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- «Les personnes sourdes ou malentendantes doivent créer elles-mêmes leurs propres solutions!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Les personnes sourdes ou malentendantes doivent créer elles-mêmes leurs propres solutions!» 27 octobre 2025 Publié le : Première avocate sourde de naissance en France, conférencière à l'international, écrivaine, animatrice TV et coach certifiée, Virginie Delalande vient de publier un passionnant guide de développement personnel intitulé « Kiffe ton handicap ». Rencontre avec une personnalité solaire qui a su faire une force de sa surdité. Quelle est la cause de votre surdité ? Je suis née sourde, avec une surdité d'origine génétique. Mes parents s’en sont rendu compte très vite mais le médecin leur a dit : « Vous vous inquiétez pour rien, tout va bien!». Sauf qu'à l’âge de 9 mois, je n’ai pas été capable d'entendre des chiens qui a aboyaient devant un immense tracteur qui fonçait dans la rue. Évidemment là, le diagnostic a été posé (grand sourire)… Ce qui n’a pas empêché le spécialiste de décréter une véritable « condamnation » à votre égard… Ah mais totalement, il a déclaré à mes parents : « Elle ne parlera jamais ! », comme si mon histoire était écrite d'avance ! Mes parents ont été effondrés d'apprendre que j'étais sourde, effondrés de savoir qu’ils ne m’entendraient jamais dire « papa » ou « maman » et effondrés de savoir que je ne mènerais pas une vie normale… Terrible, ce genre de condamnation, non? Eh oui ! Et cela arrive encore aujourd’hui : pas plus tard qu'il y a 2 semaines, mon chauffeur de taxi m'a dit qu'il avait eu la même réaction d'un médecin à propos de son fils sourd. Et cela se passe encore au 21e siècle, alors qu'avec une bonne prise en charge et un bon environnement, on arrive à parler et à très bien évoluer dans la vie. La société vous a-t-elle soutenue ? Certainement pas ! La société a toujours été du genre à me mettre des boulets aux pieds ! Si j’en suis là aujourd’hui, c'est grâce à mes parents et aux logopédistes qui m’ont énormément fait travailler ! Qu'est-ce qui est le plus difficile, quand on est un enfant sourd ? Les adultes et les adolescents ! Les enfants, c'est facile car ils n'ont pas de préjugés. Mais quand il s'agit d’établir de vrais échanges et de partager des choses et des connaissances avec les plus grands, cela devient beaucoup plus compliqué, car rien n'est adapté pour les personnes en situation de handicap auditif qui portent seules la charge de la communication, de la compréhension et de l'adaptation. Vous avez été la première avocate sourde de France, avant de vous tourner vers le marketing, puis le coaching… Comment expliquez-vous ce parcours ? Ce n’est que l'année dernière que je me suis rendu compte que le point commun de tous les métiers que j'ai exercés, c'est la communication… Peut-être y a-t-il là quelque chose de psychologique en lien avec ma volonté de relever les défis liés à mon handicap (rires). Votre livre opère un changement de perspective. Avec vous, le handicap en général et la surdité en particulier, se transforment en grande chance… Le handicap nous fait découvrir des facettes de nos personnalités que nous ne savions pas avoir. Grâce à la surdité, j’ai pu développer énormément d'outils que j'ai pu mettre à profit dans ma vie personnelle et professionnelle : prendre ma place, apprendre à négocier, être attentive à la qualité de la communication, être assertive, apprendre à sortir du cadre etc… En même temps, tout n’a pas été rose… Certainement pas. Être en situation de handicap, ce n’est pas facile et si on s’en sort, c’est par instinct de survie, parce que cela devient une nécessité après avoir touché le fond. Mais une fois que le plus dur est fait, on se rend compte à quel point le handicap est vraiment un cadeau ! Quand avez-vous eu le déclic pour arriver à ce changement de perspective ? Je n’ai pas eu de déclic à proprement parler, mais plutôt un lent processus de prise de conscience, pendant la période de reconstruction que j'ai traversée grâce à une thérapeute, suisse d'ailleurs, qui était géniale. Elle m'a permis de prendre conscience de plein de choses que j'ai appliquées dans ma vie et qui m’ont aidée à me construire enfin une vie qui me ressemble. Venons-en à votre livre, très joliment intitulé « Kiffe ton handicap ! ». Pourquoi ce guide de développement personnel qui ,en passant, fourmille d’outils très utiles? Parce que c'est le livre que j'aurais rêvé de lire au moment de mon adolescence et au début de ma vie d'adulte, quand je me posais plein de questions et que j'étais pleine d'inquiétude ! Ce livre a pour objectif de faire gagner du temps à tous ceux qui se sentent mal avec un handicap, qui en ont honte, qui se dévalorisent se disent : « je n'y arriverai pas !». Un des concepts que vous élaborez, c’est celui de normalitude… On renvoie toujours aux personnes en situation de handicap, l'image qu’elles doivent être réparées, qu’il leur manque quelque chose etc. En réponse, les personnes sourdes essayent de se conformer à une certaine idée de la normalité, ce qui des oblige à se sur-adapter au point d'en perdre leur identité, leur énergie et même parfois de finir en burn-out… C’est ça, la normalitude, à laquelle je préfère opposer le néologisme de handicapitude, qui implique de rester nous-mêmes avec notre singularité ! Pour vous, les personnes en situation de handicap ne sont pas de « erreurs du système » mais des « éclaireurs ». Vraiment ? Mais oui, car nous sommes la démonstration vivante que nous pouvons dépasser les limites du corps humain : après tout, des sourds arrivent bel et bien à parler sans entendre, ce qui montre à quel point nous faisons voler en éclats les certitudes de la science. Et puis, ne sommes-nous pas un exemple pour les personnes qui vieillissent et à qui on montre que l'on peut garder de l'autonomie