2505 résultats
- A Lausanne, un concert spécifiquement destiné aux sourds et malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Lausanne, un concert spécifiquement destiné aux sourds et malentendants 6 mai 2025 Publié le : Le 15 mai prochain, la Haute Ecole de Musique de Lausanne proposera « La danse macabre », une œuvre de Camille Saint-Saëns, à découvrir à travers la langue des signes et… des vibrations. Le concert est gratuit, sur inscription. Minuit sonne... C’est l’heure d’une danse endiablée, et c’est Satan qui conduira le bal… Imagée et dansante, la « Danse Macabre », œuvre du célèbre compositeur Camille Saint-Saëns décrit un bal des morts dans un cimetière, entre minuit et le lever du jour. On y croise même la Mort en personne accorder son violon grinçant. Si vous êtes malentendant ou sourd, ce concert est pour vous. Prévu le jeudi 15 mai au BCV Concert Hall de la Haute Ecole de Musique de Lausanne (HEMU), cette manifestation unique et gratuite (sur inscription) est en effet spécifiquement conçue pour les personnes présentant un handicap auditif. Projet de recherche Sa particularité ? Elle propose de découvrir la musique classique en explorant l’œuvre à travers les vibrations, la langue des signes française, ou encore des échanges avec les musiciens… « Ce concert s’inscrit dans la 2ème phase du projet SensiMUS porté par la HEMU dont la première étape visait à étudier l'effet des gilets vibrants sur les concerts, explique Lucile Arnold, assistante du projet de recherche. Cette 2ème phase a quant à elle pour but de personnaliser les approches de médiations musicales pour les besoins des personnes malentendantes, tout en contribuant à la formation des futurs professionnels de la musique en matière d'inclusion culturelle. Il s’agit vraiment d’un projet très ambitieux ». Chants poèmes et concert De fait, ce concert a été créé par des étudiants de l’HEMU ainsi que des personnes malentendantes et aura recours à différents instruments ou planchers vibrants sans compter des effets de lumière, d’abord articulés autour de chants et de poèmes puis suivis de l’œuvre de Saint-Saëns interprétée par un ensemble instrumental formé d'une dizaine d'étudiants de la HEMU « Notre objectif est de collecter ensuite les avis des personnes présentes dans le public afin d’évaluer comment elles ont accueilli le concert, et de voir ensuite ce que l’on améliorer, ajoute Lucile Arnold. Le tout avec également l’intention de former de former les futurs professionnels de la musique à la médiation et l'accessibilité aux personnes malentendantes et sourdes ». Jeudi 15 mai à 19h, à la HEMU de Lausanne BCV Concert Hall (Voie du Chariot 23 1002 Lausanne). Entrée dans la limite des places disponibles. Inscription obligatoire ici SUIVANT PRECEDENT
- L’association genevoise des malentendants fête son siècle d’existence | FoRom Ecoute
Retour au Magazine L’association genevoise des malentendants fête son siècle d’existence 5 juillet 2024 Publié le : Fondée en 1924, et malgré des difficultés chroniques de financement, l’association genevoise des malentendants a réussi à traverser les décennies et garantir ses prestations en faveur des malentendants et devenus sourds. C’est une centenaire qui porte encore beau et espère passer, un jour le cap des 110 ans. Fondée en 1924, l’association genevoise des malentendants (AGM) fête en effet cette année ses 100 ans. Un siècle au service des malentendants genevois, un siècle de péripéties et de belles aventures, avec au bout, la satisfaction d’avoir, vaille que vaille, survécu et maintenu ses prestations, et ce alors qu’aujourd’hui l’engagement associatif connaît une crise sans précédent. « Malgré les années, l’AGM est toujours parvenue à remplir ses trois missions historiques, c’est-à-dire le maintien de services sociaux pour les malentendants, la défense de leurs droits et de leurs intérêts, ainsi que la sensibilisation et la formation en santé auditive, se réjouit Yolande Bosshard, vice-présidente de l’association. Mais c’est vrai qu’avec l’avènement des réseaux sociaux et l’évolution de la société, les problèmes de relève se posent aujourd’hui. Même si nous avons une nouvelle présidente, Solange Nahum depuis 2023, c’est un des enjeux majeurs auxquels nous devrons faire face ». Nerf de la guerre Autre enjeu et non des moindres : le financement, véritable nerf de la guerre, comme toujours. « Le plus grand défi dans toute l’histoire de l’AGM a toujours été d’œuvrer pour maintenir les ressources financières de l’association et garantir ainsi ses prestations, confirme Françoise Perdichizzi, coordinatrice et employée de l’AGM depuis… 28 ans. Il a régulièrement fallu consentir beaucoup d’efforts et de travail de persuasion pour chercher et imaginer des solutions afin de stabiliser la situation financière de l’association, chroniquement fragile… » Fondée en 1924, par le professeur Edouard Junod, spécialiste en orthophonie et responsable d’un foyer pour enfants sourds dans le quartier de Montbrillant, l’Amicale genevoise des sourds, c’était son nom à l’époque, avait pour objectif de favoriser les rencontres et faire connaître la lecture labiale, les fameux cornets acoustiques étant à l’époque largement insuffisants pour apporter un réel soutien aux malentendants. Grâce à l’action de nombreux bénévoles et à son affiliation à la Société romande pour la lutte contre la surdité (SRLS), l’Amicale a offert très tôt un large éventail de prestations variées : cours et formations, informations, conseils etc. Nouvel élan Dans les années 50, l’Amicale prend un nouvel élan avec l’arrivée des premiers appareils auditifs dont elle œuvre à faire découvrir les fonctionnalités aux sourds et malentendants. Logiquement, elle devient dès 1983, l’Amicale Genevoise des Sourds et Malentendants puis en 1986 l’Association Genevoise des Malentendants avec dans la foulée l’ouverture d’un premier (demi) poste de travail de consultation sociale, première pierre du futur service social à part entière qui sera mis en place en 1992. Quinze ans plus tard, elle crée, et c’est une première romande, et une prestation encore unique à ce jour, un poste de conseillère en appareils auditifs qui permet à une infirmière spécifiquement formée de sillonner les EMS genevois et de contrôler le bon fonctionnement des appareils auditifs de leurs résidents. Besoins énormes Aujourd’hui reconnue et inscrite dans le paysage social genevois, l’AGM multiplie les partenariats avec les autorités locales, l’Office fédéral des assurance sociales ainsi que d’autres organisations d’aide aux personnes handicapées. Mais le combat est loin d’être gagné. « Actuellement, les sourds occupent beaucoup l’attention, observe Françoise Perdichizzi. C’est bien, mais cela ne doit pas se faire au détriment des malentendants dont les besoins sont énormes. A titre d’exemple, 90% des nouvelles situations que l’on doit gérer aujourd’hui correspondent à des besoins de financement pour des appareils auditifs. C’est dire si de nombreux défis restent à relever et à quel point nous devons inlassablement nous impliquer dans l’action auprès des politiques pour les sensibiliser à ces enjeux ». Association genevoise des malentendants : www.agdm.ch SUIVANT PRECEDENT
- Un lien entre le bruit de la circulation routière et les acouphènes | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Un lien entre le bruit de la circulation routière et les acouphènes 5 mars 2023 Publié le : Pour la première fois, des chercheurs établissent un lien entre l’exposition au bruit de la circulation routière et les conséquences sur l’audition, avec une claire augmentation de la prévalence des acouphènes. Selon des statistiques non confirmées, environ 10 % de la population souffrirait d’acouphènes, au moins de manière intermittente. Pour nombre de médecins cependant, ce chiffre serait bien inférieur à la réalité, le nombre de cas signalés ne représentant que la pointe de l’iceberg. Or depuis très longtemps, les acouphènes demeurent une énigme pour la science et la médecine, tant leur cause demeure encore mal élucidée. Des chercheurs danois avancent cependant une explication inattendue : il y aurait un lien entre la circulation automobile et les acouphènes. Selon une étude publiée en janvier dernier et fondée sur les données de 3,5 millions de Danois, des chercheurs du Département de recherche clinique et de l’Institut Mærsk Mc-Kinney Møller de l’Université du Danemark du Sud (SDU), ont découvert que plus les habitants sont exposés au bruit de la circulation dans leur domicile, et plus ils sont à risque de développer des acouphènes. Corrélation nette « Dans nos données, nous avons trouvé plus de 40 000 cas d’acouphènes