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- Un grand week-end entre malentendants à Gand | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Un grand week-end entre malentendants à Gand 6 juillet 2023 Publié le : Durant l’Ascension, une dizaine de malentendants et sourds romands se sont déplacés en Belgique pour un long week-end d’échanges et de découvertes. L’ambiance et le plaisir étaient au rendez-vous. « Le fait de faire les choses entre malentendants change tout. On se comprend tellement, on sait ce que c’est que d’être sourds, et on fait toujours en sorte de se comprendre entre nous. Franchement, le seul fait de se balader ensemble est succulent ». C’est forts de ce constat, qu’une dizaine de jeunes malentendants et sourds, originaires de toute la Suisse romande et même de France voisine, se sont retrouvés le 18 mai dernier à l’aéroport de Genève pour quelques jours de vacances bien méritées, en plein week-end de l’Ascension. Direction Bruxelles, puis par train, la belle ville de Gand en Belgique. « J’ai toujours eu l’habitude de voyager en famille et cela faisait un bon moment que j’avais envie de faire quelque chose entre amis, avec des personnes du même monde que moi, explique la Française Sonia Schwerdtel établie en Valais et qui a organisé le voyage, secondée par la Genevoise Rachel Millo. C’est en septembre 2022 que j’ai commencé à faire circuler l’idée dans mon groupe d’amis. » « Gestion de groupe » Très vite évidemment, l’idée séduit. L’idée est de choisir un pays où la plupart des participants ne sont jamais allés et la Belgique s’impose rapidement. « Nous avons voté et c’est la Belgique qui a été retenue parmi plusieurs propositions », explique Rachel Millo. Résultat : tout ce petit monde débarque à Gand en ce 18 mai. Tous ? Pas vraiment, parce qu’un des participants a tout simplement oublié… sa pièce d’identité. « Le plus compliqué dans ce genre de voyage, c’est la gestion de groupe, rigole Rachel. La preuve, le dimanche jour de notre retour, deux d’entre nous ont également oublié de se réveiller, le vol partant très tôt. Ils en ont été quittes pour se racheter un autre billet ». Heureusement, le séjour ne s’est pas résumé à ces impondérables, et le plaisir a largement été au rendez-vous. Et pour cause : Gand est une ville superbe. Port situé au nord-ouest de la Belgique, à la confluence de la rivière Lys et du fleuve Escaut, elle fut durant le Moyen-Âge, une cité-État de premier plan, marqué par un centre à l’architecture médiévale qui perdure encore aujourd’hui. « Je suis moi-même architecte d’intérieur et cette architecture incroyable est clairement ce qui m’a le plus plu dans cette ville, d’ailleurs le nombre de photos que j’ai prises est incroyable », s’extasie encore Sonia Schwerdtel qui, en bonne organisatrice, avait concocté un programme varié. « Pour faciliter la compréhension, j’ai en effet préparé à l’avance un programme assorti d’images. Comme nous étions 9 au total, j’ai fait en sorte qu’il ne soit pas trop chargé afin de pouvoir faire face à l’imprévu ». Balade en bateau Visites et balades se succèdent donc au fil des jours avec, cerise sur le gâteau, un superbe tour en bateau qui via les canaux, offre un superbe aperçu de la ville. « Sonia avait prévenu de notre arrivée raconte Rachel Millo et ils ont eu la gentillesse de nous préparer une fiche expliquant tous les propos du guide ». « En outre, mon copain, le seul entendant du groupe, et qui a appris à coder, codait en parallèle pour tous, ajoute Sonia, si bien que tout le monde pouvait tout comprendre ce qui se disait ! » Évidemment, avec un tel séjour, si réussi, mais si court, l’envie d’organiser un nouveau voyage pointe très vite son nez. Rendez-vous est donc pris pour le mois d’octobre, pour autre périple entre sourds et malentendants. Destination ? La Grèce ! SUIVANT PRECEDENT
- Une quarantaine de malentendants se sont retrouvés à Yverdon pour apprendre la lecture labiale | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une quarantaine de malentendants se sont retrouvés à Yverdon pour apprendre la lecture labiale 20 octobre 2023 Publié le : Les week-ends d’apprentissage intensif de la lecture labiales organisés par FoRom écoute affichent systématiquement complet. Et pour cause, ils permettent d’avancer plus vite grâce à l’apprentissage en groupe. L’événement fait partie des rendez-vous incontournables que FoRom écoute organise année après année, pour la plus grande satisfaction des participants. Les 14 et 15 octobre dernier, une quarantaine de malentendants de tous âges et en provenance de tous les cantons romands se sont retrouvés au Grand Hôtel des Bains d’Yverdon (VD) pour un week-end entier consacré à l’apprentissage de la lecture labiale. Organisé de main de maître, une navette a même été prévue pour garantir le transfert des participants qui le souhaitaient, ce week-end avait pour objectif de permettre un approfondissement des compétences en lecture labiale, via un apprentissage en groupe, toujours plus agréable et plus efficient. « Un bien fou » « Je retrouve les gens que je connais et aussi les enseignants et cela fait un bien fou », lance un participant. « J’avais déjà suivi un cours il y a une dizaine d’années, ajoute une autre et j’avais vraiment besoin de mettre à jour mes compétences. Ce week-end a vraiment été très utile. Car la lecture labiale est un complément indispensable qui m’aide énormément, soit quand je dois débrancher mon implant cochléaire, soit durant les fêtes et les rencontres à plusieurs où il y a toujours beaucoup de bruit ». Répartis en plusieurs groupes, les malentendants-apprenants, dont un grand nombre participait pour la première fois à ce type de formation, ont ainsi consacré de nombreuses heures à l’apprentissage de la lecture labiale, sous la supervision attentive et bienveillante d’enseignantes entièrement dévouées à leur tâche. Un apprentissage long et exigeant tant la lecture labiale se fonde sur la suppléance mentale et exige d’importantes facultés de concentration. Exigeant « Ce sont des séminaires vraiment très utiles mais quand même bien exigeants, même si nous sommes dans un décor de rêve , conclut un septuagénaire participant manifestement enchanté par l’expérience. Ce matin par exemple, ce n’était pas facile. Il faut donc beaucoup de patience pour avancer et progresser, et surtout multiplier ce type d’événements pour consolider ce que l’on apprend ». Bonne nouvelles, 2 nouveaux week-ends sont d’ores et déjà prévus, les 2-3 et les 16-17 décembre prochains. SUIVANT PRECEDENT
- Groupe de Parole avec Madame Gogniat | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Groupe de Parole avec Madame Gogniat 1 avril 2024 Clique ici pour plus d'informations SUIVANTE PRECEDENTE
- C’est officiel, Apple est devenu un fabricant d’aides auditives | FoRom Ecoute
