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  • Une quarantaine de malentendants se sont retrouvés à Yverdon pour apprendre la lecture labiale | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Une quarantaine de malentendants se sont retrouvés à Yverdon pour apprendre la lecture labiale 20 octobre 2023 Publié le : Les week-ends d’apprentissage intensif de la lecture labiales organisés par FoRom écoute affichent systématiquement complet. Et pour cause, ils permettent d’avancer plus vite grâce à l’apprentissage en groupe. L’événement fait partie des rendez-vous incontournables que FoRom écoute organise année après année, pour la plus grande satisfaction des participants. Les 14 et 15 octobre dernier, une quarantaine de malentendants de tous âges et en provenance de tous les cantons romands se sont retrouvés au Grand Hôtel des Bains d’Yverdon (VD) pour un week-end entier consacré à l’apprentissage de la lecture labiale. Organisé de main de maître, une navette a même été prévue pour garantir le transfert des participants qui le souhaitaient, ce week-end avait pour objectif de permettre un approfondissement des compétences en lecture labiale, via un apprentissage en groupe, toujours plus agréable et plus efficient. « Un bien fou » « Je retrouve les gens que je connais et aussi les enseignants et cela fait un bien fou », lance un participant. « J’avais déjà suivi un cours il y a une dizaine d’années, ajoute une autre et j’avais vraiment besoin de mettre à jour mes compétences. Ce week-end a vraiment été très utile. Car la lecture labiale est un complément indispensable qui m’aide énormément, soit quand je dois débrancher mon implant cochléaire, soit durant les fêtes et les rencontres à plusieurs où il y a toujours beaucoup de bruit ». Répartis en plusieurs groupes, les malentendants-apprenants, dont un grand nombre participait pour la première fois à ce type de formation, ont ainsi consacré de nombreuses heures à l’apprentissage de la lecture labiale, sous la supervision attentive et bienveillante d’enseignantes entièrement dévouées à leur tâche. Un apprentissage long et exigeant tant la lecture labiale se fonde sur la suppléance mentale et exige d’importantes facultés de concentration. Exigeant « Ce sont des séminaires vraiment très utiles mais quand même bien exigeants, même si nous sommes dans un décor de rêve , conclut un septuagénaire participant manifestement enchanté par l’expérience. Ce matin par exemple, ce n’était pas facile. Il faut donc beaucoup de patience pour avancer et progresser, et surtout multiplier ce type d’événements pour consolider ce que l’on apprend ». Bonne nouvelles, 2 nouveaux week-ends sont d’ores et déjà prévus, les 2-3 et les 16-17 décembre prochains. SUIVANT PRECEDENT

  • La perte auditive affecte votre santé cardio-vasculaire | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine La perte auditive affecte votre santé cardio-vasculaire 14 juin 2025 Publié le : Selon une récente étude britannique, la perte auditive induit un risque plus élevé de développer une insuffisance cardiaque. Et ce, même si l’on est porteur d’un appareil auditif. Si vous souffrez d’une perte auditive, vous présentez probablement un risque plus élevé de développer, un jour, une insuffisance cardiaque. Tel est le constat d’une nouvelle étude britannique publiée dans la revue Heart , qui a cherché à établir un lien entre la santé auditive et la probabilité de développer cette pathologie cardiaque. Cette étude a été basée sur les données de plus de 150'000 participants, dont on s’était précédemment assuré qu’ils étaient indemnes de toute maladie cardio-vasculaire. Après la fin du suivi, l’analyse des données a révélé que près de 3% des participants ont développé une insuffisance cardiaque, ce qui correspond à la prévalence habituelle. Mais le résultat le plus probant est que les individus ayant une perte auditive présentaient un risque accru de 15% de développer cette insuffisance, par rapport au reste de la population observée. Pire encore : chez les personnes appareillées, ce risque s’élève même à 26% ! « La perte auditive peut être un reflet de la santé vasculaire et peut ainsi servir de prédicteur précoce et sensible des maladies cardiovasculaires, y compris l’insuffisance cardiaque" ont ainsi expliqué les chercheurs dans un communiqué. Explications multiples Parmi les pistes pour expliquer une telle corrélation, l’influence des facteurs psychologiques. Selon les chercheurs, la souffrance psychologique, l’isolement et la tendance à ressentir des émotions négatives, trois paramètres liés à la perte auditive, expliqueraient en bonne partie l’augmentation du risque de développer une défaillance cardiaque. D’autres pistes, biologiques cette fois, sont également avancées : très vascularisée, l’oreille interne pourrait être un des premiers organes altérés par des dysfonctionnements cardiaques. La détérioration de l’audition serait ainsi une sorte de signal d’alerte précoce de problèmes cardio-vasculaires systémiques en gestation. On sait en effet de longue date que les troubles de la santé cardiovasculaire ont un impact significatif sur le système auditif. « Il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives d’une telle étude, qui interpelle néanmoins , explique un ORL genevois. Pour ma part, j’en tire en premier lieu un enseignement annexe mais qui me semble fondamental : si elles aident énormément et sont indispensables, les aides auditives ne règlent de loin pas tout. En second lieu, toute personne présentant une perte auditive devrait à titre préventif faire régulièrement contrôler sa santé cardio-vasculaire ». SUIVANT PRECEDENT

  • La journée mondiale de l’audition a lieu ce 3 mars | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine La journée mondiale de l’audition a lieu ce 3 mars 1 mars 2025 Publié le : La traditionnelle campagne menée par l’OMS depuis 2007 veut cette année encourager chacun à protéger son ouïe. Chaque année depuis 2007, le Programme de prévention de la cécité et de la surdité de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Genève, lance une campagne de sensibilisation autour du thème de l’audition, en mettant à disposition des individus, organisations et collectivités publiques un matériel complet de sensibilisation et d’éducation à utiliser lors d’événements coordonnés à travers toute la planète. Chez nous, c’est par exemple Alzheimer Suisse qui a choisi cette journée pour proposer ce 3 mars à 18 heures un webinaire gratuit consacré à « Alzheimer et l’audition ». D’une manière plus générale, et, l’OMS a retenu cette année le thème « Changer les mentalités: à vous de faire des soins de l’oreille et de l’audition une réalité pour toutes et tous!» « L’OMS/Europe insiste sur la nécessité de changer la manière d’envisager les soins de l’oreille et de l’audition, en encourageant chacun, quel que soit son âge, à adopter une démarche proactive dans ce domaine, et à aider les autres à faire de même » explique l’organisation internationale qui ajoute : « L’OMS/Europe encourage chacun à prendre des mesures pour protéger son ouïe des bruits forts, à vérifier régulièrement son audition, à utiliser des appareils auditifs si nécessaire et à soutenir les personnes souffrant d’une perte auditive. Lorsque l’on vous donne les moyens d’agir, vous pouvez contribuer à créer un changement pour vous-même et pour la société ». Deux nouveaux outils A l’occasion de cette Journée mondiale de l’audition, l’OMS va en outre, en association avec l’Union internationale des télécommunications, proposer deux nouveaux outils, nés d’un constat : les enfants et les jeunes sont souvent exposés à des niveaux sonores élevés pendant leur temps libre, et des gestes simples peuvent permettre de protéger leur audition. Le premier outil est ainsi une nouvelle norme mondiale, fondée sur des données probantes, pour une écoute sans risque dans le domaine des jeux vidéo et des sports électroniques. Destinée aux fabricants et utilisateurs d’appareils audio personnels comme les smartphones et les lecteurs MP3, cette norme concerne non seulement les appareils mais aussi les systèmes dont ils font partie, y compris les écouteurs et le casque d’écoute. Elle a pour but de réduire le risque de déficience auditive auquel s’expose l’utilisateur. Le second outil est un module consacré à l’écoute intelligente, à inclure dans les programmes éducatifs des écoles. SUIVANT PRECEDENT

