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  • Aux Diablerets, un week-end de neige entre malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Aux Diablerets, un week-end de neige entre malentendants 11 février 2023 Publié le : Ski, jeux, échanges… C’est dans une atmosphère détendue et bon enfant qu’une vingtaine de malentendants en provenance de tous les cantons romands se sont retrouvés le 20 janvier dernier pour un week-end aux Diablerets. Ambiance. Se retrouver c’est bien. Se retrouver longtemps, c’est mieux. C’est forts de ce constat qu’une vingtaine de jeunes malentendants en provenance de tous les cantons romands se sont retrouvés en ce vendredi 20 janvier - en présence de représentants de forom écoute -, pour un week-end de ski aux Diablerets. « L’année dernière nous avions fait une sortie à skis sur une seule journée , explique Rachel Millo co-organisatrice de l’évènement avec Annabelle Coquoz et Bastien Perruchoud, tous membres de la Commission Jeunesse de forom écoute. Et nous nous étions vite rendu compte que c’était bien trop court pour nous retrouver, discuter et profiter du ski. D’où l’idée cette année de proposer une sortie sur un week-end entier ». « Pour nous organisateurs, c’est bien mieux aussi , renchérit Annabelle Coquoz. D’une part on peut gérer l’évènement avec moins de stress, et d’autre part nous avons un peu plus de temps pour profiter nous aussi de la sortie ! ». Alors, justement pour profiter sans stress, c’est un week-end au programme plutôt léger qui a été proposé aux participants, histoire de laisser chacun jouir à son rythme des bienfaits de la montagne en hiver. Certains invités sont ainsi arrivés dès le vendredi soir, d’autres le samedi matin, qui pour une seule journée, qui pour l’ensemble du week-end… Bonne franquette En dehors du repas du samedi midi, offert au restaurant par forom écoute, c’est aussi à la bonne franquette que tous se sont sustentés. Le vendredi soir par exemple, a été pensé en mode « pique-nique ». « Nous avons été hébergés au Chalet Suisse, très accueillant et très spacieux , raconte Bastien Perruchoud. Nous avons demandé à chacun d’amener sa nourriture et mis sur pied un gigantesque pique-nique dans le réfectoire, tandis que nous, en tant qu’organisateurs avions préparé tous les ingrédients des deux petits déjeuners du samedi et du dimanche matin ». « Quant au samedi soir, nous avons cuisiné tous ensemble une immense sauce bolognaise avec des spaghettis , ajoute Rachel. C’était à la fois sympa et la meilleure garantie de rester détendus tout le week-end ». Détendus, mais tout de même pas inactifs. Car dès le samedi matin, tout ce beau monde s’est retrouvé sur les pistes, l’immense majorité ayant choisi de skier, tandis qu’un petit nombre a préféré les joies de la luge. « Là aussi, l’idée était de laisser chacun s’organiser à sa guise et si besoin, de se regrouper selon les affinités mais aussi le niveau de maîtrise des skis, même si tous se débrouillaient très bien », observe Annabelle Coquoz. Bon enfant… « Même chose après le repas de midi, ajoute Bastien Perruchoud. Ceux qui voulaient rentrer au chalet pouvaient le faire, tandis que ceux qui préféraient retourner skier ou simplement se balader au grand air était également libres de leur choix ». Il faut dire qu’en dépit du froid glacial et d’une bise plutôt soutenue avec une température ressentie de -19°C, il a régné un superbe soleil tout au long de la journée, tout à fait propice aux activités sportives hivernales. « Quelques jours avant, la météo nous avait un peu inquiétés, admet Rachel Millo. Mais finalement le temps a été parfait malgré le froid, et nous avons pu à la fois skier, faire de la luge, nous promener, discuter et nous retrouver dans une ambiance détendue et bon enfant. C’est vraiment ce que nous attendons tous de ce genre de sorties qui nous apporte beaucoup à chaque fois ». SUIVANT PRECEDENT

  • Lucien Schmid: «Je me suis toujours considéré comme les autres!» | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Lucien Schmid: «Je me suis toujours considéré comme les autres!» 5 janvier 2026 Publié le : Âgé de 22 ans, né à Yverdon, Lucien Schmid a été double-implanté très jeune. Passionné par la technique, mû par une insatiable curiosité, ce jeune homme attachant étudie actuellement à la prestigieuses École polytechnique fédérale de Lausanne. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait et à ce que je sais, je suis je suis devenu sourd vers l'âge de 7 à 8 mois, après une méningite. Là, à Genève, on m'a diagnostiqué cette surdité, et on m'a proposé une intervention. Mais mes parents ont demandé que je sois implanté des 2 côtés, ce qui a été le cas à l'âge de 11 puis de 13 mois… Vous avez une élocution parfaite… J’ai pu en effet acquérir le langage tout à fait normalement. C’est aussi parce que j'ai eu la chance d'être énormément stimulé par mes parents, avec des discussions, des jeux etc… Sans oublier bien sûr, le travail avec les logopédistes, à raison d'une fois par semaine pendant plusieurs années… Comment s’est déroulée votre scolarité ? Je l’ai entamée à l’ECES, (à l’époque École cantonale pour enfants sourds, ndlr) jusqu'à l'âge de 4 ans. Puis, je suis entré en première enfantine dans une école classique avec les autres enfants de mon village de Baulme. Par la suite, j’ai suivi un cursus scolaire ordinaire et je n’ai pas le souvenir d'avoir eu des difficultés scolaires ou relationnelles avec les autres enfants, qui souvent, ne savaient même pas que je portais des implants. A vous entendre, tout a été facile… A mon avis, cette relative facilité résulte de tout le travail en amont qui a été fait par mes parents et mes grands-parents qui m'ont toujours énormément soutenu, ainsi que mon entourage qui a fait abstraction de mon handicap, ce qui fait que je me suis toujours considéré comme les autres. Et que faites-vous à la fin de votre scolarité obligatoire ? Le gymnase à Yverdon pour une maturité maths-physique, parce que j’aime le monde de la technique et mettre en application des concepts à travers des projets… Depuis tout petit, j’ai une passion pour les trains et pour tout ce qui est pratique. C’est tout cela qui m’a conduit vers une voie scientifique… En 2022, après 3 ans de gymnase, vous décrochez votre maturité et entrez à l’EPFL en génie mécanique, pour dans la foulée, réussir la très redoutée première année… Ah ce n’était pas facile du tout, en moyenne une personne sur deux échoue à cette première année en effet ! Et c’était d’autant plus compliqué, qu’il fallait concilier tout cela avec des difficultés de transport et des problèmes familiaux… J’ai réussi, de justesse, mais j’ai réussi (rires). Tout de même, cela a dû vous demander un travail acharné ! Ah c’est certain, mais le soutien de ma famille a été déterminant. Et puis c’est vrai qu’être malentendant ou sourd peut être un désavantage, mais je l’ai toujours comblé par ma curiosité à chercher à comprendre les nouveaux concepts et à les mettre en pratique. Je suis convaincu que l’argument de discrimination pour les sourds peut être amoindri, parce que lorsqu’on est bien accompagné, on évolue très bien. Désormais vous voilà en master à l’EPFL… Oui parce que clairement, un bachelor ne suffit pas. Mais je suis dans une période où je m’interroge beaucoup sur la suite, et je sature un peu avec ce rythme où tout va très vite et où mon travail n’est plus aussi qualitatif que ce que j’aurais souhaité. Alors, je pense partir un moment avec des amis en Amérique du Sud pour réfléchir à ce qui me plairait le plus. Continuer l’EPFL avec un autre master sur la thermique des bâtiments par exemple, aller vers une autre école, ou même autre chose… Quel conseil donneriez-vous à jeune malentendant ou sourd ? Ne jamais se détourner des choses qui nous rendent heureux ou pour lesquelles on a un fort intérêt, comme par exemple le mien pour la technique. Ensuite, après des années de travail on prend goût et on finit par être reconnu dans ce que l’on fait. Ce conseil est valable pour tout le monde, pas seulement pour les malentendants, non ? C’est vrai. Mais quand on a un sens qui nous a été enlevé, comme l’ouïe par exemple, il faut redoubler d’efforts pour avancer. Et justement avoir quelque chose qui nous permet de nous démarquer, une passion, un point d’intérêt, un trait personnel qui fait avancer, je pense que c’est encore plus important quand on est malentendant. SUIVANT PRECEDENT

