top of page

2507 résultats

  • « Le monde politique est plus ouvert que le monde du travail » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine « Le monde politique est plus ouvert que le monde du travail » 2 août 2024 Publié le : Âgé de 52 ans, Vincent Guyon est le premier sourd-malentendant à siéger dans un exécutif en Suisse. Depuis 2021, cet homme au parcours hors norme est municipal à Rances (VD) où il gère les routes, les pompiers et l’éclairage public. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, je suis sourd de naissance. Je suis né en Afrique, et quand nous sommes tous rentrés en Europe - j’avais deux ans-, mes parents se sont rendu compte que je n’entendais pas et que quelque chose n’allait pas. Au service d’ORL du CHUV, on a alors posé le diagnostic de surdité totale des deux oreilles. D’après ces tests, je ne percevais que quelques sons aigus. A l’âge de 4 ans, je ne parlais pas, mais ma maman communiquait avec moi en mimant. Puis, tout a changé lorsque mes parents ont appris le langage parlé complété. Avez-vous été appareillé ? Oui vers l’âge de 7-10 ans, mais cela ne servait à rien, donc je n’en porte pas depuis longtemps. Sans appareils, comment faites-vous pour comprendre aussi bien tout ce que l’on vous dit ? Grâce à la lecture labiale ! Je ne comprends pas tout, mais environ 80% des propos ! Comment se fait-il que vous oralisiez si bien et soyez capable de communiquer sans avoir recours à la langue des signes ? Mon père qui est français, avait un cousin sourd qui a grandi dans un petit village de France où il avait pu s’intégrer sans la langue des signes. C’est pour cette raison que mes parents étaient favorables à la méthode oraliste qu’ils jugeaient meilleure pour mon intégration. Cela dit, à l’âge de 18 ans, un peu par curiosité, j’ai quand même choisi d’apprendre la langue des signes. Comment s’est déroulée votre scolarité ? J’ai fait toute ma scolarité obligatoire pas loin de Rances, à Valleyres et à Chavornay, puis en école privée à Lausanne... Et il m’a fallu énormément travailler. Mais comme je suis quelqu’un de très persévérant et que je viens d’une famille de battants, c’est un peu une tradition (rires)… Et puis bien sûr, la logopédie et le soutien de ma mère m’ont beaucoup aidé. Une anecdote pour l’illustrer : à l’âge de 10 ans, j’ai eu un grave accident de vélo qui m’a valu des semaines de coma et l’oubli de tout ce que j’avais appris à l’école. A peine rétabli, ma mère m’a remis au travail et je consacrais toute mes vacances, y compris d’été, à rattraper ce que j’avais perdu ! D’où vous vient cette force de caractère ? Probablement de cette tradition familiale et de ma foi chrétienne qui m’ont beaucoup poussé et soutenu. Qu’avez-vous fait après l’école obligatoire ? J’ai raté d’un demi-point l’entrée au gymnase, alors que mon rêve était de faire l’université pour devenir archéologue. J’ai donc dû me résoudre à faire une école de commerce, puis je suis devenu employé de bureau. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ? Je me suis toujours intéressé à la politique suisse et, habitant à Rances, je me suis un jour dit : pourquoi pas ? La première fois que je me suis présenté, j’ai eu une voix, c’était la mienne (rires), la deuxième fois 4 voix, celles de mes amis. Et puis quatre ans plus tard en 2020, je me suis présenté à la Municipalité lors d’une élection complémentaire, mais sans vraiment y croire. Quand on est venu me féliciter, j’ai répondu : « Vous vous foutez de moi ? ». Et en effet, j’avais bel et bien été élu au 1er tour avec 95 voix ! Comment expliquez-vous cette élection ? J’habitais depuis 23 ans dans le village, tout le monde me connaissait et comme je m’impliquais beaucoup dans la vie locale, je devais avoir une certaine popularité. Quel dicastère occupez-vous ? Les routes, l’éclairage public, les collecteurs et les pompiers. Cela fait un gros 25% de travail, parfois beaucoup plus lorsque l’on sort d’une période de gros orages comme celle-ci. Comment se déroulent les séances du conseil communal et de la municipalité ? Cela se passe bien grâce à l’interprète en langage parlé complété dont je peux disposer, même si cela crée un décalage dans la communication. Pour être honnête, j’ai parfois de la frustration car il est souvent difficile de s’imposer quand on doit lever la main pour intervenir. Cela peut être très fatiguant, surtout quand les séances s’étirent en longueur, parfois jusqu’à 4 heures. En 2022 vous avez été réélu. Cela veut donc dire que vous avez bien travaillé ? Cela veut surtout dire que les gens me font confiance et j’en suis très heureux. Je me suis présenté aussi en 2022 au Grand conseil vaudois car c’est un lieu où on peut agir plus, puisqu’on y fait les lois. Je n’ai pas été élu faute de quorum. Enfin, j’ai même été candidat aux fédérales car je pense que dans le monde où l’on vit, la démocratie doit vraiment être défendue. Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans votre parcours ? Franchement, cela a été et c’est toujours d’ailleurs, de trouver du travail. Étonnamment, le monde politique est plus ouvert que le monde du travail et malgré mon CV et mon parcours dans les fédérations internationales de sport pour les sourds, je n’arrive pas à en trouver. Peut-être est-ce dû également à mon âge. J’espère qu’avec un peu de chance, je trouverai la bonne occasion au bon moment et que quelqu’un me fera confiance. Tout de même, êtes-vous conscient d’être un modèle ? Je sais que voir un sourd élu et siéger a suscité des vocations parmi les personnes sourdes et malentendantes. C’est peut-être la chose dont je suis le plus fier. SUIVANT PRECEDENT

  • Lecture labiale | FoRom Ecoute

    Découvrez les avantages de la lecture labiale. Accédez à des ressources et des conseils pour améliorer la communication des malentendants grâce à cette technique visuelle. Qu’est-ce que la lecture labiale En parlant tout le monde fait des mouvements avec la bouche (lèvres, langue, mâchoire). Lors d’un entraînement avec une enseignante spécialisée la personne qui entend mal apprend à percevoir et à interpréter ces mouvements. S’aidant des sons encore entendus (restes auditifs, appareil) et d’un travail intellectuel de reconstitution (suppléance mentale), elle sera en mesure de reconnaître le message émis, et de le comprendre. Complément à l’appareillage, la lecture labiale est un outil indispensable pour qui veut se sentir à l’aise dans des situations courantes de communication difficile et prévenir un isolement insidieux. L’apprendre peut être un jeu… et l’occasion de rencontrer d’autres personnes touchées par le même handicap. En ce qui concerne les enfants, la lecture labiale est enseignée par des logopédistes. Brochure « apprenez à lire sur les lèvres » (PDF, 792 Ko) Vidéos de lecture labiale A quoi sert la lecture labiale ? Notre bouche (lèvres, langue, mâchoire) est mobile et articule des mouvements très précis à chaque fois que nous nous exprimons. La lecture labiale permet à la personne qui entend mal de percevoir et interpréter ces mouvements afin de « décoder » les propos exprimés par son interlocuteur. Grâce aux résidus de sons encore entendus (restes auditifs, appareil) et à un travail intellectuel de reconstitution (suppléance mentale), la personne sera ainsi en mesure de reconnaître le message émis, et de le comprendre. Complément à l’appareillage, la lecture labiale est donc un outil indispensable pour qui veut se sentir à l’aise dans des situations courantes de communication difficile et prévenir un isolement insidieux. Des cours de lecture labiale pour adultes sont organisés Pour un adulte, l’apprentissage de la lecture labiale peut se faire grâce à des cours assurés par une enseignante spécialisée et spécialement formée à cet effet (voir ci-dessous). Ludiques et pédagogiques, ces cours sont également l’occasion de rencontrer d’autres personnes touchées par le même handicap. Pour les enfants, la lecture labiale est enseignée par des logopédistes. Vous trouverez plus d'informations sur les cours ici : Cours de lecture labiale Mini reportage vidéo de Canal Alpha sur le Week-end lecture labiale Envie de vous initier à la lecture labiale? Voici quelques cours en ligne proposés par Forom écoute: cours 1 - cours 2 - cours 3 - cours 4 - cours 5 - cours 6 - cours 7 - cours 8 - cours 9 - cours 10 . Lecture labiale