malgré les pertes ? Nous montrons que l'on arrive toujours à avancer, car nous sommes résilients et que l'on sait ce que c'est que de sortir de la tempête. Je suis convaincue qu’avoir plus de personnes en situation de handicap dans le monde des dirigeants politiques leur permettrait d'avoir plus de recul et d'être de vrais leaders ! « Kiffe ton handicap ! » n’est pas seulement un livre. Il se veut le point de départ d’un véritable mouvement de fond dans la société. Qu’en attendez-vous ? La libération psychologique des personnes en situation de handicap ! Car j'en ai assez que l'on se cache, qu'on ait honte alors que l'on a tant à apporter à la société. Toutes les minorités ont plus ou moins fait leur révolution mais pas les personnes en situation de handicap. Nous devons désormais décider de notre vie, ne pas laisser faire ceux qui pensent pour nous et créer nos propres solutions. Comment cela va-t-il se passer concrètement ? Très rapidement une newsletter va arriver. Puis des rencontres, des formations et des séminaires seront organisés dans le but de donner aux personnes en situation de handicap des outils capables de leur permettre de s'affirmer et de mener leur vie. « Kiffe ton handicap ! Ta différence est ton histoire. Fais-en ton pouvoir! » Virginie Delalande, éditions Dunod, 2025. En savoir plus sur le mouvement « Kiffe ton handicap » : www.kiffetonhandicap.com SUIVANT PRECEDENT
- Les après-midi « karting » de forom écoute rencontrent de plus en plus de succès | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les après-midi « karting » de forom écoute rencontrent de plus en plus de succès 18 mars 2023 Publié le : Le 4 mars dernier, 40 jeunes malentendants et sourds se sont retrouvés au karting de Payerne pour une après-midi de rencontre et de course, plein gaz sur les pistes. Organisée depuis des années par forom écoute et sa Commission jeunesse, la manifestation connaît un succès croissant. Élément incontournable de l’arrivée du printemps à forom écoute, la traditionnelle après-midi de karting des jeunes malentendants et devenus sourds a eu lieu ce samedi 4 mars au karting Payerneland de Payerne. Organisé conjointement par forom écoute et la Commission jeunesse de la fondation, l’événement a regroupé près d’une quarantaine de jeunes en provenance de tous les cantons romands. Signe du rapprochement toujours plus grand entre malentendants signeurs et non signeurs, le nombre très élevé de jeunes usant quasi exclusivement de la langue des signes et qui de plus en plus, plébiscitent les événement organisés par la Commission jeunesse. Moment important « Les jeunes se parlent beaucoup entre eux, se réjouit Cindy Beroud, la responsable de forom écoute qui a fait le déplacement, accompagné de sa collègue Lucie Froidevaux. Ils se relayent les infos et chaque année, l’après-midi de karting attire plus de monde. C’est très réjouissant car c’est un moment important au cours duquel tous les malentendants peuvent se retrouver et passer du temps entre eux » . Après un long et agréable repas de grillades au sein du restaurant du karting et au cours duquel Nathalie, la sympathique serveuse, a même pu apprendre – avec joie – quelques mots en langue des signes, Cindy Beroud, s’est adressée aussi bien en français qu’en langue des signes à l’assemblée avec une demande très spécifique : réfléchir à des propositions pour une nouvelle dénomination de la Commission jeunesse, l’actuelle étant jugée trop « sérieuse » et administrative. Contrairement aux autres années, il aura fallu attendre 15 heures pour que tous les jeunes puissent s’aligner sur la piste et que les « festivités » puissent commencer. « C’est un choix délibéré, explique Rachel Millo membre de la Commission jeunesse. Les autres années, nous n’avions pas assez de temps pour nous retrouver et discuter à notre aise. C’est la raison pour laquelle cette fois-ci, nous avons choisi de reculer l’heure du départ des courses ». Deux groupes sur les pistes Le temps, utilement employé, passant très rapidement, Bastien Perruchoud, autre membre de la commission Jeunesse, toujours très organisé, s’est ensuite très rapidement retrouvé à préciser les instructions pour le début de la compétition, les participants ayant été répartis en deux groupes, ceux d’un niveau moyen et ceux d’un niveau plus élevé, histoire que tout le monde puisse éprouver du plaisir sur les pistes. « Le karting, cela inclut de prendre en compte plusieurs facteurs, réagit Guillaume Berbier, fin connaisseur et très souvent sur le podium d’arrivée lors des précédentes éditions. Il y la technique bien sûr, mais il faut tenir compte aussi du poids de la personne qui fait la course ainsi que c’est important, de son envie ». L’envie, la technique et la chance ont en tout cas cette année consacré un nouveau tiercé de gagnants, avec à la première place Arnaud Iseli, suivi de Jocelyn Héritier et Micael Jorge. Bravo à eux et à tous les participants de cette superbe journée ! SUIVANT PRECEDENT
- Une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille avec un enfant sourd | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille avec un enfant sourd 22 décembre 2025 Publié le : Touchant, délicat, tourné en France voisine, ce documentaire intitulé «Elle entend pas la moto» et signé Dominique Fischbach, raconte sur 25 années, le long parcours d’une enfant implantée pour laquelle «impossible n’est pas sourd». C’est l’un des documentaires les plus émouvants et les plus délicats que l’on puisse trouver, consacré à la surdité. Disponible en salles en France depuis cette semaine, et bientôt en Suisse, «Elle entend pas la moto» raconte l'histoire de Manon, une jeune femme sourde profonde et implantée, qui décide de s’affranchir des barrières de son handicap pour devenir une «championne de la vie», et trouver sa place dans la société. Dans la beauté des paysages alpestres si proches de la Suisse, l’histoire de