  • Aides de FoRom écoute pour l'accès à des appareils auditifs | FoRom Ecoute

    Découvrez les aides proposées par Forom Écoute pour les appareils auditifs. Obtenez des informations sur les soutiens disponibles pour financer vos équipements auditifs. Aides disponibles FoRom écoute a mis sur pied, avec un réseau de partenaires, un projet qui vise à permettre l'accès au plus grand nombre des personnes disposant de peu de moyens financiers à des appareils auditifs pour une meilleure qualité de vie. 1/15 Afin de permettre d'appareiller le plus de malentendants possible, ce projet privilégie dans un premier temps une solution visant le réemploi d’appareils auditifs. Comme pour d'autres types d'appareils, ceux-ci sont reconditionnés pour avoir une seconde vie. Vous avez ainsi la possibilité de recevoir un appareil auditif en excellent état et ajusté à vos besoins spécifiques par l'audioprothésiste de votre choix. Les coûts sont pris en charge par FoRom écoute. Dans un second temps, à défaut, en cas d'impossibilité à pouvoir trouver et ajuster un appareil auditif reconditionné à votre oreille et à votre audition, notre fondation examinera la possibilité de vous accorder un soutien financier pour un appareil auditif neuf. Les critères d’octroi sont les suivants : Résidence en Suisse romande Perte auditive globale (sur une oreille ou répartie sur les deux) d’au moins 30%, attestée par un audiogramme Ne jamais avoir bénéficié auparavant d’une aide financière allouée par une personne physique ou morale de droit privé en raison de sa malentendance Analyse des besoins financiers L'offre est destinée aux personnes qui ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour l'achat d'appareils auditifs. Lors du traitement de votre demande, si aucun appareil à reconditionner ne peut vous être proposé, FoRom écoute analysera la possibilité de vous faire bénéficier de son fonds d'aide financière directe. Cette aide est octroyée en complément des montants pris en charge par les assurances et les aides sociales. Déposer une demande Pour déposer une demande, veuillez remplir le formulaire ci-dessous (obligatoire) et nous le renvoyer par email ou par courrier postal à l’adresse indiquée sur le formulaire. Veuillez noter que : La demande doit être soumise AVANT l'achat d'un appareil auditif, sur la base d’un devis. Les demandes sont traitées dans l’ordre d’arrivée, tant et aussi longtemps que les ressources sont disponibles. En cas de refus, aucun recours n'est possible. En signant la demande et si un appareil ou une aide financière vous est octroyée, vous vous engagez à contrôler bénévolement au moins une boucle magnétique après avoir reçu votre appareil. Tous les détails et les conditions figurent dans le formulaire de demande. Formulaire demande aide appareils auditifs 2024.07 Partenaires pour les réglages fins des appareils auditifs reconditionnés Afin de faire les réglages pour les personnes qui auront été choisies pour bénéficier d’un appareil recycling à la suite de leur demande à foRom écoute, nous avons conclu divers partenariats avec des audioprothésistes auprès desquels nous pourrons vous adresser en fonction de la proximité de votre domicile pour les réglages fins des appareils auditifs reconditionnés (deuxième phase, après avoir trouvé et réglé un appareil auditif sur la base de votre audiogramme). Grosjean Acoustique SA (canton JU) Delémont Porrentruy Moutier AURIS - cabinet d'audition (cantons VD, GE, VS) en principe, cette activité a lieu dans les locaux des succursales romandes de Auris où les réglages seront faits en faveur du bénéficiaire Auris à Gland (VD) Auris à Vevey (VD) Auris à Lausanne (VD) Auris à Montreux (VD) Auris à Vésenaz (GE) Auris à Vernier (GE) Auris à Crans Montana (VS) D'autres partenariats sont actuellement en cours de négociation et la liste sera complétée au fur et à mesure. N'hésitez pas à consulter régulièrement le site. Faire un don Ces projets peuvent être réalisés grâce à la générosité de donateurs institutionnels et de particuliers. Si vous aussi êtes sensible à cette cause, nous vous invitons à faire vos dons à: FoRom écoute, Avenue Général-Guisan 117, 1009 Pully, IBAN CH08 0900 0000 2000 5658 5, référence « Projets appareil auditifs ». Plus d’infos : Nous soutenir. Aides de FoRom écoute pour l'accès à des appareils auditifs

  • Foire aux questions | FoRom Ecoute

    Découvrez les réponses aux questions fréquemment posées. ! FAQ

  • FoRom écoute: un congrès consacré à la lecture labiale | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine FoRom écoute: un congrès consacré à la lecture labiale 1 juin 2025 Publié le : Le samedi 24 mai dernier, plus d’une centaine de malentendants en provenance de toute la Romandie ont afflué à Lausanne pour assister au traditionnel congrès annuel de FoRom écoute. La lecture labiale, thème de cette édition, a été plébiscitée par les participants. Un salon plein à craquer ! C’est en effet dans une des magnifiques salles de l’Hôtel Palace Lausanne que s’est déroulé le traditionnel congrès organisé chaque année par FoRom écoute. Et cette fois-ci, c’était carton plein, puisque près de 110 personnes, en provenance de tous les cantons romands ont fait le déplacement dans la capitale vaudoise. Et pour cause, puisque la thématique retenue pour cette édition avait de quoi fédérer le plus grand nombre : « la lecture labiale, une aide bienvenue pour les malentendants ». Art subtil de lire sur les lèvres et/ou de décrypter un message en déchiffrant également les mimiques du visage tout en faisant appel à l’indispensable suppléance mentale, la lecture labiale est, comme la prose de M. Jourdain, spontanément pratiquée par tous les malentendants et sourds, souvent sans même en avoir conscience. Attention extrême Seulement voilà : l’apprendre au travers de cours structurés et assurés par des enseignants spécifiquement formés, permet d’améliorer considérablement ses capacités de compréhension. C’est la raison pour laquelle l’intervention de la principale oratrice de la journée a suscité une extrême attention de la part du public. Enseignante depuis plus de 40 ans, et aujourd’hui à la retraite, Claudine Kumar a en effet au cours d’une intervention très pédagogique et assortie d’un large survol historique, détaillé les fondements théoriques de l’enseignement de la lecture labiale. Un enseignement qui implique non seulement une rigueur irréprochable mais aussi la maîtrise de soubassements méthodologiques qui ont été largement théorisés et développés par de nombreux chercheurs et enseignants depuis plus de 150 ans. Dans la deuxième partie de son intervention, l’oratrice est ensuite revenue sur son propre parcours, présentant au public le résultat et le bilan de ses nombreuses décennies d’expérience. Le clou de la matinée revient enfin à la table ronde qui a vu six personnes malentendantes raconter et expliquer en quoi la maîtrise de la lecture labiale avait pu changer leur vie quotidienne en profondeur, en particulier dans le cadre professionnel. Pour les six témoins qui ont accepté de livrer leur expérience personnelle, la maîtrise de la lecture labiale, quoiqu’ardue et demandant un véritable investissement en termes aussi bien de temps que d’efforts, est incontournable, tant les appareils auditifs ou les implants cochléaires restent insuffisants pour garantir des aptitudes complètes d’interactions sociales ou professionnelles. Financement La matinée, déjà fort riche en enseignements, s’est clôturée par une brève présentation de l’ARELL, l’association romande des enseignantes en lecture labiale qui coordonne le travail de ces professionnelles spécialisées, ainsi qu’une rapide mise en perspective des modalités de financement des cours de lectures labiale : soit par l’AI dans le cas de cours individuels, soit par FoRom écoute qui depuis des années, prend en charge l’organisation et le financement des cours collectifs. Les apports publics étant très limités, c'est grâce à une recherche active de fonds menée par les collaborateurs de la fondation, sous l'impulsion du président Laurent Huguenin, que ce financement permet ainsi de prendre en charge l'intégralité des cours collectifs si appréciés des malentendants et si indispensables à leur progression. Dans l’après-midi, ce fut au tour de l’ingénieur montpellierain Anthony Denux, lui-même enfant de parents sourds, de présenter la solution innovante Reeflect développée par la start-up qu’il a fondée. A l’instar de la lecture labiale, Reeflect, un système de domotique de sécurité fondé sur l’intelligence artificielle qui informe les sourds et malentendants, via des alertes lumineuses spécifiques, de chaque évènement qui survient dans leur domicile, s’inscrit ainsi dans l’écosystème des moyens disponibles pour améliorer les aptitudes de compréhension et d’interaction des personnes sourdes ou malentendantes. Comme toujours, cette très enrichissante journée de congrès s’est terminée par une séance consacrée aux questions du public, qui par sa participation et son engagement, a encore une fois confirmé son vif intérêt pour les très concernantes thématiques qui chaque année depuis plus de 20 ans, lui sont proposées par FoRom écoute. La totalité des interventions de la journée, en dehors de la table ronde consacrée à la lecture labiale pourront très prochainement être intégralement visionnées sur la chaine youtube de FoRom écoute. SUIVANT PRECEDENT

