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- Catalogue de prestataires externes | FoRom Ecoute
Catalogue des prestataires externes Grosjean Acoustique SA audioprothésiste - acousticien Kamishibai Architectes EPFL sàrl J’accompagne les entreprises, organisations, fondations, institutions et particuliers : • Diagnostics et conseils en accessibilité des personnes malentendantes aux bâtiments • Conception et réalisation de projets d'architecture accessible et inclusive (construction ou rénovation) • Ateliers de sensibilisation et conférences sur les enjeux de l’architecture inclusive Clinique de l'oreille Olivier Gaches Audioprothésiste indépendant, analyse des besoins, conseils, essais, réglages et adaptation d'aides auditives de toutes marques homologuées en Suisse. Auditech SA Auditech SA, entreprise spécialisée dans l'ingénieure de solutions de sonorisation et électronique de bâtiments depuis plus de 30 ans. Nous installons de systèmes pour malentendant selon les normes SIA500, par boucle au sol, WiFi, Auracast sur votre système existant ou un nouveau système de sonorisation. Metropolemedical ORL pédiatrique Electro-Acoustique-Système - Audio-visuel.ch Installation de matériel audio et audiovisuel Systèmes pour malentendants - Boucle magnétique - Système Wi-Fi - Auracast (nouvelle technologie Bluetooth - multi auditeurs) Gleichcom AG 1. Assistance auditive Des solutions individuelles pour une meilleure audition Depuis près de 30 ans, nous conseillons des personnes souffrant de troubles de l’audition et proposons des aides techniques adaptées ou entièrement personnalisées. Tout ce qui complète, améliore ou étend les fonctions des systèmes auditifs fait partie de notre domaine de compétence – pour une meilleure compréhension au quotidien. 2. Assistance visuelle Des aides pratiques pour les personnes avec une déficience visuelle Notre assortiment comprend des lunettes de lecture, des cannes blanches, des téléphones spécialisés à grandes touches, des montres parlantes et bien d’autres aides visuelles. Nous élargissons continuellement notre gamme pour soutenir de manière optimale les personnes malvoyantes. 3. Conseil & installation Un accompagnement personnalisé – chez nous ou directement sur place Les aides techniques peuvent offrir beaucoup, mais elles ne sont pas toujours simples à utiliser. Nous conseillons de manière complète, installons les appareils à domicile ou sur le lieu de travail et expliquons chaque étape en toute tranquillité – pour des solutions qui fonctionnent réellement. 4. Assistance auprès des assurances Aide pour les questions relatives à la SUVA, à l’AI et aux assurances Nous accompagnons nos clients dans la clarification des questions de prise en charge des coûts et les soutenons pour tous les documents et démarches nécessaires auprès d’institutions comme la SUVA, l’AI et d’autres assurances. 1. Hörunterstützung Individuelle Lösungen für besseres Hören Wir beraten seit fast 30 Jahren Menschen mit Hörminderung und bieten angepasste wie auch massgeschneiderte technische Hörhilfen an. Alles, was Hörsysteme ergänzt, verbessert oder erweitert, gehört zu unserem Fachgebiet – für mehr Verständlichkeit im Alltag. 2. Sehunterstützung Alltagserleichterungen für Menschen mit Sehbehinderung Unser Sortiment umfasst Lesebrillen, Blindenstöcke, Spezialtelefone mit grossen Tasten, sprechende Uhren und viele weitere Hilfsmittel. Wir erweitern unsere Produkte laufend, um Menschen mit Sehbeeinträchtigung optimal zu unterstützen. 3. Beratung & Installation Persönliche Unterstützung – bei uns oder direkt vor Ort Technische Hilfsmittel können viel, sind aber nicht immer selbsterklärend. Wir beraten umfassend, installieren Geräte zu Hause oder am Arbeitsplatz und erklären alles in Ruhe – damit die Lösungen wirklich funktionieren. 4. Unterstützung bei Versicherungen Hilfe bei SUVA-, IV- und Versicherungsfragen Wir begleiten unsere Kundinnen und Kunden bei der Abklärung von Vergütungen und unterstützen bei allen relevanten Dokumenten und Fragen rund um Versicherungsanstalten wie SUVA und IV. Acoustique Tardy Centre acoustique à Genève depuis 1992 - Avenue de Frontenex 8 - 1207 Genève | 3ème étage. Vente et adaptation d'appareils acoustiques | Conseils & bilan auditif | Ajustements | Réglages | Réparations | Protections auditive sur mesures Consultante - Bienêtre - Indépendante 🌿 Patricia Pegoraro – Témoignage & Accompagnement : Santé cellulaire, surdité, acouphènes & écoute Atteinte du syndrome de Susac depuis 2019, devenue sourde profonde, et confrontée à des acouphènes, j’ai traversé un chemin fait de défis, de doutes, mais aussi de découvertes transformatrices. Dans cette recherche de solutions pour retrouver énergie, stabilité et mieux-être, j’ai découvert ce que j’appelle aujourd’hui “la molécule de la vie” — un complexe naturel scientifiquement validé, utilisé pour soutenir la cellule, l’énergie, la récupération et la résistance au stress oxydatif. Cette approche m’a permis de : • mieux gérer la fatigue liée à la surdité, • réduire l’impact émotionnel des acouphènes, • retrouver de la clarté, • et reprendre confiance malgré une maladie rare et dégénérative. Aujourd’hui, je mets mon expérience au service : • des personnes souffrant de perte d’audition, • de celles atteintes d’acouphènes, • des personnes vivant une maladie rare ou chronique, • des proches aidants, • des seniors souhaitant mieux vieillir, • et même des propriétaires d’animaux recherchant des solutions naturelles pour leurs compagnons. ⸻ 🌟 Mon approche ✨ Une écoute bienveillante basée sur mon propre parcours. ✨ Une vision globale : santé cellulaire, énergie, émotionnel et prévention. ✨ Des conseils simples pour soutenir son organisme naturellement. ✨ Partage d’informations issues de produits et recherches scientifiquement prouvés, en restant dans un cadre de bien-être. ✨ Un message d’espoir : même avec une surdité, des acouphènes ou une maladie rare, il existe des solutions pour alléger le quotidien. Cabinet Soley Se reconstruire et se découvrir par la danse et le psycho-corporel, pour personnes sourdes et malentendantes, avec Syaka psychologue danse-thérapeute et chorégraphe Association Fri-Son Des lieux comme Fri-Son sont bien plus que des lieux où l’on consomme de la musique. Ce sont des lieux sociaux où l’on échange des idées, des pensées et des histoires. Des lieux où des communautés naissent, grandissent et se développent. Ce qui unit: le rythme, les beats, les mélodies, la passion. Toutes les informations relatives à l'accueil de personnes en situation de handicap se trouvent sur la page "accessibilité" notre site internet : https://www.fri-son.ch/fr/visiter-fri-son/accessibilite Culture accessible Genève Culture accessible Genève s'est fixé pour but de permettre aux personnes en situation de handicap de s'autodéterminer dans leur vie culturelle. L'association atteint son objectif via 3 axes: • un site internet accessible (certifié Access for All) regroupant un agenda des événements cultures avec mesures d'accessibilité et un répertoire des lieux culturels genevois, décrits en fonction de leur accessibilité. • la mise en place d'un réseau reliant la culture et le handicap. • des rencontres avec les publics qui mettent en relation directe des personnes en situation de handicap et des personnes travaillant dans des institutions culturelles genevoises Communauté œcuménique des sourds et malentendants de Genève (COSMG) LA COSMG accompagne les personnes sourdes et malentendantes de Genève pour leur permettre de se réunir, de célébrer Dieu et de vivre leur foi. La COSMG offre des temps de partage biblique, des célébrations suivies de repas et de diverses activités. Les rencontres se passent en majorité au temple de Montbrillant (Genève). SysConcept Audiovisuel Sarl Boucles magnétiques Systèmes WiFi / Smartphone Location de matériel Association Ecoute Voir L'association Ecoute Voir, fondée en 2014, a pour objectif de favoriser l'accès aux arts vivants pour les spectateurs et les spectatrices en situation de handicap sensoriel. Elle organise des activités sur mesures co-construites avec des personnes en situation de handicap : pièces avec surtitrage, représentations en langue des signes, spectacles avec audiodescription, visites guidées de décors, ateliers de perception du mouvement et bords de plateau. Amicale des malentendants de La Chaux-de-Fonds et environs Une Amicale animée de convivialité et d'amitié, dont la mission est de favoriser l'inclusion des personnes malentendantes et devenues sourdes en les éloignant de leur isolement. Nous les convions à des rencontres et des activités qui offrent accueil, écoute, partage. Nous les aiguillons également personnellement vers d'autres contacts en lien avec leur handicap. Association pour l'animation de Vuarrens Née en 2006, l’Association pour l’Animation de Vuarrens (AAV) organise des spectacles d’humour à Vuarrens, sans but lucratif et bénévolement. Elle a pour principaux buts de rapprocher le théâtre professionnel d’une région décentralisée, de proposer des spectacles à des tarifs accessibles à tous, de dynamiser la région et développer la culture.
