vraiment une aberration totale ! » Organe complexe, notre oreille dispose de son propre système de nettoyage. Notre conduit auditif externe est ainsi pourvu de glandes qui produisent la cire, le fameux cérumen, et de poils dont le rôle est d’amener mécaniquement cette cire vers l’extérieur. Résultat: la cire, dont le rôle est de protéger l’entrée de nos oreilles, est spontanément éliminée, et la meilleure chose à faire est justement… de ne rien faire. Car toute manœuvre intempestive vient enrayer ce processus naturel et favoriser la formation de bouchons de cire. Auto-nettoyage « Le coton-tige est le meilleur ami de l’ORL, il faut le bannir, sauf si on se contente de l’utiliser à l’extérieur de l’oreille, avertit le Dr Mudry. Arrondie, l’extrémité du coton-tige tend à enfoncer la cire au fond du conduit auditif, vers une zone dépourvue de poils, et donc sans capacité d’auto-nettoyage, d’où la constitution d’un bouchon de cire ! » Autre comportement à éviter: le recours à l’eau pour se nettoyer l’intérieur des oreilles. « Cela ne sert à rien, tranche notre spécialiste lausannois. Même si ce n’est pas l’eau en tant que telle qui pose souci, elle produit un effet de macération propice aux infections en raison d’une modification du milieu naturel de l’organe ». En cas d’intrusion d’eau à l’intérieur de l’oreille, la meilleure démarche est donc de sécher l’organe à l’aide d’un foehn. « Dès qu’on remarque que l’eau dérange, il faut la sécher », conclut Albert Mudry.[/zone] Prévention de l’audition: Ne pas dépasser les valeurs limites Deuxième axe important en matière de protection des oreilles, la préservation de nos capacités auditives. La prévention contre les agressions par le bruit est la meilleure méthode pour diminuer les risques de traumatismes acoustiques, qu’ils soient aigus ou chroniques. Une prévention qui s’exerce à deux niveaux: au niveau individuel par la protection des oreilles, et au niveau de la source sonore. Plusieurs éléments doivent être pris en compte, la bande de fréquence des sons auxquels on est soumis, leur caractère continu ou impulsif, ainsi que la régularité de l’exposition. Ceci sans compter une susceptibilité individuelle qui varie en fonction de chacun d’entre nous. Valeurs limites « Au début d’une exposition à un bruit intense, explique le Dr Mudry sur son site internet, l’oreille va réagir en se protégeant par le réflexe stapédien qui, par la traction d’un muscle, va diminuer la force de l’onde sonore au niveau de l’étrier. L’oreille interne sera donc moins fortement stimulée. Ensuite, l’oreille va manifester une fatigue auditive, c’est-à-dire une diminution passagère et réversible de l’audition. Finalement, on va atteindre un stade non réversible de surdité. Selon l’OMS, le bruit peut entraîner une diminution de l’audition lorsque son intensité atteint 75 décibels et que le temps d’exposition est supérieur à huit heures. En Suisse, on parle de bruit dangereux lorsque l’intensité sonore est supérieure à 87 décibels pendant plus de huit heures. Plus l’intensité sonore augmente au-dessus de ce seuil, plus le temps d’exposition toléré sera court ». Alors que ces valeurs limites d’exposition sont désormais bien connues, largement vulgarisées par les institutions de santé publique et les organisations de sourds et malentendants, se pose un constat paradoxal: les malentendants sont de plus en plus nombreux, et aujourd’hui en Suisse, 30% des jeunes de moins de 20 ans présentent déjà des problèmes auditifs. Danger des limites « C’est le danger auquel nous sommes confrontés dans notre société, déplore le docteur Mudry. Les limites sont connues, mais du coup tout se fait à la limite des normes admises. C’est particulièrement net en matière de bruit. Ainsi, les discothèques sont un poison total pour les jeunes. Idem pour les baladeurs numériques que l’on met directement à l’intérieur de l’oreille. Car lorsqu’on est à la limite des normes, on a toujours tendance à les transgresser ! » Résultat: la meilleure prévention est de limiter les expositions aux intensités sonores excessives, et de se munir de tampons auriculaires de protection. Car tant dans notre vie professionnelle qu’au cours de nos activités de loisirs (concerts, fêtes, discos, sports mécaniques, tir...), il est fréquent que l’on observe des niveaux supérieurs à 90 décibels, seuil au-delà duquel des lésions auditives graves peuvent apparaître. ChA [zone]Enfants et personnes âgées: Pas de mesures particulières Tous les conseils d’hygiène et mesures de prévention énoncés ci-dessus s’appliquent sans restriction aux personnes âgées et aux enfants. Sauf qu’avec l’âge, une diminution physiologique de l’acuité auditive, la presbyacousie, est souvent observée chez 20 à 25% des personnes âgées de plus de 60 ans. Raison pour laquelle il est conseillé