  • Les chiens d’assistance écouteurs, une aide bienvenue pour les malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Les chiens d’assistance écouteurs, une aide bienvenue pour les malentendants 3 mai 2024 Publié le : En France, une association éduque des chiens pour venir en aide aux malentendants et sourds dans leur vie quotidienne. Inspirée d’expériences similaires en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord, la démarche rencontre un franc succès. On connaissait les chiens d’assistance pour aveugles, les chiens de soutien émotionnel pour les victimes de violences… Mais peu de gens connaissent l’existence de chiens d’assistance écouteurs pour personnes sourdes ou malentendantes. En France depuis une dizaine d’années, l’association « Les Chiens du Silence », située dans les Hautes-Pyrénées forme et met à disposition des malentendants des animaux spécialement éduqués à leur venir en aide au quotidien. Tout a commencé il y a un peu plus d’une dizaine d’années lorsque les deux fondateurs de l’association, Cathy et Frédéric, apprennent, lors d’un séjour au Canada, l’existence de ces chiens d’assistance, couramment utilisés en Amérique du Nord et en Grande Bretagne, mais pas du tout en France. Séduits, ils fondent de retour chez eux, « Les Chiens du Silence » avec pour objectif de combler ce manque. Aide concrète… « Comme les chiens pour aveugles viennent suppléer un sens manquant, les chiens écouteurs viennent remplacer l’ouïe lorsqu’elle est défaillante ou absente » explique Mickaël Ros le chargé de communication de l’association. Concrètement, ces chiens ont pour tâche d’apporter aux malentendants un soutien dans les actes ordinaires de la vie quotidienne. En intérieur, ils sont éduqués pour réagir et avertir leur maître lorsqu’un téléphone ou un micro-onde sonne, un bébé pleure etc. Et en extérieur, leur apport est encore plus vital : « Il y a un aspect ''mise en sécurité'' lorsque le malentendant évolue hors de chez lui, observe Mickaël Ros. Ainsi, si une voiture surgit, le chien pourra soit stopper son maître soit même le décaler pour éviter une collision. Et cet aspect est fondamental car même les appareils les plus puissants ne permettent pas toujours de bien entendre ou de localiser l’origine d’un son ». Pour arriver à de telles performances, ces chiens particuliers devront avoir été dressés pendant au moins deux années par des éducateurs spécialisés, dont la propre formation aura elle-même exigé deux à trois ans. C’est dire si un tel projet implique un investissement conséquent – la formation d’un chien écouteur coûte environ 20’000 francs -, et l’association les Chiens du Silence, financée exclusivement pas des dons privés, parvient grâce à ses 4 éducateurs, à former et remettre chaque année une quinzaine d’animaux. Dossier à fournir Une goutte d’eau pour un pays grand comme la France qui explique que, pour espérer obtenir un chien d’assistance écouteur, il faut, si l’on ose dire, montrer patte blanche et fournir un dossier complet. « Pour attribuer nos chiens, nous examinons plusieurs dimensions, explique Mickaël Ros. Il y a le type de besoin exprimé par la personne bénéficiaire bien sûr, mais aussi son mode de vie car elle devra pouvoir sortir et prendre soin du chien qui lui sera confié » Deux types d’animaux sont actuellement formés par « Les Chiens du Silence ». En premier lieu, le berger australien, chien par excellence pour l’assistance d’écoute : il s’attache facilement et surtout sait très bien trier les sons. En revanche, son besoin d’exercice le rend peu approprié pour d’éventuels bénéficiaire plus sédentaires. Ceux-là se verront donc plutôt remettre un labrador ou un Golden retriever, un peu moins performants en termes d’identification des sons, mais qui suffiront aux besoins des moins actifs. En dix ans d’exercice, et avec une moyenne de carrière de 8 ans pour les chiens écouteurs qui sont systématiquement mis à la retraite à l’âge de 10 ans en raison de l’importante charge de travail qu’ils auront consentie, l’association a enregistré une multitude de retours très positifs, au point que de nombreux bénéficiaires la sollicitent à nouveau lorsque leur animal a été mis à la retraite. Aide départementale « Il y a deux types de bénéficiaires qui sont particulièrement satisfaits. Les jeunes de 14-15 ans qui par exemple ont vu leurs terreurs nocturnes liés à leur surdité disparaître grâce à la présence du chien, mais aussi les personnes très isolées qui n’osaient pas sortir à cause de leur handicap auditif, récapitule Mickaël Ros. Pour ce type de publics, les chiens écouteurs ont encore plus fait la preuve de leur utilité car ils changent la vie de ceux qui en ont vraiment besoin ». Une fois remis à son maître, le chien est à la charge de celui-ci, même si en France les Maisons départementales du handicap accordent une subvention mensuelle de 50 euros qui permet de couvrir une partie des frais, nourriture et vaccins par exemple. Forte de son succès et en dépit de ses difficultés chroniques à financer ses activités l’association « Les Chiens du Silence » entend continuer à se développer. « Nous espérons recruter et former encore 2 ou 3 éducateurs pour ouvrir d’autres centres d’éducation en France et doubler le nombre de chiens mis à disposition, conclut Mickaël Ros. Ce sera encore peu par rapport aux besoins exprimés, mais ce serait déjà un énorme progrès ». SUIVANT PRECEDENT

  • Une nouvelle étudiante a reçu le Prix aux élèves malentendants de forom écoute | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Une nouvelle étudiante a reçu le Prix aux élèves malentendants de forom écoute 14 octobre 2023 Publié le : A Genève le 12 octobre dernier, la jeune Eva Marques Pereira s’est vue remettre son prix, au cours de la cérémonie de remise de diplômes des éducatrices et éducateurs de l'enfance. Ce prix est décerné par forom écoute depuis 2004. C’est depuis de longues années une tradition à FoRom écoute. Chaque année en effet, la fondation romande des malentendants décerne un "Prix aux élèves malentendants" destiné à récompenser les élèves, apprentis ou étudiants qui terminent avec succès leur cursus scolaire ou leur formation. Ainsi, depuis 2004, plus de 300 jeunes hommes et jeunes femmes se sont vus décerner cette récompense, signe de reconnaissance de tous les efforts qu’ils ont consentis pour surmonter au cours de leur formation, les difficultés liées à leur handicap auditif. Cérémonie En ce jeudi 12 octobre 2023, c’est cette fois à Genève que la jeune Eva Marques Pereira a reçu son prix au cours de la cérémonie de remise des diplômes des éducatrices et éducateurs de l'enfance ES, organisée dès 18 heures à l’aula du Centre de Formation Professionnelle Construction du Petit-Lancy. C’est en présence d’une centaine d’étudiants que la directrice Valérie Alhéritière a prononcé son allocution de bienvenue suivie de deux discours officiels, de la conseillère administrative de la Ville de Genève Cristina Kitsos en charge de la cohésion sociale et de la solidarité et d’Anne Hiltpold, conseillère d’Etat responsable du Département de l’instruction publique. Web-série Les diplômes ont été ensuite remis aux quelques 70 promus de la volée 2023, tandis que dans la foulée, l’assemblée a pu découvrir un épisode d’une web série de 10 minutes intitulé « L'enfance de l'art". Réalisé par Kim Nguyen-Phuo cet épisode raconte avec humour comment des éducateurs de l’enfance sont chargés de favoriser le développement des enfants dont ils s’occupent en s’appuyant sur un projet pédagogique. La soirée s’est ensuite terminée par la remise des prix spéciaux, dont le Prix aux élèves malentendants officiellement remis par forom écoute à Eva Marques Pereira, remise suivie d’un apéritif dinatoire . SUIVANT PRECEDENT