Retour au Magazine C’est officiel, Apple est devenu un fabricant d’aides auditives 28 septembre 2024 Publié le : Aux Etats-Unis, l’agence américaine du médicament vient de délivrer une autorisation pour que les écouteurs sans fil AirProd Pro 2 soient reconnus comme aides auditives. Cette fonctionnalité, destinée aux pertes auditives légères ou modérées, sera déployée en Suisse dans les semaines à venir. La société Apple vient de franchir un pas de plus vers un véritable usage médical de ses écouteurs. Jusqu’ici réservés à un usage courant, les voici en effet en train de se muer progressivement en véritables appareils auditifs. La Food and Drug Administration, la puissante agence américaine des médicaments, vient de délivrer une autorisation pour les écouteurs sans fil AirProd Pro 2 qui peuvent donc désormais être officiellement utilisés comme de véritables appareils auditifs. Une autorisation qui s’inscrit dans le prolongement d’une nouvelle règlementation qui en 2022 a autorisé aux Etats-Unis, la vente d’appareils auditifs sans prescription médicale ou même réglage par un audioprothésiste. « En prenant cette décision et en changeant l’usage potentiel des AirPods Pro 2, la FDA vient de mettre d’un coup sur le marché des dizaines de millions d’appareils auditifs, observe le représentant d’un fabricant d’appareils basé en Suisse et qui a souhaité garder l’anonymat. Au vu de la diffusion massive de ces écouteurs dans le monde entier, et dont le prix est de surcroît largement abordable, c’est une énorme concurrence qui se met en place sur un marché très disputé ». Pour réussir ce petit miracle, avec affirme-t-elle une « prestation de qualité clinique », la célèbre firme de Cupertino n’a en effet pas besoin de commercialiser de nouveaux modèles d’écouteurs. Elle a simplement recours à… une mise à jour logicielle, dont le déploiement a été effectué la semaine passée lors du passage à iOS 18, le système d’exploitation qui équipe les iPhone. « Les fonctionnalités logicielles révolutionnaires que nous intégrons aux AirPods Pro font la part belle à la santé auditive et offrent des moyens inédits de dépister une éventuelle perte auditive et de recevoir l’aide nécessaire » explique ainsi la Dʳᵉ Sumbul Desai, vice-présidente de Health d’Apple. Test auditif en 5 minutes Dès lors et à condition d’être dans un environnement calme, tout porteur d’AirPods pro pourra activer un « mode malentendant » et effectuer sur son iPhone un test auditif en quelques minutes. Un résumé sera ensuite disponible et pourra si besoin être partagé avec des professionnels de l’audition pour analyse. Et ce n’est pas tout : les écouteurs pourront ensuite, en fonction de ces résultats, « amplifier » les sons, et l’utilisateur pourra affiner leurs réglages en modulant en temps réel et automatiquement certaines fréquences pour améliorer son audition et mieux entendre. Pour l’heure, cette nouvelle fonctionnalité s’applique, selon l’entreprise, uniquement aux personnes âgées de plus de 18 ans et souffrant d’une perte auditive « légère à modérée », avec à la clé, des résultats qui seraient extrêmement probants. Selon la FDA, un essai clinique mené auprès de 118 personnes a montré que celles-ci bénéficiaient d’un « perçu similaire aux personnes ayant bénéficié d’ajustements par un professionnel sur le même appareil ». Dans l’attente de la délivrance des autorisations sanitaires locales, cette fonctionnalité qui devrait être disponible dans les prochaines semaines dans une centaine de pays, y compris en Suisse, ne semble pas émouvoir les professionnels du monde de l’audition. Cité par le journal Le Temps, le groupe suisse Sonova qui possède Phonak explique ainsi : «Bien que nous ne connaissions pas encore toutes les fonctionnalités et capacités de l’AirPod Pro 2 d’Apple, Sonova a toujours été favorable aux moyens nouveaux et innovants de sensibiliser le grand public à l’importance de la santé auditive. En général, nous accueillons favorablement tout développement qui permet aux personnes souffrant de perte auditive de bénéficier d’un accès facile aux solutions» . « Aussi performants qu’ils puissent être un jour, les Airpods ne remplaceront jamais l’accompagnement et le suivi que seul un professionnel de l’audition spécifiquement formé peut apporter, explique un audioprothésiste contacté par forom écoute. En revanche, leur faible coût, comparé à celui des aides auditives actuellement sur le marché, représente un avantage comparatif qui pourrait bien en séduire beaucoup, et ce malgré leurs évidentes insuffisances ». SUIVANT PRECEDENT
- Apple améliore encore la qualité sonore des appels téléphoniques depuis les iPhones | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Apple améliore encore la qualité sonore des appels téléphoniques depuis les iPhones 2 avril 2023 Publié le : Avec la version 16.4 d’iOS, le système d’exploitation qui fait tourner nos iPhones, Apple étend la fonctionnalité « isoler la voix » aux appels téléphoniques émis depuis la ligne cellulaire. Depuis un peu plus d’une année, Apple proposait pour tous les utilisateurs de FaceTime ou WhatsApp une fonctionnalité très intéressante pour celles et ceux qui souffrent de troubles de l’audition : « isolement de la voix ». Cette fonctionnalité, disponible également sur Mac et sur iPad, permet d’améliorer l’écoute des conversations sur ces deux applications en supprimant les bruits aux alentours. « Si vous souhaitez qu’on vous entende clairement lors d’un appel FaceTime et que les autres sons soient filtrés, vous pouvez activer le mode Isolement de la voix, peut-on ainsi toujours lire sur le site internet de la firme californienne. Ce mode met en avant le son de votre voix pendant un appel FaceTime et bloque les bruits environnants ». Activation par l’émetteur de l’appel Dès cette semaine avec la sortie de iOS 16.4, la dernière version du système d’exploitation qui fait tourner nos iPhones, cette fonctionnalité très pratique sera également disponible pour les appels passés via la simple ligne cellulaire de son téléphone, à condition de disposer d’un appareil récent. Mais attention, pour être tout à fait clair, c’est donc l’émetteur de l’appel qui actionne cette fonctionnalité pour atténuer les bruits qui l’entourent, ce qui en limite un peu la portée pour un éventuel interlocuteur malentendant. Un choix d’autant plus incompréhensible qu’Apple a, depuis la sortie de l’iPhone 13, supprimé la fonction « miroir » intitulée « réduction du bruit » et qui permettait directement au malentendant d’améliorer la qualité du son reçu. Une manière selon les observateurs, de pousser les consommateurs à avoir recours à ses écouteurs sans fils « maison », qui eux, offrent toujours cette option. SUIVANT PRECEDENT
- La Suisse n’applique pas correctement la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées | FoRom Ecoute
Retour au Magazine La Suisse n’applique pas correctement la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées 17 mai 2024 Publié le : Ce mercredi 15 mai, la Suisse a fêté le dixième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées. En la ratifiant, la Confédération s'est engagée à mettre pleinement en œuvre les droits des personnes handicapées. Cet objectif est encore loin d’être réalisé. En mars 2022, le Comité compétent de l'ONU a réalisé sa première évaluation des progrès de la Suisse dans la mise en œuvre de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées ratifié par la Suisse au printemps 2014. Le rapport émis par ce Comité critique la Suisse à la fois sur le plan national et international. Sur le plan national, l’inclusion exigée par la CDPH n’est pas encore une réalité avec une large palette d’obstacles : manque d’accès à la formation, barrières architecturales, discriminations au travail ou dans l’accès aux services fournis au public, retrait des droits politiques. « Il n’existe pas de plan d’action global au niveau fédéral et cantonal visant à éliminer ces obstacles expliquait alors Maya Graf, coprésidente de l’association Inclusion Handicap. Aujourd’hui, les lois existantes ne sont ni systématiquement examinées à la lumière de la CDPH, ni édictées ou révisées avec la participation des personnes handicapées en tenant compte de leurs revendications et besoins ». En ce qui concerne spécifiquement la coopération internationale de la Suisse, le Comité a formulé à l'attention de la Confédération plusieurs recommandations, suggérant notamment d’élaborer des plans d’action, d’impliquer activement les personnes handicapées et leurs organisations représentatives dans l'élaboration de ses stratégies et de ses programmes de coopération internationale et d’adopter des directives pour s'assurer que tous ses projets garantissent les droits des personnes handicapées tout en étant conformes à la CDPH de l'ONU. 190 Etats Depuis la publication de ce rapport, la Direction du développement et de la coopération (DDC) dépendant du Département fédéral des affaires étrangères, n'a que partiellement mis en œuvre une des recommandations, en évaluant désormais tous ses projets en fonction du handicap. Cependant, malgré cette mesure, la qualité des données doit être encore améliorée et les résultats demeurent décevants : selon les données de la DDC, seuls 3 % de ses projets sont spécifiquement axés sur les personnes handicapées. 190 Etats ont désormais ratifié la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées, dont la Suisse au printemps 2014. Ces Etats s'engagent à garantir les droits fondamentaux des personnes handicapées. Par ailleurs, deux articles de la CDPH traitent spécifiquement de la coopération internationale et visent à ce que les acteurs de l'aide humanitaire (article 11) ou de la coopération au développement (article 32) intègrent activement les personnes handicapées dans tous leurs projets et programmes. SUIVANT PRECEDENT
