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  • Sonia Schwerdtel: «La plus belle chose que j’aie entendue: tu n’es pas seule!» | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Sonia Schwerdtel: «La plus belle chose que j’aie entendue: tu n’es pas seule!» 17 août 2023 Publié le : Née malentendante, âgée de 26 ans, cette Française dont le papa est allemand et la maman indienne prépare actuellement un CFC en Valais pour compléter sa formation initiale d’architecte d’intérieur. Rencontre avec une jeune femme déterminée, passionnée de volley et de beach volley, et à qui l’effort ne fait jamais peur… Depuis quand êtes-vous malentendante ? En fait, je suis née malentendante en raison d'une probable cause héréditaire, car j'ai un grand-père malentendant et une cousine éloignée qui a également une perte auditive. Du reste, selon mon audioprothésiste, mon audiogramme évoque clairement une surdité de type héréditaire… Comment a été découvert votre handicap auditif ? Très jeune, j'entendais un peu, mais mes parents ont remarqué que je ratais certaines choses. Ils m'ont emmenée voir un médecin qui a décrété que je n'avais rien, et que mon problème venait du fait que mon papa parlait l'allemand et que ma maman parlait l'anglais. Pour lui, il suffisait de me parler dans une seule langue et tout rentrerait dans l’ordre (rires). Et cela a-t-il réglé le problème ? Pas du tout ! Ma mère a vite constaté que ça n'allait toujours pas, et à l’âge de 2 ans, mes parents m’ont emmenée consulter un ORL qui leur a annoncé : « votre fille est malentendante ! ». A l'époque, ma perte auditive était de 65% pour les 2 oreilles. Aujourd’hui, j’en suis à 90%, mais au moins c’est stabilisé… Vous avez donc dû être appareillée… Oui, mais finalement assez tard, puisque je ne l’ai été qu’à l'âge de 2 ans et demi. Cela dit, grâce aux appareils, j'ai appris à parler, j'ai pu communiquer… Et depuis le mois de janvier dernier, j'ai de nouveaux appareils beaucoup plus performants : je peux désormais aller au restaurant ou évoluer dans des environnements bruyants sans trop de difficultés. Où avez-vous suivi votre scolarité obligatoire ? Dans une école normale, en France, à Prévessin, près de Genève, où j'ai grandi. L'école primaire s'est très bien déroulée car j'ai été suivie par une assistante de vie scolaire et une enseignante spécialisée qui m'expliquait les cours en dehors de la classe. Et ensuite ? J'ai été au lycée, où j’ai également été soutenue avec quelqu'un qui prenait les notes pour moi, ce qui me permettait de me concentrer sur ce qui se disait en classe et de décrocher en 2015, mon baccalauréat scientifique ! Je crois que sans tous les soutiens que j’ai eus, j’aurai certainement également réussi, mais au prix d'un burn-out ! Que faites-vous après votre baccalauréat ? J'étais vraiment très fatiguée, j'ai donc pris une année sabbatique durant laquelle j'ai voyagé, en particulier au Japon. Ensuite, j’ai pris des cours de japonais et de piano, j'ai fait beaucoup de sport, beaucoup cuisiné et j'ai même passé mon permis de conduire. En fait, je n'aime pas perdre mon temps ! (rires) Quelles études décidez-vous de suivre ensuite ? Après une année de passerelle au Centre de formation professionnelle art de Genève, j’ai fait un bachelor à la HEAD, la Haute École d’Art et de Design, toujours à Genève, en architecture d'intérieur. Très jeune, j’ai été sensible à l'importance de créer un espace capable de faire ressentir les choses aux gens… Ces études ont-elles été faciles ? Non pas vraiment ! A la HEAD, je n’ai eu aucune aide, alors que ces études impliquaient beaucoup de travail d’équipe et de communication ! J'ai tellement souffert que j'ai même pensé arrêter et puis heureusement un jour, ma mère m'a poussée à contacter la fondation a capella pour essayer de trouver du soutien. Et cela vous a aidée ? Oui, car la chose la plus extraordinaire que j'ai pu y entendre a été : « tu n'es pas seule ». Dès lors, j'ai pu découvrir le monde de la surdité, apprendre à mieux maîtriser le code, évoluer avec des gens qui comprenaient ce handicap. Aujourd’hui, travaillez-vous comme architecte d'intérieur ? Non, en Suisse contrairement à la France, cette profession n'est pas très reconnue et il est difficile de trouver un travail. Je suis donc actuellement une formation accélérée de 2 ans à Morges pour avoir un CFC de dessinatrice en bâtiment dans le but d’apprendre la technique de construction et de compléter mon métier d’architecte d’intérieur, ce qui m’aidera à trouver plus facilement du travail ou même pourquoi pas devenir indépendante. Et je me suis établie le temps de mes études près de Martigny, car mon entreprise formatrice est juste à côté. Quels sont vos projets pour la suite ? Normalement, je termine mon CFC l'année prochaine. Pour la suite, j'ai beaucoup d'idées mais je ne suis pas encore décidée : peut-être faire un master en design de produits car il y a un côté artistique qui me plaît beaucoup, mais aussi peut-être faire de la bande dessinée… SUIVANT PRECEDENT