  • En Valais, un «avenir inclusif» avec les sourds et malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine En Valais, un «avenir inclusif» avec les sourds et malentendants 12 avril 2024 Publié le : Pour fêter les 10 ans de l’entrée en vigueur de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées, des actions sont organisées un peu partout en Suisse du 15 mai au 15 juin prochain. En Valais, Bastien Perruchoud porte la voix des sourds et malentendants. Il y a exactement dix ans, le 15 mai 2014, la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées entrait en vigueur en Suisse. Afin de fêter ce très symbolique anniversaire, ainsi que les 20 ans de la loi suisse sur l’égalité des personnes handicapées (LHand), des journées d’actions seront organisées du 15 mai au 15 juin prochains, avec pour objectif de promouvoir et sensibiliser sur les droits et l'inclusion de ces personnes, tout en favorisant leur participation à la société. « Un peu par hasard » Fédéré sous le slogan « Avenir inclusif », ce projet, soutenu par le Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées et la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales, aura lieu dans tous les cantons du pays. En Valais, la démarche a été particulièrement inclusive, puisque le Bureau cantonal pour les droits des personnes en situation de handicap a imaginé ces journées d’action nationales avec l’appui d’un groupe de travail réunissant un grand nombre de participants, avec et sans handicap. Parmi ceux-ci, le jeune Bastien Perruchoud malentendant et membre de la Société des sourds du Valais . « Cela s’est fait un peu par hasard, raconte-t-il. En février 2023, la Société des sourds du Valais a eu une séance de travail avec des représentants de l'Etat du Valais pour une tout autre problématique. Dans la foulée, l’Etat a envoyé à notre société une proposition pour rejoindre le groupe de travail qui préparait Avenir inclusif, en suggérant mon nom, car ils trouvaient très positif qu’une personne jeune et en situation de handicap puisse y représenter la surdité ». 39 actions en Valais Évidemment, Bastien accepte et au fil des séances, inscrit son action dans les travaux du groupe de travail qui au final, présentera pas moins de 39 actions dans l’ensemble du canton, dont 4 proposées par l’Association des sourds. « Je représente surtout la voix des sourds au sein de ce groupe de travail et après chaque séance, je fais en retour un résumé à la société des sourds du Valais, explique Bastien. Mais la véritable plus-value pour moi, c’est que cette participation m’a permis d’ouvrir les yeux sur d'autres handicaps que je ne connaissais pas du tout, en particulier leurs besoins spécifiques. Par exemple, rencontrer et voir comment une personne en fauteuil roulant peut évoluer et conduire sa propre automobile a été particulièrement enrichissant ». Et de conclure : « Ce groupe de travail est une superbe expérience et je m’impliquerai volontiers dans d’autres démarche de ce type si on me le demande ». www.avenir-inclusif.ch Parmi les manifestations organisées en Valais: Le 19 mai, célébration de Pentecôte inclusive à Martigny, organisée par Thomas Magnin avec interprète LSF. Le 20 mai débat politique diffusé sur la chaîne Canal 9 avec Stéphane Faustinelli ancien président de la fédération suisse des sourds, en présence d'une interprète LSF. le 24 mai, visite guidée de la Fondation Giannada à Martigny, organisée par Leatitia Rossini avec interprète LSF. Le 25 mai, Marathon des terroirs avec sensibilisation à la surdité. SUIVANT PRECEDENT

  • A Lausanne, une Journée à thème particulièrement réussie | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine A Lausanne, une Journée à thème particulièrement réussie 7 juin 2024 Publié le : Consacrée à l’épineuse question du remboursement des appareils auditifs, la 23ème Journée à thème de FoRom écoute a eu lieu le 1er juin dernier à l’Hôtel Royal Savoy de Lausanne, en présence d’une soixantaine de convives. Pédagogie, dialogue, échanges et attention. La 23ème Journée à thème de FoRom écoute s’est déroulée ce samedi 1er juin, comme toujours dans une ambiance studieuse et concentrée, en présence d’une soixantaine de convives venus de toute la Suisse romande. Technique et parfois même complexe, la thématique retenue cette année «Appareils auditifs, comment se faire rembourser ?» impliquait en effet une attention soutenue pour saisir les nuances et les subtilités des propos développés tout au cours des six interventions présentées. Comme à l’accoutumée, c’est par un convivial café-croissant d’accueil offert que la journée a commencé, suivi par e mot de bienvenue de Laurent Huguenin, le président de FoRom écoute, qui a succinctement rappelé l’action et les projets mené par la fondation en faveur des malentendants. C’est ensuite Laurence Calcagno, responsable du Service des moyens auxiliaires de l’Office AI-Vaud qui a largement détaillé le processus de remboursement des appareils auditifs ainsi que le cadre légal dans lequel il s’inscrit. Sa collège Anne-Claude Diserens a dans la foulée expliqué à l’assistance le nouveau processus numérique de demande de remboursement mis en place sur la plateforme web de l’office AI, et qui a permis de raccourcir notablement la durée des procédures. Aides disponibles Cette plateforme numérique, l’intervenante suivante, l’audioprothésiste Letizia Doganieri l’utilise d’ailleurs au quotidien pour aider ses patients à enregistrer leurs demandes. L’acousticienne a également précisé le rôle des audioprothésistes dans la procédure de remboursement des appareils. «L'aspect financier en matière de remboursement est sûrement important, mais cela ne doit pas être la seule dimension à prendre en compte par les liens humains sont importants, a-t-elle lancé. J'estime en outre que malheureusement, des critères en termes de choix du centre auditif de la part d’autres organes compétents qui participent à l’achat des appareils auditifs peuvent nous échapper». Au cours du débat qui a suivi en fin de matinée, Laurence Calcagno a tenu à préciser avec quelle rigueur son office AI traite les dossiers qui lui sont soumis en respectant scrupuleusement le cadre fixé par le législateur, ses collaborateurs demeurant en outre systématiquement disponibles pour les assurés en cas de besoin ou de questions. Que faire en revanche lorsqu’un ou une malentendante a besoin d’aide pour venir à bout de procédures qui demeurent somme toutes ardues? Outre les fonctionnaires des offices AI et les audioprothésistes, de nombreuses associations sont à la disposition des malentendants qu’il s’agisse de les soutenir dans le processus de demande, particulièrement rébarbatif lorsqu’il s’agit de cas de rigueur, mais également pour d’éventuelles aides financières. C’est ainsi que Vanessa Fouquet et Françoise Fragnière assistantes sociales de pro-infirmis ont pu exposer, via des exemples très concrets la manière dont leur organisation accompagnait les malentendants dans leurs démarches. Projet de recyclage FoRom écoute également n’est pas en reste, puisque la fondation a mis en place en collaboration avec Smita Gogniat de l’association RecupAudioSolidarité, un original et novateur projet de recyclage d’appareils auditifs, reconditionnés puis mis à la disposition, après expertise d’un audioprothésiste partenaire, des malentendants qui n’en auraient pas les moyens. «Le concept n’est pas fermé ou exclusif. Nous menons des négociations pour établir des partenariats avec d'autres audioprothésistes qui pourraient faire la même activité afin de pouvoir toucher toute la Suisse romande, a déclaré Laurent Huguenin. Le projet est en chemin et est encore en cours d'amélioration. C'est notre contribution pour améliorer la situation en matière d'accès financier aux appareils auditifs.» Quant à ceux qui n’ont pas pu accéder à un appareil reconditionné faute de disponibilité ou d’adéquation audiométrique, FoRom écoute a mis en place un fonds de soutien, alimenté par des dons privés et destiné à leur venir en aide. Bénévole à FoRom écoute et membre de son conseil de fondation, Jérome Equey a ainsi au cours de la dernière intervention de la journée explicité les critères d’éligibilité et la procédure à suivre par les personnes concernées. L’ensemble des conférences et débats sont disponibles sur notre chaîne youtube . SUIVANT PRECEDENT