et pouvons constater que pour chaque tranche de dix décibels de bruit supplémentaire dans la maison, le risque de développer des acouphènes augmente de 6 % », explique Manuella Lech Cantuaria, médecin et professeure adjointe à l’Université Mærsk Mc-Kinney-Møller Institute et affiliée au département de recherche clinique de l’Université du Danemark du Sud. Ainsi, plus on habiterait devant une route fréquentée et plus le risque de percevoir des acouphènes augmenterait. Le mécanisme expliquant ce phénomène n’est pour l’heure pas élucidé et selon les chercheurs, il pourrait résulter d’une association avec le stress et le manque de sommeil dus au bruit routier, dont on sait qu’ils représentent d’important facteurs de risque pour les acouphènes. « Nous savons que le bruit de la circulation peut nous stresser et affecter notre sommeil, ajoute Jesper Hvass Schmidt, professeur agrégé au département de recherche clinique et médecin-chef de l’hôpital universitaire d’Odense (OUH). Et nous savons aussi que les acouphènes peuvent s’aggraver lorsque nous vivons dans des situations stressantes et que nous ne dormons pas bien ». Alors que d’autres études devront être menées pour objectiver la corrélation entre bruit routier et acouphènes, les médecins recommandent aux particuliers d’adopter des mesures pour insonoriser au maximum leurs logements, et aux pouvoirs publics de renforcer les mesures d’aménagement urbain en faveur de la réduction du bruit routier. SUIVANT PRECEDENT
- A Genève, des spectacles surtitrés sur des tablettes | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Genève, des spectacles surtitrés sur des tablettes 2 novembre 2024 Publié le : Depuis l’année passée, le Théâtre de Carouge (GE) propose à ceux qui le souhaitent le surtitrage de ses spectacles via un système de tablettes. Une démarche plébiscitée par le public malentendant. Depuis de nombreuses années, le Théâtre de Carouge à Genève s’implique pour faciliter l’accessibilité de ses spectacles à tous les publics, y compris ceux présentant un handicap ou une déficience sensorielle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en matière de handicap auditif, les efforts sont conséquents. Le théâtre met ainsi à disposition du public une dizaine de colliers magnétiques à réserver au moment de l’achat des billets. Compatibles avec les appareils auditifs en position T, ces derniers utilisent un système intitulé « listen everywhere » qui permet également aux personnes qui le souhaitent, de capter le son des spectacles directement avec leur appareil auditif, via une application à télécharger sur leur téléphone portable. Et ce n’est pas tout. En complément des colliers, le théâtre propose également à ceux qui ne sont pas équipés d’appareils auditifs ou ne disposent pas de la position T sur leurs appareils, une vraie offre de surtitrage de ses spectacles. Avec une particularité : depuis environ une année, ce surtitrage est exclusivement proposé via des tablettes mises à disposition du public malentendant. Usage généralisé « Au départ, le surtitrage était proposé via une projection au-dessus du plateau , explique Olga Timofeeva, responsable de l’accessibilité au Théâtre de Carouge et à l’origine de ce projet. C’était une solution adéquate surtout pour les personnes qui étaient en haut de la salle tandis que les spectateurs malentendants situés aux premiers rangs bénéficiaient déjà des tablettes. L’année dernière, nous avons choisi d’en généraliser l’usage car nous estimons qu’il s’agit d’une solution presque idéale : les spectateurs peuvent se placer n’importe où dans la salle, le surtitrage peut être choisi en français ou en anglais et surtout les tablettes peuvent être utilisées pour n’importe quelle scénographie, car elles sont peu lumineuses et donc très discrètes ». Et les résultats sont là : proposé pour chaque spectacle lors de deux séances spécifiques, l’une en semaine l’autre en week-end, le surtitrage permet à chaque fois à une quinzaine de sourds ou de malentendants d’accéder à la culture en toute facilité. « Je suis enchantée des tablettes pour malentendants mises à disposition par le Théâtre de Carouge. Je suis très sourde et cela me transforme la vie, car je comprends chaque mot des acteurs. De plus, les tablettes sont d’un maniement facile et cela ne m’empêche pas de voir le spectacle » s’enthousiasme ainsi Béatrice, une alerte nonagénaire et fidèle du théâtre. « Ce travail est vraiment précieux pour des personnes qui ont toujours l'impression d'avoir manqué quelque chose, en raison de leur déficience auditive », ajoute Bertrand, également très friand de l’offre de surtitrage. « Grace à nos prestations d’accessibilité pour les malentendants, des personnes qui depuis au moins une vingtaine d'années ne pouvaient plus aller au théâtre reviennent aujourd'hui, se réjouit Olga Timofeeva. Et nous avons d’excellents retours : elles sont ravies de cette offre, font l’effort de venir et d’utiliser les tablettes, en particulier les personnes âgées pour lesquelles c’est un véritable confort. Enfin, à ceux qui le souhaitent, nous proposons également une offre plus personnalisée comme leur envoyer le texte de la pièce à l'avance ». Pionnier Avec un total de 30 tablettes mises à la disposition du public sur simple demande, y compris d’ailleurs aux non malentendants et non francophones qui souhaiteraient obtenir une traduction surtitrée de certains spectacles, le Théâtre de Carouge fait office de pionnier. Au prix d’un travail considérable. « C’est un gros effort et j’y consacre facilement 40 à 50 % de mon temps puisque c’est moi-même qui procède au surtitrage des spectacles , admet Olga Timofeeva. Et à la différence de ce que l’on peut avoir au cinéma, les modalités du surtitrage de spectacles vivants sont particulières, car par exemple, le texte doit être lisible d’un seul regard. Mais pour le Théâtre de Carouge qui a fait de l’inclusivité une priorité, le jeu en vaut vraiment la chandelle ». www.theatredecarouge.ch Prochains spectacles surtitrés: Giselle à la Petite salle le 19 novembre et La crise, à la Grande Salle les 14 et 17 décembre 2024. SUIVANT PRECEDENT
- Inclusion dans la société: quand l’attente laisse place à l’action | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Inclusion dans la société: quand l’attente laisse place à l’action 5 mai 2026 Publié le : Trop souvent, l’inclusion des personnes malentendantes, comme celle des personnes en situation de handicap de manière plus générale, est attendue comme une concession de la société, pilotée par les organisations de défense et les acteurs politiques. Pourtant, la clé d’une véritable inclusion réside ailleurs: dans la capacité des personnes concernées elles-mêmes à sortir de leur réserve pour devenir actrices de leur environnement. Concrètement, cette dynamique invite à dépasser la posture passive – celle où l’on espère que les institutions combleront les besoins – pour embrasser une approche volontariste. C’est tout l’enjeu de l’«empowerment»: passer du «je subis» au «j’agis». Pour les organisations de défense de la cause, l’enjeu est alors de ne pas faire à la place des personnes, ni de les cantonner à un rôle de bénéficiaires, mais de les encourager et leur fournir les outils pour qu’elles prennent elles-mêmes en main leur destin. L’objectif est de créer une alliance où la personne entreprend et l’organisation facilite. Cet «empowerment» ou, autrement dit, cette prise de pouvoir sur sa propre vie, devient le moteur de l’inclusion. Il ne s’agit plus de considérer le handicap comme une raison d’attendre une solution externe, mais comme un point de départ pour changer. Transformer son expérience vécue en force d’action: voilà comment les avancées les plus significatives ont souvent vu le jour, portées par celles et ceux qui ont choisi de devenir architectes de leur environnement plutôt que simples occupants. Etre proactif, c’est précisément cela: identifier un obstacle et porter le projet qui le lèvera. Imaginez une collaboratrice malentendante responsable d’équiper son lieu de travail en systèmes d’aide auditive: en menant ce projet à bien, elle devient un catalyseur de changement pour ses collègues et ses clients. Pensez à cet entrepreneur malentendant qui, fort de son parcours, crée un fonds d’aide pour la génération suivante, en partenariat avec notre fondation: avec cette initiative, il apporte concrètement son soutien à l’intégration des jeunes dans la société. Ce sont des témoignages comme ceux-ci qui redéfinissent le paysage de la malentendance. Ils nous rappellent que l’inclusion n’est pas un don fait par la société, mais une construction commune où chacune et chacun a un rôle à jouer. Etre proactif, c’est donc aussi s’engager pour la communauté. C’est comprendre que sa propre expérience vécue constitue une expertise unique, indispensable pour concevoir des solutions pertinentes. C’est aussi prendre la parole, non pas pour raconter sa souffrance, mais pour partager ses réussites, brisant ainsi les préjugés et inspirant l’entourage, entendant ou malentendant. C’est autour de ces réflexions et de parcours inspirants que FoRom écoute vous invite à échanger lors de son prochain congrès annuel. Comment passer de la résignation à l’action? Comment trouver les ressources en soi pour aller de l’avant? Ces questions et bien d’autres seront au cœur de nos discussions le samedi 30 mai 2026. Nous y accueillerons des interventions diverses mettant en lumière cette dynamique d’action: du monde professionnel à l’engagement citoyen, en passant par la culture et le soutien par les pairs. Si ce sujet résonne en vous, rejoignez-nous pour cette journée d’échange et d’inspiration. Rendez-vous le samedi 30 mai 2026, de 9h15 à 16h, à Lausanne: cliquez ici pour en savoir plus et vous inscrire 💡 Pour ne rien manquer de nos articles et de nos offres: abonnez-vous à la newsletter ! Photo: Sierra Koder sur Unsplash SUIVANT PRECEDENT