d’effectuer une visite systématique chez l’ORL dès l’âge de 60 ans, afin d’effectuer un test auditif de dépistage. Pour les enfants, c’est essentiellement la question des otites qui se pose en premier lieu. Douloureuse et souvent récurrente, cette affection pose le problème du recours aux antibiotiques, le plus souvent inutile. « Des études ont montré que 7 fois sur 10, les antibiotiques sont inutiles pour guérir les otites, explique le Dr Mudry. Leur utilisation présente un risque important, celui de sélectionner des germes qui deviendront résistants par la suite ! » Produits laitiers Etonnamment, c’est une mesure alimentaire simple qui pourrait réduire le nombre d’otites chez les enfants. « L’alimentation joue probablement un rôle dans la survenue des otites chez les enfants, avance le Dr Albert Mudry. Ce rôle est encore à mettre en évidence, mais il semble que les produits laitiers soient en cause. En tout cas, dans ma pratique quotidienne d’ORL, j’observe que les otites disparaissent dans 8 cas sur 10 lorsque l’on supprime les produits laitiers chez les enfants ! »[/zone] ChA SUIVANT PRECEDENT

  • Emouvant voyage en Inde | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Emouvant voyage en Inde 15 juillet 2011 Publié le : Des Européens accompagnés de leur fille d’origine indienne, ça attire forcément l’attention en Inde. Mais quand cette fille et son mari sont en plus sourds, et qu’ils voyagent avec leur jeune enfant, l’intérêt est à son comble. Elisabeth Bangerter nous fait le récit d’un retour aux sources familial et émouvant dans un vaste pays aux multiples facettes. Avec à la clé, des rencontres surprenantes… « Depuis plusieurs années, nous nous rendons régulièrement en famille en Inde, pays d’origine de notre fille Leena. A chaque voyage, nous consacrons une partie du temps disponible aux retrouvailles avec les témoins du passé de Leena, que nous avons retrouvés au fil des ans et qui font maintenant en quelque sorte partie de la famille. Pour notre fille comme pour nous, ce retour vers le passé est chargé d’émotions… C’est pourquoi nous réservons une partie du voyage à la découverte de ce vaste pays aux multiples facettes, histoire de récupérer un peu… Sur les canaux du Kerala Début janvier 2011, nous entamons la partie touristique de notre séjour en Inde sur les canaux du Kerala qui bordent la mer d’Oman, le long de la côte sud-ouest du pays. Nous embarquons pour deux jours sur un kettuvalla, un bateau traditionnel en roseaux et nattes de riz tressées, qui nous emmène sur un réseau de lagunes et de canaux de 200 km2 . L’équipage se compose d’un capitaine-barreur, d’un maître d’hôtel et d’un cuisinier ! Dans un paysage de rizières et de cocotiers, nous assistons à la vie quotidienne des villageois. Tous les déplacements se font en bateau, nous croisons les élégantes barques des pêcheurs, des écoliers, du marchand de légumes et du laitier. Dans la soirée, le maître d’hôtel me tend son téléphone: « un appel pour vous, madame ! ». C’est le loueur de bateaux qui nous avait observés à l’embarquement: six Européens, et parmi eux un couple sourd « indo-suisse » avec un enfant, ça attire l’attention ! Mon interlocuteur m’explique que sa sœur a un fils sourd et qu’elle aimerait nous rencontrer. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin au débarcadère. Rencontre avec la famille Thomas Au matin, la famille Thomas (de nombreux Indiens de confession chrétienne portent ce patronyme, ndlr), papa, maman et Philip, leur fils sourd, nous attendent. Philip a une vingtaine d’années, il est devenu sourd en raison d’une méningite pendant sa première année de vie. Les questions fusent: comment vit un couple sourd avec un enfant entendant ? Notre fille Leena et son mari Olivier répondent, alors que nous traduisons en anglais, car Philip sait lire sur les lèvres: « oui, disent-ils. Nous sommes un couple sourd profond, notre fils Malik est entendant, il est bilingue français-langue des signes, nous n’habitons pas chez les grands-parents, nous avons notre propre appartement, notre propre voiture, notre propre travail, etc., etc. » La maman de Philip n’en croit pas ses yeux: elle ne pouvait pas imaginer un couple sourd vivant en toute indépendance ! C’est que nous sommes en Inde et qu’il serait temps de choisir une épouse pour leur fils. Philip préférerait une épouse sourde, comme lui, mais sa maman nous exprime sa grande angoisse: un couple sourd ne risque-t-il pas d’avoir un enfant sourd ? Cette éventualité pèse lourd dans la balance. Quelle épouse sera choisie pour Philip ? Les adresses ont été échangées, peut-être aurons-nous bientôt des nouvelles. Et lors de notre prochain séjour, nous sommes attendus dans la famille Thomas… Elisabeth Bangerter, Tavannes [zone]Comment y aller? L’Inde est un continent et pas seulement