  • Le port d’appareils auditifs limite le risque de démences | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Le port d’appareils auditifs limite le risque de démences 9 août 2024 Publié le : Une étude de la célèbre revue The Lancet confirme le rôle de la perte auditive en tant que facteur de risque prépondérant pour l’apparition de démences. Plus que jamais, l’appareillage s’annonce comme un remède efficace. La célèbre revue scientifique médicale hebdomadaire britannique The Lancet a rendu publique le 31 juillet dernier lors d’une conférence à Philadephie (USA) une vaste étude consacrée à la démence, qui affecte près de 100 millions de personne dans le monde. Le groupe de travail international à l’origine de cette recherche, qui est une actualisation d’une précédente étude entamée en 2017, a recensé 14 paramètres ayant une influence mesurable sur l’apparition de la maladie. « Dans l’ensemble, environ 45 % des cas de démence sont potentiellement évitables en s’attaquant à 14 facteurs de risque modifiables à différentes étapes de la vie » peut-on ainsi lire en préambule de cette étude. Corrélation Parmi ces facteurs de risque évitables, on retrouve donc la déficience auditive d’ailleurs déjà identifiée précédemment et qui trône au milieu d’autres facteurs, tels que le taux de cholestérol, la perte de vision, la dépression, l’hypertension, le diabète, l’alcool ou encore la pollution. Selon cette étude, le risque de démences, en particulier de maladie d’Alzheimer, augmente avec l’importance de la perte auditive et ce alors que plusieurs pistes sont esquissées pour expliquer l’existence de cette corrélation. « Des facteurs psychosociaux, tels que la solitude, la dépression et l’isolement social, pourraient être impliqués observent les auteurs de l’étude. D'autres mécanismes incluent une réserve cognitive réduite due à une diminution des stimuli environnementaux, une augmentation des ressources cognitives nécessaires à l'écoute et une interaction de ces risques avec une pathologie cérébrale ». Pouvoirs publics « Les résultats de cette étude ne sont pas nouveaux, constate un épidémiologiste bernois. Mais c’est une confirmation bienvenue de l’existence d’un lien entre et démence et perte auditive, ce qui renforce la pression sur les pouvoirs publics pour une prise en charge plus efficace de cette dernière. Et cela implique aussi bien un dépistage précoce qu’un équipement par des appareils auditifs adéquats et performants, le tout pour des coûts bien moins élevés que ceux induits par les démences ». « Les preuves selon lesquelles le traitement de la perte auditive diminue le risque de démence sont encore plus fortes qu’à l’époque où notre précédent rapport a été publié confirment encore les auteurs de l’étude. L’utilisation des appareils auditifs semble être particulièrement efficace pour les personnes qui présentent une perte auditive ainsi que des facteurs de risque supplémentaires pour la démence. De nouvelles données suggèrent également que le traitement de la dépression et l’arrêt du tabac pourraient également tous deux réduire ce risque ». SUIVANT PRECEDENT

  • Nabil El May: «Nier ma surdité ne m’a pas aidé» | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Nabil El May: «Nier ma surdité ne m’a pas aidé» 26 janvier 2025 Publié le : Âgé de 34 ans, le Genevois Nabil El May est sourd depuis son plus jeune âge et implanté cochléaire à 14 ans. Diplômé de la prestigieuse École Hôtelière de Lausanne, il raconte son long chemin pour se réapproprier son identité de sourd. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, je suis sourd. Et j’ai longtemps pensé que j’étais né sourd. Ce n’est que récemment que j’ai compris qu’en réalité c’était un déficit auditif qui s’est progressivement péjoré jusqu’à une surdité totale, à l’adolescence. Êtes-vous appareillé ? Je l’ai été dès l’âge de deux ans. Et puis à l’âge de 14 ans, j’ai été implanté cochléaire, d’un seul côté. Je n’entends donc aujourd’hui que d’une seule oreille, celle qui a été implantée… On a du mal à croire que vous êtes sourd, à voir comment vous vous exprimez et interagissez… Eh bien c’est un problème pour moi (Rires) ! Car le fait que je m'exprime aussi bien invisibilise encore plus mon handicap qui est bien réel. Et puis, cette qualité d'élocution relève surtout d’un énorme travail avec des logopédistes… Comment s’est déroulée votre scolarité ? J’ai grandi à Genève et mes parents ont fait le choix de me scolariser dans le privé, avec l’idée que cela allait favoriser mon adaptation. Les classes y étaient plus petites, l’encadrement et le soutien des enseignants, optimal. Tout cela compte énormément quand on a un handicap auditif. D’autant que dans l’intervalle, j’avais fait une expérience vaudoise dans l’enseignement public et cela n’avait pas été très concluant, en particulier sur le plan émotionnel. Les choses se sont-elles arrangées ? Oui dès lors que je suis revenu dans le privé, tout en procédant à l’implantation cochléaire, j’ai été libéré en quelque sorte. C’était une nouvelle vie et j’ai réussi à décrocher ma maturité. Vous entamez ensuite des études à l’École Hôtelière de Lausanne (EHL), pourquoi ce choix ? Depuis tout petit, j'ai toujours eu envie de travailler dans ce monde qui me passionne. Et puis, je viens d'une famille orientale où l'hospitalité et la convivialité sont très importantes… Tout de même, tenter une formation dans l’hôtellerie quand on est sourd, il fallait oser… C'est vrai que les conseillers d'orientation m’ont plutôt suggéré des filières où l’aptitude à la communication était moins importante. Mais je ne les ai pas suivis, je voulais absolument intégrer l’EHL et son prestige (Rires). Et à l’inverse, l’EHL a-t-elle accepté sans difficultés votre candidature ? Il y avait bien sûr une sélection à l’entrée. Mais l’EHL étant une école qui aime cultiver la différence, j’ai joué de mon handicap que j’ai présenté comme un atout. Et cela a marché ! Comment se sont déroulées vos études ? Même dans une école comme l’EHL où les gens sont sensibilisés à la question du handicap, la réalité finit souvent par reprendre ses droits. Au début on s’adapte à la personne sourde, mais sur la durée c’est plus difficile, d’autant qu’il s’agit d’un handicap invisible. Avec le recul, je dirais qu’il n’a pas été facile pour moi de trouver ma place même si finalement je me suis adapté en me plaçant au premier rang durant les cours et en expliquant mon problème aux enseignants qui du reste étaient très compréhensifs… Il m’a quand même fallu beaucoup travailler pour compenser et j’ai passé bien du temps à la bibliothèque (rires). Vous décrochez votre diplôme en 2015. Que faites-vous ensuite ? Après quelques stages dans le tourisme, je fais durant une année un master en stratégie internationale, à Lancaster en Grande-Bretagne. Et en 2018, je vais travailler à Paris comme « Ambassadeur » pour un hôtel de la chaîne citizen M. Et aujourd’hui, que faites-vous ? Je travaille toujours pour la même chaîne, mais ici à Genève. Et puis en avril dernier, j’ai pris des responsabilités au sein de la Fédération suisse des sourds (FSS) comme représentant « Suisse romande ». J’ai donc aujourd’hui deux emplois ! Pourquoi avez-vous réduit votre engagement dans l’hôtellerie ? L'hôtellerie reste pour moi un challenge, même si je n’ai pas pu évoluer dans la hiérarchie comme je l’aurais souhaité, probablement en raison de mon handicap auditif. Et puis, j’ai longtemps évolué dans une sorte de déni de la surdité et cela ne m’a pas aidé. J’avais donc besoin de mon réapproprier mon identité de sourd. La FSS représentait une opportunité de le faire tout en œuvrant à des solutions d’inclusivité. Pour cette raison, j'aimerais d’ailleurs m'investir dans des projets d'inclusion dans l'hôtellerie. En tant que personne qui est dans les 2 mondes, puisque je ne suis pas un sourd signeur, je suis convaincu que je peux beaucoup apporter. SUIVANT PRECEDENT