- Dépister la perte auditive pour prévenir la démence | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Dépister la perte auditive pour prévenir la démence 25 août 2025 Publié le : Alors qu’un nombre croissant d’études atteste du lien entre déclin cognitif et perte auditive, aucune politique de santé publique en Suisse ne met l’accent sur le dépistage précoce de celle-ci. L’appareillage de qualité devient quant à lui un luxe pour les seniors les plus démunis. Ce qui était un soupçon devient une évidence. Au cours des dernières décennies, de plus en plus d’études attestent du lien entre perte auditive et déclin cognitif. En 2024, le rapport de la Commission Lancet sur la démence, reprenant les conclusions de son précédent rapport datant de 2017, est venu apporter une ultime confirmation, identifiant la perte auditive comme l’un des 14 facteurs de risques modifiables de la démence, en particulier la maladie d’Alzheimer. « Dans l’ensemble, environ 45 % des cas de démence sont potentiellement évitables en s’attaquant à 14 facteurs de risque modifiables à différentes étapes de la vie » peut-on ainsi lire en préambule de ce rapport. « Evitable » Le mot clé ici pour une fondation d’utilité publique comme FoRom écoute, est « évitable ». Car il implique qu’agir sur la perte auditive a un impact direct en termes de prévention des démences et du déclin cognitif. Ceci d’autant que bon nombre études révèlent une très nette augmentation de la prévalence du déclin cognitif et de la démence avec l’avènement de la presbyacousie, chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Ainsi, « à une époque où les changements démographiques impliquent un vieillissement accéléré de la population, le dépistage précoce de la perte auditive ainsi qu’un appareillage réussi des personnes concernées deviennent un impératif », explique Laurent Huguenin, président de FoRom écoute. « Le bénéfice en est évident à la fois pour l’autonomie et la qualité de vie des personnes qui perdent leur audition, mais aussi pour la société en général qui doit prendre en charge des coûts de plus en plus élevés pour celles et ceux qui souffrent de déclin auditif ». Loin du compte… Pour indispensable qu’il soit, le dépistage précoce de la perte auditive dès l’âge de 60 ans n’est malheureusement pas une réalité dans notre pays. En termes de santé publique, celui-ci devrait faire l’objet de programmes de détection via des tests systématiques de l’audition, au même titre que les dépistages dont font l’objet le cancer du sein, du côlon ou de la prostate dans de nombreux cantons. L’autre enjeu est évidemment de permettre un accès le plus large possible aux appareils auditifs à celles et ceux qui en ont besoin. Et là encore, on est loin du compte : le système forfaitaire de remboursement des appareils auditifs mis en place depuis 2011 par l’OFAS montre ses limites et s’est traduit par un considérable report de la charge financière en direction des malentendants, en particulier les plus âgés, à l’heure où la réduction des rentes de vieillesse en plonge un nombre croissant dans la précarité. Pour rappel, plus de 800’000 personnes en Suisse souffrent de perte auditive, et parmi elles une immense majorité de seniors. SUIVANT PRECEDENT
- En Australie, un lien entre pauvreté et déficience auditive | FoRom Ecoute
Retour au Magazine En Australie, un lien entre pauvreté et déficience auditive 14 juillet 2023 Publié le : Une étude australienne établit une corrélation sans équivoque entre niveau socio-économique et prévalence de la perte auditive. En cause, l’accès aux soins pour les Australiens les plus défavorisés. Et s’il y avait un lien entre pauvreté et déficience auditive ? A en croire les résultats d’une étude longitudinale australienne publiée en mai dernier dans la revue Ear and Hearing, cette hypothèse ne serait pas une simple vue de l’esprit. Menée sur plus de 10'000 personnes en âge de travailler et interrogées entre 2008 et 2018, sur la base de données longitudinales d’une enquête globale intitulée « Household, Income and Labour Dynamics in Australia », cette étude a exploré les associations entre la déficience auditive autodéclarée et l'éducation, le revenu, le statut d'emploi et le niveau socio-économique des personnes ciblées, autant de paramètres qui ont été estimées à l'aide d'un modèle de régression logistique multivariée et d'une régression des risques proportionnels de Cox. Constat sans appel L’étude en tout cas, aboutit à un constat sans appel : la prévalence de la déficience auditive est plus élevée chez les personnes ayant un revenu, un statut professionnel et un désavantage socio-économique inférieurs. Chacun des paramètres étudiés a en effet abouti à un constat de risque plus élevé de développer une déficience auditive. Ainsi, les personnes ayant les revenus plus faibles avaient un risque deux fois plus élevé de déficience auditive que ceux dont le revenu était plus élevé. Sans surprise également, les professions de la classe ouvrière ont présenté un risque 1,9 fois plus élevé. Enfin, la localisation géographique a également été identifiée comme un facteur impactant, avec un risque accru de déficience auditive environ 1,75 plus élevé. Résultats « préoccupants » L’explication d’un tel constat est à rechercher dans les possibilités d’accès aux soins auditifs en Australie. « Ces résultats sont particulièrement préoccupants puisque les Australiens en âge de travailler ne sont pour la plupart pas éligibles aux soins de santé auditifs socialement subventionnés en Australie, expliquent en effet les auteurs de l’étude. Ce manque d'accès à des services auditifs abordables pourrait exacerber les conséquences négatives de la déficience auditive et accroître les inégalités sociales. » SUIVANT PRECEDENT
- A Genève, une lecture-rencontre autour de l’implantation cochléaire | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Genève, une lecture-rencontre autour de l’implantation cochléaire 9 avril 2023 Publié le : Le 10 juin prochain à la Maison Rousseau et Littérature , l’écrivaine malentendante Adèle Rosenfeld présentera son livre autobiographique « Les méduses n’ont pas d’oreilles », dont l’héroïne a reçu un implant cochléaire. La présentation sera suivie d’un débat public. Unique en Suisse romande, Out of the Box – Biennale des Arts inclusifs est une manifestation qui, tous les deux ans, fédère des lieux culturels genevois autour d’une programmation d’arts inclusifs avec pour ambition de repenser la relation entre l’art et le handicap. Pour cette édition 2023, le handicap auditif sera mis à l’honneur à travers une lecture-rencontre assez particulière, puisque l'écrivaine française malentendante Adèle Ronsenfeld sera reçue à la Maison Rousseau et Littérature le samedi 10 juin à 17 heures pour une conférence consacrée à son livre « Les méduses n’ont pas d’oreilles ». Un premier roman éblouissant, plein d’humour et de douceur en forme de plongée dans le monde des déficients auditifs et dans laquelle bien des malentendants se reconnaîtront. Succès Paru en 2022, l’ouvrage rencontre d’ailleurs un succès tel qu’il sera très prochainement traduit en sept langues. Louise, héroïne du roman, s’y interroge en effet car elle doit décider si elle doit se faire poser un implant cochléaire. Si quelques sons parviennent encore à son oreille droite, il se trouve qu’hélas, elle n’entend plus rien à gauche. Dans l’intervalle, celle qui s’est construite depuis son enfance sur un entre-deux - ni totalement entendante, ni totalement sourde - voit son audition baisser drastiquement lors de son dernier examen chez l’ORL. Face à cette perte inéluctable, son médecin lui propose alors un implant cochléaire. Un implant qu’elle n’hésite pas à joliment qualifier de « cornélien » , car l’intervention est irréversible et lourde de conséquences pour l’ouïe de la jeune femme. Avec la perte de sa faible audition naturelle au profit d’une audition synthétique, ne risque-t-elle pas de perdre son rapport au monde si singulier, plein d’images et d’ombres poétiques ? Adèle Rosenfeld présentera son livre dont elle lira des extraits le samedi 10 juin à 17 heures. La rencontre sera précédée d’une conférence sur le thème « Rousseau dans le dialogue de sourds » et suivie d’un débat sur l’implantation cochléaire, organisé en collaboration avec forom écoute. L’entrée est libre. Le festival Out of the Box aura lieu en mai et juin 2023 à Genève . La programmation complète sera mise en ligne en avril sur le site www.biennaleoutofthebox.ch SUIVANT PRECEDENT