  • Enseignantes | FoRom Ecoute

    Cours : Individuels Courriel : info@a-son-rythme.ch Mobile : +41 76 615 77 20 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Cours : Individuels Courriel : dialogos.formations.ctouali@gmail.com Mobile : +41 79 682 42 09 Domicile : Cossonay RÉGIONS Gros-de-Vaud Cours : Individuels Courriel : katy.sauthier@arell.ch Mobile : +41 79 707 29 88 Domicile : Charrat RÉGIONS Valais Cours : Individuels Courriel : laure.chappuis@arell.ch Mobile : +41 77 493 98 80 Domicile : Develier RÉGIONS Jura Cours : Collectifs et individuels Courriel : anoucha@ecoutemeslevres.ch Mobile : +41 76 366 72 22 Domicile : Lausanne RÉGIONS Lausanne Morges Nyon Riviera Cours : Collectifs et individuels Courriel : marialuisa.bonvin@arell.ch Mobile : +41 22 348 97 89 Domicile : Chêne-Bougeries RÉGIONS Genève Cours : Collectifs et Individuels Courriel : sonia.celii@arell.ch Mobile : +41 79 283 28 08 Domicile : Les Tuileries-de-Grandson RÉGIONS Nord-Vaudois Gros-de-Vaud Neuchâtel Cours : Individuels Courriel : clairelise.devanthery@arell.ch Mobile : +41 76 340 23 81 Domicile : Trey RÉGIONS Broye Gros-de-Vaud Fribourg Cours : Collectifs et individuels Courriel : vanessa.favre@arell.ch Mobile : +41 79 836 99 03 Domicile : La Tour-de-Trême RÉGIONS Fribourg Gruyère Veveyse Valais Cours : Individuels Courriel : claudinekumar5@gmail.com Mobile : +41 79 316 78 54 Domicile : Neuchâtel RÉGIONS Neuchâtel Cours : Collectifs et individuels Courriel : laure.francesconi@arell.ch Mobile : +41 78 975 93 67 Domicile : Porrentruy RÉGIONS Bienne Jura bernois Jura Neuchâtel Cours : Collectifs et individuels Courriel : silvia.richard@arell.ch Mobile : +41 78 724 30 19 Domicile : Yverdon-les-Bains RÉGIONS Gros-de-Vaud Neuchâtel Nord Vaudois Cours : Collectifs et individuels Courriel : valerie.studemann@bluewin.ch Mobile : +41 79 632 19 54 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Morges Nyon

  • Organisation | FoRom Ecoute

    Découvrez l'organisation d'Écoute.ch et comment nous œuvrons pour améliorer la qualité de vie des malentendants. Apprenez-en plus sur notre équipe et nos projets. Conseil de fondation Forom écoute est dirigée par un Conseil de fondation qui désigne un Comité de direction. Les membres de ces deux Conseils sont bénévoles. Le siège de la fondation se trouve à Pully. STATUTS DE LA FONDATION Composition du Conseil de fondation Laurent Huguenin Directeur général Francesco Tinelli Membre Marco Geiselmann Président Antoine Mayor Membre Mandataire Journaliste Webmaster Personnel salarié Victoria Keller Recherche de fonds et partenariats Enseignantes en lecture labiale Organisation

  • Catalogue des prestataires externes | FoRom Ecoute

    Découvrez les prestations d'Écoute.ch pour les malentendants. Accédez à des services spécialisés, des conseils et des solutions pour améliorer votre quotidien auditif. Catalogue des prestataires externes Voici la liste de nos prestataires et ce qu'ils proposent

  • FoRom écoute: un congrès consacré à la lecture labiale | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine FoRom écoute: un congrès consacré à la lecture labiale 1 juin 2025 Publié le : Le samedi 24 mai dernier, plus d’une centaine de malentendants en provenance de toute la Romandie ont afflué à Lausanne pour assister au traditionnel congrès annuel de FoRom écoute. La lecture labiale, thème de cette édition, a été plébiscitée par les participants. Un salon plein à craquer ! C’est en effet dans une des magnifiques salles de l’Hôtel Palace Lausanne que s’est déroulé le traditionnel congrès organisé chaque année par FoRom écoute. Et cette fois-ci, c’était carton plein, puisque près de 110 personnes, en provenance de tous les cantons romands ont fait le déplacement dans la capitale vaudoise. Et pour cause, puisque la thématique retenue pour cette édition avait de quoi fédérer le plus grand nombre : « la lecture labiale, une aide bienvenue pour les malentendants ». Art subtil de lire sur les lèvres et/ou de décrypter un message en déchiffrant également les mimiques du visage tout en faisant appel à l’indispensable suppléance mentale, la lecture labiale est, comme la prose de M. Jourdain, spontanément pratiquée par tous les malentendants et sourds, souvent sans même en avoir conscience. Attention extrême Seulement voilà : l’apprendre au travers de cours structurés et assurés par des enseignants spécifiquement formés, permet d’améliorer considérablement ses capacités de compréhension. C’est la raison pour laquelle l’intervention de la principale oratrice de la journée a suscité une extrême attention de la part du public. Enseignante depuis plus de 40 ans, et aujourd’hui à la retraite, Claudine Kumar a en effet au cours d’une intervention très pédagogique et assortie d’un large survol historique, détaillé les fondements théoriques de l’enseignement de la lecture labiale. Un enseignement qui implique non seulement une rigueur irréprochable mais aussi la maîtrise de soubassements méthodologiques qui ont été largement théorisés et développés par de nombreux chercheurs et enseignants depuis plus de 150 ans. Dans la deuxième partie de son intervention, l’oratrice est ensuite revenue sur son propre parcours, présentant au public le résultat et le bilan de ses nombreuses décennies d’expérience. Le clou de la matinée revient enfin à la table ronde qui a vu six personnes malentendantes raconter et expliquer en quoi la maîtrise de la lecture labiale avait pu changer leur vie quotidienne en profondeur, en particulier dans le cadre professionnel. Pour les six témoins qui ont accepté de livrer leur expérience personnelle, la maîtrise de la lecture labiale, quoiqu’ardue et demandant un véritable investissement en termes aussi bien de temps que d’efforts, est incontournable, tant les appareils auditifs ou les implants cochléaires restent insuffisants pour garantir des aptitudes complètes d’interactions sociales ou professionnelles. Financement La matinée, déjà fort riche en enseignements, s’est clôturée par une brève présentation de l’ARELL, l’association romande des enseignantes en lecture labiale qui coordonne le travail de ces professionnelles spécialisées, ainsi qu’une rapide mise en perspective des modalités de financement des cours de lectures labiale : soit par l’AI dans le cas de cours individuels, soit par FoRom écoute qui depuis des années, prend en charge l’organisation et le financement des cours collectifs. Les apports publics étant très limités, c'est grâce à une recherche active de fonds menée par les collaborateurs de la fondation, sous l'impulsion du président Laurent Huguenin, que ce financement permet ainsi de prendre en charge l'intégralité des cours collectifs si appréciés des malentendants et si indispensables à leur progression. Dans l’après-midi, ce fut au tour de l’ingénieur montpellierain Anthony Denux, lui-même enfant de parents sourds, de présenter la solution innovante Reeflect développée par la start-up qu’il a fondée. A l’instar de la lecture labiale, Reeflect, un système de domotique de sécurité fondé sur l’intelligence artificielle qui informe les sourds et malentendants, via des alertes lumineuses spécifiques, de chaque évènement qui survient dans leur domicile, s’inscrit ainsi dans l’écosystème des moyens disponibles pour améliorer les aptitudes de compréhension et d’interaction des personnes sourdes ou malentendantes. Comme toujours, cette très enrichissante journée de congrès s’est terminée par une séance consacrée aux questions du public, qui par sa participation et son engagement, a encore une fois confirmé son vif intérêt pour les très concernantes thématiques qui chaque année depuis plus de 20 ans, lui sont proposées par FoRom écoute. La totalité des interventions de la journée, en dehors de la table ronde consacrée à la lecture labiale pourront très prochainement être intégralement visionnées sur la chaine youtube de FoRom écoute. SUIVANT PRECEDENT