  • Cours de gym | FoRom Ecoute

    Découvrez les cours de gym adaptés aux malentendants. Améliorez votre forme physique grâce à des séances conçues pour répondre à vos besoins spécifiques. Cours de gymnastique adaptée aux personnes malentendantes Groupe 5 personnes minimum, 8 personnes maximum. Durée 10 séances de 1h. Participation financière CHF 100.- Lieu Salle de la chapelle des Charpentiers à Morges Ce cours ayant beaucoup de succès, 2 cours sont ouverts. Inscrivez-vous ! Inscription et descriptif du cours (.doc) INSCRIPTION EN LIGNE Cours de gym

  • Solange Nahum : « Le véritable enjeu, c’est d’intégrer les malentendants à la société » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Solange Nahum : « Le véritable enjeu, c’est d’intégrer les malentendants à la société » 20 juin 2023 Publié le : GENEVE - D’origine argentine, formée en Argentine, en Italie et en Suisse, l’ORL Solange Nahum est la nouvelle présidente de l’association genevoise des malentendants. Elle détaille ses priorités entre ambition et pragmatisme. Pourquoi vous êtes-vous présentée à la présidence de l’AGM ? Sur le conseil du Pr Pascal Senn (Chef du service d’ORL des Hôpitaux universitaires de Genève, NDLR), Pierre Liard, l’ancien président de l’AGM a proposé à tous les ORL de la ville de postuler à la reprise de la présidence. Avec mon idéal de rêveuse, j’ai dit que cela m’intéressait (rires). Cela dit avant d’accepter, j’ai quand même assisté à plusieurs séances de comité pour voir si cela pouvait me plaire. Et cela a été très positif… Vous avez donc entamé votre présidence sans surprise… Non, même si c’est un monde que j’ai découvert, les problèmes de l’association sont sur la table depuis longtemps. Il y a en premier lieu les réalités économiques, car l’AGM est structurellement en crise financière depuis des années. Pourtant, de gros efforts ont été faits pour vraiment réduire les coûts au minimum en supprimant toutes les dépenses inutiles, etc. Aujourd’hui, il manque très peu mais les déficits s’accumulent année après année, alors que les aides et les subventions sont précaires. Comment faire pour stabiliser les comptes ? Nous avons plusieurs pistes. D’abord vendre un chalet dont l’association est propriétaire et surtout modifier notre manière de rechercher les fonds privés, en montant des projets ponctuels, les uns après les autres, plus facilement finançables. Quelles sont les autres priorités ? Pour moi, il s’agit d’améliorer la coordination avec notre personnel en particulier les assistantes sociales, grâce auxquelles nous recevons la plus grosse partie de nos subventions. Cela demande du temps, de l’implication et de l’intelligence émotionnelle dans la gestion de groupe. Mais c’est faisable et c’est passionnant. Argent, personnel, on reste loin de vos ambitions initiales… Avant, j’avais l’idéal d’agir pour intégrer les malentendants à la société, par exemple en travaillant avec les communes pour ouvrir leur ouvrir les maisons de quartier etc (rires). Cela viendra, mais c’est vrai que dans un premier temps, il faut d’abord pérenniser l’association, qui a tout de même plus de cent ans. Mais je reste confiante, la lumière sera au bout du tunnel, je suis très motivée et les projets se mettront progressivement en place. Que peut apporter un ORL à la présidence de ce type d’association ? Notre connaissance du monde de l’audition ! Par mon travail d’ORL, je suis toujours en contact avec les malentendants, j’observe tous les jours leurs immenses besoins, médicaux mais aussi en termes de communication et de vie sociale. Et ces problèmes touchent toutes les tranches d’âges, les enfants, les jeunes et les plus âgés… Il y a donc de grands enjeux… SUIVANT PRECEDENT

  • A la découverte de la base lausannoise de la Rega | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine A la découverte de la base lausannoise de la Rega 2 décembre 2023 Publié le : Le 25 novembre dernier, une trentaine de malentendants en provenance de toute la Romandie se sont donné rendez-vous à la base lausannoise de la Rega, non loin de l’aéroport de la Blécherette. L’occasion de se retrouver entre sourds et malentendants bien sûr, mais aussi d’en apprendre beaucoup sur les spécificités et l’organisation du sauvetage aérien. De longue date, les sorties organisées par la Commission jeunesse de FoRom écoute sont connues et appréciées pour leur convivialité, avec cette ambiance si particulière qui prévaut lorsque l’on se retrouve entre malentendants et sourds. Bien sûr, celle qui a été organisée le 25 novembre dernier n’y dérogeait pas. Mais elle a eu le mérite d’y ajouter un côté utile qui en a renforcé l’attrait pour la trentaine de jeunes qui avait fait le déplacement, depuis un peu partout dans la Romandie. C’est en effet à la base lausannoise de la Rega que tout ce petit monde – y compris une famille avec deux petits enfants en bas âge ! – s’est retrouvé en ce début d’après-midi du 25 novembre. « Organiser cette sortie, c’était mon idée, explique Rachel Millo co-organisatrice de l’événement, avec Bastien Perruchoud. Mais il faut dire qu’en réalité nous n’avons fait que répondre à une demande exprimée depuis longtemps par de nombreux jeunes ». Nombreuses questions La Rega c’est, comme la plupart des Suisses le savent, une fondation de droit privé de service public qui assure le sauvetage aérien dans tout le pays, grâce à sa flotte d’hélicoptères performants et ses avions médicalisés, dispersés dans 14 bases un peu partout sur le territoire helvétique, y compris à Lausanne, juste à côté de l’aéroport de la Blécherette. « J’avais déjà par le passé visité cette base, se souvient Delphine Quach visiblement très heureuse d’être là. C’était tellement intéressant que j’ai décidé d’y revenir, mais cette fois avec mon mari et mes enfants ! ». Accueillie par Nathalie Marti, responsable des visites à la base de Lausanne, toute l’assistance a pu bénéficier d’un passionnant exposé, relatant la structure, les missions, l’organisation et le mode de fonctionnement de la Rega. Grâce à une traduction en langue des signes et en langage parlé complété, tout le monde a ainsi pu avoir accès aux importantes informations développées une bonne heure durant. Mieux encore, des questions ont fusé tant, passionnés par le sujet, les nombreux jeunes présents ont joué le jeu. Parmi les interrogations récurrentes, la question de l’accessibilité des services de la Rega aux personnes sourdes et malentendantes, souvent exclues de ce type de prestations. « Dans ce cas, le meilleur moyen est de télécharger l'application gratuite de la Rega qui est très utile pour soi-même, pour les proches ou même lorsque l’on est témoin d’un accident, a expliqué Nathalie Marti. Elle permet aux personnes sourdes et malentendantes de prendre directement contact avec la centrale. Il ne faut juste pas oublier d’ajouter à côté de son nom de famille la mention : « (SOURD, VIA SMS) ». Nos collaborateurs sauront donc immédiatement qu’il faut vous joindre par ce biais ». L’hélicoptère arrive… Soudain, l’oratrice s’interrompt. Elle vient d’être avertie que l’hélicoptère qui vient de terminer une mission de sauvetage entre Gstaad et le CHUV, va se poser sur l’héliport de la base. Ni une ni deux, tout le monde s’engouffre dans l’immense hangar, quand quelques minutes plus tard à peine, se pose le majestueux appareil rouge. A son bord, comme de coutume, une médecin urgentiste, un pilote et un ambulancier. Après avoir réglé rapidement les questions procédurales, tous trois ont d’ailleurs aimablement accepté de se prêter au jeu des questions-réponses, là également très nombreuses, avec à la clé des démonstrations de prise en charge de blessés. Après cette visite fort instructive et qui a suscité l’unanimité, l’après-midi s’est terminée comme à l’accoutumée par un sympathique apéritif non loin de là, au G Bar du Stade de la Tuilière. Une manière de clore en beauté cette dernière sortie de l’année, brillamment organisée par la Commission Jeunesse de FoRom écoute, avant que tout le monde ne se donne rendez-vous en 2024 pour de nouvelles aventures. SUIVANT PRECEDENT