un pays. Immense, elle ne se visite pas en quelques jours et y voyager nécessite une préparation minutieuse. A cet effet, le Guide du Routard, le Lonely Planet, et… internet sont très utiles. Immense, multiple et diverse, l’Inde ne laisse aucun voyageur indifférent: si certains éprouvent un coup de foudre à peine le pied posé sur son sol, d’autres détestent purement et simplement ce pays de forts contrastes, géographiques, sociaux et humains, à la culture millénaire. En Suisse de nombreuses agences de voyage organisent des séjours sur mesure, ce qui reste la meilleure option pour ceux qui s’y rendent pour la première fois et n’y connaissent personne. Moyennant une ou plusieurs escales, la plupart des compagnies aériennes européennes desservent Bombay et New Delhi, les deux grandes villes indiennes. Sur place, le plus simple est de voyager en bus, ou en voiture avec chauffeur, une bonne formule pour arriver à destination. Très utile également, le train, à condition de réserver ses places longtemps à l’avance. A noter enfin que la pratique de l’anglais, parlé partout dans le pays, est très utile.[/zone] SUIVANT PRECEDENT

  • L'audition... pour les nuls ! | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine L'audition... pour les nuls ! 13 mai 2017 Publié le : S'il était un ouvrage qui manquait à cette collection, désormais devenue très célèbre, c'est bien celui-ci. "L'audition pour les nuls" vient en effet de sortir en librairie. Et il va en intéresser plus d'un! Né d’un partenariat entre les éditions First et la fondation Agir pour l’audition , signé de deux spécialistes reconnus de l'audition, cet ouvrage grand public vise à rendre accessibles le fonctionnement de l’audition et les conduites à tenir pour la protéger. Ce guide, très accessible et documenté, permet d'aborder et de comprendre en toute simplicité le fonctionnement subtil de l'ouïe, de découvrir les causes et mécanismes des surdités et de faire le point sur les différentes aides auditives (conventionnelles ou implants). Il décrypte à la fois les différents types de surdités, les bonnes pratiques pour entretenir son audition et les conseils pour entourer les malentendants etc. Cette nouvelle thématique traitée dans la collection «Pour les nuls» vise à rendre accessible à tous la compréhension des troubles de l’audition et les conduites à tenir. A propos des deux auteurs Françoise Bettencourt Meyers est à l’origine de la création de la fondation Agir pour l’audition. Bruno Frachet est professeur des universités et chirurgien ORL à l’hôpital Rotschild, spécialiste des implants cochléaires. Ils ont souhaité transmettre leurs connaissances sur les différents types de surdité, les bonnes pratiques pour préserver son ouïe et entourer les malentendants. Depuis 15 ans, Françoise Bettencourt Meyers s’est engagée personnellement dans la cause de la malentendance qui lui tient particulièrement à cœur en raison de sa dimension humaine et sociétale. Avec son époux Jean-Pierre Meyers et le concours de la Fondation Bettencourt Schueller, elle a pu initier et structurer une fondation désormais reconnue d’utilité publique, la fondation Agir Pour l’Audition. « Pour rompre la spirale de l’isolement provoquée par les problèmes d’audition, nous devons agir pour changer le regard sur un tabou mal connu et mal compris. C’est l’affaire de tous. Les troubles de l’audition nous toucheront tous à un moment donné, n’oublions pas que nous vivons de plus en plus longtemps » , atteste Françoise Bettencourt Meyers. Le Pr Bruno Frachet, Professeur des Universités, Paris-XIII, et Praticien Hospitalier à l’APHP, est un quant à lui otologiste fort d’une expertise dans l’implantation cochléaire de plus de 30 ans. « L’Audition pour les nuls » Françoise Bettencourt Meyers et Bruno Frachet. www.pourlesnuls.fr « Depuis 30 ans, je vois chaque jour au sein de l’hôpital public des personnes qui souffrent parce qu’elles sont isolées par des problèmes d’audition. Il existe des solutions. Il faut les faire connaître et les partager. C’est un véritable enjeu de santé publique, l’audition est clé pour apprendre et participer, c’est un des meilleurs atouts pour retarder l’apparition des maladies cognitives », complète le Pr Bruno Frachet. « Depuis 30 ans, je vois chaque jour au sein de l’hôpital public des personnes qui souffrent parce qu’elles sont isolées par des problèmes d’audition , a déclaré le Pr. Frachet. Il existe des solutions. Il faut les faire connaître et les partager. C’est un véritable enjeu de santé publique, l’audition est clé pour apprendre et participer, c’est un des meilleurs atouts pour retarder l’apparition des maladies cognitives. » SUIVANT PRECEDENT