  • Groupe de Parole avec Madame Gogniat | FoRom Ecoute

    Retour à l'agenda Groupe de Parole avec Madame Gogniat 1 avril 2024 Clique ici pour plus d'informations SUIVANTE PRECEDENTE

  • « Le monde politique est plus ouvert que le monde du travail » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine « Le monde politique est plus ouvert que le monde du travail » 2 août 2024 Publié le : Âgé de 52 ans, Vincent Guyon est le premier sourd-malentendant à siéger dans un exécutif en Suisse. Depuis 2021, cet homme au parcours hors norme est municipal à Rances (VD) où il gère les routes, les pompiers et l’éclairage public. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, je suis sourd de naissance. Je suis né en Afrique, et quand nous sommes tous rentrés en Europe - j’avais deux ans-, mes parents se sont rendu compte que je n’entendais pas et que quelque chose n’allait pas. Au service d’ORL du CHUV, on a alors posé le diagnostic de surdité totale des deux oreilles. D’après ces tests, je ne percevais que quelques sons aigus. A l’âge de 4 ans, je ne parlais pas, mais ma maman communiquait avec moi en mimant. Puis, tout a changé lorsque mes parents ont appris le langage parlé complété. Avez-vous été appareillé ? Oui vers l’âge de 7-10 ans, mais cela ne servait à rien, donc je n’en porte pas depuis longtemps. Sans appareils, comment faites-vous pour comprendre aussi bien tout ce que l’on vous dit ? Grâce à la lecture labiale ! Je ne comprends pas tout, mais environ 80% des propos ! Comment se fait-il que vous oralisiez si bien et soyez capable de communiquer sans avoir recours à la langue des signes ? Mon père qui est français, avait un cousin sourd qui a grandi dans un petit village de France où il avait pu s’intégrer sans la langue des signes. C’est pour cette raison que mes parents étaient favorables à la méthode oraliste qu’ils jugeaient meilleure pour mon intégration. Cela dit, à l’âge de 18 ans, un peu par curiosité, j’ai quand même choisi d’apprendre la langue des signes. Comment s’est déroulée votre scolarité ? J’ai fait toute ma scolarité obligatoire pas loin de Rances, à Valleyres et à Chavornay, puis en école privée à Lausanne... Et il m’a fallu énormément travailler. Mais comme je suis quelqu’un de très persévérant et que je viens d’une famille de battants, c’est un peu une tradition (rires)… Et puis bien sûr, la logopédie et le soutien de ma mère m’ont beaucoup aidé. Une anecdote pour l’illustrer : à l’âge de 10 ans, j’ai eu un grave accident de vélo qui m’a valu des semaines de coma et l’oubli de tout ce que j’avais appris à l’école. A peine rétabli, ma mère m’a remis au travail et je consacrais toute mes vacances, y compris d’été, à rattraper ce que j’avais perdu ! D’où vous vient cette force de caractère ? Probablement de cette tradition familiale et de ma foi chrétienne qui m’ont beaucoup poussé et soutenu. Qu’avez-vous fait après l’école obligatoire ? J’ai raté d’un demi-point l’entrée au gymnase, alors que mon rêve était de faire l’université pour devenir archéologue. J’ai donc dû me résoudre à faire une école de commerce, puis je suis devenu employé de bureau. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ? Je me suis toujours intéressé à la politique suisse et, habitant à Rances, je me suis un jour dit : pourquoi pas ? La première fois que je me suis présenté, j’ai eu une voix, c’était la mienne (rires), la deuxième fois 4 voix, celles de mes amis. Et puis quatre ans plus tard en 2020, je me suis présenté à la Municipalité lors d’une élection complémentaire, mais sans vraiment y croire. Quand on est venu me féliciter, j’ai répondu : « Vous vous foutez de moi ? ». Et en effet, j’avais bel et bien été élu au 1er tour avec 95 voix ! Comment expliquez-vous cette élection ? J’habitais depuis 23 ans dans le village, tout le monde me connaissait et comme je m’impliquais beaucoup dans la vie locale, je devais avoir une certaine popularité. Quel dicastère occupez-vous ? Les routes, l’éclairage public, les collecteurs et les pompiers. Cela fait un gros 25% de travail, parfois beaucoup plus lorsque l’on sort d’une période de gros orages comme celle-ci. Comment se déroulent les séances du conseil communal et de la municipalité ? Cela se passe bien grâce à l’interprète en langage parlé complété dont je peux disposer, même si cela crée un décalage dans la communication. Pour être honnête, j’ai parfois de la frustration car il est souvent difficile de s’imposer quand on doit lever la main pour intervenir. Cela peut être très fatiguant, surtout quand les séances s’étirent en longueur, parfois jusqu’à 4 heures. En 2022 vous avez été réélu. Cela veut donc dire que vous avez bien travaillé ? Cela veut surtout dire que les gens me font confiance et j’en suis très heureux. Je me suis présenté aussi en 2022 au Grand conseil vaudois car c’est un lieu où on peut agir plus, puisqu’on y fait les lois. Je n’ai pas été élu faute de quorum. Enfin, j’ai même été candidat aux fédérales car je pense que dans le monde où l’on vit, la démocratie doit vraiment être défendue. Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans votre parcours ? Franchement, cela a été et c’est toujours d’ailleurs, de trouver du travail. Étonnamment, le monde politique est plus ouvert que le monde du travail et malgré mon CV et mon parcours dans les fédérations internationales de sport pour les sourds, je n’arrive pas à en trouver. Peut-être est-ce dû également à mon âge. J’espère qu’avec un peu de chance, je trouverai la bonne occasion au bon moment et que quelqu’un me fera confiance. Tout de même, êtes-vous conscient d’être un modèle ? Je sais que voir un sourd élu et siéger a suscité des vocations parmi les personnes sourdes et malentendantes. C’est peut-être la chose dont je suis le plus fier. SUIVANT PRECEDENT