  • Groupe de parole | FoRom Ecoute

    Découvrez les groupes de parole pour malentendants. Participez à des discussions et partagez vos expériences avec des personnes vivant des situations similaires pour un soutien mutuel. Groupe de parole avec Madame Gogniat Groupe de communication entre entendant-e et malentendant-e Comment mieux se comprendre Mieux se comprendre entre entendant-e-s et malentendant-e-s. Rejoignez-nous, sortez de l’isolement et contribuez à une meilleure communication sans barrière. Forom écoute propose un groupe de parole interactif pour mieux comprendre les malentendus et les difficultés de communication entre malentendant-e-s et entendant-e-s. Forom écoute propose un groupe de parole interactif pour mieux comprendre les malentendus et les difficultés de communication entre malentendant-e-s et entendant-e-s. La communication entre entendant-e-s et malentendant-e-s est souvent difficile. Un groupe de parole peut grandement améliorer la compréhension mutuelle. En effet, en rassemblant des personnes entendantes et malentendantes, l'échange et la compréhension des besoins de chacun/e contribuera à réduire et briser les barrières entre entendant-e-s et malentendant-e-s. Un tel groupe offrira un espace sûr où les membres pourront partager leurs expériences, poser des questions, apprendre les uns des autres, exprimer leur difficulté et expérimenter différents moyens et ressources pour se faire entendre. Un groupe pour mieux communiquer entre entendant-e-s et malentendant-e-s pourra non seulement favoriser une meilleure compréhension mutuelle, mais aussi encourager l'inclusion et la diversité. Au sein de ce groupe vous pourrez Acquérir des attitudes différentes afin de mieux se faire entendre et comprendre Accéder à une variété de ressources et de techniques pour favoriser une meilleure communication entre entendant-e-s et malentendant-e-s Échanger des expériences, partager vos expériences et écouter celle des autres pour une compréhension mutuelle Animatrice : Smita Gogniat, retraitée, malentendante et appareillée, a une pratique de groupe dans le cadre des SIG (service industriel de Genève) où elle a animé des groupes « comment communiquer avec les malentendants » Informations pratiques Minimum 4 personnes, max 8 personnes Lieu : locaux de ForomEcoute Général-Guisan 117 - 1009 Pully Pour qui : ouvert à toute personne entendant-e et malentendant-e désirant améliorer la communication de couple, avec des ami-e-s, ou travaillant avec des malentendant-e-s Prix : 120.- Frs pour 6 séances, 1 fois par semaine Inscriptions : info@ecoute.ch

  • Bibliothèque | FoRom Ecoute

    Découvrez notre bibliothèque spécialisée pour les malentendants. Empruntez des livres sur mesure pour mieux comprendre et gérer votre audition. Bibliothèque Forom écoute dispose d’une bibliothèque petite mais très spécialisée ouverte au grand public. Listes sur demande par courriel : info@ecoute.ch Si vous désirez emprunter un livre, merci de nous faire parvenir une demande via notre formulaire de contact ou par courriel en nous indiquant la référence de l’ouvrage dans la rubrique « remarques ». Les livres peuvent être retirés dans nos bureaux de l’Avenue Général-Guisan 117 à Pully. Nous vous remercions de nous prévenir avant de votre visite. La location est gratuite et pour une durée maximale de 3 mois. En cas d’envoi par la poste d’ouvrages volumineux, forom écoute se réserve le droit de facturer des frais. Les frais de retour sont à la charge de l’emprunteur. Flyer bibliothèque Liste des livres

  • Pierre Liard quitte la présidence de l’Association genevoise des malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Pierre Liard quitte la présidence de l’Association genevoise des malentendants 22 janvier 2023 Publié le : Membre depuis 40 ans de l’Association genevoise des malentendants, qu’il préside en outre depuis une douzaine d’années, le médecin ORL Pierre Liard a décidé de prendre sa retraite. Non sans inquiétude pour une association à laquelle il aura beaucoup apporté. C’était il y a un peu plus de 40 ans. Nous sommes en 1982, le docteur Pierre Liard entre au comité de l’Association genevoise des malentendants (AGM) sur la recommandation du Pr Pierre Montandon, chef de service d’ORL aux HUG, qui estimait utile qu’un médecin puisse contribuer à défendre les intérêts des personnes présentant une perte auditive. Quatre décennies plus tard, Pierre Liard, lui-même ORL, quitte l’AGM, après en avoir pris la présidence il y a une dizaine d’années. « Je vais avoir 75 ans cette année, il est temps que je lève un peu le pied, déclare sobrement celui qui en 2012, prenait déjà sa retraite de médecin. Je vais encore rester quelques temps au comité, puis me retirer complètement, en étant volontiers disponible pour des missions ponctuelles ». D’abord une amicale… Il y a 40 ans, quand Pierre Liard arrive, l’Association Genevoise des malentendants n’était qu’une amicale, un simple lieu de rencontre pour malentendants. Aujourd’hui, sous l’impulsion des présidences successives dont la sienne, elle s’est muée en une véritable organisation de défense des Genevois qui souffrent de perte auditive, offrant même, fait unique en Suisse romande, un service social qui dispense de nombreuses prestations. Après 6 premières années d’implication, Pierre Liard quitte ses fonctions au sein du comité de l’association en 1988: trop de travail, pour ce médecin qui venait d’ouvrir son cabinet d’ORL et devenu dans l’intervalle père de deux enfants à qui il voulait consacrer un peu plus de temps. Son absence à l’AGM durera douze ans, jusqu’en 2000 où il accepte de revenir siéger au comité, avant d’en devenir vice-président en 2008, puis enfin président à l’orée des années 2010. De ses 40 années d’engagement, il tire un bilan plutôt mitigé : « Nous aurions pu faire beaucoup plus, déplore-t-il. Ce qui a limité notre action, c’est clairement le manque de moyens financiers, un constat d’autant plus triste que nous n’avons pas ménagé nos efforts pour récolter des fonds, tant auprès d’autorités publiques que privées, essuyant la plupart du temps refus sur refus ». Et d’ajouter : « Finalement, ma plus grande satisfaction, c’est que malgré les difficultés, l’AGM soit encore en vie, même si je reste très inquiet pour l’avenir » . Des projets Alors qu’il s’apprête à passer le relais de l’AGM à la fin du mois, Pierre Liard n’entend évidemment par rester inactif : mettre de l’ordre dans sa maison, où tant de souvenirs se sont entassés, consacrer plus de temps à son épouse, et poursuivre quelque temps encore son engagement au sein de la fondation Auris dédiée à la recherche sur les troubles sensoriels, dont il assure également la présidence. SUIVANT PRECEDENT