  • Les proches aidants seront mieux soutenus dès le 1er janvier 2021 | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Les proches aidants seront mieux soutenus dès le 1er janvier 2021 26 décembre 2020 Publié le : La nouvelle loi fédérale sur l’amélioration de la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge de proches entrera en vigueur en deux temps dès le 1er janvier prochain. Congé payé de courte durée, congé de prise en charge, bonification AVS et supplément de soins intenses viendront ainsi soutenir les proches aidants de personnes malades ou handicapées. Le Parlement fédéral reconnaît enfin à sa juste mesure l’importance du travail des proches aidants, auxquels forom écoute avait consacré sa Journée à thème en 2017. Le 20 décembre 2019, le législatif a adopté une nouvelle loi pour améliorer la situation des proches aidants, en particulier en matière de conciliation de la prise en charge des proches avec leur activité professionnelle. Le référendum n'ayant pas été saisi, la loi entrera en vigueur en deux temps. Ainsi, dès le 1er janvier prochain, un premier train de mesures concernera les absences professionnelles de courte durée. Un congé payé sera donc introduit dans le Code des obligations afin que les travailleurs puissent prendre en charge un membre de la famille ou leur partenaire en raison d'une maladie ou d'un accident. Ce congé peut durer au maximum trois jours par cas et ne doit pas dépasser dix jours dans l'année. Bonifications AVS Le droit aux bonifications pour tâches d’assistance dans l’AVS sera également étendu afin de permettre à davantage de personnes impotentes de mener une existence indépendante chez elles. Avec la nouvelle loi, les proches aidants pourront toucher cette bonification également si la personne qui nécessite des soins est au bénéfice d'une allocation pour impotence faible. Les concubins pourront aussi en bénéficier, à condition que le couple ait fait ménage commun durant au moins 5 ans. Le supplément pour soins intenses et l’allocation pour impotent de l’AI en faveur des enfants seront également adaptés de manière à ce que le droit ne soit plus supprimé les jours où l'enfant séjourne à l'hôpital. Si l'hospitalisation dure plus d'un mois, ces aides continueront d'être versées, à condition que la présence des parents à l’hôpital soit nécessaire. Congé de 14 semaines Enfin dès le 1er juillet 2021, le « congé de prise en charge » entrera en vigueur, la nouvelle loi fédérale accordant ainsi un congé de 14 semaines pour la prise en charge d'un enfant gravement malade ou victime d'un accident aux parents qui travaillent. Indemnisé par le régime des allocations pour perte de gain (APG), ce congé pourra être pris en l'espace de 18 mois, en bloc ou jours isolés. SUIVANT PRECEDENT

  • Un magazine encore plus proche des malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Un magazine encore plus proche des malentendants 30 novembre 2016 Publié le : Dès le 1er décembre prochain, votre magazine aux écoutes va vivre une nouvelle étape de sa longue histoire, délaissant le papier pour passer à un format numérique aux normes les plus récentes. Président de forom écoute, Laurent Huguenin revient sur les raisons qui ont poussé le Conseil de fondation à effectuer ce saut décisif vers la modernité. Aux écoutes va désormais passer en format numérique, exclusivement disponible sur internet. Pourquoi la fondation a-t-elle pris cette décision ? Plusieurs facteurs et une longue réflexion nous ont conduit à privilégier cette solution, seule garante de la pérennité du titre. Depuis plusieurs années, et c’est d’ailleurs ce qui se passe dans toute la presse, le nombre de nos abonnés et de nos lecteurs ne cesse de diminuer. Le nombre d’annonceurs qui souhaitaient également publier leur publicité dans aux écoutes s’est aussi considérablement réduit au fil des ans. Il était donc nécessaire de faire quelque chose… Absolument. L’autre alternative était la disparition pure et simple du titre, ce que nous ne souhaitions évidemment pas. Les malentendants sont attachés au magazine et il fallait coûte que coûte le faire survivre et même lui permettre de se développer encore plus et de prospérer. Au prix de l’abandon du papier ? Mais oui ! Pour deux raisons. D’une part, les coûts de fabrication, d’impression et de diffusion du magazine papier sont considérables, alors que comme je l’ai dit, les rentrées publicitaires et celles liées aux abonnements sont réduites à peau de chagrin. Bien entendu, le but n’était pas du tout de faire du bénéfice avec le magazine, mais ses coûts sont devenus insoutenables pour une fondation aux ressources limitées, alors que son audience diminue régulièrement. D’où l’idée de basculer sur internet. Désormais, le magazine, qui va garder exactement le même contenu que dans la version papier, va être disponible online, partout et tout le temps. Un malentendant romand va pouvoir donc lire son journal