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- Pourra-t-on soigner les surdités grâce aux nanoparticules? | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Pourra-t-on soigner les surdités grâce aux nanoparticules? 7 septembre 2024 Publié le : À l’aide de nanoparticules aimantées, un chercheur américain ambitionne de pouvoir transporter les médicaments directement à l’intérieur de l’oreille interne. Son projet de recherche révolutionnerait ainsi la prise en charge médicamenteuse des pertes auditives. Voici une piste de traitement suffisamment prometteuse pour que le chercheur qui s’y adonne reçoive une bourse d’un million de dollars, versée par l’Institut national américain sur la surdité et les troubles de la communication. Directeur de la division d’oto-neurologie et professeur titulaire à l’université de Cincinnati (USA), spécialisé dans les troubles de l’audition et de l’équilibre, le Pr Daniel Sun ambitionne en effet d’avoir recours à des nanoparticules magnétiques pour traiter la surdité. Mais de quoi s’agit-il exactement? Déjà largement utilisées pour le diagnostic et le traitement de certains cancers, les nanoparticules magnétiques sont des dispositifs de taille nanométrique qui s’insèrent au cœur des cellules et y importent leurs propriétés physiques, ici en l’occurrence leur caractère aimanté. Détectables, et manipulables à distance, elles sont donc stimulables par un champ magnétique extérieur, leur déplacement leur permettant ainsi de faire office de véritable transporteur des substances thérapeutiques vers la cible escomptée. Et c’est là que leur intérêt réside en matière de traitement des surdités, puisque ces nanoparticules peuvent convoyer et déposer les molécules médicamenteuses actives directement au cœur des cellules cibles de l’oreille interne. Vrai potentiel « De nombreux médicaments dotés d’un vrai potentiel pour soigner la perte auditive et la retarder ou même l’inverser sont actuellement en cours d’élaboration. Mais jusqu’à présent, nous n'avions pas de moyens efficaces et non invasifs de les introduire dans l'oreille interne. Les nanoparticules magnétiques pourraient donc servir à les transporter pour les livrer dans l’oreille, ce qui ouvrirait un nouvel horizon de prise en charge et de traitement des surdités » explique le Dr Sun qui ajoute : « Nous cherchons à comprendre comment ces particules pénètrent réellement la membrane qui sépare notre oreille moyenne de l'oreille interne et comment ces particules se dirigent vers les zones de l'oreille interne où nous avons besoin qu'elles se rendent. A moyen terme, nous aimerions nous orienter vers un avenir où les gens, quels que soient leur âge ou leur état de santé, pourront suivre en toute sécurité ces traitements avec ces médicaments prometteurs d'une manière peu invasive et efficace pour traiter leur perte auditive » En dehors des corticostéroïdes, il n’existe actuellement aucun médicament capable de traiter la perte auditive et qui soit approuvé par la Food and Drug Administration, l’agence américaine des médicaments. SUIVANT PRECEDENT
- En Suisse, le bruit au travail cause 1000 maladies professionnelles chaque année | FoRom Ecoute
Retour au Magazine En Suisse, le bruit au travail cause 1000 maladies professionnelles chaque année 12 octobre 2024 Publié le : La perte auditive est la première cause de maladie professionnelle en Suisse. Dans certains milieux professionnels, en particulier l’industrie, une prévention adaptée est indispensable. Organisée par l’association Journée nationale de l’audition, aux activités desquelles FoRom écoute s’est à plusieurs reprises associé, la 9ème édition de la Semaine de la Santé Auditive au Travail démarre ce 14 octobre. Destinée prioritairement aux acteurs de la santé, de la prévention et de la sécurité au travail, mais aussi au grand public, cette Semaine invite à mieux prendre en compte la prévention auditive dans la qualité de vie au travail, en mettant en particulier l’accent sur les nuisances du bruit. Responsabilité des employeurs Selon la SUVA, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents, qui procède chaque année à des contrôles du bruit dans plusieurs centaines d’entreprises, quelque 200’000 personnes en Suisse sont exposées à un niveau sonore supérieur aux valeurs limites pendant leur travail tandis que les lésions auditives consécutives représentent la maladie professionnelle la plus fréquemment reconnue, avec plus de 1000 nouveaux cas enregistrés chaque année. « Beaucoup de collaborateurs, en particulier les artisans et les employés de l’industrie, travaillent dans un environnement où ils sont exposés à un niveau sonore élevé, ce qui peut endommager l’ouïe à moyen terme », explique l’organisation, principal assureur-accidents de Suisse qui précise que la protection des employés « relève de la responsabilité des employeurs ». « La particularité de l’exposition auditive excessive sur le lieu de travail est que les lésions et les pertes auditives, souvent irréversibles, surviennent souvent des décennies après la période d’exposition, explique un épidémiologiste genevois spécialiste de la santé publique. C’est la raison pour laquelle les employeurs ont parfois du mal à prendre en compte les questions de protection contre le bruit excessif sur les lieux de travail. Or dans cette perspective, la prévention est pourtant essentielle ». Protection auditive recommandée « Dans la pratique, on considère que toute personne exposée à un niveau sonore supérieur ou égal à 85 dB doit porter une protection auditive même lorsque l’exposition est de courte durée. De plus, dès les premiers signes de lésion auditive, il est nécessaire de procéder rapidement à une évaluation » avertit la SUVA qui propose sur son site, des conseils de protection adaptées à chaque cas ainsi que de nombreux modules de prévention. www.suva.ch SUIVANT PRECEDENT
- Journée à thème «Appareils auditifs, comment se faire rembourser?» | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Journée à thème «Appareils auditifs, comment se faire rembourser?» 1 juin 2024 Hôtel Royal Savoy, Av. d'Ouchy 40, Lausanne Pour la 23e édition de sa journée à thème, FoRom écoute s’intéressera aux appareils auditifs et plus particulièrement à leurs modalités de remboursement et autres formes d’aides existantes. Vous vous demandez quelles sont les aides et les soutiens dont vous pouvez bénéficier? Comment procéder? A quoi faire attention? Voilà quelques-unes des questions auxquelles les expertes et experts conviés par FoRom écoute auront à cœur de répondre. > Programme, informations pratiques et inscriptions SUIVANTE PRECEDENTE