- Nabil El May: «Nier ma surdité ne m’a pas aidé» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Nabil El May: «Nier ma surdité ne m’a pas aidé» 26 janvier 2025 Publié le : Âgé de 34 ans, le Genevois Nabil El May est sourd depuis son plus jeune âge et implanté cochléaire à 14 ans. Diplômé de la prestigieuse École Hôtelière de Lausanne, il raconte son long chemin pour se réapproprier son identité de sourd. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, je suis sourd. Et j’ai longtemps pensé que j’étais né sourd. Ce n’est que récemment que j’ai compris qu’en réalité c’était un déficit auditif qui s’est progressivement péjoré jusqu’à une surdité totale, à l’adolescence. Êtes-vous appareillé ? Je l’ai été dès l’âge de deux ans. Et puis à l’âge de 14 ans, j’ai été implanté cochléaire, d’un seul côté. Je n’entends donc aujourd’hui que d’une seule oreille, celle qui a été implantée… On a du mal à croire que vous êtes sourd, à voir comment vous vous exprimez et interagissez… Eh bien c’est un problème pour moi (Rires) ! Car le fait que je m'exprime aussi bien invisibilise encore plus mon handicap qui est bien réel. Et puis, cette qualité d'élocution relève surtout d’un énorme travail avec des logopédistes… Comment s’est déroulée votre scolarité ? J’ai grandi à Genève et mes parents ont fait le choix de me scolariser dans le privé, avec l’idée que cela allait favoriser mon adaptation. Les classes y étaient plus petites, l’encadrement et le soutien des enseignants, optimal. Tout cela compte énormément quand on a un handicap auditif. D’autant que dans l’intervalle, j’avais fait une expérience vaudoise dans l’enseignement public et cela n’avait pas été très concluant, en particulier sur le plan émotionnel. Les choses se sont-elles arrangées ? Oui dès lors que je suis revenu dans le privé, tout en procédant à l’implantation cochléaire, j’ai été libéré en quelque sorte. C’était une nouvelle vie et j’ai réussi à décrocher ma maturité. Vous entamez ensuite des études à l’École Hôtelière de Lausanne (EHL), pourquoi ce choix ? Depuis tout petit, j'ai toujours eu envie de travailler dans ce monde qui me passionne. Et puis, je viens d'une famille orientale où l'hospitalité et la convivialité sont très importantes… Tout de même, tenter une formation dans l’hôtellerie quand on est sourd, il fallait oser… C'est vrai que les conseillers d'orientation m’ont plutôt suggéré des filières où l’aptitude à la communication était moins importante. Mais je ne les ai pas suivis, je voulais absolument intégrer l’EHL et son prestige (Rires). Et à l’inverse, l’EHL a-t-elle accepté sans difficultés votre candidature ? Il y avait bien sûr une sélection à l’entrée. Mais l’EHL étant une école qui aime cultiver la différence, j’ai joué de mon handicap que j’ai présenté comme un atout. Et cela a marché ! Comment se sont déroulées vos études ? Même dans une école comme l’EHL où les gens sont sensibilisés à la question du handicap, la réalité finit souvent par reprendre ses droits. Au début on s’adapte à la personne sourde, mais sur la durée c’est plus difficile, d’autant qu’il s’agit d’un handicap invisible. Avec le recul, je dirais qu’il n’a pas été facile pour moi de trouver ma place même si finalement je me suis adapté en me plaçant au premier rang durant les cours et en expliquant mon problème aux enseignants qui du reste étaient très compréhensifs… Il m’a quand même fallu beaucoup travailler pour compenser et j’ai passé bien du temps à la bibliothèque (rires). Vous décrochez votre diplôme en 2015. Que faites-vous ensuite ? Après quelques stages dans le tourisme, je fais durant une année un master en stratégie internationale, à Lancaster en Grande-Bretagne. Et en 2018, je vais travailler à Paris comme « Ambassadeur » pour un hôtel de la chaîne citizen M. Et aujourd’hui, que faites-vous ? Je travaille toujours pour la même chaîne, mais ici à Genève. Et puis en avril dernier, j’ai pris des responsabilités au sein de la Fédération suisse des sourds (FSS) comme représentant « Suisse romande ». J’ai donc aujourd’hui deux emplois ! Pourquoi avez-vous réduit votre engagement dans l’hôtellerie ? L'hôtellerie reste pour moi un challenge, même si je n’ai pas pu évoluer dans la hiérarchie comme je l’aurais souhaité, probablement en raison de mon handicap auditif. Et puis, j’ai longtemps évolué dans une sorte de déni de la surdité et cela ne m’a pas aidé. J’avais donc besoin de mon réapproprier mon identité de sourd. La FSS représentait une opportunité de le faire tout en œuvrant à des solutions d’inclusivité. Pour cette raison, j'aimerais d’ailleurs m'investir dans des projets d'inclusion dans l'hôtellerie. En tant que personne qui est dans les 2 mondes, puisque je ne suis pas un sourd signeur, je suis convaincu que je peux beaucoup apporter. SUIVANT PRECEDENT
- Aux Diablerets, un week-end de neige entre malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Aux Diablerets, un week-end de neige entre malentendants 11 février 2023 Publié le : Ski, jeux, échanges… C’est dans une atmosphère détendue et bon enfant qu’une vingtaine de malentendants en provenance de tous les cantons romands se sont retrouvés le 20 janvier dernier pour un week-end aux Diablerets. Ambiance. Se retrouver c’est bien. Se retrouver longtemps, c’est mieux. C’est forts de ce constat qu’une vingtaine de jeunes malentendants en provenance de tous les cantons romands se sont retrouvés en ce vendredi 20 janvier - en présence de représentants de forom écoute -, pour un week-end de ski aux Diablerets. « L’année dernière nous avions fait une sortie à skis sur une seule journée , explique Rachel Millo co-organisatrice de l’évènement avec Annabelle Coquoz et Bastien Perruchoud, tous membres de la Commission Jeunesse de forom écoute. Et nous nous étions vite rendu compte que c’était bien trop court pour nous retrouver, discuter et profiter du ski. D’où l’idée cette année de proposer une sortie sur un week-end entier ». « Pour nous organisateurs, c’est bien mieux aussi , renchérit Annabelle Coquoz. D’une part on peut gérer l’évènement avec moins de stress, et d’autre part nous avons un peu plus de temps pour profiter nous aussi de la sortie ! ». Alors, justement pour profiter sans stress, c’est un week-end au programme plutôt léger qui a été proposé aux participants, histoire de laisser chacun jouir à son rythme des bienfaits de la montagne en hiver. Certains invités sont ainsi arrivés dès le vendredi soir, d’autres le samedi matin, qui pour une seule journée, qui pour l’ensemble du week-end… Bonne franquette En dehors du repas du samedi midi, offert au restaurant par forom écoute, c’est aussi à la bonne franquette que tous se sont sustentés. Le vendredi soir par exemple, a été pensé en mode « pique-nique ». « Nous avons été hébergés au Chalet Suisse, très accueillant et très spacieux , raconte Bastien Perruchoud. Nous avons demandé à chacun d’amener sa nourriture et mis sur pied un gigantesque pique-nique dans le réfectoire, tandis que nous, en tant qu’organisateurs avions préparé tous les ingrédients des deux petits déjeuners du samedi et du dimanche matin ». « Quant au samedi