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Abonnez-vous pour recevoir les dernières nouvelles, événements et informations essentielles pour les malentendants directement dans votre boîte de réception. Newsletter Inscription newsletter Recevez directement dans votre boîte aux lettres les dernières nouvelles et offres à votre attention ! La newsletter de FoRom écoute est conçue pour vous, les personnes malentendantes de Suisse romande et leurs proches. Elle vous informe régulièrement des dernières nouvelles et des nombreuses offres qui pourraient vous intéresser, telles que des aides financières, des opportunités d’activités sportives ou culturelles, des invitations à des événements, des cours, etc. Inscrivez-vous en remplissant simplement le formulaire ci-dessous. Vous pourrez vous désabonner à tout moment. Vous pouvez consulter ici notre déclaration de protection des données.
- Lecture labiale | FoRom Ecoute
Découvrez les avantages de la lecture labiale. Accédez à des ressources et des conseils pour améliorer la communication des malentendants grâce à cette technique visuelle. Qu’est-ce que la lecture labiale En parlant tout le monde fait des mouvements avec la bouche (lèvres, langue, mâchoire). Lors d’un entraînement avec une enseignante spécialisée la personne qui entend mal apprend à percevoir et à interpréter ces mouvements. S’aidant des sons encore entendus (restes auditifs, appareil) et d’un travail intellectuel de reconstitution (suppléance mentale), elle sera en mesure de reconnaître le message émis, et de le comprendre. Complément à l’appareillage, la lecture labiale est un outil indispensable pour qui veut se sentir à l’aise dans des situations courantes de communication difficile et prévenir un isolement insidieux. L’apprendre peut être un jeu… et l’occasion de rencontrer d’autres personnes touchées par le même handicap. En ce qui concerne les enfants, la lecture labiale est enseignée par des logopédistes. Brochure « apprenez à lire sur les lèvres » (PDF, 792 Ko) Vidéos de lecture labiale A quoi sert la lecture labiale ? Notre bouche (lèvres, langue, mâchoire) est mobile et articule des mouvements très précis à chaque fois que nous nous exprimons. La lecture labiale permet à la personne qui entend mal de percevoir et interpréter ces mouvements afin de « décoder » les propos exprimés par son interlocuteur. Grâce aux résidus de sons encore entendus (restes auditifs, appareil) et à un travail intellectuel de reconstitution (suppléance mentale), la personne sera ainsi en mesure de reconnaître le message émis, et de le comprendre. Complément à l’appareillage, la lecture labiale est donc un outil indispensable pour qui veut se sentir à l’aise dans des situations courantes de communication difficile et prévenir un isolement insidieux. Des cours de lecture labiale pour adultes sont organisés Pour un adulte, l’apprentissage de la lecture labiale peut se faire grâce à des cours assurés par une enseignante spécialisée et spécialement formée à cet effet (voir ci-dessous). Ludiques et pédagogiques, ces cours sont également l’occasion de rencontrer d’autres personnes touchées par le même handicap. Pour les enfants, la lecture labiale est enseignée par des logopédistes. Vous trouverez plus d'informations sur les cours ici : Cours de lecture labiale Mini reportage vidéo de Canal Alpha sur le Week-end lecture labiale Envie de vous initier à la lecture labiale? Voici quelques cours en ligne proposés par Forom écoute: cours 1 - cours 2 - cours 3 - cours 4 - cours 5 - cours 6 - cours 7 - cours 8 - cours 9 - cours 10 . Lecture labiale
- Une journée d’échanges sur la pratique des professionnels de la surdité | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une journée d’échanges sur la pratique des professionnels de la surdité 8 décembre 2025 Publié le : Quelle que soit la profession que l’on exerce, la prise en charge des personnes sourdes et malentendantes implique la maîtrise de compétences élargies et spécifiques. En novembre dernier, des professionnels de la surdité se sont réunis à Genève pour partager leurs expériences. Soigner, prendre en charge, accompagner, soutenir ou aider les personnes atteintes de surdité ou de perte auditive n’est pas une démarche aisée. Celle-ci sous-entend en effet des compétences et des aptitudes spécifiques que seule une longue expérience peut permettre d’acquérir. Et c’est bel et bien en vue de partager ces expériences qu’une vingtaine de professionnels romands de la surdité, de tous horizons - psychologues, enseignants, éducateurs sociaux, responsables de projets, physiothérapeutes etc - se sont réunis en novembre dernier à Genève pour une journée de formation organisée par le Groupe Romand des Professionnels de la Surdité. « Je pense qu’il est important de partager tout ce que l'on fait pour apprendre les uns des autres et mieux adapter nos pratiques aux personnes sourdes et malentendantes, explique Joëlle Jaunin, physiothérapeute. Ces pratiques demandent des adaptations constantes de notre part, ce qui d’ailleurs a l’avantage d’inverser la logique qui veut qu’il appartient toujours aux sourds et malentendants de consentir l’effort d’adaptation ». Mise en commun des expériences « La surdité est un monde spécifique et très petit et dans lequel on manque souvent d'informations, ajoute Julie Battistolo, travailleuse sociale. La mise en commun des expériences est donc très importante, d’autant que bien des professionnels non sensibilisés à la surdité ont tendance à penser qu'ils comprennent ce monde si particulier. Se rencontrer pour établir des liens et réfléchir à nos expériences est donc vraiment important ». La première partie de la journée a été consacrée à la récolte des problématique présentées par les différents professionnels présents, chacun présentant d’abord à un binôme, puis à l’ensemble du groupe, une situation professionnelle particulière à laquelle il aura réfléchi en amont. Le tout, sous la supervision d’Anandy Clerc, travailleuse sociale et intervenante en analyse des pratiques. « Mon rôle au cours de cette journée est d'intervenir pour accompagner la réflexion des professionnels dans l’objectif de modéliser leur pratique, explique-t-elle. L’idée est que l’on ne se restreigne pas à un simple partage d’expériences, mais qu’à partir des situations professionnelles explorées le matin, on parvienne au cours de l’atelier réflexif de l’après-midi, à une mise en perspective et à une modélisation des contours des métiers de la surdité ». Diversité des points de vue Fondée sur la méthode dite de Fishbowl (Aquarium, ndlr), structurée autour d’un petit groupe placé au centre d’un cercle (le bocal), l’animation avait ainsi pour objectif de favoriser les échanges tout en maintenant une structure claire qui permette une diversité des points de vue, assortie d’une dynamique d’écoute active. « Il y avait clairement un manque et une attente de cet espace élargi pour réfléchir à nos pratiques de manière concrète, et qui s’étaient exprimés durant nos précédents journées de formation, par tradition beaucoup plus théoriques » conclut Susana Sanina, présidente du GRPS qui ajoute : « L’avantage, c’est que la journée d’aujourd’hui a non seulement été une occasion d’apprendre et de réfléchir à nos pratiques, mais aussi de créer du lien entre les participants, ce qui a aussi fait du bien à tout le monde ». www.grpsurdite.ch SUIVANT PRECEDENT
- « Le monde politique est plus ouvert que le monde du travail » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine « Le monde politique est plus ouvert que le monde du travail » 2 août 2024 Publié le : Âgé de 52 ans, Vincent Guyon est le premier sourd-malentendant à siéger dans un exécutif en Suisse. Depuis 2021, cet homme au parcours hors norme est municipal à Rances (VD) où il gère les routes, les pompiers et l’éclairage public. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, je suis sourd de naissance. Je suis né en Afrique, et quand nous sommes tous rentrés en Europe - j’avais deux ans-, mes parents se sont rendu compte que je n’entendais pas et que quelque chose n’allait pas. Au service d’ORL du CHUV, on a alors posé le diagnostic de surdité totale des deux oreilles. D’après ces tests, je ne percevais que quelques sons aigus. A l’âge de 4 ans, je ne parlais pas, mais ma maman communiquait avec moi en mimant. Puis, tout a changé lorsque mes parents ont appris le langage parlé complété. Avez-vous été appareillé ? Oui vers l’âge de 7-10 ans, mais cela ne servait à rien, donc je n’en porte pas depuis longtemps. Sans appareils, comment faites-vous pour comprendre aussi bien tout ce que l’on vous dit ? Grâce à la lecture labiale ! Je ne comprends pas tout, mais environ 80% des propos ! Comment se fait-il que vous oralisiez si bien et soyez capable de communiquer sans avoir recours à la langue des signes ? Mon père qui est français, avait un cousin sourd qui a grandi dans un petit village de France où il avait pu s’intégrer sans la langue des signes. C’est pour cette raison que mes parents étaient favorables à la méthode oraliste qu’ils jugeaient meilleure pour mon intégration. Cela dit, à l’âge de 18 ans, un peu par curiosité, j’ai quand même choisi d’apprendre la langue des signes. Comment s’est déroulée votre scolarité ? J’ai fait toute ma scolarité obligatoire pas loin de Rances, à Valleyres et à Chavornay, puis en école privée à Lausanne... Et il m’a fallu énormément travailler. Mais comme je suis quelqu’un de très persévérant et que je viens d’une famille de battants, c’est un peu une tradition (rires)… Et puis bien sûr, la logopédie et le soutien de ma mère m’ont beaucoup aidé. Une anecdote pour l’illustrer : à l’âge de 10 ans, j’ai eu un grave accident de vélo qui m’a valu des semaines de coma et l’oubli de tout ce que j’avais appris à l’école. A peine rétabli, ma mère m’a remis au travail et je consacrais toute mes vacances, y compris d’été, à rattraper ce que j’avais perdu ! D’où vous vient cette force de caractère ? Probablement de cette tradition familiale et de ma foi chrétienne qui m’ont beaucoup poussé et soutenu. Qu’avez-vous fait après l’école obligatoire ? J’ai raté d’un demi-point l’entrée au gymnase, alors que mon rêve était de faire l’université pour devenir archéologue. J’ai donc dû me résoudre à faire une école de commerce, puis je suis devenu employé de bureau. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ? Je me suis toujours intéressé à la politique suisse et, habitant à Rances, je me suis un jour dit : pourquoi pas ? La première fois que je me suis présenté, j’ai eu une voix, c’était la mienne (rires), la deuxième fois 4 voix, celles de mes amis. Et puis quatre ans plus tard en 2020, je me suis présenté à la Municipalité lors d’une élection complémentaire, mais sans vraiment y croire. Quand on est venu me féliciter, j’ai répondu : « Vous vous foutez de moi ? ». Et en effet, j’avais bel et bien été élu au 1er tour avec 95 voix ! Comment expliquez-vous cette élection ? J’habitais depuis 23 ans dans le village, tout le monde me connaissait et comme je m’impliquais beaucoup dans la vie locale, je devais avoir une certaine popularité. Quel dicastère occupez-vous ? Les routes, l’éclairage public, les collecteurs et les pompiers. Cela fait un gros 25% de travail, parfois beaucoup plus lorsque l’on sort d’une période de gros orages comme celle-ci. Comment se déroulent les séances du conseil communal et de la municipalité ? Cela se passe bien grâce à l’interprète en langage parlé complété dont je peux disposer, même si cela crée un décalage dans la communication. Pour être honnête, j’ai parfois de la frustration car il est souvent difficile de s’imposer quand on doit lever la main pour intervenir. Cela peut être très fatiguant, surtout quand les séances s’étirent en longueur, parfois jusqu’à 4 heures. En 2022 vous avez été réélu. Cela veut donc dire que vous avez bien travaillé ? Cela veut surtout dire que les gens me font confiance et j’en suis très heureux. Je me suis présenté aussi en 2022 au Grand conseil vaudois car c’est un lieu où on peut agir plus, puisqu’on y fait les lois. Je n’ai pas été élu faute de quorum. Enfin, j’ai même été candidat aux fédérales car je pense que dans le monde où l’on vit, la démocratie doit vraiment être défendue. Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans votre parcours ? Franchement, cela a été et c’est toujours d’ailleurs, de trouver du travail. Étonnamment, le monde politique est plus ouvert que le monde du travail et malgré mon CV et mon parcours dans les fédérations internationales de sport pour les sourds, je n’arrive pas à en trouver. Peut-être est-ce dû également à mon âge. J’espère qu’avec un peu de chance, je trouverai la bonne occasion au bon moment et que quelqu’un me fera confiance. Tout de même, êtes-vous conscient d’être un modèle ? Je sais que voir un sourd élu et siéger a suscité des vocations parmi les personnes sourdes et malentendantes. C’est peut-être la chose dont je suis le plus fier. SUIVANT PRECEDENT
- A Genève, l’EMS Les Mouilles s’adapte à ses résidents malentendants et sourds | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Genève, l’EMS Les Mouilles s’adapte à ses résidents malentendants et sourds 26 juillet 2024 Publié le : Sensibilisation et formation du personnel, adoption d’une signalétique appropriée… Depuis le début de l’année, cet EMS qui accueille près de 80 résidents, a mis en place une série de mesures destinées à faciliter l’interaction avec les seniors malentendants. Dans le monde du 4ème âge et des EMS, la question se pose depuis de très nombreuses années, tant problématique de la solitude et de l’isolement des aînés sourds et malentendants en maison de retraite revêt une acuité particulière. Pour y remédier, différents projets, dont l’idée de créer un EMS romand qui leur serait destiné, ont été esquissés puis abandonnés. A Genève, à l’EMS Les Mouilles, c’est depuis le début de l’année, un projet de petite ampleur, mais très prometteur qui a vu le jour. « Nous sommes et restons un EMS généraliste et ouvert à tous, mais qui désormais propose une sensibilité particulière à la question de la malentendance. Grâce à notre ergothérapeute, nous étions déjà sensibilisés aux questions d’accessibilité d’une manière générale, mais nous avons fait un pas en avant supplémentaire pour tout ce qui relève de l’audition » explique Laurent Beausoleil directeur général de la maison de retraite (à droite sur la photo), située dans le quartier du Petit-Lancy. Accompagnement Ce pas en avant particulier se traduit par la mise en place de plusieurs dispositifs d’accompagnement pour les seniors sourds et malentendants. « L’ensemble de nos collaborateurs dans tous les services, soit près de 80 personnes tout de même, suivent régulièrement une courte formation de sensibilisation à la langue des signes de base, en attendant d’autres mode de communication, détaille Pascale Covin, la responsable des soins (à gauche sur la photo). En outre, nous avons fait l’acquisition de tablettes pour permettre la communication écrite, tout en adaptant la signalétique dans l’ensemble de notre établissement ». Et ce n’est pas tout, puisque l’établissement envisage également d’engager une animatrice malentendante qui viendra assurer, quelques heures par semaine, des activités ouvertes à tous. Comme souvent, ce projet a commencé par un concours de circonstances, lié à la présence d’une infirmière elle-même sourde, Tanya Sebaï devenue dans l’intervalle référente surdité aux Hôpitaux Universitaires de Genève. « C’est elle qui nous a soufflé l’idée qu’offrir la possibilité à des seniors sourds ou malentendants de se regrouper pour vivre et d’échanger dans un seul et même EMS pouvait représenter un énorme gain de qualité de vie pour eux, se souvient Pascale Covin. On a tout de suite adhéré au projet et c’est grâce à sa collaboration et celle de Françoise Rickli, interprète, que cette belle aventure a pu voir le jour ». Pas d’unité spécialisée Petite nuance de taille : l’EMS a tenu à ne pas mettre en place d’unité spécialisée réservée uniquement aux malentendants et sourds. « Non seulement nous sommes adeptes de la mixité et du vivre-ensemble, commente le directeur Laurent Beausoleil, mais nous privilégions aussi les projets de petite envergure que nous pouvons financer sur nos fonds propres. C’est du reste la raison pour laquelle nous nous sommes contentés de diffuser l’information auprès de la fédération suisse des EMS, des services sociaux et des associations pour que les personnes sourdes ou malentendantes puissent prendre connaissance de la spécificité de ce que nous offrons en matière de perte auditive ». SUIVANT PRECEDENT
- Apple améliore encore la qualité sonore des appels téléphoniques depuis les iPhones | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Apple améliore encore la qualité sonore des appels téléphoniques depuis les iPhones 2 avril 2023 Publié le : Avec la version 16.4 d’iOS, le système d’exploitation qui fait tourner nos iPhones, Apple étend la fonctionnalité « isoler la voix » aux appels téléphoniques émis depuis la ligne cellulaire. Depuis un peu plus d’une année, Apple proposait pour tous les utilisateurs de FaceTime ou WhatsApp une fonctionnalité très intéressante pour celles et ceux qui souffrent de troubles de l’audition : « isolement de la voix ». Cette fonctionnalité, disponible également sur Mac et sur iPad, permet d’améliorer l’écoute des conversations sur ces deux applications en supprimant les bruits aux alentours. « Si vous souhaitez qu’on vous entende clairement lors d’un appel FaceTime et que les autres sons soient filtrés, vous pouvez activer le mode Isolement de la voix, peut-on ainsi toujours lire sur le site internet de la firme californienne. Ce mode met en avant le son de votre voix pendant un appel FaceTime et bloque les bruits environnants ». Activation par l’émetteur de l’appel Dès cette semaine avec la sortie de iOS 16.4, la dernière version du système d’exploitation qui fait tourner nos iPhones, cette fonctionnalité très pratique sera également disponible pour les appels passés via la simple ligne cellulaire de son téléphone, à condition de disposer d’un appareil récent. Mais attention, pour être tout à fait clair, c’est donc l’émetteur de l’appel qui actionne cette fonctionnalité pour atténuer les bruits qui l’entourent, ce qui en limite un peu la portée pour un éventuel interlocuteur malentendant. Un choix d’autant plus incompréhensible qu’Apple a, depuis la sortie de l’iPhone 13, supprimé la fonction « miroir » intitulée « réduction du bruit » et qui permettait directement au malentendant d’améliorer la qualité du son reçu. Une manière selon les observateurs, de pousser les consommateurs à avoir recours à ses écouteurs sans fils « maison », qui eux, offrent toujours cette option. SUIVANT PRECEDENT