- Adresses utiles | FoRom Ecoute
Découvrez les adresses utiles d'Écoute.ch pour les malentendants. Trouvez des contacts et des ressources essentielles pour obtenir le soutien dont vous avez besoin. OFFICES AI CANTONAUX OFFICES AI DE VOTRE CANTON (PDF) Fondation A Capella https://a-capella.ch/ SAI (Service d'aide à l'intégration) Prise en charge précoce de l’enfant sourd et suivi d'élèves sourds en scolarité ou formation intégrée à l'aide du LPC (langage parlé complété). https://www.a-capella.ch/conseil-integration CCI Centrale des codeuses et codeurs-interprètes en LPC https://www.a-capella.ch/codage-interpretation-lpc ALPC Association suisse pour le Langage Parlé Complét https://alpc.ch/ ASPEDA Secretariat : Eva Mani Lieu : Belpstrasse 24 3007 Berne http://aspeda.ch/ SGB-FSS Fédération Suisse des sourds https://www.sgb-fss.ch/fr/ UCBA Consultation pour personnes sourdaveugles et malentendantes-malvoyantes https://ucba.ch/ FRSA Fondation Romande en faveur des personnes SourdesAveugles https://frsa-sourds-aveugles.ch GHE-CES Moyens Auxiliaires pour Malentendants et Sourds https://www.ghe.ch/fr/aviso-bee-signalisation-lumineuse-radio.aspx Mamso Moyens Auxiliaires pour Malentendants et Sourds http://www.mamso.ch/ Humantechnik Moyens Auxiliaires pour Malentendants et Sourds https://www.humantechnik.com/fr/produits/ Centre les chemain’S Le Centre les chemain’S s’adresse aux jeunes sourds. https://www.sgb-fss.ch/fr/notre-proposition/centre-les-chemains/ Forum Handicap Neuchâtel Association défendendant les intérêts des personnes en situation de handicap dans le canton de Neuchâtel https://www.forum-handicap-ne.ch/ Forom Handicap Fribourg Association défendant les intérêts des personnes en situation de handicap dans le canton de Fribourg http://www.fhaf.ch/ Culture accessible Genève Site internet favorisant l'inclusion culturelle et l'accessibilité des publics avec handicap sensoriel, physique ou mental en centralisant tous les événements culturels accessibles sur un site internet adapté (Genève). https://www.culture-accessible.ch Adresses utiles ADRESSES DES AMICALES ET ASSOCIATIONS Amicale des malentendants de Tavannes Présidente : Elisabeth Bangerter Contact postal : Raymond Eggenschwiler Prés Bernard 21 – 2710 Tavannes elsb.akouo@bluewin.ch (Elisabeth Bangerter) Amicale des malentendants de La Chaux-de-Fonds Présidente : Josina Kramer Contact : Josina Kramer Chemin des Rocailles 1 – 2300 La Chaux-de-Fonds tél. 032 913 63 76 josina.kramer@hotmail.com www.amicale-malentendants.ch Association fribourgeoise des malentendants Président : Christophe Lesimple secretariat@malentendants-fribourg.ch SMS 076 327 51 05 Secrétariat : case postale 1009 – 1701 Fribourg www.malentendants-fribourg.ch Amicale des sourds et malentendants de Lausanne et environs Président : Richard Vuille Route Aloys Fauquez 51 – 1018 Lausanne Natel 079 410 23 67 (appel vocal, SMS ou WhatsApp) amicale-des-sourds.lausanne@bluewin.ch Association genevoise des malentendants Président : Dr. Pierre Liard Bd. Helvétique 27 – 1207 Genève tél. 022 735 54 90 – fax 022 735 57 33 http://www.agdm.ch/ AMALCO Association des malentendants de La Côte 1110 Morges Contact : Jeanne-Marie Curchod tél . 021 616 45 55 – natel 076 822 26 55 www.malentendants.ch Association des sourds et malentendants de Pontarlier Contact : Mme M-Marcelle Rampin Prés. 4, Pl. Jules Pagnier–F.25300 Pontarlier m.m.rampin5@orange.fr sourds et malentendants de Pontarlier (webnode.fr) Architecture sans obstacles Contact : centre@architecturesansobstacles.ch Le centre spécialisé suisse Zollstrasse 115 CH-8005 Zurich tél. 044 299 97 97 Architecture sans obstacles | Centre suisse pour la construction adaptée au handicapés
- «Suriflo» le livre qui accompagne les enfants atteints de déficience auditive | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Suriflo» le livre qui accompagne les enfants atteints de déficience auditive 21 juin 2024 Publié le : A l’occasion de son 50ème anniversaire, l’association suisse de parents d’enfants déficients auditifs a édité « Suriflo » un joli livre d’objets cachés dans lequel les enfants atteints de déficience auditive, mais pas seulement, peuvent se reconnaître. Voici un joli petit livre que tous les malentendants sourds, ou proches devraient avoir dans leur bibliothèque. A l’occasion de son 50e anniversaire, l’ASPEDA, l’association de parents d’enfants déficients auditifs vient en effet de publier un livre d’objets cachés, dessiné par le célèbre dessinateur et illustrateur de Globi, Walter Pfenninger. «C’est une idée que j’avais de longue date, car j’ai toujours trouvé qu’il manquait des livres dans lesquels les enfants déficients auditifs puissent se reconnaître et par là même trouver leur place dans la société, explique Eva Mani co-directrice de l’ASPEDA, une des personnes impliquées dans ce projet. Quant aux familles, l’idée était qu’elles puissent trouver des outils pour préparer avec leur enfant, les rendez-vous d’hôpital, de tests auditifs etc…» Les enfants, les familles, mais pas seulement. «Suriflo», tel est son titre, tant l’animal suricate y tient la vedette, représente également un excellent outil de sensibilisation à l’intention des écoles et des jardins d’enfants, ceci d’autant que d’autres handicaps y sont représentés. Sept tableaux… Fort de sept tableaux qui mettent en scène le quotidien des enfants (au zoo, à la maison, à l’hôpital, à l’école etc.), cet ouvrage bénéficie du délicat et très minutieux coup de crayon de Walter Pfenniger qui confère à l’ensemble une tonalité résolument sensible et affectueuse. «Contacté par notre rédactrice Ursula Kohler, qui a une bonne expérience de l’édition, il s’est prêté au jeu avec beaucoup de plaisir, au point même de se livrer à de nombreuses recherches et de venir participer à notre congrès pour mieux s’immerger dans l’univers de la déficience auditive» note Eva Mani. Avec un tel engagement, le résultat est visuellement et graphiquement superbe, un point d’autant plus important que Suriflo est… neutre sur le plan linguistique. Pour des raisons financières en effet – difficile de financer un même ouvrage en 3 langues -, le choix a été fait de se restreindre à un livre d’images et sans mots. Avec un résultat inattendu et somme toute, très heureux: non seulement les aventures de Suriflo parlent d’elles-mêmes grâce aux images, mais elles peuvent aussi être racontées dans toutes les langues: français, allemand, italien etc., sans compter la langue des signes ou la langue parlée complétée. « Avec ce livre, il est finalement possible de raconter n’importe quelle histoire. C’est une grande force car il laisse une grande place à l’imagination de tous ceux qui veulent le découvrir » , s’enthousiasme Eva Mani. Dans les salles d’attente… Imprimé à 1500 exemplaires et financé grâce à une recherche de fonds active, par des dons de nombreux cantons et fondations, «Suriflo» est disponible en librairie ou directement sur le site web www.suriflo.ch . Et sa vie ne va pas se résumer à cela. L’ASPEDA entend également à très court terme le distribuer dans les salles d’attentes de lieux de soins spécialisés dans le handicap auditif. «Nous avons environ 200 adresses d’audioprothésistes, de médecins ORL spécialisés en pédiatrie etc, conclut Eva Mani. Ce sont des lieux parfaits pour que cet ouvrage si particulier poursuivre son travail de sensibilisation». SUIVANT PRECEDENT