  • Catalogue de prestataires externes | FoRom Ecoute

    Catalogue des prestataires externes Grosjean Acoustique SA audioprothésiste - acousticien Kamishibai Architectes EPFL sàrl J’accompagne les entreprises, organisations, fondations, institutions et particuliers : • Diagnostics et conseils en accessibilité des personnes malentendantes aux bâtiments • Conception et réalisation de projets d'architecture accessible et inclusive (construction ou rénovation) • Ateliers de sensibilisation et conférences sur les enjeux de l’architecture inclusive Clinique de l'oreille Olivier Gaches Audioprothésiste indépendant, analyse des besoins, conseils, essais, réglages et adaptation d'aides auditives de toutes marques homologuées en Suisse. Auditech SA Auditech SA, entreprise spécialisée dans l'ingénieure de solutions de sonorisation et électronique de bâtiments depuis plus de 30 ans. Nous installons de systèmes pour malentendant selon les normes SIA500, par boucle au sol, WiFi, Auracast sur votre système existant ou un nouveau système de sonorisation. Metropolemedical ORL pédiatrique Electro-Acoustique-Système - Audio-visuel.ch Installation de matériel audio et audiovisuel Systèmes pour malentendants - Boucle magnétique - Système Wi-Fi - Auracast (nouvelle technologie Bluetooth - multi auditeurs) Gleichcom AG 1. Assistance auditive Des solutions individuelles pour une meilleure audition Depuis près de 30 ans, nous conseillons des personnes souffrant de troubles de l’audition et proposons des aides techniques adaptées ou entièrement personnalisées. Tout ce qui complète, améliore ou étend les fonctions des systèmes auditifs fait partie de notre domaine de compétence – pour une meilleure compréhension au quotidien. 2. Assistance visuelle Des aides pratiques pour les personnes avec une déficience visuelle Notre assortiment comprend des lunettes de lecture, des cannes blanches, des téléphones spécialisés à grandes touches, des montres parlantes et bien d’autres aides visuelles. Nous élargissons continuellement notre gamme pour soutenir de manière optimale les personnes malvoyantes. 3. Conseil & installation Un accompagnement personnalisé – chez nous ou directement sur place Les aides techniques peuvent offrir beaucoup, mais elles ne sont pas toujours simples à utiliser. Nous conseillons de manière complète, installons les appareils à domicile ou sur le lieu de travail et expliquons chaque étape en toute tranquillité – pour des solutions qui fonctionnent réellement. 4. Assistance auprès des assurances Aide pour les questions relatives à la SUVA, à l’AI et aux assurances Nous accompagnons nos clients dans la clarification des questions de prise en charge des coûts et les soutenons pour tous les documents et démarches nécessaires auprès d’institutions comme la SUVA, l’AI et d’autres assurances. 1. Hörunterstützung Individuelle Lösungen für besseres Hören Wir beraten seit fast 30 Jahren Menschen mit Hörminderung und bieten angepasste wie auch massgeschneiderte technische Hörhilfen an. Alles, was Hörsysteme ergänzt, verbessert oder erweitert, gehört zu unserem Fachgebiet – für mehr Verständlichkeit im Alltag. 2. Sehunterstützung Alltagserleichterungen für Menschen mit Sehbehinderung Unser Sortiment umfasst Lesebrillen, Blindenstöcke, Spezialtelefone mit grossen Tasten, sprechende Uhren und viele weitere Hilfsmittel. Wir erweitern unsere Produkte laufend, um Menschen mit Sehbeeinträchtigung optimal zu unterstützen. 3. Beratung & Installation Persönliche Unterstützung – bei uns oder direkt vor Ort Technische Hilfsmittel können viel, sind aber nicht immer selbsterklärend. Wir beraten umfassend, installieren Geräte zu Hause oder am Arbeitsplatz und erklären alles in Ruhe – damit die Lösungen wirklich funktionieren. 4. Unterstützung bei Versicherungen Hilfe bei SUVA-, IV- und Versicherungsfragen Wir begleiten unsere Kundinnen und Kunden bei der Abklärung von Vergütungen und unterstützen bei allen relevanten Dokumenten und Fragen rund um Versicherungsanstalten wie SUVA und IV. Acoustique Tardy Centre acoustique à Genève depuis 1992 - Avenue de Frontenex 8 - 1207 Genève | 3ème étage. Vente et adaptation d'appareils acoustiques | Conseils & bilan auditif | Ajustements | Réglages | Réparations | Protections auditive sur mesures Consultante - Bienêtre - Indépendante 🌿 Patricia Pegoraro – Témoignage & Accompagnement : Santé cellulaire, surdité, acouphènes & écoute Atteinte du syndrome de Susac depuis 2019, devenue sourde profonde, et confrontée à des acouphènes, j’ai traversé un chemin fait de défis, de doutes, mais aussi de découvertes transformatrices. Dans cette recherche de solutions pour retrouver énergie, stabilité et mieux-être, j’ai découvert ce que j’appelle aujourd’hui “la molécule de la vie” — un complexe naturel scientifiquement validé, utilisé pour soutenir la cellule, l’énergie, la récupération et la résistance au stress oxydatif. Cette approche m’a permis de : • mieux gérer la fatigue liée à la surdité, • réduire l’impact émotionnel des acouphènes, • retrouver de la clarté, • et reprendre confiance malgré une maladie rare et dégénérative. Aujourd’hui, je mets mon expérience au service : • des personnes souffrant de perte d’audition, • de celles atteintes d’acouphènes, • des personnes vivant une maladie rare ou chronique, • des proches aidants, • des seniors souhaitant mieux vieillir, • et même des propriétaires d’animaux recherchant des solutions naturelles pour leurs compagnons. ⸻ 🌟 Mon approche ✨ Une écoute bienveillante basée sur mon propre parcours. ✨ Une vision globale : santé cellulaire, énergie, émotionnel et prévention. ✨ Des conseils simples pour soutenir son organisme naturellement. ✨ Partage d’informations issues de produits et recherches scientifiquement prouvés, en restant dans un cadre de bien-être. ✨ Un message d’espoir : même avec une surdité, des acouphènes ou une maladie rare, il existe des solutions pour alléger le quotidien. Cabinet Soley Se reconstruire et se découvrir par la danse et le psycho-corporel, pour personnes sourdes et malentendantes, avec Syaka psychologue danse-thérapeute et chorégraphe Association Fri-Son Des lieux comme Fri-Son sont bien plus que des lieux où l’on consomme de la musique. Ce sont des lieux sociaux où l’on échange des idées, des pensées et des histoires. Des lieux où des communautés naissent, grandissent et se développent. Ce qui unit: le rythme, les beats, les mélodies, la passion. Toutes les informations relatives à l'accueil de personnes en situation de handicap se trouvent sur la page "accessibilité" notre site internet : https://www.fri-son.ch/fr/visiter-fri-son/accessibilite Culture accessible Genève Culture accessible Genève s'est fixé pour but de permettre aux personnes en situation de handicap de s'autodéterminer dans leur vie culturelle. L'association atteint son objectif via 3 axes: • un site internet accessible (certifié Access for All) regroupant un agenda des événements cultures avec mesures d'accessibilité et un répertoire des lieux culturels genevois, décrits en fonction de leur accessibilité. • la mise en place d'un réseau reliant la culture et le handicap. • des rencontres avec les publics qui mettent en relation directe des personnes en situation de handicap et des personnes travaillant dans des institutions culturelles genevoises Communauté œcuménique des sourds et malentendants de Genève (COSMG) LA COSMG accompagne les personnes sourdes et malentendantes de Genève pour leur permettre de se réunir, de célébrer Dieu et de vivre leur foi. La COSMG offre des temps de partage biblique, des célébrations suivies de repas et de diverses activités. Les rencontres se passent en majorité au temple de Montbrillant (Genève). SysConcept Audiovisuel Sarl Boucles magnétiques Systèmes WiFi / Smartphone Location de matériel Association Ecoute Voir L'association Ecoute Voir, fondée en 2014, a pour objectif de favoriser l'accès aux arts vivants pour les spectateurs et les spectatrices en situation de handicap sensoriel. Elle organise des activités sur mesures co-construites avec des personnes en situation de handicap : pièces avec surtitrage, représentations en langue des signes, spectacles avec audiodescription, visites guidées de décors, ateliers de perception du mouvement et bords de plateau. Amicale des malentendants de La Chaux-de-Fonds et environs Une Amicale animée de convivialité et d'amitié, dont la mission est de favoriser l'inclusion des personnes malentendantes et devenues sourdes en les éloignant de leur isolement. Nous les convions à des rencontres et des activités qui offrent accueil, écoute, partage. Nous les aiguillons également personnellement vers d'autres contacts en lien avec leur handicap. Association pour l'animation de Vuarrens Née en 2006, l’Association pour l’Animation de Vuarrens (AAV) organise des spectacles d’humour à Vuarrens, sans but lucratif et bénévolement. Elle a pour principaux buts de rapprocher le théâtre professionnel d’une région décentralisée, de proposer des spectacles à des tarifs accessibles à tous, de dynamiser la région et développer la culture.