  • Sortie au CERN | FoRom Ecoute

    Retour à l'agenda Sortie au CERN 28 septembre 2024 CERN Une petite journée scientifique au CERN à Genève te tente ? Rejoins nous pour le 28 SEPTEMBRE 2024 ! Au programme nous te proposons : - 13h30 Rdv au CERN à la place de l’Esplanade, arrêt du tram 14 ‘CERN’ - 14 à 17h : Visite guidée du CERN avec interprètes LSF/LPC, le parcours sera défini 2 semaines avant - de 17h à 17h30 : Boisson offerte à la buvette du CERN au ‘Big Bang Café’ - dès 17h30 : Fermeture du CERN et libre Vous pouvez vous inscrire via le GOOGLE FORMS : https://forms.gle/HWKhLvRZi7eD2svcA Délai d’inscription au 01 septembre 2024. !! le nombre de participants est limité à 40 personnes. !! nous déclinons toutes responsabilités en cas d’accidents et pour les personnes mineures. Les trajets sont remboursés sur présentation du ticket de transport en PDF et si possible en dégriffés. Pour ceux qui viennent en voiture, notez les kms. Sans justificatifs, pas de remboursements ! On se réjouit de vous revoir pour cette chouette activité culturelle ! La Comm’s jeun’s Annabelle, Bastien et Rachel SUIVANTE PRECEDENTE

  • Guillaume Berbier, un malentendant au volant des géants des routes | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Guillaume Berbier, un malentendant au volant des géants des routes 1 mai 2023 Publié le : Malentendant de naissance et employé polyvalent à la commune de Saint-Imier dans le Jura bernois, Guillaume Berbier a décroché en 2021 son permis de conduire poids-lourds. Une manière d’exaucer un rêve d’enfant, mais aussi pour ce sapeur-pompier volontaire, de venir en aide à ses concitoyens. « C’est un rêve qui demande beaucoup d’efforts et même d’argent, mais franchement quand on est au volant là-haut, c’est magnifique car on est vraiment dans un bureau panoramique ». Le « bureau panoramique » de Guillaume Berbier, c’est la cabine de ces poids-lourds de plusieurs dizaines de tonnes qu’il a enfin le droit de conduire. Depuis le 29 octobre 2021, 6 ans après avoir décroché son permis voiture, ce Jurassien de 27 ans qui travaille pour les travaux publics de la commune de Saint-Imier en tant qu’employé polyvalent, est en effet l’heureux détenteurs d’un permis poids lourds dit « Catégorie C ». Passion Une consécration pour ce malentendant de naissance qui, depuis sa plus tendre enfance, est fasciné par tout ce qui roule. « Les poids lourds, c’est une passion qui remonte à très loin explique-t-il, déjà lorsqu’enfant, je voyais mon père conduire de petits camions ». Alors quand Guillaume a une passion, il la suit jusqu’au bout. Dans une interview accordée à « aux écoutes » en 2016 , il expliquait déjà comment, malgré le handicap auditif, il avait réussi à décrocher son CFC d’agent d’exploitation, pour devenir - là aussi un rêve d’enfance-, cantonnier, comme son père. Alors pour le permis poids-lourds, il n’a également pas hésité à mettre le paquet. D’abord au sens propre, parce qu’il lui a fallu débourser la jolie somme de 7500 francs, un investissement d’autant plus évident pour lui, qu’il était doublé d’une arrière-pensée professionnelle : « Dès la fin de mon apprentissage, j’avais constaté que de plus en plus de communes demandaient le permis poids lourd pour leurs agents de voirie. Je savais donc que cela allait également m’ouvrir des portes en termes d’emploi et de carrière ». Il y a l’argent, mais il y a également l’effort, car il a fallu une année entière pour que Guillaume puisse décrocher le précieux sésame. Car pour ce malentendant et dysphasique de surcroit, il a fallu travailler deux fois plus pour valider la partie théorique. « C’est vrai, cela m’a demandé pas mal d’efforts et beaucoup de travail en particulier à la maison pour réviser sur une application » , raconte-t-il. Pratique en 4 mois… La pratique pour ce jeune homme quasiment né avec un volant entre les mains, a en revanche été bien plus simple, puisque l’affaire, rondement menée, a été réglée en à peine quatre mois. « L’examen s’est très bien passé avec un expert qui était informé de mon problème auditif et avec qui je pouvais reformuler pour vérifier que j’avais bien compris les consignes. C’était vraiment cool ». Conduire un poids lourd de plusieurs dizaines de tonnes n’est pourtant pas chose aisée, car il ne s’agit pas d’une simple réplication à plus grande échelle, des habituelles règles de conduite automobile. « Un camion est bien plus large, plus haut, plus long, tout est plus complexe avec bien plus d’angles morts. La conduite demande beaucoup de concentration, avec des sensations différentes de celles de la voiture et parfois même des manœuvres différentes pour négocier les ronds-points ». Pour l’heure, Guillaume n’utilise pas son permis de conduire de la cadre de sa profession, des certifications supplémentaires étant nécessaires. En revanche, dès le premier janvier 2024, ce sapeur-pompier volontaire de longue date conduira les immenses mastodontes rouges qui sirènes hurlantes se précipitent à chaque alerte pour venir en aide à la population. SUIVANT PRECEDENT

  • Nabil El May: «Nier ma surdité ne m’a pas aidé» | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Nabil El May: «Nier ma surdité ne m’a pas aidé» 26 janvier 2025 Publié le : Âgé de 34 ans, le Genevois Nabil El May est sourd depuis son plus jeune âge et implanté cochléaire à 14 ans. Diplômé de la prestigieuse École Hôtelière de Lausanne, il raconte son long chemin pour se réapproprier son identité de sourd. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, je suis sourd. Et j’ai longtemps pensé que j’étais né sourd. Ce n’est que récemment que j’ai compris qu’en réalité c’était un déficit auditif qui s’est progressivement péjoré jusqu’à une surdité totale, à l’adolescence. Êtes-vous appareillé ? Je l’ai été dès l’âge de deux ans. Et puis à l’âge de 14 ans, j’ai été implanté cochléaire, d’un seul côté. Je n’entends donc aujourd’hui que d’une seule oreille, celle qui a été implantée… On a du mal à croire que vous êtes sourd, à voir comment vous vous exprimez et interagissez… Eh bien c’est un problème pour moi (Rires) ! Car le fait que je m'exprime aussi bien invisibilise encore plus mon handicap qui est bien réel. Et puis, cette qualité d'élocution relève surtout d’un énorme travail avec des logopédistes… Comment s’est déroulée votre scolarité ? J’ai grandi à Genève et mes parents ont fait le choix de me scolariser dans le privé, avec l’idée que cela allait favoriser mon adaptation. Les classes y étaient plus petites, l’encadrement et le soutien des enseignants, optimal. Tout cela compte énormément quand on a un handicap auditif. D’autant que dans l’intervalle, j’avais fait une expérience vaudoise dans l’enseignement public et cela n’avait pas été très concluant, en particulier sur le plan émotionnel. Les choses se sont-elles arrangées ? Oui dès lors que je suis revenu dans le privé, tout en procédant à l’implantation cochléaire, j’ai été libéré en quelque sorte. C’était une nouvelle vie et j’ai réussi à décrocher ma maturité. Vous entamez ensuite des études à l’École Hôtelière de Lausanne (EHL), pourquoi ce choix ? Depuis tout petit, j'ai toujours eu envie de travailler dans ce monde qui me passionne. Et puis, je viens d'une famille orientale où l'hospitalité et la convivialité sont très importantes… Tout de même, tenter une formation dans l’hôtellerie quand on est sourd, il fallait oser… C'est vrai que les conseillers d'orientation m’ont plutôt suggéré des filières où l’aptitude à la communication était moins importante. Mais je ne les ai pas suivis, je voulais absolument intégrer l’EHL et son prestige (Rires). Et à l’inverse, l’EHL a-t-elle accepté sans difficultés votre candidature ? Il y avait bien sûr une sélection à l’entrée. Mais l’EHL étant une école qui aime cultiver la différence, j’ai joué de mon handicap que j’ai présenté comme un atout. Et cela a marché ! Comment se sont déroulées vos études ? Même dans une école comme l’EHL où les gens sont sensibilisés à la question du handicap, la réalité finit souvent par reprendre ses droits. Au début on s’adapte à la personne sourde, mais sur la durée c’est plus difficile, d’autant qu’il s’agit d’un handicap invisible. Avec le recul, je dirais qu’il n’a pas été facile pour moi de trouver ma place même si finalement je me suis adapté en me plaçant au premier rang durant les cours et en expliquant mon problème aux enseignants qui du reste étaient très compréhensifs… Il m’a quand même fallu beaucoup travailler pour compenser et j’ai passé bien du temps à la bibliothèque (rires). Vous décrochez votre diplôme en 2015. Que faites-vous ensuite ? Après quelques stages dans le tourisme, je fais durant une année un master en stratégie internationale, à Lancaster en Grande-Bretagne. Et en 2018, je vais travailler à Paris comme « Ambassadeur » pour un hôtel de la chaîne citizen M. Et aujourd’hui, que faites-vous ? Je travaille toujours pour la même chaîne, mais ici à Genève. Et puis en avril dernier, j’ai pris des responsabilités au sein de la Fédération suisse des sourds (FSS) comme représentant « Suisse romande ». J’ai donc aujourd’hui deux emplois ! Pourquoi avez-vous réduit votre engagement dans l’hôtellerie ? L'hôtellerie reste pour moi un challenge, même si je n’ai pas pu évoluer dans la hiérarchie comme je l’aurais souhaité, probablement en raison de mon handicap auditif. Et puis, j’ai longtemps évolué dans une sorte de déni de la surdité et cela ne m’a pas aidé. J’avais donc besoin de mon réapproprier mon identité de sourd. La FSS représentait une opportunité de le faire tout en œuvrant à des solutions d’inclusivité. Pour cette raison, j'aimerais d’ailleurs m'investir dans des projets d'inclusion dans l'hôtellerie. En tant que personne qui est dans les 2 mondes, puisque je ne suis pas un sourd signeur, je suis convaincu que je peux beaucoup apporter. SUIVANT PRECEDENT