- «La musique, ma grande passion!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «La musique, ma grande passion!» 27 janvier 2023 Publié le : Âgée de 32 ans, laborantine en chimie à l’EPFL, Annabelle Coquoz joue d’un instrument de musique depuis son enfance, malgré une perte auditive très précoce. Après des années consacrées au trombone, la voici qui se met désormais au… violoncelle. Peu de gens le savent. Mais il est tout à fait possible d’être malentendant ou sourd et de… jouer d’un instrument de musique. Malentendante depuis son plus jeune âge, Annabelle Coquoz, âgée aujourd’hui de 32 ans et membre très active de la Commission Jeunesse de forom écoute, joue en effet du… trombone depuis qu’elle a 11 ans. Une passion plutôt familiale d’ailleurs puisque tout le monde chez elle est musicien. « Ma maman ne voulait pas faire de différence avec mes frères et sœur, alors elle m’a mise sur un piano quand j’avais à peine 4 ans » , raconte celle qui vit à Aigle et travaille depuis plusieurs années à l’EPFL, comme laborantine en chimie. Depuis, la musique occupe une part importante de sa vie, elle joue dans une harmonie et dans un orchestre où son handicap auditif passe quasiment inaperçu, participe à des répétitions plusieurs fois par semaine, sans compter ses entraînements à la maison. D’autant que, depuis deux ans environ, elle s’est lancée dans le violoncelle. « C’est une fausse idée de croire que l’on ne peut pas faire de musique avec un handicap auditif explique-t-elle. C’est vrai que j’ai la chance d’avoir entendu entre 0 et 2 ans avant que mon ouïe ne se péjore. Mais jouer de la musique a vraiment quelque chose de reposant, car il n’y a pas besoin d’essayer de se concentrer sur des paroles, mais juste de ressentir des sensations. Par exemple, avec le violoncelle, je ressens beaucoup les vibrations, ce qui m’aide à appréhender la musique lorsque je la travaille ». Perte auditive très jeune Très jeune, dès 2 ans, Annabelle commence à perdre son ouïe, réagit de moins en moins aux bruits et ne répond pas quand on l’appelle. Et le diagnostic est sans appel : perte auditive supérieure à 80% à l’oreille gauche, 50% à droite. Dès 4 ans, elle est appareillée avec en plus un système « BiCROS » qui permet de transmettre tous les sons à l’oreille droite, la moins atteinte. Malgré l’ampleur de sa perte auditive, et de caractère très indépendant, elle suit une scolarité normale sans avoir recours à la moindre aide. Elle choisit ensuite de faire un apprentissage pour obtenir en 2009 un CFC de laborantine en chimie puis décroche une maturité professionnelle et une maturité fédérale. Malgré son aisance, la vie quotidienne n’est pas facile et les effets du handicap auditif se font de plus en plus sentir : fatigue intense, voire épuisement et vertiges la poussent à nouveau à consulter un ORL qui décide de reprendre son dossier à zéro. Et là, elle peut enfin mettre un nom sur la cause de sa surdité : « Syndrome de Pendred », une maladie génétique rare décrite pour la première fois en 1896 par le médecin britannique Vaughan Pendred. Bonne nouvelle cependant, elle est éligible à l’implantation cochléaire et la voilà implantée à son oreille gauche en 2016 à Berne. Elle a 26 ans et l’implant change sa vie : « Bien sûr je ne pourrais pas vivre sans, constate-t-elle. Mais il ne suffit pas. La rééducation a été longue et difficile, et j’ai encore besoin de mon appareil auditif de l’autre côté » . Ses choix de vie, elle les a faits en tenant compte de son handicap. « J’ai choisi de ne pas faire d’études longues et de ne travailler qu’à 80% pour ne pas m’user au travail, même si je suis très contente de mon emploi à l’EPFL, dans un monde de recherche et dans un environnement humain qui tient compte de ma surdité. Mais le plus important pour moi, c’est qu’il me reste du temps à consacrer à la musique !» SUIVANT PRECEDENT
- Une jeune Valaisanne conçoit un kit pour aider les enfants sourds à la piscine | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une jeune Valaisanne conçoit un kit pour aider les enfants sourds à la piscine 1 décembre 2025 Publié le : Âgée de 23 ans, Claudia Dussex, sourde implantée, a conçu « Minô va à la piscine ». Son objectif ? Aider les maîtres-nageurs et les enseignants à accompagner les jeunes enfants sourds pendant leurs cours de natation. « Tout le monde ne connaît pas la langue des signes ou la langue parlée complétée, c’est pour cela que j’ai essayé de créer un moyen de communication basé essentiellement sur des images et un peu de texte, et donc accessible à tout le monde ». Ce moyen de communication original et créatif, c’est tout simplement un kit pédagogique visuel, intitulé « Minô va à la piscine » et destiné à accompagner les enfants sourds en cours de natation. Et son auteure est à peine âgée de 23 ans. Née sourde des deux oreilles, implantée à gauche à l’âge d’un an et demi, Claudia Dussex est détentrice d’un bachelor en communication visuelle qu’elle vient de décrocher, après 3 ans de formation à la Haute Ecole d’Art et de Design (HEAD) de Genève. Mémoire de fin d’études L’idée de son kit lui est venue lorsque, dans le cadre de son mémoire de fin d’études, elle s’intéresse aux outils de communication destinés aux sourds et malentendants et présents dans les lieux publics. « J’ai analysé différents endroits, cinémas, piscines, écoles, musées, etc. et j’ai constaté qu’il n’y avait rien dans les piscines. Et immédiatement, cela a fait écho à l’expérience de l’enfant que j’étais, et qui avait tant de mal à communiquer avec ceux qui l’accompagnaient à la piscine ». Aussitôt, alliant son vécu de sourde et ses compétences en graphisme, elle se lance dans l’élaboration du prototype de « Minô va à la piscine », si utile aux enfants qui à la piscine, doivent se séparer de leurs implants ou de leurs appareils auditifs. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Destiné aux enseignants et aux maîtres-nageurs dispensant des cours de natation aux enfants de 6 à 10 ans, ce kit se compose en premier lieu de deux fiches informatives à utiliser avant le cours de natation, l’une présentant les règles générales de la piscine, et l’autre, les 9 étapes - et autant de consignes -, qui encadrent le déroulé du futur cours, avant et après le « plouf » dans l’eau. Ces étapes sont du reste, résumées en pictogrammes dans un bracelet en silicone que l’enfant pourra prendre ensuite avec lui à l’intérieur de la piscine. En outre, et pendant le cours, l’enseignant ou le maître-nageur dispose d’un sac contenant des cartes illustrées destinées à préciser visuellement les consignes aux enfants sourds, afin de leur permettre de suivre l’activité comme les autres enfants. Minô le chat Fil conducteur de l’ensemble, le personnage de Minô, le chat que l’on retrouve sur tous les supports du kit. « J’ai moi-même un chat, explique Claudia. Et comme les chats ont peur de l’eau, j’ai utilisé cette contradiction pour créer un personnage qui permet à l’enseignant de montrer que même un chat qui craint l’eau est capable de nager. C’est donc rassurant et encourageant pour les enfants » Très complet, « Minô va à la piscine » a valu la superbe note de 5.5 à sa conceptrice qui n’a pas ménagé ses efforts pour l’élaborer, suivant une classe genevoise durant ses cours de piscine, et testant le prototype auprès d’enfants sourds et de maîtres-nageurs qui l’ont adoubé et plébiscité. Élaboré, pensé, fabriqué, testé et primé, « Minô va à la piscine » est désormais fin prêt pour une nouvelle vie, en dehors du cadre de la formation professionnelle. « Je suis désormais tout à fait prête à le commercialiser, explique Claudia Dussex qui ne manque pas de suite dans les idées. Mon plus grand souhait, ce serait d'avoir une petite entreprise dédiée à Minô, en le déclinant sous forme de goodies (petits objets promotionnels, ndlr). L’étape suivante, ce serait bien sûr de décliner le kit dans d’autres contextes que celui de la piscine, comme par exemple les camps de vacances, le ski, la plage, etc ». www.instagram.com/mino_va_a_la_piscine SUIVANT PRECEDENT