la jeune femme et de son clan est ainsi délicatement retracée avec brio, entre interviews, archives familiales et images filmées par la réalisatrice depuis 25 ans. Manon et son jeune frère Maxime – hélas décédé en 2016 - ont la particularité d’être sourds depuis leur naissance, au sein d’une famille et d’une fratrie qui a su accueillir leur handicap avec bienveillance et intelligence. Très jeunes, à l’aube des années 2000, ils ont bénéficié d’une implantation cochléaire qui leur a permis d’oraliser et de rêver aux plus grandes aventures. La surdité comme une richesse Manon, déterminée - elle considère sa surdité «comme une richesse» - veut ainsi, dès l’âge de 11 ans, s’engager dans une carrière de gymnaste de haut niveau, en dépit du risque de détériorer son précieux implant. Elle qui a couru un marathon, gravi le Mont-Blanc, parcouru plus de 1000 kilomètres à vélo en dix jours en 2018, doit cependant se résoudre à y renoncer, et choisit alors de se tourner vers… l’aviation. Il lui faudra quatorze années d’efforts pour obtenir son brevet de pilote et devenir la première femme sourde pilote d’avion en France, un titre qu’elle est encore, à ce jour, la seule à détenir. Avec plus de 200 heures de vol à son actif, Manon aime transmettre son expérience. Elle intervient régulièrement en entreprise, notamment chez Airbus à Toulouse, pour sensibiliser au handicap. En 2021, elle enrichit encore son parcours en obtenant son brevet de pilote ULM, ainsi que plusieurs permis : moto, bateau fluvial et côtier, et celui d’accompagnatrice handiski. « J’avais envie dans ce documentaire, de parler du handicap mais en l’abordant du point de vue de la fratrie, explique son auteure et réalisatrice Dominique Fischbach. Parce que pour parler de l’humanité, j’ai le sentiment qu’il faut se situer à la marge. C’est ainsi que les choses deviennent plus saillantes. En abordant les liens intrafamiliaux via la surdité, cela permet un décalage qui joue comme un rôle de miroir grossissant sur ce qui se joue au sein de n’importe quelle famille (… ). Un jour, on me parle des parents de Manon, qui ont trois enfants dont deux sourds. J’arrive chez eux en région parisienne et, tout de suite, je reçois de leur part un accueil très chaleureux. Et puis cette petite Manon me tape dans l’œil. Elle a onze ans à l’époque et un humour incroyable». Résilience Constitué des archives de la famille (plus de 80 heures!), des rushes des précédents films de la réalisatrice et des images tournées durant l’été 2024 sur le plateau de Solaison dans le Massif des Bornes en Haute-Savoie, à l’aérodrome de Megève et dans la région parisienne, «Elle entend pas la moto» est une bouleversante plongée dans l’intimité d’une famille qui a su porter et accompagner sa fille sourde dans son incroyable chemin d’épreuves et de résilience. « Elle entend pas la moto », un documentaire de Dominique Frischbah. Diffusé en version sous-titrée français. Découvrez la bande annonce ici . SUIVANT PRECEDENT
- Sourde et sergent dans l’armée suisse! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Sourde et sergent dans l’armée suisse! 24 novembre 2024 Publié le : Charline Barras est jeune, Valaisanne, et dotée d’une volonté d’acier. Au point qu’elle a fait plier l’armée suisse qui, face à sa détermination, a dû se résoudre à l’incorporer dans ses rangs. Une première historique ! La jeune Charline Barras n’est pas n’importe qui. Elle est en effet la première sourde/malentendante à avoir réussi, contre vents et marées, à intégrer les rangs de l’armée suisse, en janvier 2023. Née sourde il y a 22 ans, et doublement implantée cochléaire, elle oralise parfaitement, au point qu’on ne soupçonnerait même pas son handicap auditif. Véritable « garçon manqué » selon ses propres termes, sportive et volontaire, elle poursuit sa scolarité avec succès, malgré les difficultés liées à sa surdité et en travaillant beaucoup, au point de décrocher en 2021 un CFC d’assistante en soins et en santé communautaire. Seulement voilà : son véritable objectif, c’est l’armée, que de très longue date, elle rêve d’intégrer. Mais entre le rêve et la réalité, il y a un grand pas, qu’elle finira néanmoins par franchir, en dépit de tous les obstacles dressés sur son chemin. Recrutement A la vénérable institution, elle indique d’emblée, dès l’âge requis enfin arrivé, son intention d’effectuer son service militaire. Sans grande surprise, elle est recalée à l’issue des deux jours de recrutement, pour raisons médicales. Et pour cause : le règlement militaire exclut explicitement les personnes présentant de graves problèmes visuels ou auditifs. Pas question donc pour l’armée d’incorporer une femme sourde et implantée cochléaire, une décision ressentie par Charline comme « un véritable coup de couteau ». Mais c’est sans compter sa détermination : soutenue par sa mère, la jeune femme introduit un recours, à la suite duquel elle doit se présenter à Berne. « J’ai alors expliqué ma situation, et ils m’ont dit « non », raconte-t-elle. J’ai insisté, pour essuyer encore un refus. Alors, ils m’ont proposé de faire la protection civile ou de rejoindre la Croix rouge de l’armée. Là, c’est moi qui ai dit non, parce que je voulais l’armée et rien d’autre », rigole-t-elle aujourd’hui. Sans armes De guerre lasse, l’institution lui propose un compromis : intégrer ses rangs, mais à condition qu’elle ne porte pas d’armes et ne conduise pas de véhicules. Marché conclu et en janvier 2023, voici la jeune Valaisanne qui entame fièrement son école de recrues, en uniforme. Et là, tout se déroule à merveille. « Cela s’est super bien passé, explique-t-elle, même si cela a été un peu compliqué au début, car c’était l’hiver et recourir à la lecture labiale avec la nuit qui tombait si tôt n’était franchement pas évident. Mais mes camarades ont été des amours, ils n’hésitaient pas à répéter si besoin alors que dans ma caserne, le commandant ne