- Une jeune Valaisanne conçoit un kit pour aider les enfants sourds à la piscine | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une jeune Valaisanne conçoit un kit pour aider les enfants sourds à la piscine 1 décembre 2025 Publié le : Âgée de 23 ans, Claudia Dussex, sourde implantée, a conçu « Minô va à la piscine ». Son objectif ? Aider les maîtres-nageurs et les enseignants à accompagner les jeunes enfants sourds pendant leurs cours de natation. « Tout le monde ne connaît pas la langue des signes ou la langue parlée complétée, c’est pour cela que j’ai essayé de créer un moyen de communication basé essentiellement sur des images et un peu de texte, et donc accessible à tout le monde ». Ce moyen de communication original et créatif, c’est tout simplement un kit pédagogique visuel, intitulé « Minô va à la piscine » et destiné à accompagner les enfants sourds en cours de natation. Et son auteure est à peine âgée de 23 ans. Née sourde des deux oreilles, implantée à gauche à l’âge d’un an et demi, Claudia Dussex est détentrice d’un bachelor en communication visuelle qu’elle vient de décrocher, après 3 ans de formation à la Haute Ecole d’Art et de Design (HEAD) de Genève. Mémoire de fin d’études L’idée de son kit lui est venue lorsque, dans le cadre de son mémoire de fin d’études, elle s’intéresse aux outils de communication destinés aux sourds et malentendants et présents dans les lieux publics. « J’ai analysé différents endroits, cinémas, piscines, écoles, musées, etc. et j’ai constaté qu’il n’y avait rien dans les piscines. Et immédiatement, cela a fait écho à l’expérience de l’enfant que j’étais, et qui avait tant de mal à communiquer avec ceux qui l’accompagnaient à la piscine ». Aussitôt, alliant son vécu de sourde et ses compétences en graphisme, elle se lance dans l’élaboration du prototype de « Minô va à la piscine », si utile aux enfants qui à la piscine, doivent se séparer de leurs implants ou de leurs appareils auditifs. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Destiné aux enseignants et aux maîtres-nageurs dispensant des cours de natation aux enfants de 6 à 10 ans, ce kit se compose en premier lieu de deux fiches informatives à utiliser avant le cours de natation, l’une présentant les règles générales de la piscine, et l’autre, les 9 étapes - et autant de consignes -, qui encadrent le déroulé du futur cours, avant et après le « plouf » dans l’eau. Ces étapes sont du reste, résumées en pictogrammes dans un bracelet en silicone que l’enfant pourra prendre ensuite avec lui à l’intérieur de la piscine. En outre, et pendant le cours, l’enseignant ou le maître-nageur dispose d’un sac contenant des cartes illustrées destinées à préciser visuellement les consignes aux enfants sourds, afin de leur permettre de suivre l’activité comme les autres enfants. Minô le chat Fil conducteur de l’ensemble, le personnage de Minô, le chat que l’on retrouve sur tous les supports du kit. « J’ai moi-même un chat, explique Claudia. Et comme les chats ont peur de l’eau, j’ai utilisé cette contradiction pour créer un personnage qui permet à l’enseignant de montrer que même un chat qui craint l’eau est capable de nager. C’est donc rassurant et encourageant pour les enfants » Très complet, « Minô va à la piscine » a valu la superbe note de 5.5 à sa conceptrice qui n’a pas ménagé ses efforts pour l’élaborer, suivant une classe genevoise durant ses cours de piscine, et testant le prototype auprès d’enfants sourds et de maîtres-nageurs qui l’ont adoubé et plébiscité. Élaboré, pensé, fabriqué, testé et primé, « Minô va à la piscine » est désormais fin prêt pour une nouvelle vie, en dehors du cadre de la formation professionnelle. « Je suis désormais tout à fait prête à le commercialiser, explique Claudia Dussex qui ne manque pas de suite dans les idées. Mon plus grand souhait, ce serait d'avoir une petite entreprise dédiée à Minô, en le déclinant sous forme de goodies (petits objets promotionnels, ndlr). L’étape suivante, ce serait bien sûr de décliner le kit dans d’autres contextes que celui de la piscine, comme par exemple les camps de vacances, le ski, la plage, etc ». www.instagram.com/mino_va_a_la_piscine SUIVANT PRECEDENT
- Les séances du Grand Conseil genevois sont accessibles au public malentendant | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les séances du Grand Conseil genevois sont accessibles au public malentendant 17 mars 2026 Publié le : Depuis des années, les débats parlementaires du Grand Conseil genevois sont sous-titrés et traduits en langue des signes en direct. Une prouesse technique assurée par la société Swiss TXT. Voici une démarche d’inclusion politique et citoyenne qui mérite d’être saluée. Depuis 2020, en effet, les malentendants et sourds genevois peuvent suivre en direct les séances et débats – parfois animés - de leur Grand conseil, grâce à une retranscription en langue des signes et à un sous titrage en temps réel. « Le projet de retranscription en langue des signes ainsi que le sous-titrage des séances a démarré par un projet de loi datant de 2017 et qui visait à donner une base légale au soutien financier accordé à la chaine locale Léman bleu, explique Laurent Koelliker, sautier du Canton de Genève. C’est lors des débats qu’un député a souhaité élargir le projet de loi à la mise en place de mesures d’accessibilité pour les personnes sourdes et malentendantes ». Appel d’offres Adopté en mars 2017 par 52 voix contre 36, le projet de loi de financement général de la chaîne Léman Bleu est ainsi entré en vigueur deux mois après, et avec lui les mesures prévues pour les personnes ayant une perte auditive. « Le secrétariat du Grand conseil est aussitôt entré en contact avec les associations représentatives pour évaluer ce qu’il était possible de faire, se souvient Laurent Koelliker. Au départ, c’était l’option d’avoir sur place une personne qui gèrerait la traduction en langue des signes qui avait été retenue. Elle a ensuite été abandonnée en raison de sa complexité, au profit d’une traduction LSF et d’un sous-titrage en direct à distance». Aussitôt, un appel d’offres est opéré, remporté par la société Swiss TXT, filiale de la SSR et qui assure ainsi depuis le début, l’importante logistique imposée par ce mandat un peu particulier. Au total, une vingtaine de personnes entre Zurich et Genève, comprenant des techniciens, des interprètes LSF, ainsi que sous-titreurs professionnels, gèrent et organisent l’accessibilité pour les sourds et malentendants, lors des 10 sessions annuelles du Grand conseil genevois, chacune d’elle durant… 2 jours entiers. Un défi : le direct ! « Pour moi, le principal défi est la transmission en direct et c’est vraiment une grande responsabilité, car tout doit fonctionner parfaitement, explique Liliane Martignetti-Blanco, responsable Retranscription et nouveaux projets chez Swiss TXT, qui ajoute : et si tout cela fonctionne, c’est vraiment grâce à l’excellent collaboration et implication des différents services chez nous, mais aussi au niveau du Grand conseil». A chaque session, un signal depuis la salle du Grand conseil envoie images et sons, qui sont ensuite traduits par des interprètes en langue des signes eux-mêmes filmés en studio. Les images obtenues sont ensuite renvoyées en temps réel sur le site internet du Grand conseil, via une solution intitulée Accessible Player qui permet également de renvoyer le sous-titrage. « Au moins une dizaine de personnes assurent le tournus pour assurer le sous-titrage en direct, via la technique du re-speaking. C’est une activité qui demande d’excellents réflexes ainsi que de vraies qualités techniques, en raison des procédures propres liées au Grand conseil, et qu’il faut connaître, ajoute Liliane Martignetti-Blanco, qui complète : « Et à ce stade, le travail n’est pas terminé, car une fois le direct assuré, c’est la post-production qu’il faut garantir, de sorte que la traduction LSF et le sous-titrage puissent continuer à être accessibles par la suite en replay ». 300'000 francs Chaque année, le Grand conseil consent la coquette somme de 300'000 francs pour garantir l’accessibilité des débats au public sourd et malentendant. « Malheureusement, nous ne disposons pas de statistiques permettant d'évaluer le nombre de personnes qui profitent de ce service, déplore le sautier Laurent Koelliker. Mais il est clair que le choix du Grand conseil de garantir ces retranscriptions était une décision de principe et non fondée sur des considérations pécuniaires. Il s’agit avant tout d’une démarche de service public et d’intégration du plus grand nombre, indépendamment de quelconques critères d’audience » https://ge.ch/grandconseil/sessions/live/ Le sous-titrage des sessions est également accessible via la chaîne de télévision Léman Bleu. SUIVANT PRECEDENT