- A Genève, l’EMS Les Mouilles s’adapte à ses résidents malentendants et sourds | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Genève, l’EMS Les Mouilles s’adapte à ses résidents malentendants et sourds 26 juillet 2024 Publié le : Sensibilisation et formation du personnel, adoption d’une signalétique appropriée… Depuis le début de l’année, cet EMS qui accueille près de 80 résidents, a mis en place une série de mesures destinées à faciliter l’interaction avec les seniors malentendants. Dans le monde du 4ème âge et des EMS, la question se pose depuis de très nombreuses années, tant problématique de la solitude et de l’isolement des aînés sourds et malentendants en maison de retraite revêt une acuité particulière. Pour y remédier, différents projets, dont l’idée de créer un EMS romand qui leur serait destiné, ont été esquissés puis abandonnés. A Genève, à l’EMS Les Mouilles, c’est depuis le début de l’année, un projet de petite ampleur, mais très prometteur qui a vu le jour. « Nous sommes et restons un EMS généraliste et ouvert à tous, mais qui désormais propose une sensibilité particulière à la question de la malentendance. Grâce à notre ergothérapeute, nous étions déjà sensibilisés aux questions d’accessibilité d’une manière générale, mais nous avons fait un pas en avant supplémentaire pour tout ce qui relève de l’audition » explique Laurent Beausoleil directeur général de la maison de retraite (à droite sur la photo), située dans le quartier du Petit-Lancy. Accompagnement Ce pas en avant particulier se traduit par la mise en place de plusieurs dispositifs d’accompagnement pour les seniors sourds et malentendants. « L’ensemble de nos collaborateurs dans tous les services, soit près de 80 personnes tout de même, suivent régulièrement une courte formation de sensibilisation à la langue des signes de base, en attendant d’autres mode de communication, détaille Pascale Covin, la responsable des soins (à gauche sur la photo). En outre, nous avons fait l’acquisition de tablettes pour permettre la communication écrite, tout en adaptant la signalétique dans l’ensemble de notre établissement ». Et ce n’est pas tout, puisque l’établissement envisage également d’engager une animatrice malentendante qui viendra assurer, quelques heures par semaine, des activités ouvertes à tous. Comme souvent, ce projet a commencé par un concours de circonstances, lié à la présence d’une infirmière elle-même sourde, Tanya Sebaï devenue dans l’intervalle référente surdité aux Hôpitaux Universitaires de Genève. « C’est elle qui nous a soufflé l’idée qu’offrir la possibilité à des seniors sourds ou malentendants de se regrouper pour vivre et d’échanger dans un seul et même EMS pouvait représenter un énorme gain de qualité de vie pour eux, se souvient Pascale Covin. On a tout de suite adhéré au projet et c’est grâce à sa collaboration et celle de Françoise Rickli, interprète, que cette belle aventure a pu voir le jour ». Pas d’unité spécialisée Petite nuance de taille : l’EMS a tenu à ne pas mettre en place d’unité spécialisée réservée uniquement aux malentendants et sourds. « Non seulement nous sommes adeptes de la mixité et du vivre-ensemble, commente le directeur Laurent Beausoleil, mais nous privilégions aussi les projets de petite envergure que nous pouvons financer sur nos fonds propres. C’est du reste la raison pour laquelle nous nous sommes contentés de diffuser l’information auprès de la fédération suisse des EMS, des services sociaux et des associations pour que les personnes sourdes ou malentendantes puissent prendre connaissance de la spécificité de ce que nous offrons en matière de perte auditive ». SUIVANT PRECEDENT
- Corinne Béran : « BoulevardSanté répond à un besoin » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Corinne Béran : « BoulevardSanté répond à un besoin » 23 août 2024 Publié le : Actif à Lausanne depuis 2019, BoulevardSanté lieu d’accueil qui réunit des professionnels de la santé formés ou sensibilisés à la surdité et à la malentendance vient de se doter d’une association éponyme destinée à promouvoir et à sensibiliser à la santé auditive. Rencontre avec sa fondatrice, Corinne Béran. BoulevardSanté existe depuis 5 ans. Quel bilan en tirez-vous ? Le premier constat évident est que BoulevardSanté répond vraiment à un besoin: partout, de tous les cantons romands, et même de Berne ou de France voisine, des personnes viennent nous voir parfois au prix de plus d’une heure de trajet. Quel est le profil de ces personnes ? Il s'agit majoritairement de personnes sourdes, mais un tiers sont des personnes qui oralisent en français, de tous âges, puisque nous avons aussi des enfants et des personnes âgées. Au total en 5 ans, ce sont plus de 150 personnes sourdes ou malentendantes qui sont venues chez nous, soit l’équivalent de plusieurs milliers de consultations, ce qui est loin d’être négligeable. Ce qui est intéressant, c’est qu’environ 20% des personnes qui font appel une première fois, reviennent pour consulter un deuxième, voire un troisième professionnel de soins. Comment expliquez-vous ce succès ? A BoulevardSanté, les patients n’ont pas besoin d’expliquer ce que c’est que d’être sourd ou malentendant. Ils sont accueillis par des professionnels qui sont sensibilisés et tiennent compte de leurs besoins spécifiques. Une boucle magnétique est disponible, on est attentif à leurs besoins particuliers de communication, à la sensation de fatigue qu’ils peuvent éprouver, etc. C’est tout l’intérêt de proposer un centre spécifique qui les accueille en abordant les problématiques de santé dans leur globalité. Pourquoi en plus de BoulevardSanté Sàrl qui propose des prestations de soin, avez-vous décidé de fonder BoulevardSanté Association ? BoulevardSanté Sàrl est une structure identifiée comme un lieu de ressources pour les personnes sourdes et malentendantes: les thérapeutes y ont un statut d'indépendant et ils sont sensibilisés à la surdité et à la malentendance pour exercer leur métier de soin. L'association vient en plus, avec l’objectif d’effectuer un travail de sensibilisation, de prévention et de formation des patients et dans le futur de formation des professionnels de santé aux spécificités de la prise en charge des patients sourds et malentendants. Elle organise aussi bien des conférences que des cours, des conseils et des lieux d'accueil et d'échanges, avec un message clair: se soigner c'est bien, devenir acteur de sa santé c'est mieux ! Comment est financée cette association ? Nous avons obtenu un sous-contrat de prestations OFAS, via la Fédération Suisse des Sourds, pour organiser des conférences, des cours etc... Mais nous sommes aujourd'hui à la recherche de fonds pour, par exemple, former des professionnels de santé à la problématique de la surdité, avec l’idée qu’un jour, nous pourrons mettre en place un véritable centre de soins communautaires consacré à la surdité. Comment expliquez-vous que ce type de démarche relève de l’initiative privée ? En France, où ils ont un peu