s’était même pas rendu compte que j’étais sourde. Même mon lieutenant ne l’a su que vers la fin, quand j’ai dû me rendre en urgence à Genève changer les piles de mon implant cochléaire… » Et de conclure : « L’armée a été sans aucun doute la plus belle expérience de ma vie et je ne la regrette pas du tout. Elle m’a permis de me surpasser, de prendre confiance en moi et de développer quelque chose en plus. J’espère donc que cela montrera à tous les autres sourds et malentendants qui veulent faire l’expérience militaire qu’il ne faut pas céder aux médecins de l’armée ». Retour à la vie civile Après l’école de recrues, la soldate Barras passe un mois à l’école de sous-officiers, puis quatre mois de paiement de galons pour devenir enfin sergent dans les troupes sanitaires. A l’issue de son service, celle qui entend encore suivre ses cours de répétition annuels dans les années à venir, a repris sa vie civile et travaille dans les soins à domicile, en attendant d’exaucer un autre rêve, elle qui, sportive dans l’âme, vient de terminer une formation d’entraineur sportif individuel. « Les soins à domicile, ce n’est pas ce que je préfère, et j’entends plutôt me consacrer au monde du sport avoue-t-elle. Et si je n’y trouve pas d’emploi, je m’installerai à mon compte en tant que coach sportive. Cela fera un rêve de plus à réaliser ». SUIVANT PRECEDENT
- Les Etats-Unis autorisent la vente d’appareils auditifs sans ordonnance | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les Etats-Unis autorisent la vente d’appareils auditifs sans ordonnance 26 mars 2023 Publié le : Depuis quelques mois aux USA, il est possible d’obtenir librement et sans ordonnance des appareils auditifs en cas de perte auditive légère ou modérée. En Suisse, l’idée ne séduit vraiment pas les professionnels de l’audition. Depuis le printemps dernier, il est possible aux Etats-Unis d’acquérir des appareils auditifs sans prescription médicale. Telle est la décision prise par la Food and Drug Administration, la célèbre agence américaine des médicaments, sur mandat de l’administration Biden. « L es consommateurs de 18 ans et plus souffrant d'une perte auditive légère à modérée ont la possibilité d'acheter des appareils auditifs en vente libre sans examen médical ou examen audiologique » peut-on en effet lire sur le site internet de l’institution, qui précise également qu’il s’agit bel et bien d’appareils auditifs et non de simples amplificateurs d’écoute. « Les Américains (peuvent désormais) acheter des appareils auditifs plus abordables, directement dans des pharmacies ou des magasins à travers le pays», s'est ainsi félicité dans un communiqué le président Joe Biden. De fait, le marché américain est désormais clairement divisé entre les aides auditives prescrites, qui sont prises en charge par l'assurance, ou du moins les patients qui en ont une, et les aides auditives non prescrites, dites « on the counter » c’est-à-dire qui peuvent être librement acquises par les patients « directement sur le comptoir » et à ce titre moins chères, puisqu'elles ne doivent pas être délivrées par un spécialiste. Baisser le prix d’un appareil L’objectif de la nouvelle règlementation est ainsi de faire diminuer le coût des appareils auditifs pour les faire passer d’une moyenne de 5000 dollars la paire, soit l’équivalent en francs, à environ la moitié. Une baisse substantielle dans un pays où 15 % des adultes souffrent de perte auditive, dont un grand nombre ne parvient pas à s’appareiller faute d’avoir contracté une assurance en garantissant le remboursement. En Suisse, où la prescription des appareils auditifs est très règlementée, une telle perspective suscite en tout cas un énorme scepticisme : « Ce serait la porte ouverte à encore plus d’excès. De tels appareils pourraient alors être aussi vendus par le boulanger ou le boucher ou la fleuriste, déplore Pierre Liard, ORL à la retraite et ancien président de l’Association genevoise des malentendants. En outre, se passer d’un examen ORL m’apparait aberrant, ne serait-ce que pour déterminer la cause de la perte auditive. On ne corrige pas de la même façon une surdité de transmission et une surdité de perception avec une importante perte auditive dans les fréquences aigues ». Du coté des audioprothésistes également, la démarche suscite des interrogations : « Ce que les patients doivent savoir, c’est que la pose d’un appareil auditif doit être suivie d’une réhabilitation car c’est le cerveau du patient qui apprend , explique Raphaël Furioux audioprothésiste indépendant à Yverdon-les-Bains (VD). Et je ne vois pas comment on peut adapter un appareil sans examens audiométriques, ni réglages ensuite. En Suisse, on estime qu’une personne malentendante non appareillée coûte 9000 francs par an en moyenne. Il est donc important d’être appareillé et bien appareillé ». « Potentiellement dangereux » Akustika, l’association faîtière des audioprothésistes suisses se déclare quant à elle franchement opposée à une telle perspective: « Nous sommes clairement d'avis que les appareils auditifs doivent être remis par des professionnels et cela peut être lu dans notre code moral, qui fait partie intégrante de nos statuts , explique son directeur Christoph Schönenberger, qui ajoute : l’adaptation des appareils auditifs est potentiellement dangereuse si elle n'est pas effectuée par des professionnels car il y un risque d’occasionner des dommages supplémentaires à l'audition. C’est d’ailleurs pour cette raison que les valeurs maximales de l'amplification et de la puissance de sortie maximale des appareils vendus « on the counter » aux Etats-Unis ont été récemment réduites de 3 décibels.» SUIVANT PRECEDENT