- Les tournois de tennis réservés aux malentendants connaissent un essor sans précédent | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les tournois de tennis réservés aux malentendants connaissent un essor sans précédent 20 février 2025 Publié le : Alors qu’en France, vient de s’achever la 3e édition de l’Open Dyapason, un tournoi réservé aux sourds et malentendants, retour sur un sport qui connait désormais un franc succès auprès de nombreux déficients auditifs. Il y a une année, Aux Ecoutes donnait la parole au Lausannois Guillaume Markwalder . La particularité de ce malentendant père de famille de 33 ans ? S’adonner, malgré son handicap, au tennis, et ce depuis sa plus tendre enfance. Guillaume Markwalder n’est pas le seul. Un peu partout en Europe, des malentendants de plus en plus nombreux choisissent le tennis comme sport de prédilection et même de compétition. Au point que des tournois réservés aux sourds et malentendants voient désormais le jour, en Pologne, en Allemagne ou en Slovénie. En France également, s’est achevée la semaine passée à Rouen la 3ème édition de l’Open Dyapason, un tournoi international de tennis pour sourds et malentendants qui a regroupé pas moins de 33 joueurs parmi les meilleurs du monde et issus de 11 nationalités en provenance de 3 continents. Lancé en 2023 sous l’égide de la Fédération française de tennis, l’Open Dyapason, du nom de réseau d’audioprothésistes indépendants éponyme qui le parraine, s’inscrit dans l’ambition du Comité international des sports des sourds : aboutir à court terme à l’organisation d’un tournoi pour sourds et malentendants à Roland-Garros, comme l’a déjà fait l'Open d’Australie, et à plus long terme à la mise en place d’un Grand Chelem de tennis « Sourds et malentendants ». Perte d’au moins 55 db L’Open Dyapason est ouvert aux joueurs présentant une perte auditive moyenne d’au moins 55 décibels à la meilleure oreille et ce sur les 3 fréquences de 500, 1000, et 2000 Hz. Durant les matchs, le port d’appareils auditifs est en outre interdit afin d’éviter toute tricherie. « Au-delà de ces conditions, le tournoi se déroule tout à fait normalement, explique Magali, une jeune Genevoise malentendante, passionnée par le concours au point de souhaiter s’y inscrire l’année prochaine. Ce sont exactement les mêmes règles que pour les matchs ordinaires, et la seule chose qui change, c’est l’usage de signaux visuels pour l’arbitrage. L’arbitre va indiquer les scores avec ses mains, et en cas de let par exemple, il lancera une balle sur le terrain pour marquer l’arrêt du jeu » . Et d’ajouter : « Pour le malentendant en revanche, la pratique de ce sport reste tout de même plus exigeante que pour les normo-entendants, car être privé de son audition empêche de suivre la balle et même le jeu de manière optimale. Alors pour compenser, on se concentre beuacoup sur le visuel mais aussi sur les vibrations, ce qui est très fatigant sans rempêcher d’ailleurs d’être capable d’atteindre un très haut niveau ». Yannick Noah Signe de l’intérêt croissant pour le tennis réservé aux sourds et malentendants : la présence du célèbre Yannick Noah sur les lieux de l’Open Dyapason. Le gagnant de l’édition 1983 de Roland Garros, devenu coordonnateur national du paratennis à la Fédération française de tennis y a en effet effectué le déplacement pour assister aux matchs et tenter de mieux comprendre les besoins de ces joueurs un peu particuliers. "Avec le handicap, on est parfois un peu mis de côté, et le tennis peut prendre une autre dimension, a-t-il raconté à Ici, anciennement France Bleu, le réseau des radios locales publiques françaises. On me demande si, à haut niveau, je vais rapporter des médailles. C'est l'objectif, mais ce qui est important c'est qu'un gamin qui a un jour une galère se dise qu'avec le tennis il peut avoir une possibilité de se sentir un peu moins mal, voire carrément très bien, grâce au jeu. » SUIVANT PRECEDENT
- Mieux vivre avec des acouphènes c’est possible ! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Mieux vivre avec des acouphènes c’est possible ! 6 juin 2023 Publié le : Le 3 juin dernier à l’hôtel Royal Savoy de Lausanne, FoRom écoute a consacré sa 22ème Journée à thème à la prise en charge des acouphènes. Cinq spécialistes se sont succédé pour expliquer en quoi leur art pouvait venir en aide aux patients. Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, forom écoute avait organisé sa journée annuelle de conférences sur le même thème : « les acouphènes et leur prise en charge ». La journée passionnante, s’était hélas soldée par un triste constat : en matière d’acouphènes pas grand-chose à faire d’autre que de prendre son mal en patience, tant la science était démunie face à ce phénomène encore mal compris. Pour rappel, les acouphènes subjectifs, qui représentent 95 % des cas d’acouphènes, sont des bruits « parasites » qu'une personne entend sans que ceux-ci existent réellement. Et selon une enquête menée dans pays de l’Union européenne, environ 15 à 20 % des adultes en souffriraient, ce qui en fait un véritable problème de santé publique. Autant dire que leur prise en charge est indispensable, d’autant qu’ils péjorent considérablement la qualité de vie de ceux qui en souffrent, ceux-ci pouvant très facilement sombrer dans la dépression. Message d’espoir Le 3 juin dernier, à l’Hôtel Royal Savoy de de Lausanne, FoRom écoute a une deuxième fois proposé aux malentendants romands une nouvelle journée sur cette thématique avec conférences et interventions d’experts. Avec cette fois un véritable message d’espoir : oui il est tout à fait possible de mieux vivre avec des acouphènes. Ainsi, cinq spécialistes se sont ainsi succédé tout au long de la journée pour communiquer leurs compétences en matières de prise en charge des acouphènes : l’audioprothésiste Raphaël Furioux, la sophrologue Christine Jordan, la physiothérapeute Nicole Christl, l’audio-psycho-phonologue Christine Mégret et enfin le psychologue Pierre Simon ont tour à tour exposé en quoi chacun de leur art pouvait aider à mieux vivre avec les acouphènes : sans fausses promesses, mais avec moult détails, graphiques et explications, les avantages comparatifs de la sophorologie, de la méthode cranio-sacrale, de la méthode Tomatis et enfin de la psychothérapie ont été longuement abordés. Le rôle de l’audio-prothésiste, tant dans le bilan médical à pratiquer systématiquement en cas d’acouphènes, que dans leur prise en charge audioprothétique a également été exposé en détails. Gare aux faux praticiens Avec à la clé une conclusion importante : en matière d’acouphènes, il n’y a pas de fatalité et le patient ne doit jamais hésiter à consulter car des solutions sont possibles, pour peu qu’il puisse trouver un soignant qui puisse correctement l’accompagner dans la thérapie qui lui conviendra le mieux. Gare cependant aux faux praticiens, la prise en charge des acouphènes n’étant actuellement couronnée par aucune formation certifiante reconnue et il est très important de se renseigner sur les qualités d’un thérapeute avant de faire appel à ses services. En fin d’après-midi, les différentes interventions ont laissé la place à un débat nourri assorti de témoignages et de questions de la part d’un public ravi, rassuré mais avide d’en savoir plus. SUIVANT PRECEDENT
- Plus d’un milliard de jeunes risquent de perdre l’audition | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Plus d’un milliard de jeunes risquent de perdre l’audition 3 février 2023 Publié le : Avec la généralisation de l’usage des smartphones via les écouteurs, et l’exposition à des bruits d’intensité trop élevée durant les concerts, les jeunes sont les premières victimes d’une future pandémie de perte auditive. On le sait depuis longtemps. Écouter la musique trop fort abîme les oreilles et parfois irrémédiablement, avec de graves conséquences, en particulier chez les jeunes, adeptes aussi bien des concerts en discothèque que de l’usage plein tubes des écouteurs de smartphones. Mais le phénomène est peut-être bien plus grave que ce que l’on craignait. Selon une récente étude publiée dans la revue scientifique BMJ Global Health , plus d'un milliard de personnes âgées de 12 à 34 ans pourraient souffrir d'une perte d'audition en raison d’une exposition à un bruit excessif. « Nous avons estimé qu'entre 0,67 et 1,35 milliard d'individus de 12 à 34 ans à travers le monde adoptent des pratiques d'écoute dangereuses et risquent donc une perte d'audition plus ou moins importante » a alerté la chercheuse Lauren Dillard, de l'université de Caroline du Sud, auteure principale de l’étude, une méta-analyse portant sur trois articles scientifiques publiés entre 2000 et 2021. 24% des jeunes Avec une conclusion sans appel : sur leur smartphone, environ 24% des jeunes écoutent de la musique à des niveaux de décibels dangereux, notamment avec leurs écouteurs, tandis que 48% des personnes sont exposées à ce niveau plutôt dans les lieux de loisirs et de divertissement, salles de concerts ou boites de nuit, etc. « Il est urgent que les gouvernements, l’industrie et la société civile accordent la priorité à la prévention mondiale de la perte auditive en promouvant des pratiques d’écoute sûres, expliquent les auteurs de l’étude. Les normes, recommandations et boîtes à outils mondiales de l’OMS sont disponibles pour aider à l’élaboration et à la mise en œuvre d’initiatives politiques et de santé publique visant à promouvoir une écoute sûre dans le monde entier » . Pour rappel, l’OMS estime que plus de 430 millions de personnes dans le monde sont déjà sujettes à une perte d’audition invalidante. SUIVANT PRECEDENT