plus de 30 ans d'avance sur nous, ce type de prestations est parti de l’initiative individuelle d’un médecin. En Suisse, et plus spécifiquement dans le canton de Vaud, cette thématique a été proposée au Service de la Santé Publique par la Fédération Suisse des Sourds et moi-même en 2015. Depuis, Unisanté et le CHUV se sont lancés dans un processus de réflexion et de recherche, dans une démarche académique. Mon rythme à moi étant celui d’une professionnelle de terrain, je n'ai pas souhaité attendre plus longtemps et j'ai mis en place BoulevardSanté. Cela dit, nous collaborons très bien avec Unisanté avec des approches complémentaires et à terme, nous pourrions bien aboutir à des initiatives communes. En 2019, ouvrait à Lausanne BoulevardSanté, une structure de soins fondée par Corinne Béra, psychothérapeute FSP spécialisée en surdité, destinée à réunir dans un seul et même lieu des professionnels de la santé sensibilisés spécifiquement aux questions de surdité et de malentendance. L’équipe pluridisciplinaire qui anime BoulevardSanté, et dont la plupart des membres sont capables de communiquer en langue des signes LSF et/ou en langue parlée et complétée LPC, offre ainsi une très large palette de soins orientée en direction des personnes en situation de handicap auditif: psychothérapie, physiothérapie, sexologue, thérapeute d'apprentissage, etc. Sans but lucratif, l’Association BoulevardSanté, a été créée le 20 mars 2023, et oeuvre dans le domaine de la santé (physique, mentale, sexuelle, et psycho-sociale) pour les personnes sourdes et malentendantes. Elle développe ses actions d’une part auprès du public cible, du réseau surdité et malentendance et d’autre part auprès des professionnels de santé. Un lieu de soin et une association SUIVANT PRECEDENT
- «Je suis là pour répondre aux besoins des sourds et malentendants» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Je suis là pour répondre aux besoins des sourds et malentendants» 26 novembre 2023 Publié le : Depuis deux ans, Tanya Sebaï est infirmière référente pour les patients sourds et malentendants au Service de médecine de premier recours des Hôpitaux Universitaires de Genève. Retour sur une expérience hors du commun, et unique en Suisse. Quel est votre rôle en tant qu’infirmière référente ? Ma tâche est très vaste. Mon rôle est d’être un lien entre les personnes ayant un problème d’audition et les personnes entendantes dans le milieu hospitalier et ce afin que l’interaction se passe au mieux et que tout le monde puisse se comprendre. J’agis donc de manière transversale dans les différents services des HUG lorsque s’exprime un besoin dans la communication avec les personnes sourdes ou malentendantes. Je mets à la disposition de ces dernières des outils de communication, je peux aussi les accompagner aux consultations ambulatoires en cas de besoin, leur venir en aide pour les démarches administratives, etc. Enfin, je travaille pour sensibiliser et informer les professionnels des HUG sur toutes les questions en lien avec la surdité. Quelles sont les qualités pour exercer ce travail ? Évidemment, il faut beaucoup de patience, ainsi que des capacités d’écoute et d’empathie. Il est aussi très important de bien connaître la culture sourde tant celle-ci recèle des éléments typiques qui ne sont pas ou peu connus. Et puis, il faut bien sûr connaître l’organisation hospitalière pour pouvoir faire le lien avec les patients malentendants et sourds tout en leur expliquant exactement ce qu’ils y vivent. Enfin, en tant qu’infirmières les compétences en santé sont indispensables… Le fait d’être vous-même sourde vous aide-t-il dans votre tâche ? C’est sûr, la connaissance intime de la culture sourde, la capacité à comprendre ce que vivent et ressentent les patients et enfin la maîtrise de la langue des signes, m’aident beaucoup dans mon rôle de création de liens entre les soignants et les patients. Et puis enfin, dans un autre registre, une infirmière malentendante, c’est aussi un peu un modèle pour beaucoup de patients eux même sourds ou malentendants qui peuvent voir qu’une professionnelle sourde peut travailler normalement. Comment avez-vous obtenu ce poste ? Je travaillais comme infirmière dans un EMS depuis de longues années quand un jour, les HUG, qui ont su que j’étais la seule infirmière sourde du canton de Genève, m’ont contactée dans le cadre d’un projet d’amélioration d’accessibilité pour les personnes sourdes. J’ai tout de suite dit oui sans la moindre hésitation, car c’était à la fois une très belle opportunité pour moi, mais aussi un grand pas pour les personnes sourdes et malentendantes. Qu’est-ce qui est le plus difficile dans votre travail ? C’est un métier nouveau et je suis seule à l’exercer. Alors parfois, il faut jongler pour concilier les rendez-vous, d’autant que je ne peux pas être présente sur les lieux 24 heures sur 24 et 7 jours 7. La clé c’est donc d’anticiper, d’établir des priorités et de trouver des solutions en avance, comme par exemple, rédiger au préalable des éléments pour que la personne sourde puisse présenter elle-même aux soignants son motif de consultation. Je peux aussi proposer de prêter une tablette pour pouvoir communiquer par écrit etc. Qu’est-ce qui vous a le plus surprise ? Je m’attendais et c’est normal, à ce que les patients expriment de la reconnaissance pour l’aide que je peux leur rapporter. Mais ce qui m’a beaucoup surprise, c’est d’avoir aussi beaucoup de marques de reconnaissance de la part des soignants eux-mêmes qui me disent souvent : « merci pour ta présence, sans toi on n’y serait pas arrivés !». Cela montre à quel point mon rôle est important et indispensable, alors même que ce poste d’infirmière référente surdité n’existait pas il y a deux ans ! Photo Louis Brisset/HUG SUIVANT PRECEDENT
- Les après-midi « karting » de forom écoute rencontrent de plus en plus de succès | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les après-midi « karting » de forom écoute rencontrent de plus en plus de succès 18 mars 2023 Publié le : Le 4 mars dernier, 40 jeunes malentendants et sourds se sont retrouvés au karting de Payerne pour une après-midi de rencontre et de course, plein gaz sur les pistes. Organisée depuis des années par forom écoute et sa Commission jeunesse, la manifestation connaît un succès croissant. Élément incontournable de l’arrivée du printemps à forom écoute, la traditionnelle après-midi de karting des jeunes malentendants et devenus sourds a eu lieu ce samedi 4 mars au karting Payerneland de Payerne. Organisé conjointement par forom écoute et la Commission jeunesse de la fondation, l’événement a regroupé près d’une quarantaine de jeunes en provenance de tous les cantons romands. Signe du rapprochement toujours plus grand entre malentendants signeurs et non signeurs, le nombre très élevé de jeunes usant quasi exclusivement de la langue des signes et qui de plus en plus, plébiscitent les événement organisés par la Commission jeunesse. Moment important « Les jeunes se parlent beaucoup entre eux, se réjouit Cindy Beroud, la responsable de forom écoute qui a fait le déplacement, accompagné de sa collègue Lucie Froidevaux. Ils se relayent les infos et chaque année, l’après-midi de karting attire