- Sortie au Gstaad Menuhin Festival: spectacle «Breakin' Mozart» | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Sortie au Gstaad Menuhin Festival: spectacle «Breakin' Mozart» 17 août 2024 Au Gstaad Menuhin Festival Pour la deuxième année consécutive, FoRom écoute offre deux soirées d’exception au Gstaad Menuhin Festival, avec le soutien d’un généreux donateur et avec la collaboration des organisateurs du festival. C’est une occasion privilégiée pour les personnes malentendantes de Suisse romande de vivre une soirée dans un cadre magnifique, avec des artistes de renommée mondiale, dans une salle équipée d’une boucle magnétique, et le tout gratuitement! Lire notre annonce Informations sur le spectacle (site du festival) Informations pratiques et inscriptions (PDF) SUIVANTE PRECEDENTE
- Septembre Musical | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Septembre Musical 5 septembre 2024 Temple Saint-Martin, Vevey Forom écoute, en partenariat avec le septembre musical, offre aux malentendants 10 places pour le concert : Kristjan Järvi Ensemble, The Elements Qui aura lieu le : Jeudi 5 septembre 2024 20:00 Temple Saint-Martin, Vevey équipé d'un boucle magnétique Le festival commence par une expérience unique, où la musique se mêle à la technologie. Sous la direction du visionnaire Kristjan Järvi, ce spectacle dédié à la nature permet une immersion totale grâce à des projections vidéo simultanées. Les musiciens, aussi talentueux que polyvalents, vous feront vibrer aux sons de Vivaldi, Tchaïkovski comme de Max Richter. Une fusion parfaite pour une célébration multisensorielle. Pour obtenir un billet offert, veuillez envoyer votre demande : info@ecoute.ch . Offre valable jusqu'à épuisement des billets disponibles TOUTES LES PLACES ONT ETE DISTRIBUEES, A L'ANNEE PROCHAINE! SUIVANTE PRECEDENTE
- Consultante.bienetre@bluewin.ch | FoRom Ecoute
Consultante - Bienêtre - Indépendante Site web Consultante.bienetre@bluewin.ch Next Previous
- Une nouvelle étudiante a reçu le Prix aux élèves malentendants de forom écoute | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une nouvelle étudiante a reçu le Prix aux élèves malentendants de forom écoute 14 octobre 2023 Publié le : A Genève le 12 octobre dernier, la jeune Eva Marques Pereira s’est vue remettre son prix, au cours de la cérémonie de remise de diplômes des éducatrices et éducateurs de l'enfance. Ce prix est décerné par forom écoute depuis 2004. C’est depuis de longues années une tradition à FoRom écoute. Chaque année en effet, la fondation romande des malentendants décerne un "Prix aux élèves malentendants" destiné à récompenser les élèves, apprentis ou étudiants qui terminent avec succès leur cursus scolaire ou leur formation. Ainsi, depuis 2004, plus de 300 jeunes hommes et jeunes femmes se sont vus décerner cette récompense, signe de reconnaissance de tous les efforts qu’ils ont consentis pour surmonter au cours de leur formation, les difficultés liées à leur handicap auditif. Cérémonie En ce jeudi 12 octobre 2023, c’est cette fois à Genève que la jeune Eva Marques Pereira a reçu son prix au cours de la cérémonie de remise des diplômes des éducatrices et éducateurs de l'enfance ES, organisée dès 18 heures à l’aula du Centre de Formation Professionnelle Construction du Petit-Lancy. C’est en présence d’une centaine d’étudiants que la directrice Valérie Alhéritière a prononcé son allocution de bienvenue suivie de deux discours officiels, de la conseillère administrative de la Ville de Genève Cristina Kitsos en charge de la cohésion sociale et de la solidarité et d’Anne Hiltpold, conseillère d’Etat responsable du Département de l’instruction publique. Web-série Les diplômes ont été ensuite remis aux quelques 70 promus de la volée 2023, tandis que dans la foulée, l’assemblée a pu découvrir un épisode d’une web série de 10 minutes intitulé « L'enfance de l'art". Réalisé par Kim Nguyen-Phuo cet épisode raconte avec humour comment des éducateurs de l’enfance sont chargés de favoriser le développement des enfants dont ils s’occupent en s’appuyant sur un projet pédagogique. La soirée s’est ensuite terminée par la remise des prix spéciaux, dont le Prix aux élèves malentendants officiellement remis par forom écoute à Eva Marques Pereira, remise suivie d’un apéritif dinatoire . SUIVANT PRECEDENT
- Sortie du Karting 2024 à Payerne | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Sortie du Karting 2024 à Payerne 9 mars 2024 KARTING Indoor Attractions SA Route de Berne 14 1530 Payerne Chaque année, FoRom écoute organise la traditionnelle Sortie du Karting pour les jeunes malentendants et devenus sourds, un événement qui a toujours eu du succès !! Pour l’année 2024, la Sortie du Karting aura lieu le 9 mars 2024 à Payerne ! Le rendez-vous de la navette à la gare de Payerne sera à 9h15 donc soyez là à 9h ! Nous finirons la journée vers 16h et la navette vous amènera à la gare de Payerne. Le menu sera un buffet de pâtes à choix avec une salade et un dessert, vous pourrez choisir le menu dans le formulaire d’inscription ci-dessous. Programme selon PDF . Nous comptons jusqu'à 30 personnes pour les inscriptions et vous prions de vous inscrire d'ici jusqu’au 26 février 2024 !Inscription via le formulaire internet ou par le lien google : https://forms.gle/cPtzcCWLPeqaeNZz8 Nous nous réjouissons de vous retrouver très vite pour cet événement annuel !! La Comm's Jeun's Bastien, Annabelle et Rachel SUIVANTE PRECEDENTE