quand il le souhaite et depuis n’importe où. C’est cela la magie du web et d’ailleurs beaucoup de journaux dans le monde ont fait ce choix. Pour résumer, le magazine version web touchera plus de monde et coûtera bien moins cher. Exactement ! Si on considère en plus que les jeunes ont le réflexe web et que de plus en plus de personnes plus âgées sont très connectées, ce sera, nous en sommes sûrs, un grand pas en avant. Voyez-vous d’autres avantages à cette nouvelle formule ? Le grand avantage est inhérent à ce que permet internet. Au lieu d’attendre tous les deux mois que le magazine leur parvienne, les malentendants romands auront accès à une information en flux continu et sans cesse mise en ligne avec les informations les plus récentes. En clair, l’information ciblée leur parviendra plus rapidement et plus régulièrement. En outre, et c’est un autre avantage non négligeable, les malentendants pourront accéder en tout temps à l’ensemble du contenu publié dans le magazine depuis plusieurs années, puisque nous allons mettre progressivement en ligne nos archives. Enfin, le format numérique règle le problème de la place, toujours limitée dans le format papier, illimitée dès lors que l’on passe au numérique. Ce n’est pas un avantage dérisoire. Concrètement, comment cela va-t-il se passer ? Nous avons mandaté une agence qui a travaillé à la conception d’un nouveau site web, avec une charte graphique entièrement renouvelée. L’accès à l’information sera déclinée en deux volets, le premier sur le site www.ecoute.ch , contiendra toutes les informations institutionnelles liés à la vie de la fondation, ainsi que les conseils et solutions disponibles pour les malentendants. Le second, à partir du lien www.aux-ecoutes.ch , sera la déclinaison online du magazine actuel dont il reprendra toutes les rubriques, le contenu et donc également les archives. Le graphisme sera épuré et renouvelé pour une meilleure lisibilité, aux standards de ce qui se fait aujourd’hui. Enfin, les sites seront dits « responsives » c’est à dire qu’ils s’adapteront automatiquement aux formats des supports à partir desquels on se connectera. Selon que l’on se connecte depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette, on aura ainsi une lecture facilitée et optimisée. Propos recueillis par Charaf Abdessemed SUIVANT PRECEDENT

  • Journée des Présidents au Château de Chillon | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Journée des Présidents au Château de Chillon 15 janvier 2014 Publié le : Le 5 décembre dernier, les présidentes et présidents d’Amicales et Associations romandes de malentendants se sont retrouvés à la gare de Lausanne, pour la traditionnelle journée d’échange et de concertation. Point d’orgue de la journée, la visite du célèbre Château de Chillon. Michèle Bruttin, présidente de forom écoute, revient sur le déroulement de cette belle journée . « Afin de réunir le plus grand nombre de participants, la journée du jeudi a été préférée au samedi et c’est finalement le jeudi 5 décembre, que nous nous sommes tous retrouvés, avec les 8 participants de la journée, au Buffet de la Gare de Lausanne, les président(e)s d’associations et d’amicales étant venus en train de toute la Suisse romande. La première pause « café-croissants » au Buffet de la Gare nous permet déjà d’entamer les premiers échanges de la journée. Evelyne Jordan de Fribourg, Ginny Siegrist de Delémont, Simone Jeannet de Morges-La Côte, Yves Borboën de la Chaux-de-Fonds accompagné de Christelle Montavon, sa vice-présidente pressentie pour reprendre la présidence suite à son départ, prévu au début de 2014, Richard Vuille de Lausanne, sans oublier notre VIP René Schwab de Neuchâtel, sont de la partie. C’est en train que nous partons ensuite pour Veytaux visiter le Château de Chillon. Un guide costumé nous y attend et nous fait visiter de fond en comble le célèbre édifice, avec des commentaires tout aussi intéressants les uns que les autres. Une vraie encyclopédie vivante, qui, vue la faible affluence, nous a même consacrés près d’une heure trente de son temps, au lieu des 50 minutes réglementaires. Le Musée cantonal des Beaux-Arts nous ayant prêté gratuitement des boucles magnétiques portables Mamso, chaque président(e) malentendant(e) en arbore une autour de son cou, tandis que le guide s’équipe d’un émetteur cravate. Un véritable plus pour bien comprendre cet orateur hors pair et ne pas perdre une miette de ses si instructifs propos… Des propos si intéressants, un château d’une si incroyable richesse patrimoniale, que plusieurs d’entre nous, qui ne l’avaient jamais visité auparavant, se sont promis d’y revenir, afin de pouvoir y rester plus longtemps, et y découvrir tous les secrets qu’il recèle. Formidable ! Frigorifiés, nous nous réfugions ensuite dans un bus bien chauffé, qui