plus de monde. C’est très réjouissant car c’est un moment important au cours duquel tous les malentendants peuvent se retrouver et passer du temps entre eux » . Après un long et agréable repas de grillades au sein du restaurant du karting et au cours duquel Nathalie, la sympathique serveuse, a même pu apprendre – avec joie – quelques mots en langue des signes, Cindy Beroud, s’est adressée aussi bien en français qu’en langue des signes à l’assemblée avec une demande très spécifique : réfléchir à des propositions pour une nouvelle dénomination de la Commission jeunesse, l’actuelle étant jugée trop « sérieuse » et administrative. Contrairement aux autres années, il aura fallu attendre 15 heures pour que tous les jeunes puissent s’aligner sur la piste et que les « festivités » puissent commencer. « C’est un choix délibéré, explique Rachel Millo membre de la Commission jeunesse. Les autres années, nous n’avions pas assez de temps pour nous retrouver et discuter à notre aise. C’est la raison pour laquelle cette fois-ci, nous avons choisi de reculer l’heure du départ des courses ». Deux groupes sur les pistes Le temps, utilement employé, passant très rapidement, Bastien Perruchoud, autre membre de la commission Jeunesse, toujours très organisé, s’est ensuite très rapidement retrouvé à préciser les instructions pour le début de la compétition, les participants ayant été répartis en deux groupes, ceux d’un niveau moyen et ceux d’un niveau plus élevé, histoire que tout le monde puisse éprouver du plaisir sur les pistes. « Le karting, cela inclut de prendre en compte plusieurs facteurs, réagit Guillaume Berbier, fin connaisseur et très souvent sur le podium d’arrivée lors des précédentes éditions. Il y la technique bien sûr, mais il faut tenir compte aussi du poids de la personne qui fait la course ainsi que c’est important, de son envie ». L’envie, la technique et la chance ont en tout cas cette année consacré un nouveau tiercé de gagnants, avec à la première place Arnaud Iseli, suivi de Jocelyn Héritier et Micael Jorge. Bravo à eux et à tous les participants de cette superbe journée ! SUIVANT PRECEDENT
- Restaurer l’audition grâce à un «aqueduc secret» situé dans la cochlée | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Restaurer l’audition grâce à un «aqueduc secret» situé dans la cochlée 6 août 2023 Publié le : Alors que jusqu’à présent seule la chirurgie permettait d’administrer une thérapie génique susceptible de restaurer l’audition chez les jeunes souris, une équipe internationale vient de trouver un nouveau moyen d’administrer cette thérapie, grâce à un très fin et méconnu canal osseux. C’est un vieux rêve qui prend peu à peu réalité, au fur et à mesure des différentes recherches cliniques : redonner vie aux cellules ciliées de la cochlée, celles-là mêmes qui permettent de transmettre les vibrations sonores au nerf auditif, et partant, d’entendre. Depuis des décennies les chercheurs du monde entier s’y attèlent avec à chaque fois de modestes succès qui laissent augurer un jour, d’un grand pas en avant. Incapables de se régénérer spontanément lorsqu’elles sont détruites, ces cellules ciliées peuvent à l’heure actuelle, être plus ou moins réparées grâce aux thérapies géniques, mais uniquement chez des souris qui viennent de naître. Et pour cause, à cet âge-là, la cochlée qui n’est pas encore enserrée dans l’os temporal, peut facilement être atteinte par voie chirurgicale pour s’y voir délivrer le traitement génique adéquat. Nouvelle méthode Seulement voilà : les résultats d’une étude menée par équipe internationale de chercheurs et publiée dans la revue Science Translational Medicine en juin dernier, laissent planer l’espoir de parvenir à délivrer des thérapies géniques également chez des adultes, et ce grâce à une nouvelle méthode qui permet d’administrer des médicaments dans l’oreille interne sans passer par la chirurgie. Selon les chercheurs, il existe dans la cochlée un petit canal osseux très fin, appelé aqueduc cochléaire qui jouerait un rôle dans l’équilibrage des pressions. Mais pas seulement, puisque cet « aqueduc » permettrait le passage du liquide céphalo-rachidien présent dans l’oreille interne vers le reste du cerveau, afin d’éliminer les déchets toxiques. Virus adéno-associé « Nous nous sommes dit que malgré sa petite taille équivalente à l’épaisseur d’un cheveu, nous pourrions utiliser ce conduit afin de délivrer une thérapie génique dans l’oreille via une injection au niveau de la cisterna magna, et ainsi conserver intacte l’intégralité de ses structures » explique dans une interview accordée au journal Le Temps le chercheur allemand Christopher R. Cederroth co-auteur de l’étude. Injecté en effet dans la citerne magna, un grand réservoir de liquide céphalo-rachidien situé à la base du crâne, un virus porteur d’un gène sain a trouvé son chemin dans l’oreille interne via l’aqueduc cochléaire, et a délivré une thérapie génique qui a permis aux cellules ciliées de transmettre le signal et de sauver l’audition chez des souris sourdes adultes. « Si l’utilisation de virus peut permettre de cibler des cellules de l’oreille de manière très précise, conclut le chercheur dans la même interview, on pourrait améliorer de manière vraiment significative la vie des gens atteints de troubles de l’audition – et pourquoi pas même un jour remplacer les implants cochléaires ? » SUIVANT PRECEDENT
- Dépister la perte auditive pour prévenir la démence | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Dépister la perte auditive pour prévenir la démence 25 août 2025 Publié le : Alors qu’un nombre croissant d’études atteste du lien entre déclin cognitif et perte auditive, aucune politique de santé publique en Suisse ne met l’accent sur le dépistage précoce de celle-ci. L’appareillage de qualité devient quant à lui un luxe pour les seniors les plus démunis. Ce qui était un soupçon devient une évidence. Au cours des dernières décennies, de plus en plus d’études attestent du lien entre perte auditive et déclin cognitif. En 2024, le rapport de la Commission Lancet sur la démence, reprenant les conclusions de son précédent rapport datant de 2017, est venu apporter une ultime confirmation, identifiant la perte auditive comme l’un des 14 facteurs de risques modifiables de la démence, en particulier la maladie d’Alzheimer. « Dans l’ensemble, environ 45 % des cas de démence sont potentiellement évitables en s’attaquant à 14 facteurs de risque modifiables à différentes étapes de la vie » peut-on ainsi lire en préambule de ce rapport. « Evitable » Le mot clé ici pour une fondation d’utilité publique comme FoRom écoute, est « évitable ». Car il implique qu’agir sur la perte auditive a un impact direct en termes de prévention des démences et du déclin cognitif. Ceci d’autant que bon nombre études révèlent une très nette augmentation de la prévalence du déclin cognitif et de la démence avec l’avènement de la presbyacousie, chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Ainsi, « à une époque où les changements démographiques impliquent un vieillissement accéléré de la population, le dépistage précoce de la perte auditive ainsi qu’un appareillage réussi des personnes concernées deviennent un impératif », explique