  • L’initiative pour une redevance à 200 francs menace-t-elle le sous-titrage ? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine L’initiative pour une redevance à 200 francs menace-t-elle le sous-titrage ? 20 février 2023 Publié le : Alors qu’est lancée une initiative pour diminuer la redevance à 200 francs par ménage, le directeur de la Radio-Télévision suisse a averti : en cas d’acceptation, certaines prestations « essentielles » pourraient être touchées. Voilà une initiative qui fait trembler la SSR, société mère de la Radio-télévision suisse (RTS). Et pour cause : si elle venait à être adoptée, elle se traduirait par une baisse drastique des ressources de l’entreprise. Lancée l’année dernière par l'UDC, l'Union suisse des arts et métiers (USAM) et les Jeunes PLR, l’initiative, intitulée « 200 francs, ça suffit! » prévoit ainsi : « La Confédération perçoit une redevance de 200 francs par an, exclusivement auprès des ménages privés. Les personnes morales, les sociétés de personnes et les entreprises individuelles ne paient aucune redevance ». Pour tout un chacun donc, la redevance passerait de 335 francs à 200 francs, une baisse substantielle pour les ménages et bien sûr… pour les recettes de la RTS, estimée à 50% par l’entreprise. Une perspective qui, on s’en doute, ne réjouit pas le patron de la RTS, Gilles Marchand, qui monte déjà au créneau, alors que la récolte des signatures bat son plein. « Prestations touchées » Dans une interview accordée au journal Le Temps le 21 janvier dernier, il avertissait ainsi : « Par définition, le service public est généraliste et il ne choisit pas son public en fonction, par exemple, de la publicité. Nous travaillons pour tout le monde. Que diriez-vous si nous devions abandonner la langue des signes et le sous-titrage pour les malentendants, des services aussi essentiels que coûteux ? » En cas d’acceptation de la redevance à 200 francs, la RTS pourrait donc devoir « tailler » dans ses prestations à destination des sourds et malentendants, dont le coût s’élève à une moyenne de 17 millions de francs par an. « Comme l’ensemble de l’offre proposée aujourd’hui, ces prestations seraient également touchées si l’initiative « 200 francs, ça suffit » devait être acceptée » , explique Sibylle Tornay, porte-parole de la SSR. La SSR a pourtant consenti de gros efforts ces dernières années en matière de sous-titrage et d’accessibilité pour les personnes handicapées sensorielles. Elle sous-titre aujourd’hui 80 % de son offre télévisée linéaire et s’est même engagée à sous-titrer 100% de ses émissions rédactionnelles diffusées à la télévision, d'ici à 2027. Gamme élargie « Il s’agit d’un effort volontaire de la SSR, détaille Sibylle Tornay, puisque la loi sur la radio et la télévision précise que les diffuseurs de programmes de télévision nationaux ou destinés aux régions linguistiques doivent rendre accessibles aux personnes atteintes de déficiences sensorielles une proportion appropriée de leurs émissions, sans toutefois préciser de nombre ou de pourcentage». Et de préciser : «En tant qu’entreprise de service public, il est en effet important que l'accès à nos contenus soit amélioré continuellement pour tout le monde. C'est la raison pour laquelle nous élargissons plus encore la gamme de nos prestations ». Contactée, une ancienne cadre de la RTS tempère néanmoins les propos de Gilles Marchand : « C’est sûr que l’acceptation de l’initiative par le peuple imposerait des choix difficiles à la RTS explique-t-elle. Mais pour l’instant, les propos de Gilles Marchand me semblent plutôt s’inscrire dans une stratégie de communication destinée à faire monter la pression dans le cadre de la bataille politique qui s’annonce autour de l’initiative. Et gageons que des économies pourraient être faites ailleurs que dans le sous-titrage… qui représente un investissement très limité en regard du budget global de la SSR ». SUIVANT PRECEDENT

  • Journée à thème «Appareils auditifs, comment se faire rembourser?» | FoRom Ecoute

    Retour à l'agenda Journée à thème «Appareils auditifs, comment se faire rembourser?» 1 juin 2024 Hôtel Royal Savoy, Av. d'Ouchy 40, Lausanne Pour la 23e édition de sa journée à thème, FoRom écoute s’intéressera aux appareils auditifs et plus particulièrement à leurs modalités de remboursement et autres formes d’aides existantes. Vous vous demandez quelles sont les aides et les soutiens dont vous pouvez bénéficier? Comment procéder? A quoi faire attention? Voilà quelques-unes des questions auxquelles les expertes et experts conviés par FoRom écoute auront à cœur de répondre. > Programme, informations pratiques et inscriptions SUIVANTE PRECEDENTE

  • Valentin Brunner, la passion du bois | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Valentin Brunner, la passion du bois 22 avril 2023 Publié le : Né il y a 25 ans à Saint-Julien-en-Genevois à la frontière franco-genevoise, Valentin Brunner a grandi entre la Suisse et la France, deux pays dont il dispose de la nationalité. Malentendant depuis son plus jeune âge, il vit désormais à Lausanne où il exerce son métier de passion : charpentier. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, on n’a jamais trouvé la cause exacte. Il semble que j’entendais bien à la naissance, mais au fil des années, mes parents se sont rendu compte que quelque chose n’allait pas, même si les médecins tendaient à ne pas les croire. Finalement des tests chez l’ORL ont fini par confirmer une perte d’audition d’environ 50% à chaque oreille. Je suis le seul malentendant dans ma famille, en dehors de mon père qui lui, l’est devenu très tard, vers l’âge de 35 ans. Êtes-vous appareillé ? Oui depuis l’âge de 6 ans et des deux côtés. La bonne nouvelle c’est que la situation est stable et que mon audition ne s’est jamais détériorée depuis. Comment s’est déroulé votre scolarité, avec ce handicap auditif ? J’ai commencé ma scolarité à l’école publique en France, et cela ne se passait pas très bien, probablement en raison de mes problèmes auditifs… Puis mes parents m’ont inscrit à l’école Steiner à Genève, et cela a tout changé car j’ai été accueilli à bras ouverts par deux camarades extraordinaires, avec lesquels je suis toujours ami. Avec l’appareillage et le soutien d’orthophonistes, tout s’est très bien passé. Vous aviez obtenu de bons résultats scolaires ? Disons, avec des hauts et des bas. En langues, c’était difficile, et je pense que mon audition a joué un rôle. Par contre en géométrie, dans les matières artistiques ou manuelles, dans le sport aussi, j’étais très au-dessus de la moyenne. Finalement avec le recul, le choix d’une école comme Steiner était judicieux… Oui bien sûr, c’était un bon choix. Mais en tant que malentendant, cela a occasionné un effet pervers puis que je comptais trop sur les autres, au point d’en être un peu dépendant (rires). Que faites-vous à la fin de la scolarité obligatoire ? Je repars en France, à Annecy pour faire un apprentissage de charpentier, dans une école réputée, l’École des Compagnons. J’y ai obtenu deux CAP (certificats d’aptitude professionnelle, ndlr), l’un de charpentier, l’autre en construction du bois. Pourquoi avoir choisi la profession de charpentier ? Parce que le bois était une vraie passion pour moi et déjà à l’école j’adorais ce que l’on faisait en ébénisterie. C’est une vocation qui remonte à loin : j’avais 10-11 ans quand mes parents ont fait construire leur maison, entièrement en bois, et je faisais parfois semblant d’être malade juste pour pouvoir rester voir les ouvriers travailler (rires). En plus, j’adorais passer des heures à bricoler dans l’atelier de la maison. Comment s’est déroulé votre apprentissage ? Côté enseignants, c’était très bien. Mais malheureusement, beaucoup de jeunes apprentis n’avaient pas vraiment envie de travailler. Alors sur 20 en classe, nous n’avons été que 6 à décrocher notre diplôme… Votre audition ne vous a pas compliqué la tâche ? En classe pas du tout, en revanche sur un chantier, ce n’était pas et ce n’est d’ailleurs toujours pas facile d’être sur un toit quand quelqu’un vous appelle… Mais j’ai la chance d’être dans une entreprise où mes collègues savent que je suis malentendant et font des efforts. Que faites-vous une fois vos diplômes décrochés ? Je pars avec mon meilleur ami en Australie pour 8 mois ! Après un premier mois de road trip entre Sydney et Cairns, on a ensuite trouvé un petit job dans une culture de bananes. C’était parfait pour apprendre l’anglais ! Et aujourd’hui, vous travaillez… Dès mon retour d’Australie, j’ai en effet cherché du travail, en particulier à Lausanne où mon père vivait et vit encore. Après quelques expériences d’intérim, certaines très positives d’autres moins, j’ai fini par trouver un travail fixe, même si la période du covid n’a pas toujours été facile. Vous aimez ce que vous faites ? Oui bien sûr, même si personnellement j’aimerais surtout faire de la charpente, alors qu’il nous arrive souvent de faire de la construction en bois. Mais c’est comme ça, c’est le métier. Cela dit, je sais que je ne ferai pas ce métier toute ma vie : j’ai déjà 10 ans de travail derrière moi et on en sent le poids physique, en termes de fatigue, mais aussi d’impact sur le dos. Les journées sont exténuantes et la concentration liée à la perte auditive y ajoute encore. Si vous quittez le métier, que pourriez-vous faire dans ce cas ? Aucune idée pour l’instant ! Mes parents m’ont toujours dit que j’ai un don pour transmettre, et c’est vrai que j’adore ça. Alors pourquoi pas devenir un jour enseignant en apprentissage ? SUIVANT PRECEDENT