- Un bébé britannique a retrouvé l’audition grâce à une thérapie génique | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Un bébé britannique a retrouvé l’audition grâce à une thérapie génique 24 mai 2024 Publié le : Née sourde, la petite Opal Sandy a retrouvé l'ouïe grâce à une thérapie génique reçue à l’âge de 11 mois. Très prometteur, ce type de traitement doit être administré le plus tôt possible. La thérapie génique avance à très grands pas. Il y a six mois, FoRom écoute vous expliquait comment 4 enfants chinois avaient, grâce à cette technique, retrouvé leur audition . Cette fois, c’est en Grande Bretagne que cette prouesse a de nouveau eu lieu. Née sourde, la petite Opal Sandy entend aujourd’hui de nouveau sans appareils auditifs, après avoir fait l’objet d’une thérapie génique alors qu’elle n’était âgée que de 11 mois. Sa surdité, Opal la devait à une neuropathie auditive, une maladie liée à la variation d’un seul gène intitulé OTOF, qui « code » pour une protéine appelée otoferline et qui est indispensable aux cellules ciliées internes de l’oreille dont le rôle est de transmettre le signal sonore au nerf auditif. En septembre dernier à l'hôpital Addenbrook (GB), la fillette a reçu sous anesthésie générale dans le cadre d’un essai clinique mené par le professeur Manohar Bance du Département des neurosciences cliniques de l’Université de Cambridge, et au cours d’une intervention qui a duré à peine une vingtaine de minutes, une injection contenant un nouveau gène actif dans la cochlée de son oreille droite. Résultats « spectaculaires » Quelques semaines plus tard, la petite Opal réagissait déjà aux sons, pour revenir à une audition quasi normale six mois après. «Ces résultats sont spectaculaires et meilleurs que je ne l’espérais» , a déclaré le professeur Manohar Bance dans un communiqué publié par le NHS, le système public de santé britannique. «C’est, nous l’espérons, le début d’une nouvelle ère pour les thérapies géniques pour l’oreille interne et beaucoup de types de pertes d’audition» . Pour obtenir les résultats les plus probants possibles, cette thérapie génique doit intervenir le plus précocement possible, alors que le dépistage de cette anomalie génétique est complexe, la plupart des bébés porteurs passant entre les mailles du dépistage néonatal et n’étant diagnostiqués que vers 2 ou 3 ans. « Nous avons un laps de temps court pour intervenir en raison du développement rapide du cerveau à cet âge, explique le Pr Manohar Bance. Les retards dans le diagnostic peuvent également causer de la confusion pour les familles car les nombreuses raisons d’un retard de parole et une intervention tardive peuvent avoir un impact sur le développement des enfants ». SUIVANT PRECEDENT
- Pour la santé de vos oreilles, gare aux coups de soleil! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Pour la santé de vos oreilles, gare aux coups de soleil! 11 août 2025 Publié le : Inflammation et déshydratation peuvent provoquer ou exacerber les acouphènes, ces bruits désagréables que nombre de malentendants entendent sans qu’une source sonore objective soit identifiée. Les messages de prévention concertant les dangers d’une exposition excessive au soleil dont légion. Mais bien peu concernent les risques concertant… l’audition. C’est l’été et bien entendu, profiter des doux bienfaits des rayons du soleil peut être tentant et même agréable. Mais attention point trop n’en faut. « Il y a un mois, j’ai passé ma journée de congé à lézarder au soleil et bien entendu je me suis enduit la peau de crème solaire pour me protéger. Mais il m’est arrivé quelque chose de très inattendu, car en fin de journée, j’ai commencé à entendre des sifflements très désagréables. L’ORL que j’ai consulté m’a annoncé qu’il s’agissait très probablement d’acouphènes, en lien avec les effets de la chaleur et du soleil», témoigne une Genevoise rencontrée aux célèbres Bains des Pâquis Impact sur la qualité de vie Pour rappel, les acouphènes désignent tous les bruits (sifflements, chuintements bourdonnements, grésillements, etc.) que l’on entend dans une ou deux oreilles ou même dans sa tête, sans source sonore extérieure. Souvent, ils ont un impact significatif sur la qualité de vie, allant de la simple gêne à des troubles plus importants comme l'anxiété et la dépression, une péjoration telle qu’il y a deux ans FoRom écoute a choisi de consacrer son congrès annuel à cette épineuse problématique. Reste à établir le lien entre soleil et acouphènes. « On ne sait pas encore exactement quelle est la causalité entre les deux, explique un ORL lausannois. Mais plusieurs pistes sont actuellement à l’étude car l’inflammation liée à l’exposition, ainsi que la déshydratation, peuvent si ce n’est provoquer, mais en tout cas exacerber les symptômes des acouphènes. En outre, les insolations peuvent également provoquer des maux de tête et d'autres symptômes qui peuvent être associés à une aggravation des acouphènes ». Prévention De fait, toutes les personnes à risque de présenter des acouphènes, en particulier celles dont les capacités auditives sont altérées devraient, à titre préventif, limiter leur exposition au soleil. « Les recommandations sont les mêmes, conclut l’ORL : éviter l’exposition directe et prolongée, éviter les heures les plus chaudes de la journée, s’hydrater, se mettre le plus possible à l’ombre et porter un chapeau. L’audition est un bien trop précieux pour ne pas adopter toutes les mesures susceptibles de la préserver ». SUIVANT PRECEDENT
- Corinne Béran : « BoulevardSanté répond à un besoin » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Corinne Béran : « BoulevardSanté répond à un besoin » 23 août 2024 Publié le : Actif à Lausanne depuis 2019, BoulevardSanté lieu d’accueil qui réunit des professionnels de la santé formés ou sensibilisés à la surdité et à la malentendance vient de se doter d’une association éponyme destinée à promouvoir et à sensibiliser à la santé auditive. Rencontre avec sa fondatrice, Corinne Béran. BoulevardSanté existe depuis 5 ans. Quel bilan en tirez-vous ? Le premier constat évident est que BoulevardSanté répond vraiment à un besoin: partout, de tous les cantons romands, et même de Berne ou de France voisine, des personnes viennent nous voir parfois au prix de plus d’une heure de trajet. Quel est le profil de ces personnes ? Il s'agit majoritairement de personnes sourdes, mais un tiers sont des personnes qui oralisent en français, de tous âges, puisque nous avons aussi des enfants et des personnes âgées. Au total en 5 ans, ce sont plus de 150 personnes sourdes ou malentendantes qui sont venues chez nous, soit l’équivalent de plusieurs milliers de consultations, ce qui est loin d’être négligeable. Ce qui est intéressant, c’est qu’environ 20% des personnes qui font appel une première fois, reviennent pour consulter un deuxième, voire un troisième professionnel de soins. Comment expliquez-vous ce succès ? A BoulevardSanté, les patients n’ont pas besoin d’expliquer ce que c’est que d’être sourd ou malentendant. Ils sont accueillis par des professionnels qui sont sensibilisés et tiennent compte de leurs besoins spécifiques. Une boucle magnétique est disponible, on est attentif à leurs besoins particuliers de communication, à la sensation de fatigue qu’ils peuvent éprouver, etc. C’est tout l’intérêt de proposer un centre spécifique qui les accueille en abordant les problématiques de santé dans leur globalité. Pourquoi en plus de BoulevardSanté Sàrl qui propose des prestations de soin, avez-vous décidé de fonder BoulevardSanté Association ? BoulevardSanté Sàrl est une structure identifiée comme un lieu de ressources pour les personnes sourdes et malentendantes: les thérapeutes y ont un statut d'indépendant et ils sont sensibilisés à la surdité et à la malentendance pour exercer leur métier de soin. L'association vient en plus, avec l’objectif d’effectuer un travail de sensibilisation, de prévention et de formation des patients et dans le futur de formation des professionnels de santé aux spécificités de la prise en charge des patients sourds et malentendants. Elle organise aussi bien des conférences que des cours, des conseils et des lieux d'accueil et d'échanges, avec un message clair: se soigner c'est bien, devenir acteur de sa santé c'est mieux ! Comment est financée cette association ? Nous avons obtenu un sous-contrat de prestations OFAS, via la Fédération Suisse des Sourds, pour organiser des conférences, des cours etc... Mais nous sommes aujourd'hui à la recherche de fonds pour, par exemple, former des professionnels de santé à la problématique de la surdité, avec l’idée qu’un jour, nous pourrons mettre en place un véritable centre de soins communautaires consacré à la surdité. Comment expliquez-vous que ce type de démarche relève de l’initiative privée ? En France, où ils ont un peu plus de 30 