- Consommer régulièrement des fruits de mer réduit le risque d’acouphènes | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Consommer régulièrement des fruits de mer réduit le risque d’acouphènes 6 janvier 2025 Publié le : Selon une étude américaine menée sur 74000 femmes durant 30 ans, la consommation régulière de poissons blancs et de fruits de mer réduirait significativement le risque d’apparition d’acouphènes de 13 à 20%. La plupart des personnes souffrant d’acouphènes chroniques, un phénomène très souvent associé à la perte auditive, n’ont malheureusement qu’un seul horizon : apprendre à vivre avec, à défaut d’en guérir. Et ce n’est pas toujours facile, tant ces sons fantômes (bourdonnements, sifflements, chuintements, grondements de moteur, etc.) peuvent durablement affecter la qualité de vie de ceux qui en souffrent, et provoquer des états d’anxiété pouvant même conduire à de véritables états dépressifs. Prévention Une étude menée par des chercheurs du Brigham and Women’s Hospital de Boston aux USA, sous la direction du Dr Sharon Curhan, publiée ce mois de décembre dans l’American Journal of Clinical Nutrition, laisse néanmoins entrevoir une lueur d’espoir, au moins en termes de prévention. A en croire ses résultats, consommer au minimum deux fois par semaine des fruits de mer ou des poissons blancs (mérou, colin, cabillaud, daurade, sole, carpe, lotte) réduirait le risque d’acouphènes d’environ 20%. Cerise sur le gâteau : le risque d’apparition de presbyacousie, perte auditive liée à l’âge en serait également réduit. Ce qui rend cette étude particulièrement crédible est son ampleur et sa durée, celle-ci ayant permis le suivi sur une trentaine d’années, entre 1991 et 2021, de près de 74'000 femmes dont l’alimentation et l’audition ont été évaluée tous les 4 ans, à l’aide d’un questionnaire validé. Circulation sanguine « La consommation régulière de thon (en conserve), de poissons à chair claire ou de fruits de mer est associée à un risque réduit de développer des acouphènes persistants chez les femmes, écrivent ainsi les chercheurs en conclusion de l’étude. En revanche, l’utilisation de compléments d’huile de poisson est associée à un risque plus élevé. » Le mécanisme de cette protection n’est pas encore élucidé même si le Dr Curham évoque dans une déclaration au Magazine Time qu’il pourrait être liée à la circulation sanguine à l’intérieur de l’oreille interne. A noter que l’impact de la consommation de ces aliments en cas d’acouphènes déjà existants n’est en revanche pas encore documenté, même si des études sont actuellement en cours. SUIVANT PRECEDENT
- Ressentir la musique quand on est malentendant… | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Ressentir la musique quand on est malentendant… 22 juin 2025 Publié le : Depuis deux ans, la Haute Ecole de Musique Vaud-Valais-Fribourg, dite HEMU, mène un passionnant projet de recherche intitulé SensiMUS, qui vise, lors des concerts, à questionner la pertinence de l’usage de gilets vibrants par le public malentendant. Depuis quelques années, de plus en plus d’institutions musicales, en Europe et en Suisse, proposent au public en perte auditive d’assister à leurs concerts en se munissant de gilets vibrants. Ces gilets, portés sur le dos ou le torse, traduisent les fréquences sonores en vibrations transmises par plusieurs points de contact. Depuis l’emplacement de son choix dans la salle, chacun peut ainsi de ressentir la musique dans son corps et accéder à une expérience sensorielle unique et particulière. « C’est ce constat qui a été à l’origine de la première partie du projet de recherche SensiMUS que j’ai lancé à la Haute Ecole de Musique de Lausanne, explique Thierry Weber enseignant à la HEMU et responsable du projet. Ces gilets vibrants étaient souvent présentés comme des outils magiques - onéreux du reste -, mais personne ne s’est vraiment interrogé sur le résultat de la démarche ». Collaboration avec le Sinfonietta de Lausanne C’est donc avec pour ambition de documenter les étapes et les enjeux de la mise en place de cette innovation sociale, à l’origine conçue pour des joueurs de jeux vidéo, que SensiMUS 1 a été lancé durant l’année académique 2023-2024. Durant toute la première phase du projet de recherche, une assistante a ainsi accompagné des personnes sourdes ou malentendantes lors des concerts de l’orchestre Sinfonietta de Lausanne, qui depuis des années, propose l’option des gilets vibrants dans le cadre d’une très volontariste démarche d’inclusivité. La chercheuse a observé et questionné le public sourd ou malentendant dans deux contextes différents, soit en compagnie d’un public « classique », soit uniquement en compagnie des personnes ayant le même handicap. « Cette première étape nous a permis d’aboutir à un constat très intéressant, note Thierry Weber. Il est apparu que les gilets vibrants donnent aux personnes sourdes ou malentendantes plus un sentiment de considération sociale qu’une véritable expérience sensorielle, et ce surtout en raison des carences techniques de ces derniers ». Dès la rentrée académique de septembre 2024, la 2èmephase du projet, dite SensiMUS2 a ensuite été lancée. Il s’agissait toujours d’explorer l’expérience musicale des personnes sourdes et malentendantes et d’interroger la place de la musique classique dans leur perception du monde, mais cette fois avec d’autres dispositifs que les gilets vibrants. Divers dispositifs « Nous avons réuni des étudiants de la HEMU avec des personnes sourdes et malentendantes et, depuis septembre 2024, chaque mois au cours de sorties, le groupe teste différents dispositifs mis à disposition : des ateliers vibratoires, un choix d’œuvres racontant des histoires, etc». Spécifiquement destiné aux personnes sourdes ou malentendantes, le concert « La danse macabre », proposé par la HEMU le 15 mai dernier a eu valeur de test grandeur nature : le public – une quarantaine de personnes – s’est vu proposer une multitude d’outils et de stratégies d’écoute, allant des planchers vibrants et des instruments vibrants à distance, aux ballons gonflables ou à des formes géométriques projetées sur des rideaux, en passant par l’usage de la langue des signes ou du LPC. « La vérité est que pour l’instant nous ne savons pas encore ce qui est optimal pour ce public, conclut Thierry Weber. A l’issue du concert, nous avons également interrogé toutes les personnes présentes et une fois l’analyse des réponses effectuées d’ici cet automne, nous établirons un protocole à l’intention des différentes institutions musicales afin qu’elles recourent à des outils véritablement dédiés aux personnes sourdes et malentendantes, et pas forcément aux gilets vibrants. » SUIVANT PRECEDENT