soir, nous avons cuisiné tous ensemble une immense sauce bolognaise avec des spaghettis , ajoute Rachel. C’était à la fois sympa et la meilleure garantie de rester détendus tout le week-end ». Détendus, mais tout de même pas inactifs. Car dès le samedi matin, tout ce beau monde s’est retrouvé sur les pistes, l’immense majorité ayant choisi de skier, tandis qu’un petit nombre a préféré les joies de la luge. « Là aussi, l’idée était de laisser chacun s’organiser à sa guise et si besoin, de se regrouper selon les affinités mais aussi le niveau de maîtrise des skis, même si tous se débrouillaient très bien », observe Annabelle Coquoz. Bon enfant… « Même chose après le repas de midi, ajoute Bastien Perruchoud. Ceux qui voulaient rentrer au chalet pouvaient le faire, tandis que ceux qui préféraient retourner skier ou simplement se balader au grand air était également libres de leur choix ». Il faut dire qu’en dépit du froid glacial et d’une bise plutôt soutenue avec une température ressentie de -19°C, il a régné un superbe soleil tout au long de la journée, tout à fait propice aux activités sportives hivernales. « Quelques jours avant, la météo nous avait un peu inquiétés, admet Rachel Millo. Mais finalement le temps a été parfait malgré le froid, et nous avons pu à la fois skier, faire de la luge, nous promener, discuter et nous retrouver dans une ambiance détendue et bon enfant. C’est vraiment ce que nous attendons tous de ce genre de sorties qui nous apporte beaucoup à chaque fois ». SUIVANT PRECEDENT
- Septembre Musical | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Septembre Musical 5 septembre 2024 Temple Saint-Martin, Vevey Forom écoute, en partenariat avec le septembre musical, offre aux malentendants 10 places pour le concert : Kristjan Järvi Ensemble, The Elements Qui aura lieu le : Jeudi 5 septembre 2024 20:00 Temple Saint-Martin, Vevey équipé d'un boucle magnétique Le festival commence par une expérience unique, où la musique se mêle à la technologie. Sous la direction du visionnaire Kristjan Järvi, ce spectacle dédié à la nature permet une immersion totale grâce à des projections vidéo simultanées. Les musiciens, aussi talentueux que polyvalents, vous feront vibrer aux sons de Vivaldi, Tchaïkovski comme de Max Richter. Une fusion parfaite pour une célébration multisensorielle. Pour obtenir un billet offert, veuillez envoyer votre demande : info@ecoute.ch . Offre valable jusqu'à épuisement des billets disponibles TOUTES LES PLACES ONT ETE DISTRIBUEES, A L'ANNEE PROCHAINE! SUIVANTE PRECEDENTE
- Valentin Brunner, la passion du bois | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Valentin Brunner, la passion du bois 22 avril 2023 Publié le : Né il y a 25 ans à Saint-Julien-en-Genevois à la frontière franco-genevoise, Valentin Brunner a grandi entre la Suisse et la France, deux pays dont il dispose de la nationalité. Malentendant depuis son plus jeune âge, il vit désormais à Lausanne où il exerce son métier de passion : charpentier. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, on n’a jamais trouvé la cause exacte. Il semble que j’entendais bien à la naissance, mais au fil des années, mes parents se sont rendu compte que quelque chose n’allait pas, même si les médecins tendaient à ne pas les croire. Finalement des tests chez l’ORL ont fini par confirmer une perte d’audition d’environ 50% à chaque oreille. Je suis le seul malentendant dans ma famille, en dehors de mon père qui lui, l’est devenu très tard, vers l’âge de 35 ans. Êtes-vous appareillé ? Oui depuis l’âge de 6 ans et des deux côtés. La bonne nouvelle c’est que la situation est stable et que mon audition ne s’est jamais détériorée depuis. Comment s’est déroulé votre scolarité, avec ce handicap auditif ? J’ai commencé ma scolarité à l’école publique en France, et cela ne se passait pas très bien, probablement en raison de mes problèmes auditifs… Puis mes parents m’ont inscrit à l’école Steiner à Genève, et cela a tout changé car j’ai été accueilli à bras ouverts par deux camarades extraordinaires, avec lesquels je suis toujours ami. Avec l’appareillage et le soutien d’orthophonistes, tout s’est très bien passé. Vous aviez obtenu de bons résultats scolaires ? Disons, avec des hauts et des bas. En langues, c’était difficile, et je pense que mon audition a joué un rôle. Par contre en géométrie, dans les matières artistiques ou manuelles, dans le sport aussi, j’étais très au-dessus de la moyenne. Finalement avec le recul, le choix d’une école comme Steiner était judicieux… Oui bien sûr, c’était un bon choix. Mais en tant que malentendant, cela a occasionné un effet pervers puis que je comptais trop sur les autres, au point d’en être un peu dépendant (rires). Que faites-vous à la fin de la scolarité obligatoire ? Je repars en France, à Annecy pour faire un apprentissage de charpentier, dans une école réputée, l’École des Compagnons. J’y ai obtenu deux CAP (certificats d’aptitude professionnelle, ndlr), l’un de charpentier, l’autre en construction du bois. Pourquoi avoir choisi la profession de charpentier ? Parce que le bois était une vraie passion pour moi et déjà à l’école j’adorais ce que l’on faisait en ébénisterie. C’est une vocation qui remonte à loin : j’avais 10-11 ans quand mes parents ont fait construire leur maison, entièrement en bois, et je faisais parfois semblant d’être malade juste pour pouvoir rester voir les ouvriers travailler (rires). En plus, j’adorais passer des heures à bricoler dans l’atelier de la maison. Comment s’est déroulé votre apprentissage ? Côté enseignants, c’était très bien. Mais malheureusement, beaucoup de jeunes apprentis n’avaient pas vraiment envie de travailler. Alors sur 20 en classe, nous n’avons été que 6 à décrocher notre diplôme… Votre audition ne vous a pas compliqué la tâche ? En classe pas du tout, en revanche sur un chantier, ce n’était pas et ce n’est d’ailleurs toujours pas facile d’être sur un toit quand quelqu’un vous appelle… Mais j’ai la chance d’être dans une entreprise où mes collègues savent que je suis malentendant et font des efforts. Que faites-vous une fois vos diplômes décrochés ? Je pars avec mon meilleur ami en Australie pour 8 mois ! Après un premier mois de road trip entre Sydney et Cairns, on a ensuite trouvé un petit job dans une culture de bananes. C’était parfait pour apprendre l’anglais ! Et aujourd’hui, vous travaillez… Dès mon retour d’Australie, j’ai en effet cherché du travail, en particulier à Lausanne où mon père vivait et vit encore. Après quelques expériences d’intérim, certaines très positives d’autres moins, j’ai fini par trouver un travail fixe, même si la période du covid n’a pas toujours été facile. Vous aimez ce que vous faites ? Oui bien sûr, même si personnellement j’aimerais surtout faire de la charpente, alors qu’il nous arrive souvent de faire de la construction en bois. Mais c’est comme ça, c’est le métier. Cela dit, je sais que je ne ferai pas ce métier toute ma vie : j’ai déjà 10 ans de travail derrière moi et on en sent le poids physique, en termes de fatigue, mais aussi d’impact sur le dos. Les journées sont exténuantes et la concentration liée à la perte auditive y ajoute encore. Si vous quittez le métier, que pourriez-vous faire dans ce cas ? Aucune idée pour l’instant ! Mes parents m’ont toujours dit que j’ai un don pour transmettre, et c’est vrai que j’adore ça. Alors pourquoi pas devenir un jour enseignant en apprentissage ? SUIVANT PRECEDENT