- «C’est au physiothérapeute de s’adapter au patient malentendant» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «C’est au physiothérapeute de s’adapter au patient malentendant» 27 mars 2026 Publié le : Physiothérapeute à Lausanne, Joëlle Jaunin est spécialisée dans la prise en charge des patients sourds et malentendants. Retour sur un exercice complexe qui impose de prendre en compte les spécificités de cette patientèle particulière. La perte auditive représente-t-elle une difficulté supplémentaire pour le physiothérapeute qui prend en charge un patient malentendant ou sourd ? C’est certain. Le physiothérapeute utilise ses mains pour travailler or, s'il doit par exemple avoir recours à celles-ci pour utiliser la langue des signes afin de communiquer avec son patient, cela devient compliqué. Et la difficulté est similaire pour le patient qui n’a pas besoin de la langue des signes, mais qui lit sur les lèvres. Couché sur la table de physiothérapie, il ne pourra pas entendre ce que lui dit le soignant… C’est d’ailleurs un préjugé courant que de penser que la prise en charge des patients qui oralisent est plus simple, alors qu’ils ont autant besoin d'adaptation à la communication que les sourds qui signent. Comment vous adaptez-vous à ces difficultés ? En premier lieu, en s’entendant au préalable avec le patient sur la manière de communiquer. Ensuite, en agençant son cabinet pour ne pas être à contre-jour afin qu’il puisse lire sur les lèvres, en veillant à ce que l'ordinateur ne cache pas mon visage, en ne regardant pas mon clavier pendant que je parle, en ne pas mettant pas de musique de fond quand les patients sont appareillés ne pas parler etc. Il y a ainsi de nombreuses petites mesures à prendre pour que la séance soit la plus confortable possible pour le patient. Et puis, en amont pour la prise de rendez-vous, il faut bien sûr veiller à être joignable en ligne par visioconférence ou par WhatsApp… Le téléphone seul ne suffit pas ! Avez-vous recours à des outils particuliers pour communiquer ? Oui, j'utilise beaucoup les images et les schémas, je dessine volontiers et j'utilise mon livre d'anatomie plus que pour les patients entendants, puisqu’il s'agit d'un public très visuel. Montrer les éléments sur un dessin, un graphique ou un schéma est beaucoup plus simple et efficace d’autant que qu’il s’agit d’une patientèle dont le niveau en connaissances de base en santé est souvent plus bas que la moyenne. En plus de la communication, à quoi êtes-vous également très attentive ? D’une manière générale, la physiothérapie concerne le corps et donc on touche-là à l'intime et encore plus en ce qui me concerne, puisque je pratique aussi la physiothérapie périnéale. De fait, et plus que pour toute autre spécialité, obtenir le consentement explicite du patient est encore plus important. Et ce n’est pas toujours aisé, car souvent des patients sourds ou malentendants déclarent avoir compris les propos du soignant, alors que ce n’est pas le cas. En tant que physiothérapeute, je suis donc très attentive à cette dimension, et même si je connais assez bien la LSF et le monde de la malentendance, je n’hésite pas à prévoir si nécessaire un interprète LSF ou LPC. Quelles sont les conséquences de toutes ces particularités ? Le temps consacré aux séances de physiothérapie et à l’éducation du patient, qui est très nettement rallongé! Sur le plan tarifaire et pour les assurances, le physiothérapeute doit donc souvent utiliser une position particulière qui correspond aux situations dites « complexes », avec le critère « difficulté à la communication ». Ce qui n’empêche pas d’ailleurs, de devoir régulièrement argumenter avec les assurances… Enfin, est-il plus difficile d'obtenir des résultats probants avec les patients malentendants ou sourds? À partir du moment où on a pris soin de bien d'éduquer le patient et de veiller à ce que la communication soit optimale en lui consacrant le temps qu'il faut pendant les séances, on obtient évidemment des résultats identiques. En revanche, il arrive que l’on mette beaucoup plus de temps à obtenir des résultats, parce que ces patients viennent souvent consulter beaucoup plus tard que les autres, en raison des difficultés d’accès aux soins qu’ils rencontrent. SUIVANT PRECEDENT
- Handicap et vie en société: le regard éclairant d’Alexandre Jollien pour FoRom écoute | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Handicap et vie en société: le regard éclairant d’Alexandre Jollien pour FoRom écoute 21 avril 2026 Publié le : Après nous avoir honorés de sa présence lors du Gala de charité en début d’année, le philosophe et écrivain Alexandre Jollien sera à nouveau parmi nous le 30 mai 2026, à l'occasion de notre Congrès annuel. Retour sur une intervention inspirante et aperçu d’une rencontre à ne pas manquer. Un Gala sous le signe de la solidarité et de la joie En ce début d’année 2026, la Table Ronde de Lausanne a organisé un Gala de charité en faveur de notre fondation. Au-delà de la collecte de fonds, cette soirée nous a permis de partager un moment de grande qualité avec la nonantaine de personnes présentes, autour d’une intervention marquante d’Alexandre Jollien. S’appuyant sur l’enseignement du maître du bouddhisme tibétain Trungpa, le philosophe romand a décrit la voie spirituelle comme un double chantier. Le premier est collectif: bâtir une société solidaire et éveillée qui ne laisse personne sur la touche. Une mission qui résonne parfaitement avec l’action quotidienne de FoRom écoute, car nous croyons fermement que l’inclusion se construit à plusieurs voix: le travail des institutions, des acteurs politiques et des organisations telles que la nôtre, mais aussi l’engagement direct des personnes malentendantes elles-mêmes – dont plusieurs viendront d’ailleurs témoigner lors de notre prochain Congrès. Le second chantier évoqué par Alexandre Jollien est intérieur: il s’agit de se libérer par le détachement. Il invite à pratiquer la «non-fixation», c’est-à-dire à laisser passer les émotions sans s'y accrocher, car il n’y a «rien de pire», explique-t-il, que de «s'enliser dans l'immobilisme» face à la souffrance. Il a également souligné notre dimension politique inhérente: «L'être humain ne saurait être heureux seul dans son coin». Dans une société où tout va très vite, il nous a lancé un défi joyeux: «Ralentir, tendre l'oreille, écouter, suivre la boussole de notre cœur […] pour cesser de vivre, comme dirait Kafka, dans une espèce de carnaval social». Congrès 2026: vivre avec ses singularités et s’épanouir dans la société Nous aurons la chance de recevoir à nouveau Alexandre Jollien le 30 mai 2026, cette fois-ci dans le cadre de notre Congrès annuel, dont l’édition 2026 est dédiée aux différentes facettes de l’inclusion des personnes malentendantes. Son intervention, intitulée «Devenir soi-même, trouver sa place en société, s'épanouir», promet d’être un temps fort de réflexion. Il explorera la tension entre la singularité de chacun·e et notre besoin vital de lien. Comment assumer sa différence dans une société de performance où la comparaison fait des ravages? Comment, à l’instar de Spinoza, «bien faire et se tenir en joie» malgré les épreuves? Nous comprendrons alors comment, malgré la réalité du handicap, on peut vivre de manière épanouie, «créer des ponts» et apporter sa contribution à la société. Porté par cet esprit d’émancipation et d’engagement collectif, ce message saura interpeller chaque participant·e, personne malentendante ou alliée. Participez à une journée d’échanges et d’inspiration Le Congrès de FoRom écoute est bien plus qu’une conférence. C’est une journée complète articulée autour de témoignages et de dialogues. Aux côtés d’Alexandre Jollien, nous aurons le privilège d’accueillir: Monsieur Pierre-André Page, Président du Conseil national Dre Hélène Cao Van, Médecin adjointe au Service ORL des HUG Plusieurs personnes malentendantes qui partageront leur engagement et leur parcours de vie Ces rencontres sont des occasions uniques d’enrichir sa compréhension du handicap et de tisser des liens. Venez échanger, vous inspirer et contribuer à faire avancer l’inclusion! Date: 30 mai 2026, de 9h15 à 16h Lieu: Lausanne Informations et inscriptions: cliquez ici pour en savoir plus et vous inscrire 💡 Pour ne rien manquer de nos articles et de nos offres: abonnez-vous à la newsletter ! Photo: Aurélie Felli SUIVANT PRECEDENT