  • L’ASPEDA, 50 ans d’engagement en faveur des familles d’enfants sourds ou malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine L’ASPEDA, 50 ans d’engagement en faveur des familles d’enfants sourds ou malentendants 10 février 2024 Publié le : Fondée en 1974, l’Association suisse de parents d’enfants déficients auditifs fédère pas moins de 13 organisations régionales dans toute la Suisse et environ 500 familles. Sa force ? Organiser un partage d’expérience particulièrement précieux et utile à tous ceux qui sont confrontés à la surdité de leur enfant. Dès le départ, la démarche a rencontré un franc succès. Et pour cause : comme toujours, l’union fait la force, encore plus lorsqu’en tant que parents, on doit gérer la prise en charge et l’éducation d’un enfant déficient auditif, malentendant ou sourd. Il y a 50 ans en effet, nous étions en 1974, 4 associations de parents d’enfants déficients auditifs de Berne, d’Argovie-Soleure, de Lucerne et de Zurich, rejointes une année après par Genève, décidaient de fonder une association faitière : l’ASPEDA, l’association suisse de parents d’enfants déficients auditifs. « Très rapidement, l’ASPEDA a fédéré plus de 300 familles membres, via les associations régionales, ce qui montre que l’idée de regrouper ses forces au sein d’une faîtière avait tout de suite suscité l’adhésion » explique Eva Mani co-directrice de l’association. Quelque 50 ans plus tard, l’ASPEDA regroupe bon an mal an pas moins de 400 à 500 familles à travers toute la Suisse via ses 13 organisations locales, les « groupes régionaux », dans toutes les régions linguistiques du pays. Nombreux événements Ses objectifs ? La défense des intérêts des enfants malentendants ou sourds, mais aussi la coordination d’une entraide entre familles pour la prise en charge des enfants, sur une base apolitique, indépendante et neutre. L’ASPEDA organise ainsi chaque année de nombreux événements, des journées des groupes régionaux avec un programme familial, des événements locaux tout au long de l'année, ainsi qu’un congrès annuel des parents, planifié sur deux jours. « Notre congrès annuel des parents, c’est comme un virus, sourit ainsi Eva Mani : si on le chope, on ne peut plus s’en passer, car c’est un événement phare qui réunit tout le monde depuis l’ensemble de la Suisse. Et ce qui compte beaucoup pour nous, c’est qu’il implique énormément les parents y compris dans les choix des thématiques et des conférenciers ». Et puis, au-delà des événements organisés, il y a l’échange d’informations entre parents et entre familles, désormais considérablement démultiplié et simplifié par les moyens de communication modernes : site internet, emails, newsletters et même un groupe WhatsApp de parents romands, se sont au fil des années ajoutés au traditionnel et antique « Bulletin » papier de l’ASPEDA. Évidemment, les demandes d’informations ne manquent pas, quotidiennes, portant bien sûr, sur les appareils auditifs, les choix d’éducation et de langue à privilégier, d’école et d’enseignement, sans parler des dimensions médicales ou même juridiques. Regard spécifique… Dans ces échanges, la valeur ajoutée de l’ASPDA, unique, est celle du regard spécifique et de l’expérience vécue par des parents, tous confrontés aux mêmes questionnements : « Le regard des parents apporte toujours une autre perspective parce qu'ils ont un vécu quotidien avec leurs enfants, ce qui leur permet d’apporter aux autres parents, des réponses, des astuces ou des stratégies très concrètes et éprouvées par leur propre expérience, explique Eva Mani. Ce type d’échange est vraiment indispensable et irremplaçable ». En 50 ans d’existence l’ASPEDA a désormais fait sa place dans le monde de la surdité romand et suisse. Sa légitimité, aujourd’hui incontestable, est le fruit d’années d’engagement qui la conduisent à se développer progressivement en proposant à chaque fois, de nouvelles prestations. Seul bémol, comme toujours : le financement, véritable nerf de la guerre. L’association qui ne compte que très peu d’employés, vit en effet grâce au travail des bénévoles et aux ressources obtenues par les cotisations et via une subvention accordée par l’OFAS, l’Office fédéral des assurances sociales. Le reste, en particulier le financement des projets, doit être assuré par un effort permanent de recherches de fonds auprès de fondations et autres donateurs privés. « Jusqu’à présent nous y sommes toujours arrivés, même si cela reste fragile, observe Eva Mani. Mais nous devons y consacrer chaque année un énorme travail qui mobilise des ressources au détriment de tâches plus concrètes en faveur des familles et des enfants déficients auditifs ». Afin de fêter ses 50 ans, l’ASEPDA organise en 2024 une série d’événements à découvrir sur le lien : www.aspeda.ch/enfant-malentendant/320- 50-ans-aspeda SUIVANT PRECEDENT

  • A Saint-Imier, une exposition relate le quotidien des malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine A Saint-Imier, une exposition relate le quotidien des malentendants 13 juin 2023 Publié le : Découvrez l'exposition « Ear Me! » jusqu'au 30 juin prochain à Saint-Imier, Jura bernois. Photos, textes et témoignages relatent le quotidien des personnes qui souffrent d'un handicap auditif. Si vous habitez Saint-Imier, vous avez jusqu’au 30 juin pour aller découvrir l’exposition « Ear me ! » proposée par pro infirmis. Constituée de panneaux réunissant textes, témoignages ainsi que des photographies réalisées par Fabrice Nobs, l’exposition «Ear me!» relate le quotidien des personnes qui souffrent d’un handicap auditif. 14 personnes y partagent ainsi des tranches de leur vie. La richesse de la langue des signes, le travail des interprètes, l’ingéniosité des différents appareils auditifs y sont – entre autres - mis en avant. « Avec »… Le projet « EarMe ! » est une exposition de photos, de textes et de témoignages sur la surdité et le handicap en allemand et en français et qui a déjà été présenté l’année dernière à Bienne. Son objectif est de sensibiliser et d'informer le public sur les thèmes en question. L'accent a été mis sur les reportages photographiques et les textes de personnes concernées consacrés à divers aspects de la vie avec un handicap auditif : la problématique des enfants de parents sourds, la lecture labiale et la langue des signes, la terminologie de la surdité, les "faux sourds" et bien d'autres thèmesw encore. Enfin, A Saint-Imier, « Ear me ! » s’inscrit dans le cadre d’une programmation thématique intitulée « Avec » proposée durant tout le mois de juin et centrée sur l’accès à la culture et tout particulièrement sur la notion de «culture inclusive». Fabrice Nobs Né en 1974, Fabrice Nobs vit et travaille à Bienne. Diplômé de l’Ecole des Arts Appliqués de Vevey en 2005 et en Sciences Sociales (2001), il se consacre principalement à son métier de photographe. En dehors de cette activité, il enseigne régulièrement la photographie à l’Espace Art-vif, un lieu de créativité pour adolescents et jeunes adultes. En 2005, il reçoit un prix de soutien de l’office de la culture du canton de Berne pour son projet « Les métamorphoses urbaines ». En dehors de ses recherches personnelles, il pratique le plus souvent la photographie de théâtre et de portrait, le reportage et la photographie industrielle. « Ear Me ! », jusqu’au 30 juin au Centre de Culture & de Loisirs, rue d’la Zouc 6, Saint-Imier. me-ve, 14h-18h. Entrée libre www.ccl-sti.ch SUIVANT PRECEDENT