- Une initiative pour une meilleure inclusion des personnes handicapées est lancée | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une initiative pour une meilleure inclusion des personnes handicapées est lancée 14 mai 2023 Publié le : Un large réseau interpartis regroupant des personnes handicapées, la société civile, des organisations spécialisées et des associations vient de lancer une initiative pour exiger l’égalité en droit et dans les faits des personnes handicapées. Le délai court jusqu’à octobre 2024. Depuis l’année 2000, la Constitution fédérale interdit explicitement toute discrimination fondée sur un handicap. Pourtant bien des difficultés subsistent et l’éventail des obstacles et des discriminations est large : les personnes en situation de handicap sont par exemple souvent contraintes de vivre en institution et n’obtiennent pas d’emploi bien qu’elles veuillent travailler. Vu l’absence d’adaptations nécessaires sur le plan architectural ou technique, l’accès par exemple aux transports publics, à une formation, à un cabinet médical ou au restaurant leur est en outre rendu difficile, voire impossible. Enfin, le système actuellement en vigueur ne permet pas à une personne ayant un handicap de la parole de financer l’assistance verbale dont elle a besoin pour exercer un travail et ce alors même que les personnes en situation de handicap se voient également restreintes dans l’exercice de leurs droits politiques. Ainsi, une personne sourde souhaiterait s’engager en politique ne peut actuellement pas obtenir les services d’un interprète en langue des signes. Réseau interpartis Face à ce constat, un large réseau interpartis regroupant des personnes handicapées, la société civile, des organisations spécialisées et des associations, soit plus de 1000 soutiens, vient de lancer une initiative pour exiger l’égalité en droit et dans les faits des personnes handicapées. L’initiative, intitulée «Pour l’égalité des personnes handicapées (initiative pour l’inclusion)» exige l’égalité en droit et dans les faits des personnes handicapées. Elles doivent pouvoir participer à la vie en société de manière autodéterminée et égalitaire. Cela implique la mise à disposition des mesures de soutien nécessaires à cet effet, que ce soit sous forme d’assistance, de moyens auxiliaires ou d’autres mesures d’adaptation. « Je suis convaincu que la Constitution suisse doit être complétée et renforcée afin que l’on puisse éliminer de manière plus efficace les discriminations vécues par les personnes avec handicap » , explique Robert Joosten vice-président d’AGILE.CH, une coalition d’organisations de personnes avec handicap. Verena Kuonen coprésidente d’Inclusion Handicap, ajoute de son côté : «Les handicaps sont aussi une composante de l’être humain et doivent donc être reconnus comme tels. L’initiative pour l’inclusion fait ainsi progresser la collectivité dans son ensemble. » Le délai de récolte des 100'000 signatures court jusqu’au 24 octobre 2024. Renseignements : www.initiative-inclusion.ch Ce que prévoit le texte de l’initiative «Pour l’égalité des personnes handicapées (initiative pour l’inclusion)» La Constitution est modifiée comme suit: Art. 8a2 Droits des personnes handicapées 1 La loi pourvoit à l’égalité de droit et de fait entre les personnes handicapées et les personnes non handicapées dans tous les domaines de la vie. Les personnes handicapées ont droit, dans le cadre de la proportionnalité, aux mesures de soutien et d’adaptation nécessaires à cet effet, notamment à une assistance personnelle et technique. 2 Les personnes handicapées ont le droit de choisir librement leur forme de logement et l’endroit où elles habitent et ont droit, dans le cadre de la proportionnalité, aux mesures de soutien et d’adaptation nécessaires à cet effet. SUIVANT PRECEDENT
- En Australie, un lien entre pauvreté et déficience auditive | FoRom Ecoute
Retour au Magazine En Australie, un lien entre pauvreté et déficience auditive 14 juillet 2023 Publié le : Une étude australienne établit une corrélation sans équivoque entre niveau socio-économique et prévalence de la perte auditive. En cause, l’accès aux soins pour les Australiens les plus défavorisés. Et s’il y avait un lien entre pauvreté et déficience auditive ? A en croire les résultats d’une étude longitudinale australienne publiée en mai dernier dans la revue Ear and Hearing, cette hypothèse ne serait pas une simple vue de l’esprit. Menée sur plus de 10'000 personnes en âge de travailler et interrogées entre 2008 et 2018, sur la base de données longitudinales d’une enquête globale intitulée « Household, Income and Labour Dynamics in Australia », cette étude a exploré les associations entre la déficience auditive autodéclarée et l'éducation, le revenu, le statut d'emploi et le niveau socio-économique des personnes ciblées, autant de paramètres qui ont été estimées à l'aide d'un modèle de régression logistique multivariée et d'une régression des risques proportionnels de Cox. Constat sans appel L’étude en tout cas, aboutit à un constat sans appel : la prévalence de la déficience auditive est plus élevée chez les personnes ayant un revenu, un statut professionnel et un désavantage socio-économique inférieurs. Chacun des paramètres étudiés a en effet abouti à un constat de risque plus élevé de développer une déficience auditive. Ainsi, les personnes ayant les revenus plus faibles avaient un risque deux fois plus élevé de déficience auditive que ceux dont le revenu était plus élevé. Sans surprise également, les professions de la classe ouvrière ont présenté un risque 1,9 fois plus élevé. Enfin, la localisation géographique a également été identifiée comme un facteur impactant, avec un risque accru de déficience auditive environ 1,75 plus élevé. Résultats « préoccupants » L’explication d’un tel constat est à rechercher dans les possibilités d’accès aux soins auditifs en Australie. « Ces résultats sont particulièrement préoccupants puisque les Australiens en âge de travailler ne sont pour la plupart pas éligibles aux soins de santé auditifs socialement subventionnés en Australie, expliquent en effet les auteurs de l’étude. Ce manque d'accès à des services auditifs abordables pourrait exacerber les conséquences négatives de la déficience auditive et accroître les inégalités sociales. » SUIVANT PRECEDENT
- L’OMS alerte : les jeux vidéo peuvent être dangereux pour votre audition | FoRom Ecoute
Retour au Magazine L’OMS alerte : les jeux vidéo peuvent être dangereux pour votre audition 5 avril 2024 Publié le : Apparus dans les années 70, les jeux vidéo connaissent une popularité croissante. Une récente étude de l’OMS pointe cependant des risques de perte auditive et d’apparition d’acouphènes. Les jeunes sont bien sûr les premiers concernés. Le gaming, savez-vous ce que c’est ? Les plus jeunes en tout cas ne l’ignorent pas : ce terme issu de l’anglais désigne le monde très vaste et varié des jeux vidéo, avec toute ses composantes ludiques, mais aussi professionnelles et commerciales : divertissement, conception et commercialisation de jeux, organisation de compétitions professionnelles… le gaming est un univers aux ramifications tentaculaires au point que selon les estimations, près de 3 milliards de personnes dans le monde s’y adonneraient. En Suisse d’ailleurs, un grand nombre de start-up se sont développées autour de cette nouvelle industrie du divertissement, tandis que de plus en plus de jeunes y consacrent des dizaines d’heures de leur temps libre. Seulement voilà : jouer à des jeux vidéo c’est bien, mais cela peut être nocif pour l’audition, surtout lorsque l’on prend en compte les longues journées passées par les joueurs avec un casque ou des écouteurs vissés sur la tête. Selon une étude menée par des scientifiques de l’OMS en collaboration avec plusieurs universités (USA, Chine et Australie), et publiée dans la revue internationale de santé BMJ Public Health , le gaming à haute dose pourrait ainsi occasionner non seulement des pertes auditives mais également des acouphènes. Données de 50'000 joueurs L’étude a compilé les données issues de 14 recherches impliquant plus de 50’000 joueurs originaires de 9 pays sur la base de données auto-déclarées ou de tests auditifs, avec pour objectif de tenter d’établir un lien entre la pratique intensive des jeux vidéo, en particulier celle menée par des joueurs professionnels, et le « risque potentiel de perte auditive et/ou d’acouphènes » . Avec des résultats alarmants : certaines des recherches compilées ont établi des corrélations entre l’usage intensif des jeux vidéo et la perte auditive tandis que d’autres ont quant à elles établi un lien avec la survenue d’acouphènes. Même s’ils admettent que les résultats de cette recherche demandent à être confirmés, les scientifique s de l’OMS avertissent : « Ces résultats laissent entendre qu’il pourrait y avoir une nécessité de prioriser des actions de prévention , comme des initiatives éducatives ou de sensibilisation sur les risques potentiels du gaming, afin de promouvoir des pratiques d’écoute plus sûres chez les gamers » . Dans l’attente de recherches ultérieures, il convient donc de rester vigilant et de privilégier des mesures de prévention en diminuant le volume sonore au niveau des casques et en s’accordant au moins à chaque heure de jeu, une pause de repos auditif. SUIVANT PRECEDENT