Laurent Huguenin, président de FoRom écoute. « Le bénéfice en est évident à la fois pour l’autonomie et la qualité de vie des personnes qui perdent leur audition, mais aussi pour la société en général qui doit prendre en charge des coûts de plus en plus élevés pour celles et ceux qui souffrent de déclin auditif ». Loin du compte… Pour indispensable qu’il soit, le dépistage précoce de la perte auditive dès l’âge de 60 ans n’est malheureusement pas une réalité dans notre pays. En termes de santé publique, celui-ci devrait faire l’objet de programmes de détection via des tests systématiques de l’audition, au même titre que les dépistages dont font l’objet le cancer du sein, du côlon ou de la prostate dans de nombreux cantons. L’autre enjeu est évidemment de permettre un accès le plus large possible aux appareils auditifs à celles et ceux qui en ont besoin. Et là encore, on est loin du compte : le système forfaitaire de remboursement des appareils auditifs mis en place depuis 2011 par l’OFAS montre ses limites et s’est traduit par un considérable report de la charge financière en direction des malentendants, en particulier les plus âgés, à l’heure où la réduction des rentes de vieillesse en plonge un nombre croissant dans la précarité. Pour rappel, plus de 800’000 personnes en Suisse souffrent de perte auditive, et parmi elles une immense majorité de seniors. SUIVANT PRECEDENT
- A Genève, des spectacles surtitrés sur des tablettes | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Genève, des spectacles surtitrés sur des tablettes 2 novembre 2024 Publié le : Depuis l’année passée, le Théâtre de Carouge (GE) propose à ceux qui le souhaitent le surtitrage de ses spectacles via un système de tablettes. Une démarche plébiscitée par le public malentendant. Depuis de nombreuses années, le Théâtre de Carouge à Genève s’implique pour faciliter l’accessibilité de ses spectacles à tous les publics, y compris ceux présentant un handicap ou une déficience sensorielle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en matière de handicap auditif, les efforts sont conséquents. Le théâtre met ainsi à disposition du public une dizaine de colliers magnétiques à réserver au moment de l’achat des billets. Compatibles avec les appareils auditifs en position T, ces derniers utilisent un système intitulé « listen everywhere » qui permet également aux personnes qui le souhaitent, de capter le son des spectacles directement avec leur appareil auditif, via une application à télécharger sur leur téléphone portable. Et ce n’est pas tout. En complément des colliers, le théâtre propose également à ceux qui ne sont pas équipés d’appareils auditifs ou ne disposent pas de la position T sur leurs appareils, une vraie offre de surtitrage de ses spectacles. Avec une particularité : depuis environ une année, ce surtitrage est exclusivement proposé via des tablettes mises à disposition du public malentendant. Usage généralisé « Au départ, le surtitrage était proposé via une projection au-dessus du plateau , explique Olga Timofeeva, responsable de l’accessibilité au Théâtre de Carouge et à l’origine de ce projet. C’était une solution adéquate surtout pour les personnes qui étaient en haut de la salle tandis que les spectateurs malentendants situés aux premiers rangs bénéficiaient déjà des tablettes. L’année dernière, nous avons choisi d’en généraliser l’usage car nous estimons qu’il s’agit d’une solution presque idéale : les spectateurs peuvent se placer n’importe où dans la salle, le surtitrage peut être choisi en français ou en anglais et surtout les tablettes peuvent être utilisées pour n’importe quelle scénographie, car elles sont peu lumineuses et donc très discrètes ». Et les résultats sont là : proposé pour chaque spectacle lors de deux séances spécifiques, l’une en semaine l’autre en week-end, le surtitrage permet à chaque fois à une quinzaine de sourds ou de malentendants d’accéder à la culture en toute facilité. « Je suis enchantée des tablettes pour malentendants mises à disposition par le Théâtre de Carouge. Je suis très sourde et cela me transforme la vie, car je comprends chaque mot des acteurs. De plus, les tablettes sont d’un maniement facile et cela ne m’empêche pas de voir le spectacle » s’enthousiasme ainsi Béatrice, une alerte nonagénaire et fidèle du théâtre. « Ce travail est vraiment précieux pour des personnes qui ont toujours l'impression d'avoir manqué quelque chose, en raison de leur déficience auditive », ajoute Bertrand, également très friand de l’offre de surtitrage. « Grace à nos prestations d’accessibilité pour les malentendants, des personnes qui depuis au moins une vingtaine d'années ne pouvaient plus aller au théâtre reviennent aujourd'hui, se réjouit Olga Timofeeva. Et nous avons d’excellents retours : elles sont ravies de cette offre, font l’effort de venir et d’utiliser les tablettes, en particulier les personnes âgées pour lesquelles c’est un véritable confort. Enfin, à ceux qui le souhaitent, nous proposons également une offre plus personnalisée comme leur envoyer le texte de la pièce à l'avance ». Pionnier Avec un total de 30 tablettes mises à la disposition du public sur simple demande, y compris d’ailleurs aux non malentendants et non francophones qui souhaiteraient obtenir une traduction surtitrée de certains spectacles, le Théâtre de Carouge fait office de pionnier. Au prix d’un travail considérable. « C’est un gros effort et j’y consacre facilement 40 à 50 % de mon temps puisque c’est moi-même qui procède au surtitrage des spectacles , admet Olga Timofeeva. Et à la différence de ce que l’on peut avoir au cinéma, les modalités du surtitrage de spectacles vivants sont particulières, car par exemple, le texte doit être lisible d’un seul regard. Mais pour le Théâtre de Carouge qui a fait de l’inclusivité une priorité, le jeu en vaut vraiment la chandelle ». www.theatredecarouge.ch Prochains spectacles surtitrés: Giselle à la Petite salle le 19 novembre et La crise, à la Grande Salle les 14 et 17 décembre 2024. SUIVANT PRECEDENT
- FoRom écoute invite les malentendants à Gstaad | FoRom Ecoute
Retour au Magazine FoRom écoute invite les malentendants à Gstaad 2 septembre 2023 Publié le : Les 13 et 25 août derniers, une bonne centaine de malentendants ont pu assister à deux superbes concerts organisés dans le cadre du célèbre Gstaad Menuhin Festival. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de la fondation romande des malentendants d’œuvrer sans relâche pour favoriser l’accès à la culture à tous. Souvent, le mot « exceptionnel » est galvaudé, utilisé à tort et à travers. Mais cette fois, le vocable prend tout son sens et son emploi est loin d’être immérité. Les malentendants romands ont en effet été conviés en ce mois d’août caniculaire, à deux concerts uniques et vraiment exceptionnels, organisés dans le cadre du célèbre Gstaad Menuhin Festival . Gershwin plutôt que Chopin… Le premier, intitulé « Echoes of Life », et qui promettrait de vivre les très subtiles émotions des 24 Préludes de Chopin, n’a hélas pas pu avoir lieu en raison de l’absence de la jeune et talentueuse pianiste allemande Alice Sara Ott, indisponible à la dernière minute pour des raisons de santé. Heureusement pour le public, cette artiste hors norme et qui a eu le courage de révéler en 2019 qu’elle souffrait d’une sclérose en plaques, a été remplacée au pied levé par le Gershwin Piano Quartet, un orchestre fondé à Zürich il y a près de 30 ans, et qui a proposé un superbe programme varié d'œuvres de Saint-Saëns, Rachmaninov, Rimsky-Korsakov, Piazzolla et bien sûr, Gershwin. Le vendredi 25 août en tout début de soirée, c’est ensuite une cinquantaine de malentendants qui ont pu découvrir et apprécier, sous le superbe chapiteau du festival spécialement dressé pour l’occasion, une éblouissante version du célèbre opéra de Puccini « Tosca », qui a marqué le début de la collaboration entre le Festspielhaus de Baden-Baden et le Gstaad Menuhin Festival pour les années 2023-2025. Le public a ainsi pu découvrir l’incroyable prestation de la soprano bulgare Sonya Yoncheva qui incarne la cantatrice Floria Tosca et du baryton uruguayen Erwin Schrott dans le rôle du chef de la police Scarpia. Apéritif offert Quelques heures plus tôt, dès 17 heures 30, et à quelques pas du chapiteau, les malentendants avaient été conviés à un apéritif offert par FoRom écoute au restaurant Muli de l’hôtel Gstaaderhof, l’occasion d’échanger et de partager un agréable moment en toute convivialité. « C’est vraiment magique d’être là, de pouvoir assister à de superbes concerts, et nous sommes très reconnaissants à FoRom écoute d’avoir organisé et financé notre participation à tous ces événements, vraiment de haute qualité », confie ainsi à une malentendante visiblement enchantée, à la sortie du concert du 25 août. Et pour cause: rien n'avait été ménagé pour garantir la réussite d'un tel événement, y compris l'installation d'une boucle magnétique. "Notre priorité a été à cette occasion de fournir une expérience musicale accessible et enrichissante pour nos participants malentendants explique Laurent Huguenin, président de FoRom écoute. Et la boucle magnétique a été un élément clé du succès de cette superbe "Tosca" car elle a permis à nos participants de profiter pleinement de l'expérience musicale, en renforçant l'accessibilité auditive de l'événement." Boucle magnétique certes, mais aussi financement ont permis la réussite de ces deux manifestations. « Ce projet a été rendu possible grâce à l'immense générosité de l'un de nos donateurs, qui a offert l'ensemble des billets, ajoute Laurent Huguenin. Nous avons travaillé pendant près d’un an avec nos différents partenaires et les organisateurs du festival pour que ces soirées soient un succès. En fin de compte, c'est une immense satisfaction de voir l'enthousiasme des participants et de partager avec eux ces moments hors du commun. » SUIVANT PRECEDENT
- Marie-Josée Meuwly : « Il y a toujours un chemin au bout ! » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Marie-Josée Meuwly : « Il y a toujours un chemin au bout ! » 16 novembre 2023 Publié le : Malentendante et appareillée à l’âge de 22 ans, Marie-Josée Meuwly est psychologue de formation. Animée par une foi authentique, cette Fribourgeoise est aujourd’hui aumônière pour l’Église catholique vaudoise, une véritable vocation qui lui permet d’être à l’écoute des autres. Depuis quand êtes-vous malentendante ? Je suis malentendante depuis la naissance, mais je n'ai pas été diagnostiquée tout de suite. C’est vers l’âge de 9 ans que mon père et mon médecin ont remarqué que j'avais des problèmes d’audition. D’ailleurs, ma mère elle-même en avait, et ma grand-mère aussi. Quand avez-vous été appareillée ? Très tard, à l’âge de 22 ans. En arrivant à l’université, j’ai eu beaucoup de mal à suivre les cours, même si tout le monde me disait : « c'est normal, il y a des grandes salles et beaucoup de bruit !». J’ai consulté, avec un résultat très clair : 50% de perte d'un côté et 40% de l'autre ! Une perte très importante tout de même ! Oui, le médecin ORL m’a même dit : « je ne sais pas comment vous avez fait pour vous débrouiller jusque-là ! ». En fait, je ne m’étais pas rendu compte que j’avais un problème et toute ma scolarité, je me suis débrouillée comme je le pouvais, probablement en lisant les sur les lèvres et en travaillant bien plus que les autres. Avec le recul, j’ai quand même compris pourquoi j’avais eu tant de difficultés avec les langues (rires) ! Qu’avez-vous fait comme études ? J'ai suivi toute ma scolarité obligatoire à Marly, dans le canton de Fribourg. Après ma maturité, j’ai obtenu un bachelor, puis en 2018, un master en psychologie à l’université de Fribourg. Votre appareillage vous a aidée à l’université ? Pas au début, car je n’avais pas été très bien appareillée : le réglage des sons était compliqué et j'entendais tous les bruits ! Je pensais que c’était le maximum de ce que l’on pouvait obtenir avec les appareils, jusqu’au jour où une camarade, elle-même malentendante, Solène Perruchoud, m’a conseillé de consulter un autre audioprothésiste. Et là, c’était le jour et la nuit, je pouvais garder mes appareils toute la journée sans souci, et j’ai pu recommencer à envisager une vraie carrière professionnelle ! Que faites-vous après vos études ? J'ai travaillé au CHUV en tant que psychologue stagiaire et au cours d’un stage, j’ai découvert l'aumônerie. J'ai alors pris conscience que c'était vraiment ce que je voulais faire comme métier. J’ai donc suivi trois ans d’études supplémentaires au Centre catholique romand de formations en Église, une belle manière de concilier ma vocation et ma foi. Vous êtes donc aumônière ? Oui, pour l'Église catholique dans le canton de Vaud. L'aumônerie est un vrai carrefour entre la foi et la psychologie et c'est toujours magnifique pour moi de rencontrer des gens qui me confient leurs choix, leurs questionnements et leur foi. En tant que psychologue, on écoute intellectuellement, en tant qu’aumônière, j'écoute avec le cœur. Et puis, je travaille beaucoup avec des personnes âgées qui ont souvent le même handicap que moi. Du coup on se comprend mieux ! Êtes-vous heureuse ? Oui vraiment ! J'aimerais bien rester le plus longtemps possible dans l'aumônerie mais je ne sais pas ce que Dieu a prévu pour moi, même si j'ai quand même le sentiment que c'est là que je dois être. Je suis très reconnaissante pour tout ce que j'ai reçu dans ma vie. Ne pas entendre, ce n'est pas le plus important car ce qui compte pour moi, c'est de transmettre une Espérance. J’espère surtout que les autres malentendants ne baisseront pas les bras et qu'ils verront qu'il y a toujours au bout, un chemin. SUIVANT PRECEDENT