  • Evelyne Jordan, la vie au bout des pinceaux | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Evelyne Jordan, la vie au bout des pinceaux 22 septembre 2023 Publié le : Malentendante de longue date, ancienne présidente de l’Association fribourgeoise des malentendants, Evelyne Jordan est une retraitée active et peintre émérite. Ses toiles, vibrantes de vie et de créativité, peuvent être découvertes à Fribourg jusqu’à la mi-octobre. L’ensemble est à son image : créatif, pétillant, surprenant et respirant la joie. Alors, si vous avez un peu de temps, courez au bâtiment Diabolo Menthe à Fribourg, un lieu de vie pour seniors autonomes abritant 42 logements avec des prestations de « conciergerie sociale » réservées aux locataires. 40 tableaux échelonnés sur les 7 étages vous y attendent. Tous peints par Evelyne Jordan. Malentendante, implantée et retraitée depuis 2019, cette sémillante presque septuagénaire y expose en effet ses tableaux, fruits de nombreuses années d’apprentissage et de recherche picturale, expérimentant autant de thèmes, de techniques et même d’événements… « Il y en a pour tous les goûts, car j’aime bien m’amuser avec les techniques et obtenir à chaque fois quelque chose de différent, explique l’artiste. La matière m’inspire, je peins des formes, des couleurs et leurs vibrations surgissent au gré des sentiments du moment, parfois spontanés, sous l’influence d’une image, d’une photo ou de l’actualité, d’où la variété des styles». Fin à la mi-octobre Entamée il y a près de six mois, cette exposition, qui se termine dans un peu plus de 15 jours, est née, comme souvent, d'une rencontre. Celle d'Evelyne avec un ancien membre de l’association fribourgeoise des malentendants, Jean-François Roussel qui, résidant lui-même dans le bâtiment, lui suggère : « Ici, tous les 6 mois, on expose un artiste différent. Et si tu exposais tes peintures toi aussi ? ». Ni une ni deux, Evelyne se lance. Il faut dire qu’elle est coutumière des expositions, la première datant de 2019, l’année où elle a pris sa retraite et subi une implantation cochléaire. Mais à Pro Senectute, le défi était un peu particulier, puisqu’il s’agissait de faire honneur à tout l’espace disponible, 7 étages tout de même ! « Comme je n’avais rien prévu pour 2023, j’ai pris le temps de rassembler une quarantaine de tableaux que j’ai ensuite classés par thématique et par étage d’exposition, raconte-t-elle. Et franchement je ne regrette pas, car l’accueil qu’ils reçoivent des habitants de l’immeuble aussi bien que des visiteurs est vraiment touchant ! » . Goût des belles choses De longue date, Evelyne Jordan qui a le goût des belles choses – elle a longtemps pratiqué l’art floral -, aime la peinture. Mais de là à se saisir elle-même des pinceaux, il y avait un grand pas, qu’elle a franchi presque par hasard, le jour où son mari lui a lancé : « tiens, voilà des pinceaux et des toiles, tu sauras quoi en faire ! ». Evelyne qui a déjà une longue carrière de secrétaire derrière elle, est alors en pleine transition professionnelle, en recherche d’un nouvel emploi. L’idée de se mettre à la peinture, « une activité que l’on fait seul avec soi-même, sans avoir besoin d’entendre », la séduit tellement qu’elle n’hésite pas à prendre des cours, s’initiant progressivement à diverses techniques, avec une petite inclination pour l’encre et la pâte à craqueler, que l’on retrouve dans nombre de ses tableaux. « J’ai toujours besoin de créer des choses et ça me démangeait de faire de la peinture, quelque chose qui dure plus longtemps que des compositions qui se fanent », sourit-elle avant d’ajouter : « C’est une activité solitaire, mais qui touche le cœur des gens, et j’aime beaucoup cela, car ce qui compte le plus pour moi, c’est que chaque œuvre est l’occasion d’une rencontre avec celles et ceux qui la contemplent ou avec ceux qui souhaitent acheter un de mes tableaux ». Belle histoire… Car ses tableaux, il arrive en effet à Evelyne Jordan de les vendre, « pas pour l’argent », mais bel et bien parce « chaque acquisition de tableau est une belle histoire, car je suis toujours très touchée que quelqu’un qui ne me connaît pas veuille acquérir une de mes toiles ». D’ailleurs, au Diabolo Menthe, 4 tableaux ont trouvé acquéreur, un « record » pour le lieu, pourtant habitué aux expositions. Si par hasard vous n’arriviez pas à admirer les œuvres d’Evelyne Jordan encore cette année, rassurez-vous : une prochaine exposition est prévue à Fribourg en 2024. Cette fois, l’exploratrice en herbe, décidément toujours curieuse de tout, privilégiera les petits formats et une nouvelle technique, fondée sur la cire et les pigments. Evelyne Jordan, bâtiment Diabolo Menthe de Pro Senectute, Passage du Cardinal 18, Fribourg. Jusqu’à mi-octobre. Du lundi au vendredi de 13h30 à 16h30. SUIVANT PRECEDENT

  • Intelligence artificielle et appareils auditifs: à quoi faut-il s’attendre ? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Intelligence artificielle et appareils auditifs: à quoi faut-il s’attendre ? 9 février 2025 Publié le : La très grande majorité des appareils auditifs et même des implants cochléaires actuellement commercialisés fonctionnent en ayant recours à l’intelligence artificielle. Pour les malentendants, les bénéfices potentiels sont énormes. Il suffit de parcourir les sites de fabricants d’appareils auditifs ou se rendre dans leurs magasins pour constater l’évidence : l’intelligence artificielle, dite IA, est devenue un argument marketing majeur pour mieux commercialiser leurs produits. Mais qu’en est-il réellement ? « Les nouvelles aides auditives, sont dotées de l’intelligence artificielle pour leur fonctionnement, confirme Raphaël Furioux, audioprothésiste indépendant basé à Yverdon. C’est-à-dire que lors de la programmation, on a utilisé l’apprentissage de l’intelligence artificielle. En revanche une fois l’appareil sur le marché, le programme ne peut pour l’instant plus évoluer. » Une précision en premier lieu. Par intelligence artificielle, on entend des processus reposant sur la création et l'application d'algorithmes exécutés dans des environnements informatiques dynamiques qui permettre à des ordinateurs de penser et d'agir comme des êtres humains, avec à la clé des processus adaptatifs extrêmement rapides. « Machine learning » Et parmi celles-ci, la création de systèmes qui apprennent ou améliorent leurs performances en fonction des données qu’ils traitent, ce que l’on appelle communément le « machine learning ». Et c’est d’abord dans ce domaine particulier que l’IA procure d’ores et déjà des développements significatifs en termes de performances des appareils auditifs. « Actuellement, l’IA permet d’améliorer le quotidien des malentendants au moins de deux manières, explique un ingénieur qui travaille en France, dans la région lyonnaise. Leur premier avantage est qu’elles permettent en temps réel une adaptation automatique des réglages d’écoute des appareils en fonction des modifications de l’environnement sonore de ceux qui les portent. Cela veut dire que la qualité d’écoute s’auto-ajuste automatiquement, avec un gain énorme pour le malentendant ». « Jusqu’à il y a quelques années, j’avais envie d’arracher mes appareils lorsque je me trouvais dans des environnements très bruyants, témoigne Fabrice. Désormais, je n’en ai plus besoin puisque l’appareil opère une correction automatique de l’intensité, et ce avant même que j’éprouve une gêne. C’est quasiment magique ». Moins d’abandons Autre conséquence : « Non seulement notre travail d’audioprothésiste s’en trouve facilité avec des réglages de base de plus en plus performants, mais le processus d'habituation du patient lorsqu’il prend son appareil pour la première fois est grandement amélioré, ce qui réduit le risque d’un échec d’appareillage par un abandon pur et simple, fréquent chez les personnes âgées » explique une audioprothésiste qui travaille à Genève pour une grande chaine. Et ce n’est pas tout : l’IA permet donc non seulement de s’adapter à son environnement, mais aussi… au malentendant lui-même, un peu comme le font les smartphones qui apprennent de nos habitudes de vie et s’ajustent en fonction de nos préférences ou de nos besoins. Ce n’est du reste pas par hasard que nombre de fabricants, aussi bien d’appareils auditifs que d’implants cochléaires, ont noué des partenariats avec des grandes majors de l’économie numérique comme google, seules entreprises capables à ce jour de mettre à disposition leurs impressionnantes capacités de calcul. Beaucoup d’énergie « De nombreux développements sont à prévoir, conclut notre ingénieur. Dans les années qui viennent, les appareils vont pouvoir de mieux en mieux auto-diagnostiquer leurs pannes, voire un jour se réparer eux-mêmes sur le plan logiciel et qui sait, servir aussi d’instruments de diagnostic pour mesurer certains paramètres du corps humain comme le font les montres connectées etc. La seule limite que je vois à tout cela, c’est que ces fonctionnalités vont consommer énormément d’énergie, ce qui nécessite des batteries performantes alors que les appareils sont de plus en plus miniaturisés ». SUIVANT PRECEDENT