  • Un complément alimentaire pour soigner les troubles auditifs? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Un complément alimentaire pour soigner les troubles auditifs? 3 novembre 2025 Publié le : Les autorités américaines viennent de délivrer un brevet au complément alimentaire ACEMg dans le cadre d’une «préservation ou amélioration de l’audition en cas de perte auditive neurosensorielle». Il y un nom un peu étrange, mais qui pourrait être appelé à une vraie célébrité. Élaboré par la société américaine Soundbites PBC après de nombreuses années de recherche, le complément alimentaire ACEMg® est un antioxydant à base de vitamines A, C, E, ainsi que de magnésium minéral. Intitulée « Le complément alimentaire ACEMg modifie la progression de la surdité héréditaire », une première étude datant de 2016 et publiée dans la prestigieuse revue Nature, a cherché à évoluer le potentiel de traitement de l'ACEMg sur la cochlée et l'audition de modèles de souris pour deux mutations humaines: la GJB2, principale cause de surdité infantile, et la DIAPHIE3, une cause de neuropathie auditive. Avec un premier résultat encourageant : les seuils auditifs mesurés par la réponse auditive du tronc cérébral étaient significativement meilleurs pour les souris Gjb2-CKO nourries par l'ACEMg que pour le groupe de régime témoin. Depuis, d’autres études appliquées aux humains, ont confirmé élargi le spectre d’utilisation de l’ACEMg: ainsi, une prise quotidienne de ce complément durant au moins 16 semaines améliorerait les seuils auditifs mesurés par distorsion-produit otoacoustique d’au moins 15% et ce, dans des fréquences allant de 1 à 10kHz. Bénéfice clinique évident « Même s’il ne faut pas en surestimer l’effet, l’usage de l'ACEMg s’est soldé par un bénéficie clinique évident et important pour les patients », explique le Dr. Glenn Green, de l’institut de recherche Kresge à l’université du Michigan. A l’aune de ces résultats, et c’est une première, l’Office des brevets et des marques des États-Unis (USPTO) vient très officiellement de délivrer un brevet au complément nutraceutique ACEMg, dans le cadre explicite d’une « préservation ou amélioration de l’audition en cas de perte auditive neurosensorielle non liée à une infection virale ». «Ce nouveau brevet est plus qu'une étape juridique, c'est un grand pas en avant pour la santé auditive et qui consacre plus de deux décennies de recherches », se réjouit Barry Seifer, fondateur et PDG de la société Soundbites PBC. Et les perspectives s’annoncent encore plus prometteuses pour l ACEMg, disponible en libre accès aux États-Unis depuis de nombreuses années sous forme de capsules: d’autres études sont actuellement en cours pour en évaluer son potentiel dans la prise en charge des symptômes de l’acouphène, de l’hyperacousie et de la sensibilité auditive, ainsi que sur la réduction du risque de démence chez les patients atteints de troubles auditifs. SUIVANT PRECEDENT