  • Groupe de Parole avec Madame Gogniat | FoRom Ecoute

    Retour à l'agenda Groupe de Parole avec Madame Gogniat 1 avril 2024 Clique ici pour plus d'informations SUIVANTE PRECEDENTE

  • BAHA | FoRom Ecoute

    Découvrez les informations essentielles sur les implants BAHA avec Écoute.ch. Apprenez comment ces dispositifs peuvent améliorer l'audition et la qualité de vie des malentendants. BAHA est un acronyme qui résume les termes anglais « Bone Anchored Hearing Aid » désignant un appareil auditif ostéo-intégré. Le BAHA est un dispositif d’ancrage osseux qui améliore considérablement la vie des personnes souffrant de surdité unilatérale. Dispositif de haute technologie, le BAHA est constitué d’une double vis en titane d’une profondeur de 3mm, que l’on implante dans l’os du côté de l’oreille déficiente, et sur laquelle on fixera un petit appareil électronique, facilement dissimulé par les cheveux. Son principe de fonctionnement est de capter par un petit boîtier électronique, les sons qui sont transmis à la vis en titane celle-ci émettant ensuite des vibrations. Les vibrations parviendront alors à l’oreille saine, transmises par l’os de la boîte crânienne. Résultat : la personne entend du côté malade grâce à son oreille saine. Notre dossier sur BAHA (AE46, juillet 2010, PDF 1,2 Mo) Vous pouvez également visiter le site www.infobaha.fr qui est entièrement consacré au BAHA. BAHA

  • Sondage | FoRom Ecoute

    Participez à nos enquêtes pour aider à améliorer nos services et mieux répondre aux besoins des malentendant Sondage Évaluation des prestations de forom écoute Afin d’évaluer les prestations de forom écoute nous vous proposons 3 sondages : LA FONDATION NOS CONSEILS SITE WEB

  • Cour de lecture labiale

    Améliorez votre communication grâce à nos formations spécialement conçues pour les malentendants, afin de renforcer votre compréhension visuelle. Cours de lecture labiale Les cours de lecture labiale sont dispensés par des enseignantes professionnelles au bénéfice d'une formation spécialisée. Les cours de lecture labiale pour adultes existent sous forme de : Cours collectifs hebdomadaires ou mensuels : à raison de 10 cours de 2 heures. Veuillez trouver ci-dessous la liste des cours collectifs. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à contacter les enseignantes. Cours collectifs journaliers ou sur un week-end : à raison de journées de 6 heures. Veuillez trouver ci-dessous la liste des cours collectifs. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à contacter les enseignantes. Cours individuels : cours prescrits sur ordonnance médicale et remboursés par l’AI (ayants droit AI domicilié en Suisse). Pour plus d’informations, contactez une enseignante ci-dessous ou consulter la Liste ARELL 2024 Mini reportage vidéo de Canal Alpha sur le Week-end lecture labiale Envie de vous initier à la lecture labiale? Voici quelques cours en ligne proposés par FoRom écoute : cours 1 - cours 2 - cours 3 - cours 4 - cours 5 - cours 6 - cours 7 - cours 8 - cours 9 - cours 10 . COURS COLLECTIFS Lieu Fréquence Jour Horaire Enseignante Martigny Cours mensuel Mardi 13h30 - 15h30 Vanessa Favre Martigny Cours mensuel Mardi 16h - 18h Vanessa Favre St-Maurice Cours mensuel Mardi 14h30 - 16h30 Vanessa Favre Bulle Cours mensuel Mercredi 14h - 16h Vanessa Favre Bienne Cours hebdomadaire Vendredi 14h-16h Laure Francesconi Vicques Cours hebdomadaire Mardi 9h-11h Laure Francesconi Delémont Cours hebdomadaire Lundi 9h-11h Laure Francesconi Moutier Cours hebdomadaire Mardi 13h-h15h Laure Francesconi La Chaux de Fonds Cours hebdomadaire Jeudi 13h-15h Laure Francesconi Porrentruy Cours hebdomadaire Lundi 9h-11h Laure Francesconi Genève Cours hebdomadaire Mardi 9h30 - 11h30 Valérie Studemann Genève Cours hebdomadaire Vendredi 9h30 - 11h30 Valérie Studemann Genève Cours hebdomadaire Mercredi 13h30 - 15h30 Valérie Studemann Genève Cours hebdomadaire Vendredi 9h30 - 11h30 Marialuisa Bonvin Genève Cours hebdomadaire Lundi 15h15 - 17h15 Marialuisa Bonvin Vevey Cours hebdomadaire Mardi 10h -12h Anoucha Betti Lausanne Cours hebdomadaire Vendredi 10h -12h Anoucha Betti Lausanne Cours hebdomadaire Jeudi 10h - 12h Anoucha Betti Neuchâtel Cours mensuel Jeudi 14h - 16h Sonia Celii Jotterand REGIONS Bienne - Jura bernois bienne_jura_bernois@ecoute.ch Chablais vaudois chablais_vaudois@ecoute.ch Fribourg fribourg@ecoute.ch Genève geneve@ecoute.ch Gros de Vaud gros_de_vaud@ecoute.ch Gruyère - Veveyse gruyere_veveyse@ecoute.ch Jura jura@ecoute.ch La Broye broye@ecoute.ch Lausanne lausanne@ecoute.ch Morges - Nyon morges_nyon@ecoute.ch Neuchâtel neuchatel@ecoute.ch Nord Vaudois nord_vaudois@ecoute.ch Riviera riviera@ecoute.ch Valais valais@ecoute.ch Vallée de Joux vallee_de_joux@ecoute.ch ENSEIGNANTES Singh Sophie Cours : Individuels Courriel : info@a-son-rythme.ch Mobile : +41 76 615 77 20 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Touali Cendrine Cours : Individuels Courriel : dialogos.formations.ctouali@gmail.com Mobile : +41 79 682 42 09 Domicile : Cossonay RÉGIONS Gros-de-Vaud Sauthier Katy Cours : Individuels Courriel : katy.sauthier@arell.ch Mobile : +41 79 707 29 88 Domicile : Charrat RÉGIONS Valais Chappuis Laure Cours : Individuels Courriel : laure.chappuis@arell.ch Mobile : +41 77 493 98 80 Domicile : Develier RÉGIONS Jura Betti Anoucha Cours : Collectifs et individuels Courriel : anoucha@ecoutemeslevres.ch Mobile : +41 76 366 72 22 Domicile : Lausanne RÉGIONS Lausanne Morges Nyon Riviera Bonvin Marialuisa Cours : Collectifs et individuels Courriel : marialuisa.bonvin@arell.ch Mobile : +41 22 348 97 89 Domicile : Chêne-Bougeries RÉGIONS Genève Celii Jotterand Sonia Cours : Collectifs et Individuels Courriel : sonia.celii@arell.ch Mobile : +41 79 283 28 08 Domicile : Les Tuileries-de-Grandson RÉGIONS Nord-Vaudois Gros-de-Vaud Neuchâtel Devanthery Claire-Lise Cours : Individuels Courriel : clairelise.devanthery@arell.ch Mobile : +41 76 340 23 81 Domicile : Trey RÉGIONS Broye Gros-de-Vaud Fribourg Favre Vanessa Cours : Collectifs et individuels Courriel : vanessa.favre@arell.ch Mobile : +41 79 836 99 03 Domicile : La Tour-de-Trême RÉGIONS Fribourg Gruyère Veveyse Valais Kumar Claudine Cours : Individuels Courriel : claudinekumar5@gmail.com Mobile : +41 79 316 78 54 Domicile : Neuchâtel RÉGIONS Neuchâtel Francesconi Laure Cours : Collectifs et individuels Courriel : laure.francesconi@arell.ch Mobile : +41 78 975 93 67 Domicile : Porrentruy RÉGIONS Bienne Jura bernois Jura Neuchâtel Richard Silvia Cours : Collectifs et individuels Courriel : silvia.richard@arell.ch Mobile : +41 78 724 30 19 Domicile : Yverdon-les-Bains RÉGIONS Gros-de-Vaud Neuchâtel Nord Vaudois Studemann Valérie Cours : Collectifs et individuels Courriel : valerie.studemann@bluewin.ch Mobile : +41 79 632 19 54 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Morges Nyon