  • Léa Rey: «Si on n'essaye pas, c'est qu'on a déjà échoué!» | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Léa Rey: «Si on n'essaye pas, c'est qu'on a déjà échoué!» 21 mai 2023 Publié le : Très active et sociable, Léa Rey est née il y a 27 ans à Billens, du côté de Romont (FR). Malgré un double handicap, auditif et visuel, elle mord la vie à pleines dents et fourmille de projets grâce à son inébranlable joie de vivre. Depuis quand êtes-vous malentendante ? Probablement depuis ma naissance même si cela n’a été découvert que vers l’âge de quatre ans et demi, quand parents se sont inquiétés parce que je ne parlais pas encore… Le plus drôle c’est que le premier ORL consulté a pensé que j’étais simplement une gamine qui crisait (rires). Heureusement, une logopédiste a très vite compris que j’avais une déficience auditive, vu que je ne répondais qu’une fois sur dix… Votre perte auditive est-elle importante ? Oui, je suis malentendante et appareillée des deux côtés. Mais si à l’âge de cinq ans il me restait 60 % d’audition, aujourd’hui je n’en ai plus que 11 % avec une perte qui concerne surtout les aigus. Je n'entends pas les oiseaux ou le bip quand on se canne un objet dans un magasin… Connait-on la cause de cette perte ? Aujourd’hui oui, parce que vers l’âge de 19 ans, à l'âge de 19 ans je me suis rendu compte que je voyais moins bien la nuit. Après des tests on a conclu que je suis atteinte du syndrome de Usher une maladie génétique qui se manifeste par une perte auditive suivie d’une perte de la vue. Ainsi, je vois correctement le jour, mais la nuit j'ai besoin d'une canne blanche car je ne vois plus les reliefs ni les distances… Apparemment, je suis le seul membre de ma famille à être atteinte de ce syndrome… Cela a dû être un choc tout de même… Ma première réaction a été de me dire que c’était une maladie que j’avais depuis ma naissance et que je ne le savais juste pas… Le mieux était donc d’apprendre à vivre avec et surtout de bien profiter de la vie pour mes parents ça a été beaucoup plus difficile. Comment s’est déroulée votre scolarité ? Après une première année à l'Institut Saint-Joseph pour sourds, j'ai fait toutes mes études à l'école publique sans jamais redoubler, ce dont je suis très fière. Les séances de logopédie 2 à 3 fois par semaine et un soutien spécialisé en classe pour les matières où j'avais le plus de peine m’ont beaucoup aidée. Si je parle aussi bien, c’est vraiment parce que j’ai une logopédiste en or ! (rires) Et avec les camarades ? La période la plus difficile pour moi a été le cycle d'orientation. C'est l'âge où les enfants deviennent méchants et il y a des discriminations et des moqueries. Toutes ces personnes qui m'ont fait du mal je les remercie elles m'ont l'a apporté la force que j'ai aujourd'hui (rires). Que faites-vous à la fin de votre scolarité obligatoire en 2011 ? Au départ je voulais devenir libraire. J'ai donc fait une année à l'école de culture générale mais je me suis rendu compte que ce n’était vraiment pas pour moi. Et puis alors que j’étais fille au pair à Neuchâtel, la maman qui faisait des décorations florales m'a proposé de faire un stage. C’est comme cela que je me suis lancée dans un apprentissage de fleuriste à l’école d’horticulture de Genève, entre 2013 et 2016. Et cela s’est bien passé ? Oui j’ai eu des professeurs compréhensifs et des patrons de stage qui ont été empathiques et ont joué le jeu. Si j'avais besoin d'aide, il suffisait de demander… La seule fois où cela a été compliqué c’était durant la dernière année avec un employeur pas très à l’écoute. Contre son avis, j’ai présenté l’examen du CFC et je l’ai réussi haut la main. Ma devise c’est : « si on n'essaye pas c'est qu'on a déjà échoué ! » D’où vous vient cette belle assurance ? De ma famille qui est très positive ! On se tire tous en avant, on est tous là pour nous encourager les autres les uns les autres et cela compte énormément. Vous travaillez donc comme fleuriste… Oui j'adore ce métier avec une partie créative et un partie relations avec les gens. Actuellement je travaille pour Feuriot qui a une très belle renommée et j'en suis très contente ! Comment vous voyez-vous dans 10 ans ? Beaucoup de magasins de fleuristes sont plutôt sombres avec des sols en bois, ce qui est vite handicapant pour moi… Du coup en parallèle de mon travail, je fais une formation continue en kinésiologie et dans 3 ans, j'espère pouvoir ouvrir mon propre cabinet tout en continuant à travailler à 20 ou 40% comme fleuriste. SUIVANT PRECEDENT

  • Fortunio d’André Messager pour la 1 ère fois à l’Opéra de Lausanne | FoRom Ecoute

    Retour à l'agenda Fortunio d’André Messager pour la 1 ère fois à l’Opéra de Lausanne 19 novembre 2024 A l'Opéra de Lausanne Pour la 1ère fois à l'Opéra de Lausanne Chanté en français (surtitres en français et en anglais) FoRom écoute, avec le soutien d’un généreux donateur, offre des places aux personnes malentendantes et leur(s) accompagnant (s) pour la comédie lyrique Fortunio d’André Messager . La représentation sera donnée le 19 novembre prochain à l’Opéra de Lausanne. Les places en première catégorie prévues à cette occasion se trouvent dans les premiers rangs du parterre, juste en face de la scène. Dans la zone de réception de la boucle magnétique. Pour en savoir plus, découvrez ci-dessous le programme et les informations pratiques. https://www.opera-lausanne.ch/show/fortunio/ Au plaisir de vous y retrouver Sur inscription, le nombre de places est limité ! prestations@ecoute.ch SUIVANTE PRECEDENTE

  • Les jeunes de FoRom écoute en sortie karting à Payerne | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Les jeunes de FoRom écoute en sortie karting à Payerne 15 mars 2024 Publié le : C’est devenu une tradition. Chaque début du mois de mars, des malentendants et devenus sourds en provenance de tous les cantons romands affluent à Payerne pour une rencontre conviviale et à pleine vitesse sur les célèbres pistes du karting de Payernland. En ce 8 mars, ils étaient 35 à jouer le jeu – dont certains en famille ! - pour, une fois n’est pas coutume, une matinée consacrée à l’exercice et brillamment organisée par Rachel Millo et Bastien Perruchoud, membres de la Commission Jeunesse de forom écoute. « Pour des raisons d’organisation, le karting a cette année, décalé nos courses de l’après-midi au matin, explique Bastien Perruchoud. Mais ce n’est pas plus mal parce que finalement, les personnes ont eu du temps l'après-midi pour discuter et se retrouver ». Dès 9 heures du matin donc, 30 d’entre eux se sont élancés plein gaz sur les pistes pour 6 tours de karting où chacun a pu donner la pleine mesure de ses talents de conducteur. Arrivés parmi les premiers ou pas, tous ont pu s’adonner avec joie au plaisir et aux frissons de la courses automobile à grand renforts d’accélération et de gaz d’échappement. Dès midi, tout ce petit monde s’est retrouvé dans le restaurant contigu, autour d’un très bienvenu plat de pâtes, avant que, vers 14h30 ne soit décernées les coupes aux gagnants, avec aux trois premières places Joao Ferreira, Micael Quintal et Bastien Perruchoud, qui pour sa part, est abonné au podium depuis de longues années. SUIVANT PRECEDENT