  • Première suisse : aux Hôpitaux de Genève, un anneau immersif unique pour évaluer les fonctions auditives | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Première suisse : aux Hôpitaux de Genève, un anneau immersif unique pour évaluer les fonctions auditives 19 janvier 2024 Publié le : Baptisé « Immersion 360° » cet appareil est capable de reproduire tous les environnements sonores de la vie quotidienne. Le but est d’aider les personnes à développer des stratégies pour mieux entendre dans des environnements bruyants. Le Service d’ORL des HUG vient de se doter d’un système d’évaluation audiologique unique en Suisse. Cet appareil, baptisé « Immersion 360° » est capable de reproduire tous les environnements sonores de la vie quotidienne : classes d’école, salles de restaurant, rues, intérieur de voiture, par exemple. Ce système permet d’évaluer la fonction auditive en situation réelle, de régler très finement les appareils auditifs et d’aider les patients et patientes à développer des stratégies pour mieux entendre dans des environnements bruyants. Il peut aussi être utilisé par les proches, conjoints et conjointes, maîtres et maîtresses de classe, logopédistes, qui souhaitent mieux comprendre ce que vivent les personnes souffrant d’un déficit auditif. Enfin et ce n’est pas la moindre de ses fonctions, il permet d’évaluer les capacités de localisation sonore des patients, afin d’objectiver plus précisément leurs problèmes et progrès, et de proposer des prises en charge selon les besoins de chacun. Evaluation et réglage fin des appareils Les patientes et patients, enfants ou adultes, sont placés au centre de l’anneau et entourés de huit enceintes disposées au millimètre près. « L’anneau peut être adapté à la taille de la personne afin que les sons arrivent à la hauteur des oreilles. Il évalue ainsi la fonction auditive dans la situation la plus proche de ses besoins quotidiens. Cet outil diagnostique permet d’évaluer le gain audioprothétique, de régler très finement les appareils auditifs et d’aider les personnes à développer des stratégies pour mieux entendre dans des environnements bruyants », explique Angelica Perez Fornos, ingénieure responsable du Centre universitaire romand d’implants cochléaires (CURIC) et du laboratoire d’audiologie et vestibulométrie. « La compréhension dans le bruit demande énormément de concentration aux personnes souffrant de troubles auditifs, car elles ont des difficultés à distinguer les sons, les voix et les bruits qui s’entremêlent ajoute la Dre Hélène Cao Van, responsable de l’Unité d’ORL pédiatrique et du laboratoire d’audiologie et vestibulométrie. Ce système analyse le problème de chacun, sa plainte et ses difficultés au quotidien afin de trouver une stratégie personnalisée. L’idée est que la personne arrive à réduire l’attention nécessaire pour identifier la source d’un bruit afin qu’elle soit plus disponible pour la compréhension du langage ». SUIVANT PRECEDENT