- Congrès 2025 – La lecture labiale: une aide bienvenue pour les personnes malentendantes | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Congrès 2025 – La lecture labiale: une aide bienvenue pour les personnes malentendantes 24 mai 2025 Lausanne Palace Retrouvons-nous le samedi 24 mai 2025 pour une journée passionnante sur un thème essentiel: la lecture labiale. Pour la 24e édition de notre congrès (journée à thème), nous vous avons une nouvelle fois concocté un programme avec des interventions enrichissantes, des témoignages inspirants et de belles occasions d’échanger. Contrairement aux années précédentes, cet événement se tiendra cette année au Lausanne Palace , un lieu d’exception qui nous accueille à un prix préférentiel. Programme détaillé Télécharger le programme (PDF) Informations pratiques et inscriptions Date et horaires Samedi 24 mai 2025, 9h-16h Lieu Lausanne Palace, Rue du Grand-Chêne 7/9, Lausanne Accès L’hôtel est facilement accessible en transports publics: il se situe à 500 mètres de la gare de Lausanne et à deux pas de l’arrêt «Flon» du métro M2. Parking payant possible sur place, non inclus dans le prix de l’inscription Accessibilité La salle de conférence est équipée d’une boucle magnétique et les interventions sont surtitrées. Repas Le repas de midi est servi sous forme de buffet, compatible avec les différents régimes alimentaires et allergies. Prix Cette année FoRom écoute offre le tarif "groupe" à tous les participants. Le prix est de CHF 50 par personne ou de CHF 85 par couple AVS/AI/étudiant. Le prix commprend l’accès aux conférences, le café-croissant d’accueil, le repas de midi, la documentation. Inscription Veuillez vous inscrire jusqu’au 11 mai 2025 via le formulaire en ligne. Vous recevrez immédiatement un email de confirmation de votre inscription. Le paiement s’effectue sur place, le jour de l’événement, en cash. Photo de couverture © seb@bsc8.ch SUIVANTE PRECEDENTE
- Michèle Lovis, de la langue des signes belge au… Repuis de Grandson | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Michèle Lovis, de la langue des signes belge au… Repuis de Grandson 9 février 2026 Publié le : Après 15 années passées en tant que « Répondante Surdité » au centre de formation professionnelle spécialisée Le Repuis (VD), Michèle Lovis partira à la retraite le 1er mars prochain. Retour sur un parcours très riche en enseignements. « Ce qui m’a le plus marquée dans ce métier et que je trouve vraiment très important, c’est la capacité de résilience de tous ces jeunes qui arrivent à faire de superbes parcours, qu’ils soient implantés et oralisent, qu’ils soient appareillés, qu’ils maîtrisent bien ou peu le LPC ou enfin qu’ils communiquent en langue des signes. Cela montre que les efforts et la motivation finissent toujours par payer, et pour moi en tant qu’éducatrice spécialisée, c’est très gratifiant ». Ce constat, réjouissant et très encourageant, Michèle Lovis le dresse, à la veille de prendre une retraite bien méritée le 1er mars prochain, après avoir officié en tant que « Répondante surdité » durant 15 années d’intense activité au Repuis (Grandson-VD), un centre de formation professionnelle spécialisée pour des apprentis ne pouvant acquérir celle-ci selon le processus traditionnel. Conséquences de la surdité 15 années passées à suivre, encadrer, accompagner et orienter des dizaines de jeunes sourds ou malentendants durant tout leur parcours professionnel : traduire en langue des signes en cas de besoin, faciliter le lien entre l’apprenti et son maître d’apprentissage, accompagner certaines jeunes à sortir du déni et apprivoiser leur surdité, renseigner les familles, la tâche est multiple, prenante et passionnante, avec toujours le même constat : « Durant toutes ces années, j’ai pu constater l’importance des conséquences invisibles de la surdité, observe-t-elle. Un réservoir lexical appauvri - que le jeune oralise ou utilise la langue des signes -, et qui rend compliquée la gestion des émotions, une culture générale également souvent appauvrie, ainsi que des difficultés d’abstraction. Cette méconnaissance de ces conséquences, tant de la part des jeunes eux-mêmes que de leurs proches, a été un des éléments les plus complexes à gérer durant mes fonctions, tant il est difficile de réussir un parcours de formation lorsqu’on a un champ lexical restreint et que l’on croit qu’un implant ou qu’un appareil règle tout ». Autre constat riche en enseignements : « J’ai également appris que l’on ne peut avancer qu’au rythme de ces jeunes et de leurs familles. Ainsi, ce qui compte c’est que leurs compétences professionnelles et scolaires correspondent à leur niveau de formation – pratique, AFP, CFC – et qu’ils soient bien à l’aise, aussi bien dans la formation qu’ils suivent, qu’avec leur surdité. D’ailleurs, en fonction de leurs compétences acquises et développées et de leur potentiel d’employabilité, certains poursuivront leur formation au niveau supérieur. Et puis enfin, dans le monde de la surdité, je me suis beaucoup enrichie des pratiques et des ressources du réseau de professionnels de la surdité en Romandie». Apprentissage de la langue des signes… belge Rien ne prédestinait Michèle Lovis à consacrer sa carrière au monde de la surdité, ni dans son entourage personnel ou familial, ni dans sa formation initiale. Très jeune, c’est en effet un apprentissage d’employée de commerce qu’elle commence à Yverdon. Seulement voilà : le commerce et les bureaux ont rapidement représenté un monde « trop fermé » pour la jeune femme qui rêve d’autres horizons. Ce sera donc l’éducation spécialisée à l’EESP de Lausanne ( aujourd’hui Haute école de travail social et de la santé, ndlr) dont elle sortira diplômé en 1985, il y a donc exactement quarante ans. Après de nombreux stages et trois années de travail en Suisse, elle décide de s’expatrier en Belgique. Et c’est là, à la faveur de rencontres dans le milieu associatif, qu’elle découvre, pour la première fois, la langue des signes. Une langue qu’elle trouve d’emblée « fascinante » et qui la conduit à l’apprendre « par curiosité » durant 5 années, à la faveur de cours du soir. A l’issue de ceux-ci, elle est prête à se présenter à l’examen d’entrée de l’école d’interprètes de Bruxelles, mais doit y renoncer, car elle doit rentrer en Suisse. Avec au final un bagage professionnel plutôt inutile, la langue des signes belge francophone étant très différente de notre langue des signes romande. « J’ai alors dû reprendre quasiment à zéro mon apprentissage de la langue des signes durant six ans, tout en travaillant en parallèle dans une structure d’accueil à Yverdon », raconte-elle. « Plaisir et sérénité » Un apprentissage et un effort qui ne seront pas vains, car lorsqu’elle envoie sa candidature au centre de formation professionnelle le Repuis, qui était à la recherche d’une éducatrice spécialisée pour accompagner les sourds et les malentendants dans le cadre de leur formation, elle est évidemment immédiatement engagée, tant son profil est parfaitement adéquat pour le poste à pourvoir. Après 15 années d’engagement au Repuis, dans un univers qu’elle a trouvé « passionnant », la voici donc qui s’apprête à prendre une retraite bien méritée. Une perspective qui ne l’effraie guère : « Je ne me suis jamais ennuyée en dehors de ma vie professionnelle, j’aborde donc cette étape avec beaucoup de plaisir et de sérénité et me laisserai conduire là où la vie me mènera ». SUIVANT PRECEDENT
- Bruna Ferreira Cardoso nommée co-responsable de FoRom écoute | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Bruna Ferreira Cardoso nommée co-responsable de FoRom écoute 13 janvier 2024 Publié le : Âgée de 37 ans, diplômée en marketing et comptabilité, cette maman de deux enfants, en charge de la comptabilité de FoRom écoute depuis 10 mois, est désormais co-responsable de la fondation. Rencontre avec une jeune femme simple, fiable et très empathique qui gèrera entre autres missions, la recherche de fonds. Incontestablement, son univers préféré est celui des chiffres, même si elle n’est pas dénuée d’empathie et de qualités humaines. Responsable de la comptabilité de FoRom écoute depuis le mois de mars 2023, Bruna Ferreira Cardoso vient d’être nommée par le conseil de fondation de FoRom écoute, co-responsable, en charge de la comptabilité et de la recherche de fonds et des activités. « Je suis très contente , sourit cette maman de deux enfants âgés de 12 et 8 ans. Depuis dix mois, j’ai beaucoup travaillé et appris, et cette nomination indique que le conseil de fondation est satisfait de mon travail. Comme toujours, je ferai de mon mieux pour continuer sur cette voie » . « Portée sur les autres »… Née il y a 37 ans au Portugal, Bruna Ferreira Cardoso est arrivée en Suisse il y a douze ans, pour y rejoindre ses parents, établis en Helvétie de longue date. Aussitôt arrivée, elle reprend des études et suit une formation d’aide-comptable. « Cette formation s’est très bien passée car je suis très à l’aise avec les chiffres qui sont une passion » , raconte-t-elle. Et d’ajouter en riant : « Plus que les langues d’ailleurs, qui sont plutôt mon point faible car même en portugais, qui est pourtant ma langue maternelle, il m’arrive de chercher mes mots »… De longue date passionnée par l’humain et la problématique du handicap, la jeune femme découvre le monde de la surdité via FoRom écoute, même si son époux souffre lui-même d’une légère perte auditive, non handicapante. « Je me suis toujours sentie portée sur les autres et plus particulièrement sur la question du handicap. A FoRom, j’ai beaucoup appris, pas seulement en termes professionnels mais aussi humains. Et je suis sûre qu’avec mes nouvelles fonctions, je vais encore plus apprendre sur ce public très attachant tout en améliorant ma maîtrise de la langue. C’est à la fois une chance et un très beau défi ». Brevet fédéral en vue… Pas d’inquiétude à avoir : agréable, attachante et volontaire, Bruna Ferreira Cardoso ne craint ni le travail, ni les défis. Non seulement elle gère en plus en parallèle une activité annexe de comptable indépendante à temps partiel, mais en plus, elle poursuit des études pour décrocher d’ici une année, un brevet fédéral de spécialiste en finances et comptabilité, le tout en gérant sa vie de famille. « C’est vrai, ce n’est pas facile et je passe mes week-ends à étudier et préparer mes examens, sourit-elle, mais au fond c’est une question d’organisation. Et puis, j’ai la chance d’avoir mon mari. Même si lui aussi travaille à 100%, il me soutient, me motive beaucoup et contribue énormément à la vie de famille ». SUIVANT PRECEDENT