  • Aux HUG, un projet innovant pour favoriser le développement de médicaments contre la surdité | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Aux HUG, un projet innovant pour favoriser le développement de médicaments contre la surdité 26 octobre 2023 Publié le : Le projet « La plateforme Phoenix, un catalyseur pour le développement de nouvelles thérapies pour la surdité », mené par le Pr Pascal Senn et Rousset Francis, du Département des neurosciences cliniques vient de recevoir le Prix de l’innovation 2023 décerné par la Journée de l’Innovation des Hôpitaux Universitaires de Genève. « Les cellules Phoenix permettent de tester un grand nombre de molécules dans un format à haut débit, permettant le calcul des caractéristiques pharmacologiques des médicaments. Notre solution permet un accès unique aux premières phases de développement de médicaments contre la perte auditive, sans coûts supplémentaires ni préoccupations éthiques liées aux expérimentations animales ». Tel est le projet, mené par le Pr Pascal Senn chef du service ORL et Rousset Francis du Département des neurosciences cliniques des HUG, et qui vient de se voir décerner le Prix de l’innovation 2023. A la base de ce projet, une méthode de reprogrammation pour développer les cellules souches auditives de souris in vitro sans compromettre leur capacité à se transformer en neurones sensoriels matures et fonctionnels. Avec pour résultat d’aboutir à la création d’une banque de cellules autorisant le développement de médicaments, le tout en étant complètement indépendant des modèles animaux. Modèle prometteur La plateforme Phoenix offre ainsi une alternative solide aux technologies actuelles reposant sur des modèles cliniques obsolètes, qui in fine empêche les nouveaux médicaments d’arriver sur le marché. Alors que les solutions disponibles – appareils auditifs et implants cochléaires – sont onéreuses et ne parviennent pas à restaurer une audition naturelle, elle vise à accélérer les découvertes de nouvelles molécules et, en fin de compte, à créer de nouvelles thérapies causales contre la perte d'audition. A noter que ce très prometteur modèle substitutif a déjà été mis en œuvre dans plusieurs laboratoires aussi bien en Suisse qu’à l’étranger. Pour rappel, un demi-milliard de personnes dans le monde souffrent de perte auditive, ce qui entraîne des conséquences socio-économiques considérables et ce alors même que le manque criant de modèles efficaces de développement de médicaments se traduit par l'absence de thérapies pour les patients concernés. SUIVANT PRECEDENT

  • info@acoustique-tardy.com | FoRom Ecoute

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  • Genève: Le Théâtre de l’Usine améliore ses mesures d’accessibilité pour les malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Genève: Le Théâtre de l’Usine améliore ses mesures d’accessibilité pour les malentendants 9 mars 2025 Publié le : Boucle auditive, surtitrage… Le Théâtre de l’Usine de Genève, récemment ouvert après six mois de rénovation, travaille d’arrache-pied pour faciliter l’accessibilité de ses spectacles aux personnes sourdes et malentendantes. Après six mois de travaux de rénovation, le célèbre Théâtre de l’Usine de Genève, centre culturel autogéré depuis 1989, a fait peau neuve, et son agencement a été entièrement repensé afin de permettre non seulement un meilleur accueil du public et des artistes, mais aussi une meilleure accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Dans sa configuration de l’époque en effet, le Théâtre représentait un obstacle pour toutes les personnes vivant avec un handicap qu’il soit physique, sensoriel, mental ou psychique. « La question de l’accessibilité a pourtant toujours été au cœur de notre ADN, explique Ghalas Charara, responsable de l’accueil et des mesures d’accessibilité du Théâtre. Nous avons par exemple été les premiers à instaurer un prix libre tous les samedis pour que les personnes précarisées puissent accéder à nos spectacles. C’est d’autant plus important que les problématiques d’inclusion sont vraiment au cœur de notre programmation. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons fait en sorte que les derniers travaux de rénovation permettent d’améliorer l’accès des personnes en fauteuil roulant.» Large réflexion De fil en aiguille, « une solution à un handicap entrainant une recherche de solutions pour d’autres » , le Théâtre a également entamé une large réflexion pour l’accessibilité des personnes sourdes et malentendantes. «Le handicap auditif est malheureusement un handicap invisible, nous avons donc à notre corps défendant un peu tardé à le prendre en compte en termes d’accessibilité, ajoute Ghalas Charara. Nous entendons bien mettre désormais les bouchées doubles pour rétablir cette injustice». « L’accès à la culture est un droit et il est de notre responsabilité de mettre en place ce qui il faut pour que les personnes en situation de handicap auditif puissent elles aussi bénéficier de nos spectacles », renchérit Ruth Muganga, responsable de la communication du Théâtre de l’Usine. Cet engagement trouve déjà une première matérialisation par la mise en place dès cette année, pour un coût d’environ 15’000 francs, d’une boucle auditive, en lieu et place d’une boucle magnétique, impossible à installer en raison de la proximité du barrage du Seujet, juché sur le Rhône et dont la fonction est de contribuer à réguler le lac Léman. « Nous avons donc privilégié la solution de la boucle auditive via le wifi, détaille Ghalas Charara. Grâce à des micros supplémentaires disposés dans la salle, la personne pourra entendre directement dans son appareil auditif. Nous procèderons aux premiers tests en situation réelle lors de notre prochain spectacle Terminale Hysteria, prévu du 28 au 30 mars prochains ». Surtitrage L’autre grand chantier est celui du surtitrage. Forts d’une première expérience réussie l’année passée dans la traduction surtitrée d’un spectacle du portugais à l’anglais et au français, des services de surtitrage devraient être proposés très rapidement au public ayant un déficit d’audition. « Même si ce ne sera pas possible pour tous les spectacles en raison des spécificités de chaque mise en scène, nous avons l’ambition d’étendre au maximum le surtitrage aux sourds et malentendants». A terme, et en fonction des finances disponibles, le Théâtre aimerait même pouvoir engager une personne capable de signer en langue des signes afin de favoriser l’accueil de personnes qui n’oralisent pas. Afin d’en informer le public le plus large possible, toutes ces mesures, y compris celles développées pour d’autres publics comme les personnes ayant un déficit visuel et qui bénéficient elles-aussi de mesures d’accessibilité spécifiques, feront l’objet d’une large diffusion par les canaux usuels : site internet, newsletter, réseaux sociaux. www.theatredelusine.ch SUIVANT PRECEDENT