  • Organisation | FoRom Ecoute

    Découvrez l'organisation d'Écoute.ch et comment nous œuvrons pour améliorer la qualité de vie des malentendants. Apprenez-en plus sur notre équipe et nos projets. Conseil de fondation Forom écoute est dirigée par un Conseil de fondation qui désigne un Comité de direction. Les membres de ces deux Conseils sont bénévoles. Le siège de la fondation se trouve à Pully. STATUTS DE LA FONDATION Composition du Conseil de fondation Laurent Huguenin Président Camilla Gelbjerg-Hansen Vice-présidente Marco Geiselmann Trésorier Jérôme Equey Secrétaire Antoine Mayor Membre Eveline Bosso-Frei Membre Mandataire Journaliste Webmaster Personnel salarié Victoria Keller Recherche de fonds et partenariats Enseignantes en lecture labiale Organisation

  • Catalogue des prestataires externes | FoRom Ecoute

    Découvrez les prestations d'Écoute.ch pour les malentendants. Accédez à des services spécialisés, des conseils et des solutions pour améliorer votre quotidien auditif. Catalogue des prestataires externes Voici la liste de nos prestataires et ce qu'ils proposent

  • «Pour les jeunes sourds et malentendants, l’accès à l’éducation sexuelle est compliqué» | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine «Pour les jeunes sourds et malentendants, l’accès à l’éducation sexuelle est compliqué» 16 mars 2025 Publié le : Comment l’éducation sexuelle des jeunes sourds et malentendants est-elle actuellement organisée ? Quelles sont ses limites et ses spécificités ? Les réponses du sexologue Steven Derendinger, prestataire à BoulevardSanté, une association qui œuvre dans le domaine de la santé pour les personnes sourdes et malentendantes. En quoi le développement de la sexualité chez les enfants sourds ou adolescents est-il différent de celui des autres enfants ? Sur le plan physiologique et anatomique, il n’y a aucune différence évidemment. Ces enfants ou adolescents connaissent une croissance et une puberté similaires à celles de tous les autres jeunes bien sûr. La problématique se situe plutôt au niveau de l’accès à l’information en matière d’éducation sexuelle. Les enfants sourds et malentendants seraient-ils les parents pauvres de l'éducation sexuelle ? Oui, parce qu’une grande majorité des intervenants en éducation sexuelle sont peu sensibilisés aux besoins spécifiques de communication des enfants sourds ou malentendants, ceci d'autant plus qu'aujourd'hui, ces derniers sont intégrés à des classes ordinaires. Un phénomène amplifié par le fait que les cours d’éducation sexuelle bénéficient rarement de la présence de codeuses ou d’interprètes. Si on y ajoute le fait que ces cours se déroulent souvent dans une atmosphère faite de chahut et de rires, on obtient un contexte d'apprentissage qui est encore plus difficile pour un enfant sourd ou appareillé… Que faudrait-il faire selon vous ? L’enjeu est de créer les conditions pour que les enfants sourds ou malentendants puissent recevoir correctement les messages de sensibilisation et de prévention. Idéalement, ce serait de leur offrir des ateliers spécifiques d’éducation sexuelle, tout en faisant attention au risque de stigmatisation qu'il peut y avoir en raison de la peur d'être vu ou d'être jugé. Faut-il également prêter une attention particulière au contenu de ces cours ? D’une manière générale, les acteurs de santé publique doivent réfléchir aux enjeux spécifiques de cette population et de se questionner sur les angles morts de leur action qui font que les messages ne passent pas ou passent mal. J’ai le souvenir par exemple de campagnes de prévention et de sensibilisation sur le VIH-SIDA qui pouvaient susciter des mauvaises compréhensions ou même carrément des contresens chez les sourds et les malentendants… Y-a-t-il une autre spécificité de ce public dont il faudrait tenir compte en matière d’éducation sexuelle ? Personnellement, j’en vois une qui me semble importante, en termes de prévention des abus. Selon moi, il faut prêter attention au fait que les enfants sourds ou malentendants ont souvent fait l’objet de soins de la part du personnel soignant et qu’à ce titre, ils n’établissent pas toujours forcément la frontière entre leur corps et les autres de manière claire. Il faut être attentif à ce vécu de proximité corporelle qui pourrait interférer dans leurs liens avec autrui. Et qu’en est-il de la notion de consentement ? La question du consentement est déjà très complexe pour les personnes entendantes et elle l’est encore plus pour les jeunes sourds ou malentendants. La loi suisse implique un « non » n’étant pas respecté pour que l'on parle de contrainte sexuelle ou de viol. Quand on est sourd ou malentendant, il peut être plus compliqué d'exprimer clairement son vrai désir d’avoir ou non un rapport sexuel dans un contexte relationnel. L'enjeu serait que les jeunes ayant une perte auditive puissent également développer des compétences en lecture corporelle afin de reconnaître les signes d’un corps qui dit clairement oui ou non. Le 22 mars prochain vous allez intervenir auprès des professionnels de la surdité sur cette problématique dans le cadre des travaux du Groupe Romand des Professionnels de la Surdité. En quoi est-il important que tous ces professionnels soient sensibilisés à cette question ? Tout simplement pour contribuer à orienter et guider ces jeunes ! Même s’ils ne sont pas des spécialistes de santé sexuelle, les professionnels de la surdité pourront aussi mieux aborder le sujet : c’est une manière d’agir pour que l'information soit correctement diffusée et aider ces jeunes à développer une sexualité épanouie ! SUIVANT PRECEDENT