- « Les bus, ma grande passion !» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine « Les bus, ma grande passion !» 23 février 2025 Publié le : Né sourd et implanté cochléaire très jeune, Simon Mura vit à Yverdon. En dépit des difficultés, ce jeune homme âgé de 20 ans qui respire la joie de vivre, a pu suivre sa scolarité avec succès et travaille aujourd’hui dans le monde de l’imprimerie. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, je suis sourd depuis la naissance. La cause est inconnue, et je suis le seul sourd dans toute la famille. Mes parents l'ont découvert quand j'avais à peu près un an, et cela a été un vrai choc pour eux. Avez-vous été appareillé ? Mes parents m'ont très rapidement emmené consulter à l'hôpital à Genève où j’ai été implanté à l'âge de 21 mois. Mes parents auraient voulu que je le sois des deux oreilles, mais le médecin a choisi de privilégier l'oreille droite. Avec quels résultats ? Cette première implantation n'a pas donné de très bons résultats. Sur les conseils d'une amie, nous sommes ensuite allés consulter à Berne où là-bas, le médecin a été d'accord pour implanter la seconde d'oreille, à l’âge de 3 ans. Mes parents ont bien fait, parce que les choses se sont considérablement améliorés par la suite. Vous avez donc pu ensuite aller à l'école normalement ? En fait, j'ai été scolarisé à la garderie de l'Ecole cantonale pour enfants sourds. C'est là que j'ai appris la langue des signes qui est ma langue maternelle, même si je ne la pratique plus aujourd'hui parce que j’oralise très bien. Mais cette école a fermé en 2009 et tous les enfants ont été répartis dans différentes écoles. J'ai alors dû aller à l'école primaire de mon village, puis à Yverdon où j’ai ensuite déménagé. Et cela s’est-il bien passé ? Oui, grâce aux interprètes LPC et en langue des signes, tout s'est très bien passé durant plusieurs années. Jusqu'au jour où je suis tombé sur un enseignant qui ne voulait vraiment pas faire d'efforts, au point où mes parents ont même pensé me faire changer d'école. A ce moment-là, j'ai vraiment passé 2 années difficiles et heureusement les codeuses et interprètes mon énormément soutenu. Finalement, j'ai par la suite été scolarisé dans une école spécialisée pour les enfants présentant des difficultés scolaires. La situation s’est-elle améliorée ? Oh oui, cela a été beaucoup mieux ! J’y suis resté jusqu’en 2020, soit la fin de ma scolarité obligatoire. Et ensuite? Grâce à l’AI, j’ai fait plusieurs stages dans une imprimerie et c’était très bien, parce qu’en dépit du Covid, tout le monde faisait des efforts pour me parler sans masque ! En novembre 2020, j’ai signé un contrat avec l’AFIRO (Une entreprise sociale et formatrice, ndlr) pour devenir assistant-métier en imprimerie, tout en suivant en parallèle des cours de culture générale. Et vous entrez dans la vie active? Très vite oui. Car après avoir reçu mon certificat FPra (Formation pratique, ndlr), l’imprimerie à Vallorbe où j’avais effectué un stage m’a engagé à 50 %, pour remplacer un collègue parti à la retraite. Je suis à l’AI pour les 50 % restants, car travailler à 100 % avec le bruit, c’est vraiment impossible ! J’adore l’emploi que j’occupe, l’entreprise est familiale et le patron vraiment incroyable. Je pourrais même dire le meilleur du monde (rires)… Donc, vous êtes un jeune homme heureux? Mais oui j’ai une belle vie, et j’ai eu beaucoup de chance parce que j’ai reçu de l’aide de bien des gens : mes parents et ma sœur bien sûr, les équipes de l’école, et aussi les codeuses et interprètes, sans compter mon employeur. Que faites-vous de votre temps libre, quand vous ne travaillez pas ? Depuis tout petit, j’ai une très grande passion : les trains et surtout les bus dont je suis tombé amoureux très jeune. Comme j’ai aussi une grande passion pour la photographie, j’ai concilié les deux en voyageant pour prendre en photo les trains et les bus, un peu partout en Suisse, mais aussi en Europe, à Bruxelles ou en France. Ensuite, je retouche les photos et je les publie sur mon compte Instagram. Mon rêve, ce serait un jour de publier un livre de photographies de bus. D’autant qu’évoluant dans le monde de l’imprimerie, je pourrais le fabriquer moi-même! SUIVANT PRECEDENT
- « L’intelligence artificielle nous permet de faire plus » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine « L’intelligence artificielle nous permet de faire plus » 16 février 2026 Publié le : Depuis des années, la SSR offre un sous-titrage ciblé et spécifique de ses programmes pour les sourds et les malentendants, financé par la redevance. L’avènement de l’intelligence artificielle améliore considérablement le travail des sous-titreurs et devrait permettre d’atteindre l’objectif de 100% des programmes sous-titrés à l’horizon 2027. Rencontre avec Fabienne Wieser, responsable du sous-titrage pour la Suisse romande. A la RTS, combien de personnes se consacrent-elles au sous-titrage pour sourds et malentendants ? Actuellement nous sommes 32. Jusqu’à fin décembre, nous travaillions dans le cadre de la société Swiss TXT, rattachée, à la SSR. Dès lors que Swiss TXT va être dissoute, nous serons pleinement intégrés à la SSR. Quelle proportion de programmes arrivez-vous à sous-titrer actuellement ? Actuellement, nous sous-titrons 85% de la totalité de nos diffusions. Pour donner un ordre d’idées, quand j’ai commencé dans mes fonctions il y a 10 ans, nous en étions à environ 50%. Comment expliquez-vous cette performance ? C'est clairement l'avènement du re-speaking qui a permis d’atteindre ce taux. Il s’agit d’une technologie de sous-titrage qui fait appel à la reconnaissance vocale. Le transcripteur entend dans un casque les mots prononcés par le locuteur, il les répète dans un microphone, et la reconnaissance vocale affiche le texte dans le logiciel ad hoc. Ensuite, il corrige les éventuelles erreurs et surtout reformule et synthétise le texte sans dénaturer le propos… Ce que les sourds et malentendants voient à l’écran n’est donc pas une retranscription mot à mot… Non, notre mission est de proposer un sous-titrage spécifique et ciblé pour les malentendants. La restitution d’un simple verbatim conduirait à un texte plus difficilement compréhensible. Venons-en à l'arrivée de l'intelligence artificielle. Celle-ci permet-elle de faire plus vite, moins cher, et mieux ? Plus vite c’est sûr, moins cher, sans doute. Mais mieux, cela dépend surtout du type de programme que l’on veut sous-titrer… Comment utilisez-vous l'IA aujourd'hui ? Pour le sous-titrage d'une émission pré-produite, c'est-à-dire enregistrée en avance, comme les documentaires, les entretiens, etc., l'intelligence artificielle convient bien et donne un rendu de qualité, même s’il nous revient ensuite de faire des corrections et de calibrer le texte pour qu’il réponde aux besoins des personnes sourdes et malentendantes : il manque en effet les couleurs, les tirets qui indiquent le changement de personnes qui parlent etc… En revanche, les émissions plus complexes mais aussi le direct, requièrent une intervention humaine plus importante. Le recours à l’intelligence artificielle est donc une aide précieuse ? Sans aucun doute. Il s’agit en fait d’une béquille qui nous permet d'aller plus vite dans le travail de sous-titrage de certaines émissions, ce qui nous permet de libérer du temps pour nous impliquer dans de nouvelles tâches, comme par exemple l'audiodescription en direct pour les personnes aveugles, qui est en pleine croissance. Finalement, la vivez-vous comme une concurrente ? A l’époque, quand le re-speaking est arrivé, on a entendu les mêmes craintes chez Swiss TXT. Finalement, on s'est rendu compte que grâce à cette technologie, on pouvait faire plus. C’est la même chose pour l'intelligence artificielle, qui est une occasion de produire davantage de contenus sous-titrés, l’objectif légal étant de parvenir à 100 % des programmes à l’horizon 2027. Vous n’allez donc pas disparaître ? Tout dépend de la qualité de sous-titrage que l'on attend. Si l'on veut quelque chose de spécifique et de qualitatif pour les sourds et les malentendants, une intervention humaine sera à mon avis toujours nécessaire. Les interprètes au sens large font d’ailleurs face à la même problématique. SUIVANT PRECEDENT
- Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants 30 octobre 2024 Au Casino de Montbenon à Lausanne Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants Date : Mercredi 30 octobre à 14h Lieu : Casino de Montbenon, Lausanne Cet évènement gratuit est proposé sur inscription. Il sera animé par le groupe Espuma Antigua . Photos du groupe et affiche du festival disponibles sur demande pour les visuels mediation@jazzonzeplus.ch SUIVANTE PRECEDENTE
