  • Réduire les risques auditifs | FoRom Ecoute

    Découvrez comment réduire les risques auditifs. Accédez à des conseils et des outils pour protéger votre audition et prévenir les problèmes auditifs. Le risque encouru pour l’audition dépend de la quantité d’énergie sonore reçue. À niveau égal, le bruit industriel et la musique produisent approximativement le même effet sur l’ouïe. Un certain nombre de gestes et précautions simples permettent de favoriser intelligemment sa santé auditive : Éviter les établissements qui fondent leur réputation sur un niveau sonore élevé. S’éloigner suffisamment des enceintes acoustiques pendant les concerts. Réduire autant que possible le son de son lecteur MP3, chaîne Hifi, autoradio, etc. Porter en discothèque et en concert, des protections en mousse. Réduire l’exposition et ne pas dépasser une durée hebdomadaire d’écoute de 20 heures pour le lecteur MP3 ou l’autoradio à niveau raisonnable, ou 4 heures à volume maximum (100 dB), ou encore 2 heures pour la soirée en discothèque (103 dB). Avoir toujours conscience du niveau sonore, du risque et de ses conséquences. Les mélomanes et musiciens qui veulent profiter de la musique devraient l’écouter à des niveaux où la qualité est optimale et les performances de l’oreille sont maximales, c’est-à-dire entre 40 et 85 dB. Dans ces conditions, on peut écouter de la musique sans aucun risque, et autant qu’on le veut. Il faut savoir que, plus le niveau sonore est élevé, plus les finesses mélodiques et harmoniques disparaissent au profit du rythme qui devient prédominant. Après de fortes sollicitations telles que concerts ou nuits en discothèque, ne vous précipitez pas sur votre lecteur MP3 pour réécouter vos titres vedettes… Reposez vos oreilles ! Offrez-leur un temps de récupération d’au moins 12 heures. Éviter de longues écoutes au casque (qui enferment le système auditif) où l’on a tendance à monter progressivement le niveau et dépasser les limites. Réduire les risques auditifs

  • Faire du sport aide à préserver l’audition | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Faire du sport aide à préserver l’audition 15 septembre 2023 Publié le : Moins on entend et moins on fait du sport. C’est ce que laisse entendre une étude britannique publiée en juillet dernier. Pourtant, la pratique régulière d’une activité sportive aide à maintenir les cellules auditives en bonne santé. Les malentendants pratiquent-ils moins de sport que les normo-entendants ? Une étude britannique intitulée « How are hearing loss and physical activity related? Analysis from the English longitudinal study of ageing», publiée dans la revue Preventive Medicine, le laisse en tout cas entendre. Entamée en 1998-2000 dans le cadre d’une recherche sur le vieillissement, l’étude a assuré le suivi durant 20 ans d’environ 11'000 participants âgés de plus de 50 ans. Si les résultats de l'étude ont objectivé qu’initialement l'activité physique n'était pas associée à une plus grande fréquence de déficience auditive, elle a montré qu’au fil du temps, elle a diminué plus rapidement chez les personnes malentendantes que chez les personnes non malentendantes. Soutenir les malentendants… « Ces résultats soulignent l’importance d’aborder la problématique de l’activité physique chez les adultes d’âge moyen et plus âgés qui souffrent de perte auditive , expliquent ainsi les auteurs de l’étude. L’activité physique étant un comportement qui peut réduire le risque de développer des problèmes de santé chroniques, les personnes malentendantes pourraient donc avoir besoin d’un soutien supplémentaire et personnalisé pour être plus actives physiquement ». Une chose est sûre cependant : une pratique régulière du sport intervient pour freiner l’apparition de la presbyacousie, cette diminution de l’audition liée à l’âge. L’explication réside dans le fait qu’une activité sportive contribue à maintenir un apport sanguin optimal à l’intérieur de l’oreille en particulier la cochlée, dont les cellules ciliées conservaient ainsi un fonctionnement optimal. Attention aux appareils… Quel que soit votre âge, il n’est donc pas trop tard pour entamer une activité physique régulière. Vos oreilles, mais aussi votre corps, vous en remercieront. Reste qu’après 60 ans, il est important de recueillir un avis médical avant de vous lancer, tout en gardant à l’esprit que le port d’appareils auditifs, s’il ne contre-indique pas la pratique du sport, implique parfois de les retirer auparavant : la transpiration, si elle est intense, peut en effet les détériorer. SUIVANT PRECEDENT

  • On peut bien entendre et souffrir d’acouphènes chroniques | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine On peut bien entendre et souffrir d’acouphènes chroniques 15 février 2024 Publié le : 20% des personnes entendant des acouphènes ont une audition normale à l’audiogramme. Une récente étude montre qu’en réalité, leur nerf auditif serait altéré. Un constat qui ouvre la voie à l’espoir d’un traitement pour ces symptômes souvent très invalidants. Pour bien des malentendants, c’est un peu la double peine. Souvent, très souvent, s’ajoutent en effet à leur perte auditive, des acouphènes, ces fameux bruits « parasites » qu'une personne entend sans que ceux-ci existent réellement. Et selon une enquête menée dans 12 pays de l’Union européenne, environ 15 à 20 % des adultes en souffriraient, ce qui en fait un véritable problème de santé publique. Du reste, FoRom écoute, par deux fois, a consacré sa traditionnelle Journée à thème à la prise en charge de ces bruits parasites si invalidants et gênants qu’ils peuvent durablement péjorer la qualité de vie des malentendants, avec anxiété et dépression à la clé, et pour lesquels il n’existe pas à proprement parler de véritable traitement curatif. Potentiels évoqués Mais la donne pourrait bien changer. Une récente étude publiée en décembre dernier dans la revue Scientific Report ouvre en effet la voie à une prise en charge médicale des acouphènes. Comme souvent à l’origine de toute recherche, une interrogation : « Pourquoi les acouphènes affectent-ils également des personnes dites normoentendantes, dans environ 20% des cas ? » Pour y répondre, des chercheurs de l'Institut spécialisé Massachusetts Eye and Ear de l’université de Harvard aux Etats-Unis ont analysé l’audition, plus exactement l’influx nerveux qui va de l'oreille interne jusqu'au cerveau, de 201 personnes qui n'avaient jamais ressenti ce symptôme et 64 qui ont déjà souffert d'acouphènes. « On a enregistré ce qu'on appelle les potentiels évoqués auditifs pour pouvoir mesurer la réponse du nerf auditif , explique le Pr Stéphane Maison, l’auteur de cette étude sur le site de Radio France . Et on s'est aperçu que chez ces normaux entendants, ceux qui avaient des acouphènes avaient une perte significative de fibres du nerf auditif ». Perte auditive cachée En clair, ceux que l’on pensait normo-entendants, souffrent en réalité d’une perte auditive cachée, invisible sur les audiogrammes actuellement pratiqués et qui expliquerait les acouphènes qu’ils entendent. En outre, une hyperactivité du cerveau a également été observée chez ces mêmes patients. « On a alors découvert deux choses chez les personnes avec acouphènes, résume le Dr Maison dans une interview au journal Sciences et Avenir . Tout d'abord, il y a en effet une atteinte du nerf auditif. Et par ailleurs, le cerveau présentait une suractivité : là encore, il essaye de compenser la perte induite par les nerfs endommagés ». Ce constat ouvre un espoir pour de nombreuses personnes souffrant d’acouphènes, avec la perspective, certes encore lointaine qu’une éventuelle régénération des terminaisons nerveuses auditives, avec en ligne de mire une activité cérébrale normale, pourrait les faire régresser. SUIVANT PRECEDENT