  • Pourra-t-on soigner les surdités grâce aux nanoparticules? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Pourra-t-on soigner les surdités grâce aux nanoparticules? 7 septembre 2024 Publié le : À l’aide de nanoparticules aimantées, un chercheur américain ambitionne de pouvoir transporter les médicaments directement à l’intérieur de l’oreille interne. Son projet de recherche révolutionnerait ainsi la prise en charge médicamenteuse des pertes auditives. Voici une piste de traitement suffisamment prometteuse pour que le chercheur qui s’y adonne reçoive une bourse d’un million de dollars, versée par l’Institut national américain sur la surdité et les troubles de la communication. Directeur de la division d’oto-neurologie et professeur titulaire à l’université de Cincinnati (USA), spécialisé dans les troubles de l’audition et de l’équilibre, le Pr Daniel Sun ambitionne en effet d’avoir recours à des nanoparticules magnétiques pour traiter la surdité. Mais de quoi s’agit-il exactement? Déjà largement utilisées pour le diagnostic et le traitement de certains cancers, les nanoparticules magnétiques sont des dispositifs de taille nanométrique qui s’insèrent au cœur des cellules et y importent leurs propriétés physiques, ici en l’occurrence leur caractère aimanté. Détectables, et manipulables à distance, elles sont donc stimulables par un champ magnétique extérieur, leur déplacement leur permettant ainsi de faire office de véritable transporteur des substances thérapeutiques vers la cible escomptée. Et c’est là que leur intérêt réside en matière de traitement des surdités, puisque ces nanoparticules peuvent convoyer et déposer les molécules médicamenteuses actives directement au cœur des cellules cibles de l’oreille interne. Vrai potentiel « De nombreux médicaments dotés d’un vrai potentiel pour soigner la perte auditive et la retarder ou même l’inverser sont actuellement en cours d’élaboration. Mais jusqu’à présent, nous n'avions pas de moyens efficaces et non invasifs de les introduire dans l'oreille interne. Les nanoparticules magnétiques pourraient donc servir à les transporter pour les livrer dans l’oreille, ce qui ouvrirait un nouvel horizon de prise en charge et de traitement des surdités » explique le Dr Sun qui ajoute : « Nous cherchons à comprendre comment ces particules pénètrent réellement la membrane qui sépare notre oreille moyenne de l'oreille interne et comment ces particules se dirigent vers les zones de l'oreille interne où nous avons besoin qu'elles se rendent. A moyen terme, nous aimerions nous orienter vers un avenir où les gens, quels que soient leur âge ou leur état de santé, pourront suivre en toute sécurité ces traitements avec ces médicaments prometteurs d'une manière peu invasive et efficace pour traiter leur perte auditive » En dehors des corticostéroïdes, il n’existe actuellement aucun médicament capable de traiter la perte auditive et qui soit approuvé par la Food and Drug Administration, l’agence américaine des médicaments. SUIVANT PRECEDENT