ans d'avance sur nous, ce type de prestations est parti de l’initiative individuelle d’un médecin. En Suisse, et plus spécifiquement dans le canton de Vaud, cette thématique a été proposée au Service de la Santé Publique par la Fédération Suisse des Sourds et moi-même en 2015. Depuis, Unisanté et le CHUV se sont lancés dans un processus de réflexion et de recherche, dans une démarche académique. Mon rythme à moi étant celui d’une professionnelle de terrain, je n'ai pas souhaité attendre plus longtemps et j'ai mis en place BoulevardSanté. Cela dit, nous collaborons très bien avec Unisanté avec des approches complémentaires et à terme, nous pourrions bien aboutir à des initiatives communes. En 2019, ouvrait à Lausanne BoulevardSanté, une structure de soins fondée par Corinne Béra, psychothérapeute FSP spécialisée en surdité, destinée à réunir dans un seul et même lieu des professionnels de la santé sensibilisés spécifiquement aux questions de surdité et de malentendance. L’équipe pluridisciplinaire qui anime BoulevardSanté, et dont la plupart des membres sont capables de communiquer en langue des signes LSF et/ou en langue parlée et complétée LPC, offre ainsi une très large palette de soins orientée en direction des personnes en situation de handicap auditif: psychothérapie, physiothérapie, sexologue, thérapeute d'apprentissage, etc. Sans but lucratif, l’Association BoulevardSanté, a été créée le 20 mars 2023, et oeuvre dans le domaine de la santé (physique, mentale, sexuelle, et psycho-sociale) pour les personnes sourdes et malentendantes. Elle développe ses actions d’une part auprès du public cible, du réseau surdité et malentendance et d’autre part auprès des professionnels de santé. Un lieu de soin et une association SUIVANT PRECEDENT
- Valentin Brunner, la passion du bois | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Valentin Brunner, la passion du bois 22 avril 2023 Publié le : Né il y a 25 ans à Saint-Julien-en-Genevois à la frontière franco-genevoise, Valentin Brunner a grandi entre la Suisse et la France, deux pays dont il dispose de la nationalité. Malentendant depuis son plus jeune âge, il vit désormais à Lausanne où il exerce son métier de passion : charpentier. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, on n’a jamais trouvé la cause exacte. Il semble que j’entendais bien à la naissance, mais au fil des années, mes parents se sont rendu compte que quelque chose n’allait pas, même si les médecins tendaient à ne pas les croire. Finalement des tests chez l’ORL ont fini par confirmer une perte d’audition d’environ 50% à chaque oreille. Je suis le seul malentendant dans ma famille, en dehors de mon père qui lui, l’est devenu très tard, vers l’âge de 35 ans. Êtes-vous appareillé ? Oui depuis l’âge de 6 ans et des deux côtés. La bonne nouvelle c’est que la situation est stable et que mon audition ne s’est jamais détériorée depuis. Comment s’est déroulé votre scolarité, avec ce handicap auditif ? J’ai commencé ma scolarité à l’école publique en France, et cela ne se passait pas très bien, probablement en raison de mes problèmes auditifs… Puis mes parents m’ont inscrit à l’école Steiner à Genève, et cela a tout changé car j’ai été accueilli à bras ouverts par deux camarades extraordinaires, avec lesquels je suis toujours ami. Avec l’appareillage et le soutien d’orthophonistes, tout s’est très bien passé. Vous aviez obtenu de bons résultats scolaires ? Disons, avec des hauts et des bas. En langues, c’était difficile, et je pense que mon audition a joué un rôle. Par contre en géométrie, dans les matières artistiques ou manuelles, dans le sport aussi, j’étais très au-dessus de la moyenne. Finalement avec le recul, le choix d’une école comme Steiner était judicieux… Oui bien sûr, c’était un bon choix. Mais en tant que malentendant, cela a occasionné un effet pervers puis que je comptais trop sur les autres, au point d’en être un peu dépendant (rires). Que faites-vous à la fin de la scolarité obligatoire ? Je repars en France, à Annecy pour faire un apprentissage de charpentier, dans une école réputée, l’École des Compagnons. J’y ai obtenu deux CAP (certificats d’aptitude professionnelle, ndlr), l’un de charpentier, l’autre en construction du bois. Pourquoi avoir choisi la profession de charpentier ? Parce que le bois était une vraie passion pour moi et déjà à l’école j’adorais ce que l’on faisait en ébénisterie. C’est une vocation qui remonte à loin : j’avais 10-11 ans quand mes parents ont fait construire leur maison, entièrement en bois, et je faisais parfois semblant d’être malade juste pour pouvoir rester voir les ouvriers travailler (rires). En plus, j’adorais passer des heures à bricoler dans l’atelier de la maison. Comment s’est déroulé votre apprentissage ? Côté enseignants, c’était très bien. Mais malheureusement, beaucoup de jeunes apprentis n’avaient pas vraiment envie de travailler. Alors sur 20 en classe, nous n’avons été que 6 à décrocher notre diplôme… Votre audition ne vous a pas compliqué la tâche ? En classe pas du tout, en revanche sur un chantier, ce n’était pas et ce n’est d’ailleurs toujours pas facile d’être sur un toit quand quelqu’un vous appelle… Mais j’ai la chance d’être dans une entreprise où mes collègues savent que je suis malentendant et font des efforts. Que faites-vous une fois vos diplômes décrochés ? Je pars avec mon meilleur ami en Australie pour 8 mois ! Après un premier mois de road trip entre Sydney et Cairns, on a ensuite trouvé un petit job dans une culture de bananes. C’était parfait pour apprendre l’anglais ! Et aujourd’hui, vous travaillez… Dès mon retour d’Australie, j’ai en effet cherché du travail, en particulier à Lausanne où mon père vivait et vit encore. Après quelques expériences d’intérim, certaines très positives d’autres moins, j’ai fini par trouver un travail fixe, même si la période du covid n’a pas toujours été facile. Vous aimez ce que vous faites ? Oui bien sûr, même si personnellement j’aimerais surtout faire de la charpente, alors qu’il nous arrive souvent de faire de la construction en bois. Mais c’est comme ça, c’est le métier. Cela dit, je sais que je ne ferai pas ce métier toute ma vie : j’ai déjà 10 ans de travail derrière moi et on en sent le poids physique, en termes de fatigue, mais aussi d’impact sur le dos. Les journées sont exténuantes et la concentration liée à la perte auditive y ajoute encore. Si vous quittez le métier, que pourriez-vous faire dans ce cas ? Aucune idée pour l’instant ! Mes parents m’ont toujours dit que j’ai un don pour transmettre, et c’est vrai que j’adore ça. Alors pourquoi pas devenir un jour enseignant en apprentissage ? SUIVANT PRECEDENT
- Bien manger pour bien entendre… | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Bien manger pour bien entendre… 17 novembre 2024 Publié le : On le sait peu, mais une mauvaise alimentation peut avoir un impact non négligeable sur la santé de nos oreilles. Un régime sain et équilibré contribue à préserver sur le long terme notre capital auditif. « Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit dans ta nourriture » disait déjà Hippocrate, il y fort longtemps. Soupçonné il y plus de deux millénaires, le lien entre alimentation et santé est aujourd’hui largement reconnu et documenté par une multitude d’études scientifiques. Ce que l’on sait moins en revanche, c’est qu’il existe également un lien entre alimentation et santé auditive. En 2019 déjà, une étude menée par des scientifiques de l’Ecole de médecine de l’université de Harvard et portant sur plus de 3000 femmes âgées de plus de 50 ans suivies durant trois ans, montrait ainsi qu’une alimentation saine diminuait d’environ 30% le risque de développer des troubles auditifs en lien avec l’âge, en particulier pour les fréquences moyennes. « Une mauvaise alimentation peut impacter l’audition de plusieurs manières, explique Tanya une nutritionniste fraichement diplômée et établie à Neuchâtel. L’oreille interne est un organe particulièrement fragile et des déséquilibres alimentaires peuvent au fil du temps l’altérer. Ainsi une alimentation très riche en graisse et sucres favorisera la survenue de phénomènes inflammatoires et surtout des problèmes de circulation sanguine au niveau de la cochlée. En outre, les carences en vitamines connues pour leur propriétés antioxydantes auront également un impact sur les cellules ciliées de l’oreille interne». Junk food… « Une alimentation centrée sur ce que l’on appelle trivialement la junk food, c’est-à-dire basée sur de mauvaises graisses et un apport exagéré en sucres induit une bien plus forte probabilité de déclarer une hypertension artérielle et/ou un diabète lance