- A Ikea Genève, les malentendants peuvent communiquer sans entraves | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Ikea Genève, les malentendants peuvent communiquer sans entraves 1 novembre 2023 Publié le : C’est une première en Suisse. A Genève, la célèbre enseigne de meubles a recours aux services d’une entreprise spécialisée. Tout malentendant ou sourd peut s’adresser à n’importe quel employé et obtenir en temps réel une retranscription écrite ou une interprétation en LSF ou en langage parlé complété. En Suisse, c’est une première et le Covid n’y a pas été étranger, pour une fois de manière positive. Depuis le début de l’année en effet, Ikea Genève offre une prestation unique aux sourds et malentendants. Dès l’entrée du magasin, mais aussi à chaque poste de travail où officient les employés de la célèbre entreprise, un panneau indique la couleur : « baisse d’audition, sourd ou malentendant ? Afin de faciliter nos échanges, nous avons développé un partenariat avec le service Acceo. Nos collaborateurs peuvent faire appel à ce service sur demande ». Acceo, déjà décrit dans un précédent article , est un service qui permet à tout malentendant de s’adresser à n’importe quel collaborateur et d’établir une interaction facilitée avec lui, en dépit du handicap auditif. Ce dernier, via son smartphone, établit immédiatement une connexion via à l’application éponyme, et à distance et en temps réel, le malentendant bénéficie grâce à un transcripteur humain, soit d’une traduction en langue des signes ou en langage parlé complété, soit d’une retranscription écrite des propos de son interlocuteur. Un immense pas en avant pour améliorer l’accessibilité du magasin à toute personne présentant un handicap auditif, d’autant que la majorité des 250 collaborateurs d’Ikea-Vernier été formée à l’utilisation d’Acceo. Le masque, un déclencheur… « C’est la période du Covid qui a généré chez nous une véritable prise de conscience, raconte Guillaume Bissiau coordinateur développement durable d'IKEA Vernier, en charge du projet. Avec le masque généralisé, nous avons en effet constaté que nombre de clients étaient malentendants ou sourds et que nous étions impuissants à leur venir en aide ». Et d’ajouter : « L’autre élément déclencheur a été le jour où un de nos collaborateurs a été confronté au cas d’une petite fille qui n’a pas pu aller à la garderie car elle devait assurer la traduction entre nos collaborateurs et ses parents sourds ». Interpellé, Guillaume Bissiau réfléchit alors à une solution. Ses premières recherches en Suisse sont infructueuses. « Je n’ai pas trouvé chez nous d’outil approprié pour faciliter les échanges entre ce type de clientèle et nos collaborateurs. Je me suis alors tourné vers la France et c’est comme ça que je suis tombé sur Acceo ». Concours de circonstance, une filiale française d’Ikea a recours au même service, qui renseignement pris, donne entière satisfaction. « A la fin de l’été 2022, j’ai exposé mon projet à la direction puis à notre siège à Zurich qui se sont montrés d’emblée enthousiastes. Acceo a en effet de vraies lettres de noblesses avec, entre autres clients, l’armée française et probablement les Jeux olympiques l’année prochaine ». Prix modique Pour un prix modique, de l’ordre du millier de francs par année, l’abonnement à Acceo permet ainsi à Ikea de répondre en bonne partie aux besoins de communication de sa clientèle sourde et malentendante. « C’est un outil fabuleux et facile d’usage, conclut Guillaume Bissiau. Finalement le plus grand défi a été de former nos collaborateurs à son utilisation. D’ores et déjà 80% d’entre eux sont capables de le faire ». Forte de la réussite de cette première expérience, très encourageante, Ikea Vernier entend étendre la démarche à d’autres prestations. Dès les mois à venir en effet, la possibilité pour les malentendants d’avoir recours à Acceo pour les appels téléphoniques au service client, mais aussi pour les services de planification qui permettent de configurer armoires ou cuisines, sera étudiée avec attention. SUIVANT PRECEDENT
- Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants 30 octobre 2024 Au Casino de Montbenon à Lausanne Atelier-concert pour enfants sourds et malentendants Date : Mercredi 30 octobre à 14h Lieu : Casino de Montbenon, Lausanne Cet évènement gratuit est proposé sur inscription. Il sera animé par le groupe Espuma Antigua . Photos du groupe et affiche du festival disponibles sur demande pour les visuels mediation@jazzonzeplus.ch SUIVANTE PRECEDENTE
- On sait enfin ce qui a rendu Beethoven sourd ! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine On sait enfin ce qui a rendu Beethoven sourd ! 23 mars 2025 Publié le : Le plomb contenu dans les vins de qualité médiocre que le célèbre compositeur consommait de manière immodérée en serait en cause la plus vraisemblable. Il y a près de 2 ans, aux écoutes s’était fait écho d’une recherche génétique qui n’avait pas réussi à identifier la cause de la surdité du célèbre compositeur Ludwig van Beethoven . On en sait désormais un peu plus sur les origines de la surdité de ce mythe de la musique classique devenu totalement sourd à l’âge de 45 ans, après que son audition a commencé à diminuer progressivement 20 ans plus tôt. Multiples causes invoquées Après que de multiples maladies aient été tour à tour invoquées, syphilis, colites chroniques, tuberculose et de nombreuses autres pathologies, de nouvelles analyses d'échantillons de cheveux vérifiés de l’Allemand avancent l’hypothèse que Beethoven serait devenu sourd suite à une intoxication prolongée par le plomb, les taux enregistrés dans sa chevelure dépassant plus de 100 fois les valeurs usuellement admises. Fréquente au cours des siècles passées, l’intoxication par le plomb, appelée saturnisme, était principalement due aux canalisations fabriquées à partir de ce métal, mais surtout en raison de l’usage généralisé de poudre destinées au perruques portées par les hommes de la bonne société. Ces causes ne sont pourtant pas incriminées dans la saturation capillaire en plomb de l'auteur de la Neuvième Symphonie et de L'Hymne à la joie. Selon une étude menée par le pathologiste Nader Rifai, chercheur de la Harvard Medical School, et publiée dans la revue «Clinical Chemistry», c’est sa consommation de vin qui serait plus vraisemblablement en cause, l’illustre compositeur étant connu pour son goût immodéré d’alcool, la légende affirmant même que sur son lit de mort, il buvait encore du vin à la cuillère. Pratique illégale mais fréquente Il se trouve qu’à l’époque, l’ajout du plomb aux vins de qualité médiocre était une pratique très fréquente, remontant même à l’Empire romain. La pratique, illégale, permettait d’en améliorer à moindre frais la saveur, en estompant les tanins et en rendant le vin considérablement plus doux. SUIVANT PRECEDENT