  • Isabelle Aeschlimann : « Mon roman vise à sensibiliser sur la malentendance » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Isabelle Aeschlimann : « Mon roman vise à sensibiliser sur la malentendance » 21 juillet 2023 Publié le : Publié le 29 juin dernier, coup de cœur du Jury du Prix Femme Actuelle 2023, le roman Les secrets de nos cœurs silencieux de la Jurassienne Isabelle Aeschlimann met en scène une héroïne malentendante. Rencontre avec une autrice passionnée par la différence. Vous venez de publier votre deuxième livre, Les secrets de nos cœurs silencieux ? D’où vous vient ce goût pour l’écriture ? Très jeune, j'ai fait du théâtre et de la peinture. Ensuite, je me suis tournée vers l'écriture qui a été pour moi un moyen différent de m'exprimer. Du reste, j'ai beaucoup écrit dans des journaux intimes, car cela m'aidait à mettre mes idées au clair. Et puis un jour, est venue l’envie d'écrire des fictions, plus précisément le genre de livres que j'aimerais lire moi-même. Écrire est fascinant car c'est un merveilleux moyen d'être dans d’autres mondes, de se mettre dans la tête des gens et de les comprendre… Comment vous est venue l’idée d’écrire ce roman ? Je m’intéresse depuis toujours à la notion de différence car j’y ai été confrontée dans mon milieu familial. C’est pour cela que j’ai souhaité qu’au moins un de mes personnages présente disons, une particularité. Et puis, j'ai grandi dans un petit village qui est très solidaire, très soutenant avec ceux qui ont un enfant différent, mais avec quand même le risque d'être enfermé dans une étiquette… Pour moi, il était important d’explorer ce thème de la différence, de la difficulté de trouver sa place et d'être soi malgré le regard des autres… Pourquoi vous êtes-vous intéressée plus particulièrement au handicap auditif ? Dans mon entourage et c’est d’ailleurs le cas pour un grand nombre de personnes en Suisse, il y a des personnes malentendantes. Et ce qui m'a toujours intéressée, c'est qu’il s’agit d’un handicap invisible et très particulier, car si la personne ne dit pas qu'elle est malentendante personne ne peut le deviner. Travaillant moi-même dans le monde de la communication, cela m’a particulièrement touchée. Comment avez-vous fait pour appréhender et comprendre l’univers de la malentendance ? J’ai beaucoup lu et je me suis rapprochée de forom écoute en participant à des journées à thème pour comprendre cette problématique si spéciale. D’ailleurs, je me souviens toujours que lors d’une de ces journées à thème, un malentendant a lancé : « ce n’est pas nous, mais ce sont nos proches qui devraient être là pour comprendre ce que nous vivons ». J’ai trouvé cela très juste et c’est l’un des buts de ce roman qui a une dimension de sensibilisation, en permettant aux lecteurs qui ne la connaissaient pas de mieux appréhender cette problématique. Au final, il vous a fallu 8 ans pour écrire ce roman, c’est long… (rires) Pas tant que cela si on considère que j'ai une vie à côté, un travail et des enfants à élever. Il a fallu trouver du temps pour écrire, organiser sa vie, chercher de la documentation et lire beaucoup… Sans compter le temps pour trouver un éditeur… Vous avez obtenu le Grand prix du roman décerné par le magazine « femme actuelle ». Vous y attendiez-vous ? Pas du tout et cela a été une immense surprise, surtout pour un livre qui parle de la Suisse ! Comme tous ceux qui cherchent un éditeur, j'ai envoyé mon manuscrit un peu partout et participé à de nombreux concours… Le jour où l’on m’a appelé pour me dire que mon manuscrit avait été retenu, je ne me rappelais même plus y avoir participé ! En tout cas, cela a signé le coup d’envoi du lancement de votre livre… Oui, car ce prix est un des rares dont le but est de lancer des livres de nouveaux auteurs. Avec à la clé une vraie promotion, ce qui est franchement génial ! Allez-vous continuer à écrire ? Bien sûr ! Je suis déjà sur mon prochain roman dans lequel je reprends les héroïnes des Secrets de nos cœurs silencieux car beaucoup de lecteurs avaient envie de savoir ce qu'elles allaient devenir et d'ailleurs moi aussi ! Écrire me régénère, même si ça implique d'organiser sa vie et que c'est très chronophage… Les secrets de nos cœurs silencieux, un roman palpitant et enlevé Élise se sent à l'étroit dans son petit village. Alors que son meilleur ami lui propose de partir avec lui, un événement brutal va les séparer. Vingt-six ans plus tard, Christa, superbe femme malentendante que la vie n'épargne pas, se bat pour s'intégrer dans notre société en manque de tolérance. Sa petite sœur Julie, adolescente tourmentée, découvre un secret de famille qui va briser ses repères. Elle va alors tirer sur le fil emmêlé de l'histoire de leur famille... Les secrets de nos cœurs silencieux, Isabelle Aeschlimann, Editions Nouveaux Auteurs, juin 2023. SUIVANT PRECEDENT