un ORL sédunois. Or ces deux pathologies sont des maladies systémiques qui sont très souvent associées à des problèmes auditifs. De mon point de vue, préserver sa santé auditive commence d’abord par préserver sa santé d’une manière générale » Que faire alors ? La réponse est simple : adopter un mode de vie équilibré basé sur des activités sportives régulières et une nourriture saine, fondée sur une large variété de fruits et de légumes, si possible de saison, les viandes rouges ainsi que les produits riches en graisses étant consommés avec modération. Au-delà de ces principes généraux, certains aliments/nutriments ont un impact plus spécifique pour préserver ses fonctions auditives. Les aliments riches en omégas 3 (saumon, thon, sardines, chou, noix) joueraient un rôle particulièrement important grâce à leur propriétés anti-inflammatoires et vasculaires. Une étude datant de 2010 publiée dans le American Journal of Clinical Nutrition a ainsi montré qu’une consommation régulière de poisson, au moins deux fois par semaine, limitait le risque de survenue de perte auditive liée à l’âge, la fameuse presbyacousie, de plus en plus fréquente sous nos latitudes en raison du vieillissement de la population. Vitamines Et ce n’est pas tout : les vitamines, en particulier les vitamines A, B9, B12 et E ont un rôle reconnu sur la protection de la cochlée et ses cellules ciliées. De même, des études ont montré que les personnes consommant du magnésium (graines et oléagineux, légumes et fruits secs, bananes, fruits de mer) présentaient une moindre vulnérabilité aux pertes auditives liées au bruit. « Dès lors que l’on a une alimentation équilibrée, il est inutile d’avoir recours à des compléments alimentaires qui du reste, en cas de surdosage peuvent être nocifs, conclut Tanya. En revanche, ils ont tout leur sens en cas de carences qui peuvent apparaître avec l’âge ou en association avec certaines pathologies. Là, il ne faut pas hésiter à en prendre, mais sous la supervision d’un médecin ». SUIVANT PRECEDENT
- Réduire les risques auditifs | FoRom Ecoute
Découvrez comment réduire les risques auditifs. Accédez à des conseils et des outils pour protéger votre audition et prévenir les problèmes auditifs. Le risque encouru pour l’audition dépend de la quantité d’énergie sonore reçue. À niveau égal, le bruit industriel et la musique produisent approximativement le même effet sur l’ouïe. Un certain nombre de gestes et précautions simples permettent de favoriser intelligemment sa santé auditive : Éviter les établissements qui fondent leur réputation sur un niveau sonore élevé. S’éloigner suffisamment des enceintes acoustiques pendant les concerts. Réduire autant que possible le son de son lecteur MP3, chaîne Hifi, autoradio, etc. Porter en discothèque et en concert, des protections en mousse. Réduire l’exposition et ne pas dépasser une durée hebdomadaire d’écoute de 20 heures pour le lecteur MP3 ou l’autoradio à niveau raisonnable, ou 4 heures à volume maximum (100 dB), ou encore 2 heures pour la soirée en discothèque (103 dB). Avoir toujours conscience du niveau sonore, du risque et de ses conséquences. Les mélomanes et musiciens qui veulent profiter de la musique devraient l’écouter à des niveaux où la qualité est optimale et les performances de l’oreille sont maximales, c’est-à-dire entre 40 et 85 dB. Dans ces conditions, on peut écouter de la musique sans aucun risque, et autant qu’on le veut. Il faut savoir que, plus le niveau sonore est élevé, plus les finesses mélodiques et harmoniques disparaissent au profit du rythme qui devient prédominant. Après de fortes sollicitations telles que concerts ou nuits en discothèque, ne vous précipitez pas sur votre lecteur MP3 pour réécouter vos titres vedettes… Reposez vos oreilles ! Offrez-leur un temps de récupération d’au moins 12 heures. Éviter de longues écoutes au casque (qui enferment le système auditif) où l’on a tendance à monter progressivement le niveau et dépasser les limites. Réduire les risques auditifs
- Pierre Liard quitte la présidence de l’Association genevoise des malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Pierre Liard quitte la présidence de l’Association genevoise des malentendants 22 janvier 2023 Publié le : Membre depuis 40 ans de l’Association genevoise des malentendants, qu’il préside en outre depuis une douzaine d’années, le médecin ORL Pierre Liard a décidé de prendre sa retraite. Non sans inquiétude pour une association à laquelle il aura beaucoup apporté. C’était il y a un peu plus de 40 ans. Nous sommes en 1982, le docteur Pierre Liard entre au comité de l’Association genevoise des malentendants (AGM) sur la recommandation du Pr Pierre Montandon, chef de service d’ORL aux HUG, qui estimait utile qu’un médecin puisse contribuer à défendre les intérêts des personnes présentant une perte auditive. Quatre décennies plus tard, Pierre Liard, lui-même ORL, quitte l’AGM, après en avoir pris la présidence il y a une dizaine d’années. « Je vais avoir 75 ans cette année, il est temps que je lève un peu le pied, déclare sobrement celui qui en 2012, prenait déjà sa retraite de médecin. Je vais encore rester quelques temps au comité, puis me retirer complètement, en étant volontiers disponible pour des missions ponctuelles ». D’abord une amicale… Il y a 40 ans, quand Pierre Liard arrive, l’Association Genevoise des malentendants n’était qu’une amicale, un simple lieu de rencontre pour malentendants. Aujourd’hui, sous l’impulsion des présidences successives dont la sienne, elle s’est muée en une véritable organisation de défense des Genevois qui souffrent de perte auditive, offrant même, fait unique en Suisse romande, un service social qui dispense de nombreuses prestations. Après 6 premières années d’implication, Pierre Liard quitte ses fonctions au sein du comité de l’association en 1988: trop de travail, pour ce médecin qui venait d’ouvrir son cabinet d’ORL et devenu dans l’intervalle père de deux enfants à qui il voulait consacrer un peu plus de temps. Son absence à l’AGM durera douze ans, jusqu’en 2000 où il accepte de revenir siéger au comité, avant d’en devenir vice-président en 2008, puis enfin président à l’orée des années 2010. De ses 40 années d’engagement, il tire un bilan plutôt mitigé : « Nous aurions pu faire beaucoup plus, déplore-t-il. Ce qui a limité notre action, c’est clairement le manque de moyens financiers, un constat d’autant plus triste que nous n’avons pas ménagé nos efforts pour récolter des fonds, tant auprès d’autorités publiques que privées, essuyant la plupart du temps refus sur refus ». Et d’ajouter : « Finalement, ma plus grande satisfaction, c’est que malgré les difficultés, l’AGM soit encore en vie, même si je reste très inquiet pour l’avenir » . Des projets Alors qu’il s’apprête à passer le relais de l’AGM à la fin du mois, Pierre Liard n’entend évidemment par rester inactif : mettre de l’ordre dans sa maison, où tant de souvenirs se sont entassés, consacrer plus de temps à son épouse, et poursuivre quelque temps encore son engagement au sein de la fondation Auris dédiée à la recherche sur les troubles sensoriels, dont il assure également la présidence. SUIVANT PRECEDENT
- Acouphènes: une étude confirme l’efficacité de l’appareil Lenire | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Acouphènes: une étude confirme l’efficacité de l’appareil Lenire 1 juillet 2025 Publié le : Une récente étude vient de démontrer que le dispositif Lenire améliorait significativement les symptômes des patients souffrant d’acouphènes. Cet appareil homologué par la FDA américaine, n’est actuellement disponible qu’en Suisse alémanique. C’est un appareil qui depuis sa mise au point, était riche de promesses. Disponible depuis quelques années en Suisse alémanique (Bern, Zoug, Thoune, Soleure) - certaines caisses maladie prennent en charge le traitement dans le cadre de l’assurance complémentaire -, Lenire est en effet un dispositif médical homologué en 2023 par la très sérieuse agence FDA aux États-Unis et qui utilise des sons associés à une stimulation de la langue pour traiter les acouphènes. Reposant sur la neuromodulation bimodale, l’appareil peut être utilisé à la maison, le patient portant un casque bluetooth et un petit appareil sur sa langue, recevant ainsi à la fois des stimulations sonores mais aussi de légères impulsions électriques non douloureuses sur sa langue, le tout à raison de deux sessions de 30 minutes chaque jour pendant 3 mois. Cette double stimulation a pour but d’exploiter la plasticité neuronale : le cerveau, dégagé de son hyperactivation autour des acouphènes, commence à réorganiser ses connexions, réduisant ainsi la perception