- Des échanges entre professionnels pour mieux appréhender la malentendance | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Des échanges entre professionnels pour mieux appréhender la malentendance 20 octobre 2025 Publié le : Depuis une trentaine d’années, le Groupe Romand des professionnels de la surdité, qui fédère pas moins de 200 membres, organise des journées de formation dont l’objectif est de mutualiser leurs expériences de travail. Héritier du Groupe Romand des Pédagogues pour Déficients auditifs fondé en 1953, le Groupe Romand des Professionnels de la Surdité (GRPS) est une association à but non lucratif qui depuis une trentaine d’années, fédère des professionnels de la surdité et de la malentendance provenant de divers horizons : enseignants en école spécialisée, logopédistes, éducateurs, médecins, etc. « Tout professionnel qui, dans sa vie active, est en contact avec des personnes ayant une surdité ou une malentendance y est le bienvenu », explique la travailleuse sociale Susana Sanina, qui a repris la présidence du GRPS en juin dernier, suite au départ à la retraite de Michèle Lovis, répondante surdité au Repuis (VD), un centre de formation professionnelle spécialisée pour des apprentis ne pouvant acquérir celle-ci selon le processus traditionnel. Promouvoir la formation De fait, l’association, financée uniquement par les cotisations et des dons, regroupe aujourd’hui près de 200 membres, adhérant soit à titre individuel soit à titre collectif. Son objectif ? En premier lieu de promouvoir la formation continue des professionnels actifs dans la surdité et la malentendance, tout en favorisant les échanges et les contacts entre eux afin de faciliter leur travail quotidien. « Une chose est sûre : aujourd'hui, les professionnels qui travaillent dans la surdité et la malentendance se sentent isolés, constate Susana Sanina. Et plus particulièrement, celles et ceux qui travaillent dans une institution qui n'est pas directement liée à la surdité, mais qui sont au contact de personnes malentendantes ou sourdes. Un de nos objectifs prioritaires est ainsi de contribuer à rompre cet isolement ». Pour ce faire, le Groupe romand des Professionnels de la Surdité organise chaque année deux journées de formation, en mars et en novembre - avec un certificat à la clé – et qui abordent des thématiques très diversifiées. En mars dernier, c’était ainsi le « Développement de la sexualité de l’enfant/adolescent sourd » qui a fait l’objet d’une conférence proposée par le sexothérapeute Steven Derendinger, les thématiques précédentes étaient consacrées, entre autres exemples, à la santé mentale, aux mesures proposées par l’AI ou même au parcours langagier des sourds issus de l’immigration… « En tant que professionnels, nous passons notre temps à tenter de faire le tri dans notre pratique quotidienne, pour savoir ce qui relève de la surdité proprement dite ou ce qui relève du contexte social ou médical, etc… Or ce n'est qu'en discutant avec d'autres professionnels que l'on parvient à faire la différence et c’est une des raisons pour laquelle ces journées sont vraiment très importantes ». Nouveau format En dépit du réel succès rencontré par ces journées, le comité du GRPS a décidé de modifier le format de la prochaine journée de formation qui sera organisée le 6 novembre prochain. « Ce sera une grande première qui résulte d’une réflexion menée après que nombre de nos membres ont exprimé le souhait de partager plus intensément leurs expériences professionnelles », explique la présidente. Résultat : la journée du 6 novembre sera entièrement consacrée à un travail de réflexion et d’analyse des pratiques professionnelles sous la coordination et la modération d’une intervenante spécialisée. Comme à l’accoutumée, un questionnaire de satisfaction sera distribué aux participants et dont les résultats conditionneront la pérennisation ou pas de cette nouvelle formule. Groupe Romand des Professionnels de la Surdité. www.grpsurdite.ch SUIVANT PRECEDENT
- Reeflect, une «oreille artificielle» à domicile | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Reeflect, une «oreille artificielle» à domicile 19 janvier 2025 Publié le : Reeflect est un système de domotique de sécurité fondé sur l’intelligence artificielle qui informe les sourds et malentendants, via des alertes lumineuses spécifiques, de chaque évènement qui survient dans leur domicile. Après la France en juin 2025, le dispositif devrait être commercialisé en Suisse. « Mes deux parents sont sourds de naissance, je suis donc bien placé pour savoir à quel point il est préjudiciable de ne pas savoir ce qu’il se passe dans son environnement et se sentir en sécurité dans son domicile quand on présente une perte auditive. Le projet Reeflect est donc un projet à 100% né d’une expérience personnelle. » Créée à Montpellier en France, par le jeune ingénieur Anthony Denux, Reeflect ne cache pas son ambition de révolutionner et le mot n’est pas faible, la vie des sourds et malentendants lorsqu’ils sont chez eux. Mais de quoi s’agit-il exactement ? « Il s’agit d’un dispositif intelligent, une véritable oreille connectée à domicile qui vise à détecter les bruits pour alerter les personnes en cas de besoin, afin de leur garantir une autonomie complète », lance Anthony Denux. Notifications et alertes lumineuses Concrètement, grâce à une intelligence artificielle développée exclusivement à cet effet, des micros disposés dans chaque pièce sont capables de détecter les bruits importants de la vie quotidienne, qu’il s’agisse des pleurs d’un enfant, d’un robinet qui fuit, d’une porte qui claque ou de quelqu’un qui sonne à la porte, etc… Connectés à une application mobile, ces micros spécifiquement paramétrés, envoient immédiatement une notification au smartphone ou à la montre connectée du détenteur, tandis que simultanément des LED ou autres alertes visuelles peuvent être enclenchées. L’avantage du dispositif est qu’il permet à son utilisateur de définir toute une série de paramètres qui lui permettent d’identifier immédiatement la nature de l’alerte, et exactement dans quel lieu de la maison elle a été déclenchée. Par exemple, une couleur bleue lorsqu’un bébé pleure, verte quand la porte sonne, ou alors l’ensemble des lumières de la maison qui s’allument simultanément en cas d’alerte incendie etc. « Les alertes visuelles pour personnes déficientes auditives n’ont jamais vraiment évolué depuis des années, constate Anthony Denux qui a déjà plus de 1500 clients sur sa liste d’attente, sans compter de nombreuses demandes en provenance de Suisse. Notre souhait a vraiment été de disrupter le secteur en imaginant une solution qui réponde complètement aux besoins spécifiques de chacun, sous la forme d’un véritable assistant de vie à domicil e». Et d’ajouter : « Les sourds et malentendants ont été une communauté trop longtemps oubliée et je suis bien placé pour le savoir. C’est aussi pour cette raison que nous souhaitons proposer des prix abordables, 1000 euros pour équiper un appartement, 1500 pour une maison ». Nombreuses distinctions Aujourd’hui en voie de finalisation, la solution Reeflect qui a déjà raflé de nombreuses distinctions lors de concours réservés aux start-up, devrait entrer dès le début de cette année 2025 en phase de tests en conditions réelles, pour une commercialisation à destination du grand public prévue en juin 2025. La Suisse devrait suivre rapidement, « tant les demandes de renseignement en provenance de ce pays sont importantes » . Et ce n’est pas tout : au-delà des particuliers, Reeflect mise également sur le marché des entreprises, via un système non pas de ventes, mais d’abonnements, les besoins en termes d’aménagement de postes pour les sourds et malentendants étant très importants. www.reeflect.fr SUIVANT PRECEDENT