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- Que faire quand un objet est bloqué à l’intérieur de l’oreille? | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Que faire quand un objet est bloqué à l’intérieur de l’oreille? 9 novembre 2024 Publié le : Bien plus souvent que l’on ne pense, il arrive que des corps étrangers soit coincés à l’intérieur de nos oreilles, un cas particulièrement fréquent chez les enfants. La meilleure chose à faire dans ces cas-là et afin de ne pas compliquer davantage la situation, est de consulter rapidement un ORL. « Mon enfant a quelque chose qui lui bouche l’oreille de l’intérieur. Non seulement il entend moins bien, mais c’est extrêmement désagréable. J’espère qu’ils vont pouvoir le lui retirer rapidement ». L’inquiétude d’Adeline rencontrée aux urgences pédiatriques des HUG en compagnie de son fils Brian âgée de 5 ans est palpable, en ce week-end automnal. Et pour cause : aussi improbable que cela puisse paraître, la présence d’un corps étranger à l’intérieur de l’oreille est un motif fréquent de consultation en ORL ou aux urgences, qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adulte du reste. Un coton tige enfoncé trop profondément, un petit caillou coincé, un insecte, un jouet, une pile, des aliments, des petits bijoux… les exemples sont légion, en particulier chez les enfants, rarement conscients du risque qu’ils encourent. Au départ peu de symptômes Dans la grande majorité des cas, la présence d’un corps étranger à l’intérieur de l'oreille ne produit au départ peu de symptôme, raison pour laquelle les parents ou les enfants ne se rendent pas immédiatement compte du problème, même si la présence de ceux-ci peut être gênante et entrainer une baisse de l’audition en raison de l’obstruction du conduit auditif. C’est souvent avec le temps qu’apparaissent des symptômes plus graves, souvent liés à une infection et qui peuvent si l’on ose dire, mettre la puce à l’oreille : perte d’audition donc mais aussi douleurs, démangeaisons, ou même saignements. Plus surprenant encore, il peut arriver que la présence d’un insecte encore vivant à l’intérieur du conduit auditif se traduise par des bourdonnements, des grésillements ou d’autres sensations désagréables et très déstabilisantes. Que faire dans ce cas-là ? Premier principe : un corps étranger doit toujours être retiré du conduit auditif externe et même en urgence lorsqu’il s’agit de piles, source de corrosion chimique, ou de tout autre objet de nature à dégager des substances toxiques. Deuxième principe : ne jamais, jamais avoir recours à un coton tige pour tenter de retirer l’objet incriminé, au risque de l’enfoncer encore plus profondément dans le conduit auditif et d’aggraver le problème. « Chez l'adulte, il faut qu'une personne de l'entourage examine le conduit auditif externe à l'aide d'une source lumineuse et si l'objet est proche de la sortie, le retirer délicatement avec une pincette fine, explique le Dr Pierre Liard ORL à Genève et ancien président de l’association genevoise des malentendants. S'il est plus profondément implanté, on peut essayer, au moyen d'une seringue, si on en dispose, et de sérum physiologique, de rincer délicatement le conduit. L'eau va le "lubrifier" et permettre parfois de le faire glisser vers la sortie où on peut le retirer. Si cela ne fonctionne pas, il faut avoir recours à un spécialiste ORL. » Consultation systématique pour les enfants Chez l’enfant en revanche, le recours à l’ORL doit être systématique : « Chez l'enfant, l’objet est souvent un petit jouet ou une pièce d'un jeu comme un lego et je déconseillerais qu'un membre de la famille tente de le retirer , avertit encore le Dr Liard. L'enfant a peur, bouge et vouloir absolument le retirer pourrait nettement aggraver la situation. Dans ce cas, il faut plutôt s’adresser à un médecin ORL qui est le plus apte à retirer ce corps étranger. C’est d’ailleurs parfois tellement difficile, parce que l'enfant bouge constamment et qu'un œdème s'est formé autour du corps étranger, que le spécialiste devra avoir recours à un sédatif, voire à une mini-anesthésie générale ». SUIVANT PRECEDENT
- Tutoriels vidéos | FoRom Ecoute
Accédez à des contenus visuels informatifs et éducatifs pour mieux comprendre les enjeux et solutions liés à l'audition des malentendants. Tutoriels vidéos Podium de discussion en présence de Pascal Elbé Réalisateur et acteur principal du film " On est fait pour s'entendre" au FFFH 2021 Comment mettre des bouchons auditifs Vidéo de Santé publique France La rente LPP Vidéo de ProcheConnect Journée à Thèmes 2021 Partie 2- La formation en tant que malentendant Journée à Thèmes 2021 Partie 1 - L'implant cocchléaire Magazine Ensemble Radio Télévision Suisse 20.06.2021 Présentation BoulevardSanté (+LPC) Colloque du BFEH "Participer, une chance pour toutes et tous" 3.12.2020 Les consonnes stables #3 Phonèmes CH-J Les consonnes stables #2 Phonèmes F-V Les consonnes stables #1 Phonèmes P-B-M Covid 19 et la malentendance Travailler avec une personne malentendante RTS Un 19h30 du dimanche 26.07.2020 Intervention de FoRom écoute ARELL Classe de lecture labiale Témoignage d'un malentendant, Grégoire FSS Reconnaissance F Fréquence Banane - NO BILLAG Débat sur l'initiative Communiquer avec un malentendant La boucle magnétique Conseils d'entretien appareils auditifs Comment nettoyer son appareil auditif à moindre coût Comment lire sur les lèvres