- Pour la santé de vos oreilles, gare aux coups de soleil! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Pour la santé de vos oreilles, gare aux coups de soleil! 11 août 2025 Publié le : Inflammation et déshydratation peuvent provoquer ou exacerber les acouphènes, ces bruits désagréables que nombre de malentendants entendent sans qu’une source sonore objective soit identifiée. Les messages de prévention concertant les dangers d’une exposition excessive au soleil dont légion. Mais bien peu concernent les risques concertant… l’audition. C’est l’été et bien entendu, profiter des doux bienfaits des rayons du soleil peut être tentant et même agréable. Mais attention point trop n’en faut. « Il y a un mois, j’ai passé ma journée de congé à lézarder au soleil et bien entendu je me suis enduit la peau de crème solaire pour me protéger. Mais il m’est arrivé quelque chose de très inattendu, car en fin de journée, j’ai commencé à entendre des sifflements très désagréables. L’ORL que j’ai consulté m’a annoncé qu’il s’agissait très probablement d’acouphènes, en lien avec les effets de la chaleur et du soleil», témoigne une Genevoise rencontrée aux célèbres Bains des Pâquis Impact sur la qualité de vie Pour rappel, les acouphènes désignent tous les bruits (sifflements, chuintements bourdonnements, grésillements, etc.) que l’on entend dans une ou deux oreilles ou même dans sa tête, sans source sonore extérieure. Souvent, ils ont un impact significatif sur la qualité de vie, allant de la simple gêne à des troubles plus importants comme l'anxiété et la dépression, une péjoration telle qu’il y a deux ans FoRom écoute a choisi de consacrer son congrès annuel à cette épineuse problématique. Reste à établir le lien entre soleil et acouphènes. « On ne sait pas encore exactement quelle est la causalité entre les deux, explique un ORL lausannois. Mais plusieurs pistes sont actuellement à l’étude car l’inflammation liée à l’exposition, ainsi que la déshydratation, peuvent si ce n’est provoquer, mais en tout cas exacerber les symptômes des acouphènes. En outre, les insolations peuvent également provoquer des maux de tête et d'autres symptômes qui peuvent être associés à une aggravation des acouphènes ». Prévention De fait, toutes les personnes à risque de présenter des acouphènes, en particulier celles dont les capacités auditives sont altérées devraient, à titre préventif, limiter leur exposition au soleil. « Les recommandations sont les mêmes, conclut l’ORL : éviter l’exposition directe et prolongée, éviter les heures les plus chaudes de la journée, s’hydrater, se mettre le plus possible à l’ombre et porter un chapeau. L’audition est un bien trop précieux pour ne pas adopter toutes les mesures susceptibles de la préserver ». SUIVANT PRECEDENT
- Cour de lecture labiale
Améliorez votre communication grâce à nos formations spécialement conçues pour les malentendants, afin de renforcer votre compréhension visuelle. Cours de lecture labiale Les cours de lecture labiale sont dispensés par des enseignantes professionnelles au bénéfice d'une formation spécialisée. Les cours de lecture labiale pour adultes existent sous forme de : Cours collectifs hebdomadaires ou mensuels : à raison de 10 cours de 2 heures. Veuillez trouver ci-dessous la liste des cours collectifs. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à contacter les enseignantes. Cours collectifs journaliers ou sur un week-end : à raison de journées de 6 heures. Veuillez trouver ci-dessous la liste des cours collectifs. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à contacter les enseignantes. Cours individuels : cours prescrits sur ordonnance médicale et remboursés par l’AI (ayants droit AI domicilié en Suisse). Pour plus d’informations, contactez une enseignante ci-dessous ou consulter la Liste ARELL 2024 Mini reportage vidéo de Canal Alpha sur le Week-end lecture labiale Envie de vous initier à la lecture labiale? Voici quelques cours en ligne proposés par FoRom écoute : cours 1 - cours 2 - cours 3 - cours 4 - cours 5 - cours 6 - cours 7 - cours 8 - cours 9 - cours 10 . COURS COLLECTIFS Lieu Fréquence Jour Horaire Enseignante Martigny Cours mensuel Mardi 13h30 - 15h30 Vanessa Favre Martigny Cours mensuel Mardi 16h - 18h Vanessa Favre St-Maurice Cours mensuel Mardi 14h30 - 16h30 Vanessa Favre Bulle Cours mensuel Mercredi 14h - 16h Vanessa Favre Bienne Cours hebdomadaire Vendredi 14h-16h Laure Francesconi Vicques Cours hebdomadaire Mardi 9h-11h Laure Francesconi Delémont Cours hebdomadaire Lundi 9h-11h Laure Francesconi Moutier Cours hebdomadaire Mardi 13h-h15h Laure Francesconi La Chaux de Fonds Cours hebdomadaire Jeudi 13h-15h Laure Francesconi Porrentruy Cours hebdomadaire Lundi 9h-11h Laure Francesconi Genève Cours hebdomadaire Mardi 9h30 - 11h30 Valérie Studemann Genève Cours hebdomadaire Vendredi 9h30 - 11h30 Valérie Studemann Genève Cours hebdomadaire Mercredi 13h30 - 15h30 Valérie Studemann Genève Cours hebdomadaire Vendredi 9h30 - 11h30 Marialuisa Bonvin Genève Cours hebdomadaire Lundi 15h15 - 17h15 Marialuisa Bonvin Vevey Cours hebdomadaire Mardi 10h -12h Anoucha Betti Lausanne Cours hebdomadaire Vendredi 10h -12h Anoucha Betti Lausanne Cours hebdomadaire Jeudi 10h - 12h Anoucha Betti Neuchâtel Cours mensuel Jeudi 14h - 16h Sonia Celii Jotterand REGIONS Bienne - Jura bernois bienne_jura_bernois@ecoute.ch Chablais vaudois chablais_vaudois@ecoute.ch Fribourg fribourg@ecoute.ch Genève geneve@ecoute.ch Gros de Vaud gros_de_vaud@ecoute.ch Gruyère - Veveyse gruyere_veveyse@ecoute.ch Jura jura@ecoute.ch La Broye broye@ecoute.ch Lausanne lausanne@ecoute.ch Morges - Nyon morges_nyon@ecoute.ch Neuchâtel neuchatel@ecoute.ch Nord Vaudois nord_vaudois@ecoute.ch Riviera riviera@ecoute.ch Valais valais@ecoute.ch Vallée de Joux vallee_de_joux@ecoute.ch ENSEIGNANTES Singh Sophie Cours : Individuels Courriel : info@a-son-rythme.ch Mobile : +41 76 615 77 20 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Touali Cendrine Cours : Individuels Courriel : dialogos.formations.ctouali@gmail.com Mobile : +41 79 682 42 09 Domicile : Cossonay RÉGIONS Gros-de-Vaud Sauthier Katy Cours : Individuels Courriel : katy.sauthier@arell.ch Mobile : +41 79 707 29 88 Domicile : Charrat RÉGIONS Valais Chappuis Laure Cours : Individuels Courriel : laure.chappuis@arell.ch Mobile : +41 77 493 98 80 Domicile : Develier RÉGIONS Jura Betti Anoucha Cours : Collectifs et individuels Courriel : anoucha@ecoutemeslevres.ch Mobile : +41 76 366 72 22 Domicile : Lausanne RÉGIONS Lausanne Morges Nyon Riviera Bonvin Marialuisa Cours : Collectifs et individuels Courriel : marialuisa.bonvin@arell.ch Mobile : +41 22 348 97 89 Domicile : Chêne-Bougeries RÉGIONS Genève Celii Jotterand Sonia Cours : Collectifs et Individuels Courriel : sonia.celii@arell.ch Mobile : +41 79 283 28 08 Domicile : Les Tuileries-de-Grandson RÉGIONS Nord-Vaudois Gros-de-Vaud Neuchâtel Devanthery Claire-Lise Cours : Individuels Courriel : clairelise.devanthery@arell.ch Mobile : +41 76 340 23 81 Domicile : Trey RÉGIONS Broye Gros-de-Vaud Fribourg Favre Vanessa Cours : Collectifs et individuels Courriel : vanessa.favre@arell.ch Mobile : +41 79 836 99 03 Domicile : La Tour-de-Trême RÉGIONS Fribourg Gruyère Veveyse Valais Kumar Claudine Cours : Individuels Courriel : claudinekumar5@gmail.com Mobile : +41 79 316 78 54 Domicile : Neuchâtel RÉGIONS Neuchâtel Francesconi Laure Cours : Collectifs et individuels Courriel : laure.francesconi@arell.ch Mobile : +41 78 975 93 67 Domicile : Porrentruy RÉGIONS Bienne Jura bernois Jura Neuchâtel Richard Silvia Cours : Collectifs et individuels Courriel : silvia.richard@arell.ch Mobile : +41 78 724 30 19 Domicile : Yverdon-les-Bains RÉGIONS Gros-de-Vaud Neuchâtel Nord Vaudois Studemann Valérie Cours : Collectifs et individuels Courriel : valerie.studemann@bluewin.ch Mobile : +41 79 632 19 54 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Morges Nyon
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