  • A la découverte de la base lausannoise de la Rega | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine A la découverte de la base lausannoise de la Rega 2 décembre 2023 Publié le : Le 25 novembre dernier, une trentaine de malentendants en provenance de toute la Romandie se sont donné rendez-vous à la base lausannoise de la Rega, non loin de l’aéroport de la Blécherette. L’occasion de se retrouver entre sourds et malentendants bien sûr, mais aussi d’en apprendre beaucoup sur les spécificités et l’organisation du sauvetage aérien. De longue date, les sorties organisées par la Commission jeunesse de FoRom écoute sont connues et appréciées pour leur convivialité, avec cette ambiance si particulière qui prévaut lorsque l’on se retrouve entre malentendants et sourds. Bien sûr, celle qui a été organisée le 25 novembre dernier n’y dérogeait pas. Mais elle a eu le mérite d’y ajouter un côté utile qui en a renforcé l’attrait pour la trentaine de jeunes qui avait fait le déplacement, depuis un peu partout dans la Romandie. C’est en effet à la base lausannoise de la Rega que tout ce petit monde – y compris une famille avec deux petits enfants en bas âge ! – s’est retrouvé en ce début d’après-midi du 25 novembre. « Organiser cette sortie, c’était mon idée, explique Rachel Millo co-organisatrice de l’événement, avec Bastien Perruchoud. Mais il faut dire qu’en réalité nous n’avons fait que répondre à une demande exprimée depuis longtemps par de nombreux jeunes ». Nombreuses questions La Rega c’est, comme la plupart des Suisses le savent, une fondation de droit privé de service public qui assure le sauvetage aérien dans tout le pays, grâce à sa flotte d’hélicoptères performants et ses avions médicalisés, dispersés dans 14 bases un peu partout sur le territoire helvétique, y compris à Lausanne, juste à côté de l’aéroport de la Blécherette. « J’avais déjà par le passé visité cette base, se souvient Delphine Quach visiblement très heureuse d’être là. C’était tellement intéressant que j’ai décidé d’y revenir, mais cette fois avec mon mari et mes enfants ! ». Accueillie par Nathalie Marti, responsable des visites à la base de Lausanne, toute l’assistance a pu bénéficier d’un passionnant exposé, relatant la structure, les missions, l’organisation et le mode de fonctionnement de la Rega. Grâce à une traduction en langue des signes et en langage parlé complété, tout le monde a ainsi pu avoir accès aux importantes informations développées une bonne heure durant. Mieux encore, des questions ont fusé tant, passionnés par le sujet, les nombreux jeunes présents ont joué le jeu. Parmi les interrogations récurrentes, la question de l’accessibilité des services de la Rega aux personnes sourdes et malentendantes, souvent exclues de ce type de prestations. « Dans ce cas, le meilleur moyen est de télécharger l'application gratuite de la Rega qui est très utile pour soi-même, pour les proches ou même lorsque l’on est témoin d’un accident, a expliqué Nathalie Marti. Elle permet aux personnes sourdes et malentendantes de prendre directement contact avec la centrale. Il ne faut juste pas oublier d’ajouter à côté de son nom de famille la mention : « (SOURD, VIA SMS) ». Nos collaborateurs sauront donc immédiatement qu’il faut vous joindre par ce biais ». L’hélicoptère arrive… Soudain, l’oratrice s’interrompt. Elle vient d’être avertie que l’hélicoptère qui vient de terminer une mission de sauvetage entre Gstaad et le CHUV, va se poser sur l’héliport de la base. Ni une ni deux, tout le monde s’engouffre dans l’immense hangar, quand quelques minutes plus tard à peine, se pose le majestueux appareil rouge. A son bord, comme de coutume, une médecin urgentiste, un pilote et un ambulancier. Après avoir réglé rapidement les questions procédurales, tous trois ont d’ailleurs aimablement accepté de se prêter au jeu des questions-réponses, là également très nombreuses, avec à la clé des démonstrations de prise en charge de blessés. Après cette visite fort instructive et qui a suscité l’unanimité, l’après-midi s’est terminée comme à l’accoutumée par un sympathique apéritif non loin de là, au G Bar du Stade de la Tuilière. Une manière de clore en beauté cette dernière sortie de l’année, brillamment organisée par la Commission Jeunesse de FoRom écoute, avant que tout le monde ne se donne rendez-vous en 2024 pour de nouvelles aventures. SUIVANT PRECEDENT

  • Rôle des proches | FoRom Ecoute

    Informez-vous sur les meilleures pratiques et conseils pour aider efficacement vos proches malentendants. Famille, amis, collègues, employeurs, les effets de la perte auditive, au-delà de la personne qui en souffre, s’étendent à son entourage. Celui-ci peut agir pour à la fois limiter les conséquences de la perte auditive sur la relation personnelle familiale ou professionnelle, tout en venant en aide à la personne malentendante « Un de mes proches est malentendant » Si vous pensez qu’un membre de votre famille, un proche, un collègue souffre d’une perte d’audition, et qu’un ou plusieurs des symptômes ci-dessous sont présents, il est important que la personne concernée passe un test auditif chez un médecin ORL . La personne augmente de manière excessive le volume de la radio ou de la télévision. La personne n’entend pas la sonnerie du téléphone ou de la porte. La personne entend mal ou ne réagit pas quand on l’appelle ou lui parle depuis derrière. La personne demande souvent de répéter. La personne évite les situations de groupes, repas de famille, etc. Elle s’isole. Essayez d’en parler avec la personne concernée. Mais soyez attentif au fait qu’elle n’a peut-être pas conscience de son problème d’audition. La plupart du temps, c’est l’entourage familial et professionnel qui se rend compte du phénomène, pas la personne elle-même. Dans tous les cas, la première chose à faire est d’amener la personne à passer un test d’audition pour déterminer si la perte auditive soupçonnée est bien réelle. Une déficience auditive non traitée peut avoir des conséquences psychologiques importantes. Le site www.voirpourcomprendre.ch propose de nombreux conseils qui permettent de bien communiquer avec une personne malentendante. « J’ai un employé malentendant » 16% de la population suisse souffre d’une altération totale ou partielle de l’audition ; 25% au moins sont sujets aux acouphènes. Parmi ceux-ci de nombreuses personnes en activité professionnelle. Or, le handicap auditif, handicap invisible, n’est en général pas soupçonné par les collègues et l’employeur comme une cause possible ou probable des baisses de performances de leur collaborateur. Un collaborateur qui entend mal , perdra ou omettra des informations, fera semblant d’avoir compris, ce qui l’engagera dans une série de conflits, malentendus et quiproquos avec ses collègues. Il aura tendance à se fatiguer plus rapidement et mettre plus de temps à réaliser sa mission, les messages et PV de séance seront incomplets, la personne aura du mal à téléphoner, les relations avec la clientèle seront délicates, avec de nombreuses conséquences. Pour l’employeur, le coût d’une perte auditive chez l’un de ses collaborateurs, se traduit par une perte de compétences . Pourtant, il est toujours possible d’adapter un poste de travail et la modalité de communication afin de maintenir les capacités professionnelles d’une personne souffrant de perte auditive. En tant qu’employeur, pensez à : réfléchir à la santé auditive de vos collaborateurs à l’adaptation des postes de travail, et à la manière de gérer l’apparition d’une perte auditive chez un collaborateur entendant gérer la question du maintien des compétences l’aide en lieu et place d’un licenciement préjudiciable aussi bien à l’employé qu’à l’employeur la préparation et l’information du personnel l’organisation du travail Forum écoute est à votre disposition pour vous aider dans vos démarches. « J’ai un enfant malentendant » Si votre enfant est malentendant, nous vous conseillons de prendre contact avec l’ASPEDA (Association Suisse des Parents d’Enfants Déficients Auditifs) qui pourra vous fournir toutes les informations dont vous avez besoin sur cette problématique spécifique. Le projet voir pour comprendre Le projet Voir pour comprendre , issu de la collaboration entre l’ASPEDA (Association Suisse des Parents d’Enfants Déficients Auditifs), la SGB-FSS (Fédération Suisse des Sourds) et forom écoute (la fondation romande des malentendants) a été créé pour sensibiliser le grand public au handicap auditif sous toutes ses formes. L’idée est de proposer aux personnes se trouvant prises au dépourvu dans une relation avec une personne sourde ou malentendante, des solutions simples pour faciliter la communication. Rôle des proches Comment communiquer avec un malentendant

  • A Lausanne, un concert spécifiquement destiné aux sourds et malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine A Lausanne, un concert spécifiquement destiné aux sourds et malentendants 6 mai 2025 Publié le : Le 15 mai prochain, la Haute Ecole de Musique de Lausanne proposera « La danse macabre », une œuvre de Camille Saint-Saëns, à découvrir à travers la langue des signes et… des vibrations. Le concert est gratuit, sur inscription. Minuit sonne... C’est l’heure d’une danse endiablée, et c’est Satan qui conduira le bal… Imagée et dansante, la « Danse Macabre », œuvre du célèbre compositeur Camille Saint-Saëns décrit un bal des morts dans un cimetière, entre minuit et le lever du jour. On y croise même la Mort en personne accorder son violon grinçant. Si vous êtes malentendant ou sourd, ce concert est pour vous. Prévu le jeudi 15 mai au BCV Concert Hall de la Haute Ecole de Musique de Lausanne (HEMU), cette manifestation unique et gratuite (sur inscription) est en effet spécifiquement conçue pour les personnes présentant un handicap auditif. Projet de recherche Sa particularité ? Elle propose de découvrir la musique classique en explorant l’œuvre à travers les vibrations, la langue des signes française, ou encore des échanges avec les musiciens… « Ce concert s’inscrit dans la 2ème phase du projet SensiMUS porté par la HEMU dont la première étape visait à étudier l'effet des gilets vibrants sur les concerts, explique Lucile Arnold, assistante du projet de recherche. Cette 2ème phase a quant à elle pour but de personnaliser les approches de médiations musicales pour les besoins des personnes malentendantes, tout en contribuant à la formation des futurs professionnels de la musique en matière d'inclusion culturelle. Il s’agit vraiment d’un projet très ambitieux ». Chants poèmes et concert De fait, ce concert a été créé par des étudiants de l’HEMU ainsi que des personnes malentendantes et aura recours à différents instruments ou planchers vibrants sans compter des effets de lumière, d’abord articulés autour de chants et de poèmes puis suivis de l’œuvre de Saint-Saëns interprétée par un ensemble instrumental formé d'une dizaine d'étudiants de la HEMU « Notre objectif est de collecter ensuite les avis des personnes présentes dans le public afin d’évaluer comment elles ont accueilli le concert, et de voir ensuite ce que l’on améliorer, ajoute Lucile Arnold. Le tout avec également l’intention de former de former les futurs professionnels de la musique à la médiation et l'accessibilité aux personnes malentendantes et sourdes ». Jeudi 15 mai à 19h, à la HEMU de Lausanne BCV Concert Hall (Voie du Chariot 23 1002 Lausanne). Entrée dans la limite des places disponibles. Inscription obligatoire ici SUIVANT PRECEDENT