  • En Suisse, le bruit au travail cause 1000 maladies professionnelles chaque année | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine En Suisse, le bruit au travail cause 1000 maladies professionnelles chaque année 12 octobre 2024 Publié le : La perte auditive est la première cause de maladie professionnelle en Suisse. Dans certains milieux professionnels, en particulier l’industrie, une prévention adaptée est indispensable. Organisée par l’association Journée nationale de l’audition, aux activités desquelles FoRom écoute s’est à plusieurs reprises associé, la 9ème édition de la Semaine de la Santé Auditive au Travail démarre ce 14 octobre. Destinée prioritairement aux acteurs de la santé, de la prévention et de la sécurité au travail, mais aussi au grand public, cette Semaine invite à mieux prendre en compte la prévention auditive dans la qualité de vie au travail, en mettant en particulier l’accent sur les nuisances du bruit. Responsabilité des employeurs Selon la SUVA, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents, qui procède chaque année à des contrôles du bruit dans plusieurs centaines d’entreprises, quelque 200’000 personnes en Suisse sont exposées à un niveau sonore supérieur aux valeurs limites pendant leur travail tandis que les lésions auditives consécutives représentent la maladie professionnelle la plus fréquemment reconnue, avec plus de 1000 nouveaux cas enregistrés chaque année. « Beaucoup de collaborateurs, en particulier les artisans et les employés de l’industrie, travaillent dans un environnement où ils sont exposés à un niveau sonore élevé, ce qui peut endommager l’ouïe à moyen terme », explique l’organisation, principal assureur-accidents de Suisse qui précise que la protection des employés « relève de la responsabilité des employeurs ». « La particularité de l’exposition auditive excessive sur le lieu de travail est que les lésions et les pertes auditives, souvent irréversibles, surviennent souvent des décennies après la période d’exposition, explique un épidémiologiste genevois spécialiste de la santé publique. C’est la raison pour laquelle les employeurs ont parfois du mal à prendre en compte les questions de protection contre le bruit excessif sur les lieux de travail. Or dans cette perspective, la prévention est pourtant essentielle ». Protection auditive recommandée « Dans la pratique, on considère que toute personne exposée à un niveau sonore supérieur ou égal à 85 dB doit porter une protection auditive même lorsque l’exposition est de courte durée. De plus, dès les premiers signes de lésion auditive, il est nécessaire de procéder rapidement à une évaluation » avertit la SUVA qui propose sur son site, des conseils de protection adaptées à chaque cas ainsi que de nombreux modules de prévention. www.suva.ch SUIVANT PRECEDENT

  • Journée à thème «Appareils auditifs, comment se faire rembourser?» | FoRom Ecoute

    Retour à l'agenda Journée à thème «Appareils auditifs, comment se faire rembourser?» 1 juin 2024 Hôtel Royal Savoy, Av. d'Ouchy 40, Lausanne Pour la 23e édition de sa journée à thème, FoRom écoute s’intéressera aux appareils auditifs et plus particulièrement à leurs modalités de remboursement et autres formes d’aides existantes. Vous vous demandez quelles sont les aides et les soutiens dont vous pouvez bénéficier? Comment procéder? A quoi faire attention? Voilà quelques-unes des questions auxquelles les expertes et experts conviés par FoRom écoute auront à cœur de répondre. > Programme, informations pratiques et inscriptions SUIVANTE PRECEDENTE

  • Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants | FoRom Ecoute

    Retour à l'agenda Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants 30 octobre 2024 Au Casino de Montbenon à Lausanne Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants Date : Mercredi 30 octobre à 14h Lieu : Casino de Montbenon, Lausanne Cet évènement gratuit est proposé sur inscription. Il sera animé par le groupe Espuma Antigua . Photos du groupe et affiche du festival disponibles sur demande pour les visuels mediation@jazzonzeplus.ch SUIVANTE PRECEDENTE