- Appareils auditifs: une application mobile pour s’entraîner à entendre! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Appareils auditifs: une application mobile pour s’entraîner à entendre! 21 septembre 2024 Publié le : Élaborée aux HUG et gratuite, AudioRehab+ est une application mobile qui permet aux sourds et malentendants nouvellement appareillés de réaliser un entrainement auditif destiné à améliorer leur compréhension de la parole . Porteurs d’un appareil auditif, d’un implant cochléaire, d’un BAHA ou de toute autre prothèse auditive, cette application pour smartphones est sans aucun doute pour vous. Disponible gratuitement sur l’AppStore et Google Play depuis le mois d’avril dernier, AudioRehab+, c’est son nom, est une solution d’entrainement auditif destinée aux personnes sourdes et malentendantes à qui elle propose plus de 150 exercices permettant de s’entraîner la compréhension de la parole. Trois niveaux de difficulté, plusieurs voix et rythmes de parole, mais aussi des parcours d’entraînement libre ou guidé selon le besoin, l’offre est multiple et variée… « Notre longue expérience de la rééducation avec les implantés cochléaires, pour lesquelles la rééducation auditive est indispensable et obligatoire, nous a beaucoup inspirés, explique Angelica Perez Fornos patronne du Centre universitaire romand d’implantation cochléaire (CURIC) aux HUG et coresponsable, avec l’assistante de recherche Maëlys Le Magadou, de ce projet unique dans le monde francophone. Pour les porteurs d’appareils auditifs, qui ne bénéficient d’aucun programme officiel, la rééducation est importante pour réapprendre à entendre avec la prothèse. Or pour eux, rien n’était disponible en français. C’est la raison pour laquelle nous avons élaboré AudioRehab+, une solution spécifiquement destinée à répondre à ce besoin et qui permet à chacun de s’entrainer n’importe où et à n’importe quelle heure ». 4 années de recherches Élaborée durant plus de 4 années de recherches grâce à l’expertise des professionnels de l’audition du CURIC (logopédistes, ingénieurs, spécialiste des jeux) et avec la collaboration de patients très tôt intégrés dans sa conception, son développement et sa validation, AudioRehab+ a pour objectif de permettre aux nouveaux porteurs d’appareils de devenir, via des exercices ciblés, les acteurs de leur propre rééducation auditive. « Depuis le mois d’avril, et sans campagne de promotion, cette application, que nous avons voulue la plus universelle possible puisque nous l’avons doublée d’une application web, a été téléchargée près d’un millier de fois sur les stores Apple et Android se réjouit Angelica Perez Fornos. Et les retours que nous avons eus, aussi bien des professionnels de l’audition que des patients eux-mêmes sont très positifs. On peut même ajouter très constructifs, car ils nous ont permis de détecter des points d’amélioration très intéressants». Améliorations à venir Et c’est un peu là que le bât blesse. Réalisée grâce à un financement unique de la Fondation Privée des HUG, AudioRehab+ va devoir au cours des mois et années à venir, faire en effet l’objet de plusieurs ajustements et améliorations. D’une part pour faire face aux mises à jour successives des systèmes d’exploitation qui équipent les smartphones, mais aussi pour implémenter de nouvelles fonctionnalités. Or tout cela a un coût : « Aujourd’hui, le principal challenge d’AudioRehab+, c’est au fond le financement, résume Angelica Perez Fornos. L’enjeu principal à venir sera donc de trouver des fonds pour les indispensables réactualisations, mais aussi pour que l’application soit améliorée pour par exemple permettre des interactions avec les logopédistes et autres professionnels, qui pourront ainsi proposer des exercices ciblés à chaque patient ». SUIVANT PRECEDENT
- A la Chaux-de-Fonds, une amicale de malentendants riche de projets | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A la Chaux-de-Fonds, une amicale de malentendants riche de projets 12 janvier 2025 Publié le : Organisant ses activités autour de rencontres et de sorties pour les malentendants et devenus sourds ainsi que leurs proches, l’Amicale de la Chaux-de Fonds fait preuve d’une étonnante vitalité. En ces temps où le monde associatif est en crise d’engagement, l’Amicale des malentendants et devenus sourds de la Chaux-de-Fonds et ses environs se porte bien. « Toutes les activités que l'on organise régulièrement sont bien suivies par nos membres, se réjouit ainsi sa présidente, Josina Kramer. A chaque fois, on a au moins une vingtaine de personnes, et c'est assez fou par les temps qui courent. C'est surtout très valorisant et cela donne envie de continuer à s’investir ». Forte d’une mission simple, « favoriser l’inclusion des personnes malentendantes et devenues sourdes en les éloignant de leur isolement », l’amicale organise ses activités autour de rencontres destinées à favoriser l’échange, l’écoute et le partage. Une fois par mois, ses membres se retrouvent l’après-midi autour d’un café, sans compter des activités en extérieur, en général également tous les mois, autour de jeux de société, de lotos, de sorties etc. Le programme de l’année 2025, disponible sur le site de l’amicale, s’annonce ainsi d’ores et déjà très riche : repas en campagne autour d’une fondue, visite d’une biscuiterie, apéro dinatoire, loto privé, grillade estivale chez l’un des membres, visite du musée du tram à Boudry (NE) etc… les sorties s’annoncent variées, avec pour objectif de fédérer le maximum de personnes. Rencontre des amicales en 2025 « Même si l’organisation de ces activités demande beaucoup de travail, nous essayons toujours d’être originaux , explique Josina Kramer. Cette année, on a aussi prévu un thé musical et dansant avec des musiciens qui vont jouer de l’accordéon. On verra bien si cela va marcher ! » « Le gros défi pour 2025 sera surtout d’organiser et d’accueillir la rencontre des amicales romandes, et c’est un gros travail en perspective » ajoute la présidente qui avoue pouvoir compter sur un comité solide fort de cinq membres et qui « fonctionne très bien dans une excellente ambiance car chacun sait ce qu’il a à faire ». Ceci sans oublier sur le soutien financier de forom écoute pour l'organisation de la rencontre. Évidemment comme souvent dans le monde associatif, se pose la sempiternelle question de la relève. Malgré une moyenne d’âge élevée - les membres sont pour l’essentiel des retraités-, les adhésions se poursuivent, grâce au bouche-à-oreille, mais aussi grâce au site internet, mis en service il y a quelques années et qui assure à l’amicale une très utile visibilité sur le web. « Les nouveaux membres compensent en effet les décès, détaille Josina Kramer. A travers le site, les gens nous trouvent très facilement, souvent via leurs enfants ou leurs petits enfants qui leur signalent notre existence. Nous accueillons également volontiers des personnes entendantes proches de malentendants ou même celles qui souhaitent simplement chercher de la compagnie ». La question de la relève se pose également pour le comité qui lui aussi, prend fort logiquement de l’âge. Et bonne nouvelle là également : deux nouveaux membres, quinquagénaires, se sont annoncés pour remplacer les personnes qui ont souhaité se décharger de leurs responsabilités dans l’amicale, un fait « très encourageant ». Pas de subventions Fonctionnant sans la moindre subvention, l’Amicale des malentendants et devenus sourds de la Chaux-de-Fonds finance ses activités par quelques dons mais surtout grâce à la modique cotisation annuelle de 35 francs demandée à chaque membre. « Nous demandons en plus une participation pour chaque sortie, même si notre caisse peut compléter si nécessaire, car nous ne souhaitons pas que les gens s’abstiennent pour des raisons financières, ajoute la présidente de l’amicale. Nous ne sommes pas là pour thésauriser de l’argent et nous avons la chance d’avoir une petite réserve qui nous permet d’avoir les coudées franches. Et c’est très bien car notre priorité est de continuer à faire vivre le plus longtemps possible notre association, pour le bien de tous ses membres ». https://amicale-malentendants.ch SUIVANT PRECEDENT



