  • L’association genevoise des malentendants fête son siècle d’existence | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine L’association genevoise des malentendants fête son siècle d’existence 5 juillet 2024 Publié le : Fondée en 1924, et malgré des difficultés chroniques de financement, l’association genevoise des malentendants a réussi à traverser les décennies et garantir ses prestations en faveur des malentendants et devenus sourds. C’est une centenaire qui porte encore beau et espère passer, un jour le cap des 110 ans. Fondée en 1924, l’association genevoise des malentendants (AGM) fête en effet cette année ses 100 ans. Un siècle au service des malentendants genevois, un siècle de péripéties et de belles aventures, avec au bout, la satisfaction d’avoir, vaille que vaille, survécu et maintenu ses prestations, et ce alors qu’aujourd’hui l’engagement associatif connaît une crise sans précédent. « Malgré les années, l’AGM est toujours parvenue à remplir ses trois missions historiques, c’est-à-dire le maintien de services sociaux pour les malentendants, la défense de leurs droits et de leurs intérêts, ainsi que la sensibilisation et la formation en santé auditive, se réjouit Yolande Bosshard, vice-présidente de l’association. Mais c’est vrai qu’avec l’avènement des réseaux sociaux et l’évolution de la société, les problèmes de relève se posent aujourd’hui. Même si nous avons une nouvelle présidente, Solange Nahum depuis 2023, c’est un des enjeux majeurs auxquels nous devrons faire face ». Nerf de la guerre Autre enjeu et non des moindres : le financement, véritable nerf de la guerre, comme toujours. « Le plus grand défi dans toute l’histoire de l’AGM a toujours été d’œuvrer pour maintenir les ressources financières de l’association et garantir ainsi ses prestations, confirme Françoise Perdichizzi, coordinatrice et employée de l’AGM depuis… 28 ans. Il a régulièrement fallu consentir beaucoup d’efforts et de travail de persuasion pour chercher et imaginer des solutions afin de stabiliser la situation financière de l’association, chroniquement fragile… » Fondée en 1924, par le professeur Edouard Junod, spécialiste en orthophonie et responsable d’un foyer pour enfants sourds dans le quartier de Montbrillant, l’Amicale genevoise des sourds, c’était son nom à l’époque, avait pour objectif de favoriser les rencontres et faire connaître la lecture labiale, les fameux cornets acoustiques étant à l’époque largement insuffisants pour apporter un réel soutien aux malentendants. Grâce à l’action de nombreux bénévoles et à son affiliation à la Société romande pour la lutte contre la surdité (SRLS), l’Amicale a offert très tôt un large éventail de prestations variées : cours et formations, informations, conseils etc. Nouvel élan Dans les années 50, l’Amicale prend un nouvel élan avec l’arrivée des premiers appareils auditifs dont elle œuvre à faire découvrir les fonctionnalités aux sourds et malentendants. Logiquement, elle devient dès 1983, l’Amicale Genevoise des Sourds et Malentendants puis en 1986 l’Association Genevoise des Malentendants avec dans la foulée l’ouverture d’un premier (demi) poste de travail de consultation sociale, première pierre du futur service social à part entière qui sera mis en place en 1992. Quinze ans plus tard, elle crée, et c’est une première romande, et une prestation encore unique à ce jour, un poste de conseillère en appareils auditifs qui permet à une infirmière spécifiquement formée de sillonner les EMS genevois et de contrôler le bon fonctionnement des appareils auditifs de leurs résidents. Besoins énormes Aujourd’hui reconnue et inscrite dans le paysage social genevois, l’AGM multiplie les partenariats avec les autorités locales, l’Office fédéral des assurance sociales ainsi que d’autres organisations d’aide aux personnes handicapées. Mais le combat est loin d’être gagné. « Actuellement, les sourds occupent beaucoup l’attention, observe Françoise Perdichizzi. C’est bien, mais cela ne doit pas se faire au détriment des malentendants dont les besoins sont énormes. A titre d’exemple, 90% des nouvelles situations que l’on doit gérer aujourd’hui correspondent à des besoins de financement pour des appareils auditifs. C’est dire si de nombreux défis restent à relever et à quel point nous devons inlassablement nous impliquer dans l’action auprès des politiques pour les sensibiliser à ces enjeux ». Association genevoise des malentendants : www.agdm.ch SUIVANT PRECEDENT

  • Un lien entre le bruit de la circulation routière et les acouphènes | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Un lien entre le bruit de la circulation routière et les acouphènes 5 mars 2023 Publié le : Pour la première fois, des chercheurs établissent un lien entre l’exposition au bruit de la circulation routière et les conséquences sur l’audition, avec une claire augmentation de la prévalence des acouphènes. Selon des statistiques non confirmées, environ 10 % de la population souffrirait d’acouphènes, au moins de manière intermittente. Pour nombre de médecins cependant, ce chiffre serait bien inférieur à la réalité, le nombre de cas signalés ne représentant que la pointe de l’iceberg. Or depuis très longtemps, les acouphènes demeurent une énigme pour la science et la médecine, tant leur cause demeure encore mal élucidée. Des chercheurs danois avancent cependant une explication inattendue : il y aurait un lien entre la circulation automobile et les acouphènes. Selon une étude publiée en janvier dernier et fondée sur les données de 3,5 millions de Danois, des chercheurs du Département de recherche clinique et de l’Institut Mærsk Mc-Kinney Møller de l’Université du Danemark du Sud (SDU), ont découvert que plus les habitants sont exposés au bruit de la circulation dans leur domicile, et plus ils sont à risque de développer des acouphènes. Corrélation nette « Dans nos données, nous avons trouvé plus de 40 000 cas d’acouphènes et pouvons constater que pour chaque tranche de dix décibels de bruit supplémentaire dans la maison, le risque de développer des acouphènes augmente de 6 % », explique Manuella Lech Cantuaria, médecin et professeure adjointe à l’Université Mærsk Mc-Kinney-Møller Institute et affiliée au département de recherche clinique de l’Université du Danemark du Sud. Ainsi, plus on habiterait devant une route fréquentée et plus le risque de percevoir des acouphènes augmenterait. Le mécanisme expliquant ce phénomène n’est pour l’heure pas élucidé et selon les chercheurs, il pourrait résulter d’une association avec le stress et le manque de sommeil dus au bruit routier, dont on sait qu’ils représentent d’important facteurs de risque pour les acouphènes. « Nous savons que le bruit de la circulation peut nous stresser et affecter notre sommeil, ajoute Jesper Hvass Schmidt, professeur agrégé au département de recherche clinique et médecin-chef de l’hôpital universitaire d’Odense (OUH). Et nous savons aussi que les acouphènes peuvent s’aggraver lorsque nous vivons dans des situations stressantes et que nous ne dormons pas bien ». Alors que d’autres études devront être menées pour objectiver la corrélation entre bruit routier et acouphènes, les médecins recommandent aux particuliers d’adopter des mesures pour insonoriser au maximum leurs logements, et aux pouvoirs publics de renforcer les mesures d’aménagement urbain en faveur de la réduction du bruit routier. SUIVANT PRECEDENT

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