gênante du sifflement. Nette amélioration « Son mode de fonctionnement n’est pas sans rappeler la fameuse EMDR, qui utilise des mouvements du globe oculaire pour soigner le stress post traumatique, constate un médecin bernois. Ce n’est évidemment pas une solution miracle, et d’ailleurs certains ont remis en cause son efficacité. Pour ma part j’ai pu observer une nette amélioration sur un certain nombre de patients qui m’ont rapporté une diminution, soit minime soit substantielle, de leurs acouphènes». Bonne nouvelle: une étude menée en conditions réelles et publiée en avril dernier dans la revue scientifique Nature Communications Medicine , portant, entre mai 2023 et juin 2024 sur 220 patients souffrant d’acouphènes modérés à sévères, vient d’objectiver son efficacité clinique. Réduction significative Intitulée «Revue rétrospective de dossiers démontrant l’efficacité de la neuromodulation bimodale dans le traitement des acouphènes en contexte clinique», l’étude rapporte qu’au bout de 12 semaines, 91,5 % des patients ont connu une réduction cliniquement significative de leurs symptômes (78% au bout de 6 semaines). Des résultats en conditions réelles qui du reste, corroborent des résultats cliniques antérieurs. « Nous entrons clairement dans une nouvelle ère du traitement des acouphènes. Obtenir des résultats positifs en conditions réelles supérieurs à ceux de l’essai contrôlé ayant conduit à l’autorisation de la FDA est un progrès majeur pour le domaine des acouphènes », a déclaré dans un communiqué le Dr Hubert Lim, directeur scientifique de Neuromod,la société qui a conçu Lenire. SUIVANT PRECEDENT
- En Angleterre, un chat primé pour son aide à sa maîtresse malentendante | FoRom Ecoute
Retour au Magazine En Angleterre, un chat primé pour son aide à sa maîtresse malentendante 26 avril 2024 Publié le : C’est la BBC, la chaine publique britannique qui rapporte cette belle histoire. Un chat anglais vient en effet de se voir décerner une très belle récompense, puisqu’il a obtenu en juillet dernier à Londres, le prix national «Chat de l’année» délivré par l’association «Cats Protection», dédiée au sauvetage et à la prise en charge des chats errants. Son fait d’armes ? Le soutien quotidien qu’il apporte à sa propriétaire Geneviève, âgée de 68 ans et profondément malentendante. Car Zebby, c’est son nom, n’est au fond rien d’autre qu’un chat d’assistance qui avertit sa maîtresse chaque fois que le téléphone sonne ou que quelqu’un sonne à la porte. Aucune formation « Sans mon appareil auditif, je n’entends rien, et il est difficile de vivre seule, en particulier dans un lieu où on se sent isolé a déclaré Geneviève. Je n'avais jamais vraiment réalisé à quel point c'était particulièrement préoccupant la nuit, jusqu'à ce que je me fasse cambrioler au milieu de la nuit. Mais maintenant j’ai Zebby pour m’aider. Il vient me toucher lorsque le téléphone sonne, je peux alors allumer mon aide auditive et mon haut-parleur et prendre l’appel. La nuit, s’il y a un bruit inhabituel, il me frappe sur la tête pour me réveiller et me le faire savoir. » Le plus surprenant dans cette belle histoire est que Zebby n’a suivi aucun dressage spécifique pour assurer le rôle désormais indispensable qu’il joue auprès de sa maîtresse. « Je suis tellement fière que Zebby ait pu montrer à quel point les chats peuvent être intuitifs et attentionnés, et quel effet positif ils peuvent avoir sur la vie des gens. Je ne peux pas imaginer la vie sans lui et je suis ravie qu’il ait été honoré aux National Cat Awards. Vivre seule et être sourde signifie que la vie pourrait être solitaire, mais pas avec Zebby à mes côtés – c’est mon héros », a encore déclaré Geneviève. 4 finalistes Ce superbe matou noir et blanc âgé de deux ans faisait partie des 4 finalistes de sa catégorie, choisis parmi des centaines d’autres chats. « Dès son inscription, nous avons compris que Zebby était particulier a expliqué Ashley Fryer, patronne de la compétition. Il est clairement dévoué à Geneviève, et son histoire avec sa maîtresse met en lumière le lien puissant qui existe entre les humains et leurs chats ». SUIVANT PRECEDENT
- Un enfant sourd ou malentendant a droit à une allocation pour impotent | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Un enfant sourd ou malentendant a droit à une allocation pour impotent Publié le : Les enfants présentant une perte auditive de 60 % ou à partir d’un seuil d’audibilité de 55 dB peuvent prétendre à une allocation d’impotence faible versée par l’AI. Cette aide, actuellement d’un montant de 504 francs mensuels, est bienvenue pour un grand nombre de familles. Peu de parents le savent, mais l’information est d’importance. Si votre enfant présente une perte auditive grave, il a droit à une allocation pour impotent. Régie par la circulaire sur l’impotence (CSI) de l’Office fédéral des assurances sociales, cette allocation est destinée à toute personne résidente en Suisse présentant « une atteinte à la santé physique, mentale ou psychique » « Est réputée impotente toute personne qui, en raison d’une atteinte à sa santé, a besoin de façon permanente de l’aide de tiers ou d’une surveillance personnelle pour accomplir des actes ordinaires de la vie (art. 9 LPGA) » précise ainsi la circulaire. Contacts sociaux Pour les enfants malentendants ou sourds, le droit à cette allocation s’exprime lorsque des services « considérables et réguliers » des parents ou de tiers sont nécessaires pour que l’enfant concerné puisse entretenir des contacts sociaux. Entrent ainsi dans cette catégorie toutes les démarches destinées à stimuler la capacité de communication de l’enfant handicapé, par exemples lors de mesures scolaires et pédago-thérapeutiques, comme l’application à domicile d’exercices appris et recommandés par des spécialistes, des aides découlant de l’invalidité pour l’apprentissage de l’écriture, ainsi que l’acquisition de la langue ou la lecture labiale etc. « Les enfants atteints d’un grave handicap de l’ouïe ont droit à une allocation pour impotence faible lorsqu’ils sont sourds, plus précisément s’ils présentent un grave handicap de l’ouïe, donc à partir d’un degré de déficience auditive de 60 % ou à partir d’un seuil d’audibilité de 55 dB dans la plage de fréquences comprise entre 500 et 4000 Hz, nous précise encore l’OFAS. Ils ont aussi droit à l’allocation pour impotent lorsque la fourniture d’un moyen auxiliaire n’entre pas en ligne de compte (soit qu’elle est impossible, qu’elle n’amène pas d’amélioration ou qu’elle n’est pas souhaitée par l’enfant) ou lorsque la compréhension de la parole n’est pas suffisante malgré l’utilisation d’un moyen auxiliaire ». 3 niveaux d’impotence Pour rappel, pour l’AI, l’impotence est classée en 3 niveaux : faible, moyenne ou grave. Les enfants présentant une perte auditive sont ainsi reconnus comme présentant une impotence faible et à ce titre, ont droit à une allocation mensuelle de 504 francs et ce, indépendamment du revenu ou de la fortune de leurs parents. Sauf exception, le droit à cette allocation prendra fin au moment où l’enfant n’aura plus besoin d’aide pour l’entretien de ses contacts, « généralement déjà avant la fin de l’école obligatoire » précise l’OFAS. « Il ne faut pas hésiter à demander cette allocation, car cette aide est souvent bienvenue pour des familles dont les parents ont souvent dû arrêter de travailler ou réduire leur temps de travail pour accompagner leur enfant », explique Eva Mani co-directrice de l’Association suisse pour les parents d’enfants déficients auditifs (ASPEDA), dont l’organisation a édité un aide-mémoire clarifiant la procédure à suivre pour solliciter cette allocation. « Cet aide-mémoire contient des informations très utiles pour les parents qui ne savent pas forcément qu’ils ont le droit à cette allocation et qui ne connaissent pas les démarches à suivre. Par exemple, la demande doit ainsi bien préciser qu’elle porte sur l’acquisition des contacts sociaux par les enfants et il faut donc prouver que la contribution des parents porte là-dessus. D’ailleurs, on propose souvent aux familles de tenir un tableau qui détaille leurs actions. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est un vrai plus pour que les offices AI puissent se rendre compte des besoins réels des enfants, d’autant que les décisions d’octroi changent souvent d’un canton à l’autre ». Difficile en tout état de cause de savoir combien d’enfants y ont droit en Suisse. Tout au plus sait-on qu’en 2024, 5710 mineurs ont bénéficié d’une allocation pour impotence faible en raison d’une infirmité congénitale, catégorie qui comprend les enfants sourds et malentendants. SUIVANT PRECEDENT

