  • Isabelle Aeschlimann : « Mon roman vise à sensibiliser sur la malentendance » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Isabelle Aeschlimann : « Mon roman vise à sensibiliser sur la malentendance » 21 juillet 2023 Publié le : Publié le 29 juin dernier, coup de cœur du Jury du Prix Femme Actuelle 2023, le roman Les secrets de nos cœurs silencieux de la Jurassienne Isabelle Aeschlimann met en scène une héroïne malentendante. Rencontre avec une autrice passionnée par la différence. Vous venez de publier votre deuxième livre, Les secrets de nos cœurs silencieux ? D’où vous vient ce goût pour l’écriture ? Très jeune, j'ai fait du théâtre et de la peinture. Ensuite, je me suis tournée vers l'écriture qui a été pour moi un moyen différent de m'exprimer. Du reste, j'ai beaucoup écrit dans des journaux intimes, car cela m'aidait à mettre mes idées au clair. Et puis un jour, est venue l’envie d'écrire des fictions, plus précisément le genre de livres que j'aimerais lire moi-même. Écrire est fascinant car c'est un merveilleux moyen d'être dans d’autres mondes, de se mettre dans la tête des gens et de les comprendre… Comment vous est venue l’idée d’écrire ce roman ? Je m’intéresse depuis toujours à la notion de différence car j’y ai été confrontée dans mon milieu familial. C’est pour cela que j’ai souhaité qu’au moins un de mes personnages présente disons, une particularité. Et puis, j'ai grandi dans un petit village qui est très solidaire, très soutenant avec ceux qui ont un enfant différent, mais avec quand même le risque d'être enfermé dans une étiquette… Pour moi, il était important d’explorer ce thème de la différence, de la difficulté de trouver sa place et d'être soi malgré le regard des autres… Pourquoi vous êtes-vous intéressée plus particulièrement au handicap auditif ? Dans mon entourage et c’est d’ailleurs le cas pour un grand nombre de personnes en Suisse, il y a des personnes malentendantes. Et ce qui m'a toujours intéressée, c'est qu’il s’agit d’un handicap invisible et très particulier, car si la personne ne dit pas qu'elle est malentendante personne ne peut le deviner. Travaillant moi-même dans le monde de la communication, cela m’a particulièrement touchée. Comment avez-vous fait pour appréhender et comprendre l’univers de la malentendance ? J’ai beaucoup lu et je me suis rapprochée de forom écoute en participant à des journées à thème pour comprendre cette problématique si spéciale. D’ailleurs, je me souviens toujours que lors d’une de ces journées à thème, un malentendant a lancé : « ce n’est pas nous, mais ce sont nos proches qui devraient être là pour comprendre ce que nous vivons ». J’ai trouvé cela très juste et c’est l’un des buts de ce roman qui a une dimension de sensibilisation, en permettant aux lecteurs qui ne la connaissaient pas de mieux appréhender cette problématique. Au final, il vous a fallu 8 ans pour écrire ce roman, c’est long… (rires) Pas tant que cela si on considère que j'ai une vie à côté, un travail et des enfants à élever. Il a fallu trouver du temps pour écrire, organiser sa vie, chercher de la documentation et lire beaucoup… Sans compter le temps pour trouver un éditeur… Vous avez obtenu le Grand prix du roman décerné par le magazine « femme actuelle ». Vous y attendiez-vous ? Pas du tout et cela a été une immense surprise, surtout pour un livre qui parle de la Suisse ! Comme tous ceux qui cherchent un éditeur, j'ai envoyé mon manuscrit un peu partout et participé à de nombreux concours… Le jour où l’on m’a appelé pour me dire que mon manuscrit avait été retenu, je ne me rappelais même plus y avoir participé ! En tout cas, cela a signé le coup d’envoi du lancement de votre livre… Oui, car ce prix est un des rares dont le but est de lancer des livres de nouveaux auteurs. Avec à la clé une vraie promotion, ce qui est franchement génial ! Allez-vous continuer à écrire ? Bien sûr ! Je suis déjà sur mon prochain roman dans lequel je reprends les héroïnes des Secrets de nos cœurs silencieux car beaucoup de lecteurs avaient envie de savoir ce qu'elles allaient devenir et d'ailleurs moi aussi ! Écrire me régénère, même si ça implique d'organiser sa vie et que c'est très chronophage… Les secrets de nos cœurs silencieux, un roman palpitant et enlevé Élise se sent à l'étroit dans son petit village. Alors que son meilleur ami lui propose de partir avec lui, un événement brutal va les séparer. Vingt-six ans plus tard, Christa, superbe femme malentendante que la vie n'épargne pas, se bat pour s'intégrer dans notre société en manque de tolérance. Sa petite sœur Julie, adolescente tourmentée, découvre un secret de famille qui va briser ses repères. Elle va alors tirer sur le fil emmêlé de l'histoire de leur famille... Les secrets de nos cœurs silencieux, Isabelle Aeschlimann, Editions Nouveaux Auteurs, juin 2023. SUIVANT PRECEDENT

  • Faut-il nettoyer soi-même ses appareils auditifs ? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Faut-il nettoyer soi-même ses appareils auditifs ? 8 mars 2024 Publié le : Les appareils auditifs de dernière génération sont si petits que nombre de malentendants hésitent à procéder eux-mêmes à leur nettoyage. Un entretien quotidien est pourtant indispensable pour maintenir les appareils en bon état de marche. Ils sont portés en permanence 7 jours sur 7 et parfois même 24h sur 24. Logique, ils sont indispensables à tout malentendant qui souhaite retrouver tout ou partie de son audition, et nombre d’études ont démontré à quel point l’appareillage auditif permettait également de limiter le risque de survenue d’un déclin cognitif, l’âge venant. Seulement voilà : qu’ils soient à l’intérieur de l’oreille ou au-dessus du contour de l’oreille, les appareils auditifs se salissent, en raison des poussières, mais aussi des sécrétions de cérumen. Et les conséquences en sont inévitables : faute d’un nettoyage approprié, ils s’encrassent avec le temps et leurs orifices étant obturés, ne rempliront plus leur fonction. Tous les soirs Selon les audioprothésistes, il est recommandé de procéder à un nettoyage simple tous les soirs au retrait de l’appareil et de faire un nettoyage approfondi une fois par semaine, voire plus fréquemment selon la quantité de cérumen produite par le malentendant. « Il est important que le malentendant ait une certaine autonomie pour nettoyer lui-même son appareil explique Olivier Gaches, audioprothésiste à Lausanne. L’un des rôles de l’audioprothésiste est d’ailleurs de lui enseigner les gestes simples et adaptés à ses capacités pour cet entretien régulier ». Chaque soir, le malentendant devra donc inspecter le corps de son appareil, sa « carrosserie » en quelque sorte, puis l’essuyer avec un mouchoir en papier doux et vérifier si la sortie de l’écouteur n’est pas bouchée. Si tel était le cas, il faudrait attendre le lendemain que le cérumen ait séché et le brosser délicatement pour l’éliminer. Enfin, il faut stocker la nuit l’appareil dans un gobelet déshydratant ou une station de séchage électrique pour prévenir les risques de dommages dus à l’humidité. Pour les appareils rechargeables, le dégagement de chaleur du processus de charge permettra d’ailleurs spontanément cet assèchement. Service complet chaque semaine Au-delà de cet entretien quotidien, un entretien hebdomadaire plus poussé est indispensable : « Il faut effectuer une fois par semaine un service plus complet avec désinfection de la partie qui s’insère dans le conduit auditif, en utilisant des lingettes ou un spray désinfectant, tout en faisant attention à ne pas inonder de produit désinfectant l’écouteur de l’appareil sous peine de risque de panne », ajoute encore Olivier Gaches, qui précise : « Il s’agira aussi de contrôler le filtre pare-cérumen à l’extrémité de la sortie écouteur et de le remplacer le cas échéant. Enfin, pour les appareils micro-contours d’oreille à écouteur déporté, il sera nécessaire de démonter le dôme pour le nettoyer et le désinfecter. D’ailleurs il existe des bacs à ultra-sons qui permettent de nettoyer efficacement les dômes ou les embouts/coques sur mesures ». Et de terminer : « Il conviendra également de brosser avec une brosse sèche les grilles d’entrées des microphones ». Enfin et cela reste important, en plus de cet entretien, il est vivement conseillé de se rendre tous les 3 mois chez son audioprothésiste pour faire nettoyer ses appareils auditifs de manière professionnelle grâce à du matériel spécifique, en particulier un système d’aspiration qui permettra un nettoyage plus efficace et approfondi. SUIVANT PRECEDENT

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