nous conduit à l’Auberge de la Gare à Grandvaux, où nous sommes très bien accueillis, et nous sustentons d’un succulent menu. Ensuite, c’est à table, et en utilisant à nouveau le si pratique dispositif Mamso, que nous avons tenu notre traditionnelle réunion, au cours de laquelle chacun et chacune a pu évoquer et développer les activités de son association. Très vite, arrive ensuite l’heure du retour, car le train de 16h19 pour Lausanne n’attend pas… et c’est sur le quai de la gare que nous nous embrassons tous chaleureusement en nous promettant de nous retrouver dès l’année prochaine pour une nouvelle journée de partage et de prolifiques échanges. A tous, merci de votre si enrichissante présence ! » Michèle Bruttin, présidente SUIVANT PRECEDENT

  • Genève : accessibilité à la culture pour les malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Genève : accessibilité à la culture pour les malentendants 14 avril 2019 Publié le : Depuis 2010, « Culture accessible Genève » soutient et développe des mesures d’accessibilité à la culture pour toute personne subissant un handicap. Pour le Département de la culture et du sport de la Ville de Genève, le bilan est mitigé. Projet développé par l’association Cédille, et soutenu par la ville de Genève, « Culture accessible Genève » promeut des événements culturels, tant pour des personnes subissant un handicap sensoriel comme la malentendance, physique ou mental, qu’il soit permanent ou temporaire. Ce site Internet donne les informations nécessaires sur les lieux accessibles en région genevoise, en priorité aux structures, qui proposent la boucle magnétique, le sur-titrage, la visite en langue des signes (LSF) et les vidéo-guides. Constat mitigé Malgré cette offre mise en place en 2010, les dernières technologies et instrumentalisations du marché qui proposent des dispositifs de pointe, la responsable d’Unité Publics au sein du département de la culture et du sport, Véronique Lombard, s’interroge sur le résultat de ces démarches et sur l’efficacité des relayeurs d’information. A ce jour, votre constat est mitigé, pourquoi ? Il y a un vide entre l’offre et la demande. Si la technologique et les accès sont au point, l’utilisation de leurs supports sont insuffisants ; pourquoi ? Concernant le sur-titrage, il y a plusieurs réponses à ce problème : il nous manque tout d’abord un prestataire impliqué et en lien avec les acteurs culturels pour fournir la prestation. On constate aussi un manque de motivation de la part des acteurs culturels en raison du peu de demandes de la part du public concerné. Le manque de promotion et de relais a aussi été un élément qui a boosté le développement du projet de sur-titrage. Ce relais devrait se faire par les associations et institutions qui oeuvrent en faveur des publics concernés. Pensez-vous qu’il existe également un manque d’intérêts des personnes ayant une diminution auditive, soit pour l’art et la culture, soit parce qu’elles ne se sentent pas à leur place dans une salle de spectacle ? Cela est possible, c’est pourquoi un accompagnement de la mesure, ainsi qu’une excellente communication est nécessaire. Qu’escompteriez-vous par exemple de la Fondation romande des malentendants forom écoute pour booster votre programme ? Par exemple, de créer, un comité culturel pour choisir ensemble les spectacles à surtitrer. Efficacité en boucle Forom écoute est très active concernant les boucles magnétiques. Elle en répertorie environ 500 en Suisse romande, et plus à venir. « Notre rôle consiste à informer et conseiller le propriétaire du lieu équipé, qui doit effectuer un contrôle de bon fonctionnement tous les cinq ans environ. « Nous redirigeons le détenteur vers les installeurs, qui réalisent le contrôle en notre présence », précise la responsable de forom écoute, Michèle Bruttin. Outils d’accessibilité Au niveau des infrastructures et outils mis en place, le choix est intéressant. Dans le cadre du cinéma, des films sont proposés accompagnés d’un sous-titrage, spécialement adapté aux spectateurs sourds et malentendants, à l'aide d'applications spécifiques : Regards Neufs propose un catalogue de films sous-titrés à télécharger via l'application mobile Greta. (Lire ou relire l’article en ligne « Le cinéma pour tous » sous la rubrique Dans les Cantons). Sur la base des textes originaux, une transcription est élaborée de manière à ce que les spectateurs puissent comprendre le film tout en profitant du jeu d’acteurs à l’aide d’un écran qui projette les textes (dialogues, commentaires). Le sous-titrage est plus particulièrement destiné aux personnes sourdes et malentendantes maîtrisant bien la lecture. Les cinémas proposent plusieurs films en langues étrangères accompagnés de sous-titres en français (sous-titrage collectif), mais qui ne sont pas