  • La journée mondiale de l’audition a lieu ce 3 mars | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine La journée mondiale de l’audition a lieu ce 3 mars 1 mars 2025 Publié le : La traditionnelle campagne menée par l’OMS depuis 2007 veut cette année encourager chacun à protéger son ouïe. Chaque année depuis 2007, le Programme de prévention de la cécité et de la surdité de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Genève, lance une campagne de sensibilisation autour du thème de l’audition, en mettant à disposition des individus, organisations et collectivités publiques un matériel complet de sensibilisation et d’éducation à utiliser lors d’événements coordonnés à travers toute la planète. Chez nous, c’est par exemple Alzheimer Suisse qui a choisi cette journée pour proposer ce 3 mars à 18 heures un webinaire gratuit consacré à « Alzheimer et l’audition ». D’une manière plus générale, et, l’OMS a retenu cette année le thème « Changer les mentalités: à vous de faire des soins de l’oreille et de l’audition une réalité pour toutes et tous!» « L’OMS/Europe insiste sur la nécessité de changer la manière d’envisager les soins de l’oreille et de l’audition, en encourageant chacun, quel que soit son âge, à adopter une démarche proactive dans ce domaine, et à aider les autres à faire de même » explique l’organisation internationale qui ajoute : « L’OMS/Europe encourage chacun à prendre des mesures pour protéger son ouïe des bruits forts, à vérifier régulièrement son audition, à utiliser des appareils auditifs si nécessaire et à soutenir les personnes souffrant d’une perte auditive. Lorsque l’on vous donne les moyens d’agir, vous pouvez contribuer à créer un changement pour vous-même et pour la société ». Deux nouveaux outils A l’occasion de cette Journée mondiale de l’audition, l’OMS va en outre, en association avec l’Union internationale des télécommunications, proposer deux nouveaux outils, nés d’un constat : les enfants et les jeunes sont souvent exposés à des niveaux sonores élevés pendant leur temps libre, et des gestes simples peuvent permettre de protéger leur audition. Le premier outil est ainsi une nouvelle norme mondiale, fondée sur des données probantes, pour une écoute sans risque dans le domaine des jeux vidéo et des sports électroniques. Destinée aux fabricants et utilisateurs d’appareils audio personnels comme les smartphones et les lecteurs MP3, cette norme concerne non seulement les appareils mais aussi les systèmes dont ils font partie, y compris les écouteurs et le casque d’écoute. Elle a pour but de réduire le risque de déficience auditive auquel s’expose l’utilisateur. Le second outil est un module consacré à l’écoute intelligente, à inclure dans les programmes éducatifs des écoles. SUIVANT PRECEDENT

  • « Les enfants malentendants ou sourds sont à la fois uniques et semblables aux autres » | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine « Les enfants malentendants ou sourds sont à la fois uniques et semblables aux autres » 6 avril 2025 Publié le : Auteure de nombreux supports pédagogiques destinés à faciliter et à encourager l’ouverture à l’autre, très engagée pour soutenir les droits des personnes en situation d’exclusion, la Fribourgeoise Mary Wenker vient de publier en collaboration avec l’illustratrice Amélie Buri, un superbe album consacré à la surdité et intitulé « Juma écoute avec les yeux ». A qui est destiné cet album ? D’abord aux entendants ! En fait, cet album s’inscrit dans la logique de la collection dans laquelle il a été publié et qui traite de la thématique de la différence. L'idée est de donner à ceux qui le lisent des clés pour mieux communiquer avec des personnes qui ne fonctionnent pas comme eux. Depuis quand remonte votre intérêt pour les questions de surdité ? Depuis longtemps. Il y a 30 ans, à l’université, j'avais rencontré une jeune fille malgache Mirana, qui dirigeait une troupe de danseurs sourds à Madagascar et qui m’a marquée. Suite à cette rencontre, une fondation, qui existe toujours, a été créée pour soutenir les sourds dans ce pays. C’est aussi parce que je l’ai connue que j’ai écrit ce livre… Quelles ont été vos autres motivations à écrire « Juma écoute avec les yeux » ? Plus récemment, je suis allée présenter un de mes précédents livres consacré à la migration à l’institut Saint-Joseph de Fribourg (école spécialisée dans la surdité, ndlr). C'est à cette occasion que m’est aussi venue l'idée de consacrer un ouvrage à la thématique de la surdité… Le deuxième élément déclencheur, c'est lorsqu’un jour, j’ai écouté un jeune chercheur en neurosciences implanté cochléaire, Fadhel El May, qui racontait dans l’émissions Signes de la RTS à quel point c'était pratique pour lui d'éteindre ses implants pour « se déconnecter »… Cela m’avait alors permis de mesurer l’importance du rapport au silence… A-t-il été facile de convaincre une maison d’édition de publier Juma ? De longue date, je travaille avec les éditions Loisirs et Pédagogie pour lesquelles je rédige des dossiers pédagogiques. Je les ai approchées pour un premier projet, « Camille aux papillons », l’éditrice a tout de suite été séduite. « Juma » est mon troisième album pour enfants. C’est un vrai plaisir pour moi et pour l’illustratrice Amélie Burri de travailler avec elle tant l’interaction est féconde ! Justement, comment Amélie Burri a-t-elle adhéré à ce projet ? Elle a tout de suite dit oui ! Notre collaboration est excellente, elle connaissait déjà le monde de la surdité et a considéré que c'était chouette de repartir sur un nouvel album ! Juma raconte l’histoire d’un enfant sourd qui décide de monter un spectacle… Pourquoi cette histoire ? Pour moi, ce livre n’est pas un livre sur la surdité mais un livre qui met en scène un enfant sourd, avec pour objectif de montrer qu’il est à la fois différent et semblable à tous les autres enfants. L'idée est donc de ne surtout pas stigmatiser mais de montrer à quel point malgré les différences, nous sommes tous pareils ! C'est d’ailleurs la démarche que j'ai adoptée pour tous mes albums en impliquant et en interpelant le lecteur en cours de lecture afin qu’il se sente concerné et qu’il porte ensuite un regard différent sur la problématique abordée. Pour rédiger Juma, vous avez collaboré avec des professionnels de la surdité… J’ai pour habitude quand je rédige un ouvrage qui n'est pas dans ma spécialité de toujours m'associer à des spécialistes. Je l'avais fait par exemple pour l’identité de genre, de même que pour la migration, même si j'avais déjà une expertise dans cette dernière problématique. C'est important car cela donne de la crédibilité à ce que l’on écrit, d’autant que dès que je me suis lancée, on m'a très vite mise en garde sur le risque d’écrire sur les sourds et les malentendants sans vraiment les connaître… Cet album évoque également avec délicatesse les deux dimensions, médicale et aussi socio-culturelle et identitaire, qui ont longtemps agité le monde de la surdité… Oui c’est important car à mes yeux, aucune des deux n’est meilleure que l’autre. Et il était judicieux pour moi de les concilier afin que les tenants de l’une s’abstiennent de juger et apprennent à respecter l’autre. C’est l'essence même de tout le travail que je mène depuis 30 ans par rapport à l'altérité et au respect de la différence… Un bel album, une belle histoire… Aussi délicat dans son texte que dans sa « patte graphique » douce et tendre, « Juma écoute avec les yeux » raconte l’histoire de Juma, un enfant comme les autres qui va en classe et partage de jolis moments en famille et avec ses amis tout en étant… différent : Juma est sourd, depuis toujours. C’est avec son corps, avec ses mains surtout qu’il s’exprime. C’est avec ses yeux qu’il appréhende le monde. Ce n’est pas toujours simple pour lui de communiquer avec les autres. Et cela demande beaucoup d’attention et ça fatigue. Au point que parfois, il a besoin de s’isoler pour se reposer… Lorsque sa troupe de danse décide de monter un spectacle, il propose de raconter l’histoire de son grand-père Ismaghil. « Juma écoute avec les yeux » écrit par Mary Wenker pédagogue curative et illustré par Amélie Buri. Editions Loisirs et Pédagogie. www.editionslep.ch SUIVANT PRECEDENT

bottom of page