  • Apple améliore encore la qualité sonore des appels téléphoniques depuis les iPhones | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Apple améliore encore la qualité sonore des appels téléphoniques depuis les iPhones 2 avril 2023 Publié le : Avec la version 16.4 d’iOS, le système d’exploitation qui fait tourner nos iPhones, Apple étend la fonctionnalité « isoler la voix » aux appels téléphoniques émis depuis la ligne cellulaire. Depuis un peu plus d’une année, Apple proposait pour tous les utilisateurs de FaceTime ou WhatsApp une fonctionnalité très intéressante pour celles et ceux qui souffrent de troubles de l’audition : « isolement de la voix ». Cette fonctionnalité, disponible également sur Mac et sur iPad, permet d’améliorer l’écoute des conversations sur ces deux applications en supprimant les bruits aux alentours. « Si vous souhaitez qu’on vous entende clairement lors d’un appel FaceTime et que les autres sons soient filtrés, vous pouvez activer le mode Isolement de la voix, peut-on ainsi toujours lire sur le site internet de la firme californienne. Ce mode met en avant le son de votre voix pendant un appel FaceTime et bloque les bruits environnants ». Activation par l’émetteur de l’appel Dès cette semaine avec la sortie de iOS 16.4, la dernière version du système d’exploitation qui fait tourner nos iPhones, cette fonctionnalité très pratique sera également disponible pour les appels passés via la simple ligne cellulaire de son téléphone, à condition de disposer d’un appareil récent. Mais attention, pour être tout à fait clair, c’est donc l’émetteur de l’appel qui actionne cette fonctionnalité pour atténuer les bruits qui l’entourent, ce qui en limite un peu la portée pour un éventuel interlocuteur malentendant. Un choix d’autant plus incompréhensible qu’Apple a, depuis la sortie de l’iPhone 13, supprimé la fonction « miroir » intitulée « réduction du bruit » et qui permettait directement au malentendant d’améliorer la qualité du son reçu. Une manière selon les observateurs, de pousser les consommateurs à avoir recours à ses écouteurs sans fils « maison », qui eux, offrent toujours cette option. SUIVANT PRECEDENT

  • Sortie au CERN | FoRom Ecoute

    Retour à l'agenda Sortie au CERN 28 septembre 2024 CERN Une petite journée scientifique au CERN à Genève te tente ? Rejoins nous pour le 28 SEPTEMBRE 2024 ! Au programme nous te proposons : - 13h30 Rdv au CERN à la place de l’Esplanade, arrêt du tram 14 ‘CERN’ - 14 à 17h : Visite guidée du CERN avec interprètes LSF/LPC, le parcours sera défini 2 semaines avant - de 17h à 17h30 : Boisson offerte à la buvette du CERN au ‘Big Bang Café’ - dès 17h30 : Fermeture du CERN et libre Vous pouvez vous inscrire via le GOOGLE FORMS : https://forms.gle/HWKhLvRZi7eD2svcA Délai d’inscription au 01 septembre 2024. !! le nombre de participants est limité à 40 personnes. !! nous déclinons toutes responsabilités en cas d’accidents et pour les personnes mineures. Les trajets sont remboursés sur présentation du ticket de transport en PDF et si possible en dégriffés. Pour ceux qui viennent en voiture, notez les kms. Sans justificatifs, pas de remboursements ! On se réjouit de vous revoir pour cette chouette activité culturelle ! La Comm’s jeun’s Annabelle, Bastien et Rachel SUIVANTE PRECEDENTE

  • Sortie au Gstaad Menuhin Festival: spectacle «Breakin' Mozart» | FoRom Ecoute

    Retour à l'agenda Sortie au Gstaad Menuhin Festival: spectacle «Breakin' Mozart» 17 août 2024 Au Gstaad Menuhin Festival Pour la deuxième année consécutive, FoRom écoute offre deux soirées d’exception au Gstaad Menuhin Festival, avec le soutien d’un généreux donateur et avec la collaboration des organisateurs du festival. C’est une occasion privilégiée pour les personnes malentendantes de Suisse romande de vivre une soirée dans un cadre magnifique, avec des artistes de renommée mondiale, dans une salle équipée d’une boucle magnétique, et le tout gratuitement! Lire notre annonce Informations sur le spectacle (site du festival) Informations pratiques et inscriptions (PDF) SUIVANTE PRECEDENTE

  • spectacles@aavuarrens.ch | FoRom Ecoute

    Association pour l'animation de Vuarrens Site web spectacles@aavuarrens.ch Next Previous

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