spécifiquement adaptés au handicap. Dans les musées, les visites guidées sont préparées LSF, par des guides sourds, pour un public sourd. Cette méthode, via une tablette tactile, permet de découvrir les œuvres, accompagnées de commentaires en LSF et par des sous-titres adaptés en français. Découvertes de sentiers culturels et parcours temporaires thématiques sont également au programme. Au théâtre, certains spectacles sont accompagnés d’un sur-titrage (ou sous-titrage), spécialement adapté aux spectateurs sourds et malentendants. Sur la base des textes originaux, une transcription est élaborée de manière à ce que les spectateurs puissent comprendre le spectacle tout en profitant du jeu d’acteurs à l’aide d’un écran qui projette les textes (dialogues, commentaires). Une brochure « Théâtre dans le texte », permet également de découvrir des dossiers pédagogiques préparés par les théâtres, afin de mieux saisir les enjeux des spectacles. Les textes peuvent être lus avant et permettent d’approcher les œuvres à son rythme. Renseignements auprès des services de médiation. À noter que théâtres et cinémas proposent également des pièces ou films en langues étrangères accompagnées de sous-titres en français, mais qui ne sont pas spécifiquement adaptés au handicap. Il est conseillé de s’annoncer lors des réservations pour bénéficier des places adéquates pour la lecture. Autre subtilité sensorielle, le plancher vibrant d’une salle de concerts permet de ressentir les basses et la musique par les vibrations. Suivi et analyse En été dernier, un groupe d’experts de la société de conseil spécialisée dans le domaine de l’accessibilité universelle et du handicap, id-Géo, a mené une analyse des informations relevées et communiquées sur le site de Culture Genève accessible. Ceci dans le but d’attester et améliorer les diagnostics d’accessibilité des bâtiments. « id-Géo a été très satisfaite de collaborer avec l’association Cédille et relève que lesdits diagnostics sont de grande qualité », poursuit la responsable. Une étude de recherches et des observations sur le terrain ont permis de récolter grand nombre d’informations très complètes en vue de retranscrire le tout sur le site parfaitement accessible. Un travail de communication qui mérite d’être reconnu et diffusé, encourageant Culture Genève accessible à poursuivre ses démarches d’accès à la culture pour tous. Liens utiles : https://culture-accessible.ch/ http://www.ville-geneve.ch/themes/public/situation-handicap/handicap-culture/ https://www.regards-neufs.ch/fr/ Copyright Ville de Genève SUIVANT PRECEDENT

  • Les accouphènes liées à l'anxiété et la dépression | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Les accouphènes liées à l'anxiété et la dépression 18 avril 2018 Publié le : Pour certaines personnes, le désagrément des acouphènes chroniques entraîne l'anxiété et la dépression selon une étude italienne. Les personnes atteintes d'acouphènes chroniques peuvent également éprouver de l'anxiété et de la dépression. Une étude italienne a montré que les personnes qui sont atteintes d'acouphènes chroniques présentent également une prévalence d'anxiété et de dépression significativement plus élevée par rapport à la population générale. L'étude a trouvé une corrélation significative entre le trouble entraîné par les acouphènes et les niveaux d'anxiété et de dépression. Parmi les patients, la durée moyenne de l'acouphène était de six ans et neuf mois. Parmi les patients, la majorité des audiogrammes examinés ont montré une déficience auditive bilatérale symétrique dans les hautes fréquences (4 à 8 kHz). Seulement 16% des patients avaient une capacité auditive normale. La gène entraîné par les acouphènes a été signalée comme «très légère» par 32,5% des patients. 15% souffraient d'une gêne «légère», 12% d'une gêne «modérée», tandis que 25% et 15% disaient que le désagrément entraîné par les acouphènes était «sévère» voire «catastrophique». 45% des patients présentaient des symptômes d'anxiété, tandis que 26,3% souffraient de symptômes dépressifs. 42,5% des patients n'ont montré aucun signe d'anxiété ou de dépression. A propos de l'étude L'étude a été effectuée sur 80 patients acouphèniques atteints d’acouphènes chroniques au Département d'oto-rhino-laryngologie de l'Université catholique de Rome en 2015. L'étude «Relation entre la perception des acouphènes et l'inconfort psychiatrique» a été publiée dans l’International Tinnitus Journal en avril 2017. source: https://www.hear-it.org SUIVANT PRECEDENT

  • Remboursement des appareils auditifs | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Remboursement des appareils auditifs 4 décembre 2017 Publié le : L’entrée en vigueur du relèvement des prestations de l'AVS au niveau des remboursements de l'AI pour les appareils auditifs est attendue courant 2018. Comme relaté dans nos précédentes pages, la motion « Mettre tous les adultes malentendants sur un pied d'égalité », déposée en décembre 2016 par Dittli Josef, avait été adoptée par le Conseil des Etats. Où en est-on aujourd’hui ? Réunie le 14 août 2017, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats a procédé à l’examen préalable de la motion, modifiée le 7 juin dernier par le Conseil national. Modifications du Conseil national « Le Conseil fédéral est chargé d’adapter les bases légales (ordonnance du 28 août 1978 concernant la remise de moyens auxiliaires par l’assurance - vieillesse; RS831.135.1) selon le principe suivant : un montant forfaitaire couvrant les frais d’un appareil binaural est octroyé à toute personne malentendante ayant atteint l’âge de la retraite AVS et pour laquelle un appareil auditif s’avère médicalement indiqué pour les deux oreilles. Ce montant doit correspondre, comme les autres moyens auxiliaires remis par l’assurance - vieillesse et survivants, à 75% du forfait prévu dans l’assurance - invalidité. Etant donné que la contribution de l’AI aux frais d’acquisition d’un appareillage pour les deux oreilles est de CHF.1650.00, celle de l’AVS doit être de CHF.1237.50 ». La commission, pour sa part, considère que le remboursement d’appareils auditifs remis à des personnes ayant atteint l’âge de l’AVS contribue dans une large mesure au maintien de la qualité de vie des intéressés. Elle est donc favorable au texte modifié de la motion, qui prévoit le versement de contributions également en cas d’appareillage binaural. Par ailleurs, elle juge raisonnable de limiter la contribution de l’AVS à 75% du forfait prévu dans l’assurance - invalidité: à ses yeux, le système proposé tient compte de la nécessité d’apporter à toutes les personnes malentendantes un soutien aussi équitable que possible. Une autre raison explique l’approbation du texte modifié à une large majorité: la seule option qui se présentait à la commission en cas de rejet du texte était le classement de la motion, ce que la grande majorité de ses membres ne pouvait envisager. (Extraits du rapport de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du 14 août 2017) « La motion est maintenant définitivement acceptée. Le Conseil fédéral doit dès lors modifier le règlement correspondant et le mettre en vigueur », explique, satisfait, le conseiller aux Etats, Joseph Dittli. Celui-ci entrera en vigueur courant 2018. « Le Conseil fédéral était favorable à la solution finalement décidée par le Parlement. On ne peut encore se prononcer sur la date exacte d’entrée en vigueur du nouveau règlement », précise Harald Sohns, chef suppléant Communication de l’Office fédéral des assurances sociales, OFAS. Des informations suivront sur les sites suivants OFAS : https://www.bsv.admin.ch/bsv/fr/home.html forom écoute : www.ecoute.ch pro-audito : www.pro-audito.ch Copyright : mkos83 SUIVANT PRECEDENT

  • Alertes pour les sourds et les malentendants: la FSS appelle à un action d'éclat le 1er février 2017 | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Alertes pour les sourds et les malentendants: la FSS appelle à un action d'éclat le 1er février 2017 12 janvier 2017 Publié le : Depuis des années, sourds et malentendants déplorent d'être exclus du système suisse d’alarme en cas de catastrophe (lire l'article publié dans aux-ecoutes.ch en juillet 2016). La Fédération suisse des sourds invite le public à assister, le 1er février à 13h30 à l'occasion du classique test annuel des sirènes, à une grande action «Alertes aux morts» dans quatre villes de Suisse dont Lausanne. A l’occasion du test des sirènes du 1er février prochain, la Fédération suisse des sourds SGB-FSS prévoit, dans quatre villes suisses, Lausanne, Berne, Bâle et Lugano, une action de rue afin de rendre la population attentive à la discrimination dont sont victimes les citoyens sourds et malentendants lors de telles alertes. Les personnes souffrant de déficience auditive risquent en effet leur vie parce qu’elles n’ont pas accès aux alertes par sirènes et aux informations diffusées par la radio. La Fédération suisse des sourds entend donc protester contre cet état de fait au travers de son action «Alertes aux morts», et exige que l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) agisse enfin. Depuis des années, souligne la FSS, «l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP) néglige le respect des dispositions légales relatives à l’égalité des personnes handicapées; c’est ainsi que non seulement le système d’alarme par SMS annoncé pour 2017 a été abandonné, mais qu’en plus, les réunions avec les organisations des personnes malentendantes et sourdes ont été régulièrement annulées» . SUIVANT PRECEDENT

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