- Les sons compressés sont-ils dangereux pour la santé auditive? | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les sons compressés sont-ils dangereux pour la santé auditive? 22 mars 2024 Publié le : Alors que nous sommes en permanence soumis à des sons artificiels modifiés numériquement, une étude alerte : l’écoute de sons compressés peut induire une fatigue auditive aux conséquences délétères. On ne s’en rend pas compte, mais ils sont partout. De la téléphonie à la radio en passant par la télévision, la publicité, les cinémas, les annonces publiques via haut-parleurs, sans parler des plateformes de streaming musical. Avec la digitalisation, les sons compressés sont désormais omniprésents et ont envahi notre vie de tous les jours. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Compresser un son est une technique de mixage qui a pour objectif de supprimer les silences inutiles ainsi que les écarts entre les sons forts et les sons faibles. « C’est une technique vieille comme le monde mais qui a été amplifiée et généralisée avec l’avènement de l’informatique dans le traitement des sons, explique un ingénieur genevois. Elle a pour objectif de favoriser une meilleure écoute en égalisant les sons et en tempérant les bruits de fond ». Améliorer l’écoute, mais à quel prix ? Selon une étude intitulée « Compressed » menée par le Paul Avan, professeur de biophysique à l’université Clermont-Auvergne et directeur du Centre de recherche et d’innovation en audiologie humaine en France, notre audition pourrait bel et bien être impactée par la généralisation de la compression des sons. Disparition des temps de repos Ces recherches menées sur des cochons d’Inde dont le système auditif se rapproche considérablement de celui des humains, ont en effet induit un doute sur l'inocuité des sons compressés. Durant 4 heures chaque jour pendant une semaine, ces animaux ont été soumis à une écoute continue de sons compressés, sur une plage dynamique de 3 ou 4 décibels. Si, et c’est plutôt rassurant, les cochons n’ont pas présenté d’altération de leurs capacités auditives, une notion de fatigabilité a été mise en évidence. « Les animaux exposés à la musique surcompressée présentaient une fatigue plus importante des voies réflexes protectrices de l'oreille. De plus, le temps de récupération du réflexe était de plus de 48 heures » ont ainsi expliqué les chercheurs. « C’est probablement la disparition des temps de silence induite par la compression des sons qui explique cette fatigue auditive, commente un audioprothésiste romand. L’audition en tant que telle n’est pas affectée, mais les muscles autour de l’oreille moyenne sont sursollicités. Sans compter le fait que la baisse de contraste des sons peut conduire à augmenter le volume pour compenser, ce qui crée un cercle vicieux ». SUIVANT PRECEDENT
- Familles concernées par la surdité, le Surdibus vient vous soutenir à votre domicile! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Familles concernées par la surdité, le Surdibus vient vous soutenir à votre domicile! 12 janvier 2026 Publié le : A bord d’un sympathique bus au look vintage et aménagé en centre de documentation consacré à la surdité, l’équipe de l’association Surdibus sillonne la Suisse romande et offre un accompagnement personnalisé aux familles concernées par la surdité. Retour sur une prestation originale et très appréciée. Peut-être le verrez-vous sillonner les routes de Suisse romande. Et avec son look vintage si caractéristique, vous ne risquerez pas de l’oublier. Depuis deux ans en effet, ce petit bus joliment appelé « Surdibus » est une structure mobile associative qui offre ses prestations d’accompagnement « aux familles concernées par la surdité ». « Au départ, nous avions mis sur pied ce projet pour accompagner les parents des enfants sourds ou malentendants au moment où ils apprennent la surdité de leur enfant, explique Christel Molleyres qui avec son collègue Philippe Wieland, a fondé l’association éponyme Surdibus. Ce moment est une période cruciale où les parents, dans 95% des cas entendants, sont en contact avec le milieu médical et les professionnels de la surdité et se trouvent ainsi confrontés à une multitude d’informations, parfois contradictoires. D’où l’idée de leur offrir un espace d’écoute, de conseil et d’échange dans un lieu neutre, leur domicile ». « Sur mesure » Après un premier entretien téléphonique, les 2 professionnels se déplacent ainsi au domicile des familles, pour assurer une prestation personnalisée, professionnelle et… gratuite : « Nos interventions sont sur mesure, détaille Christel Molleyeres. Nous commençons par écouter, puis échanger pour cerner les besoins spécifiques de chaque famille, et construire avec elle des objectifs afin que chaque membre puisse aussi y trouver sa place, dans une approche qui tient compte de la pluralité des surdités. Nous assurons également à ce moment-là un travail d’information et d’orientation vers l’ensemble de l’offre du réseau d’accompagnement en surdité ». Car le Surdibus n’est pas un simple moyen de locomotion. Il est également un véritable centre de documentation en surdité, convoyant une très complète bibliothèque spécialisée mise à la disposition des personnes concernées. Très vite après les premières consultations en 2023, l’équipe de Surdibus a élargi l’éventail de ses prestations à un public plus large que celui des parents au moment du diagnostic de surdité de leur enfant. « Les familles nous ont réservé immédiatement un très bel accueil ce qui montre que le Surdibus répond vraiment à un besoin. Mais elles ont aussi très rapidement demandé que d’autres moments charnières de leur vie soient abordés, comme l’entrée à l’école des enfants ou la délicate période de l’adolescence. Et en parallèle, différents professionnels nous ont approchés pour nous demander de prendre en charge les familles d’enfants entendants dont les parents sont sourds. C’est pour cette raison que désormais, nous nous adressons de manière plus complète à l’ensemble des familles concernées par la surdité». Soutien de fondations Élaborer et mettre en route un projet tel que le Surdibus n’a pas été chose aisée. Christel Molleyres et Philippe Wieland, pourtant actifs chacun dans le monde de la surdité depuis deux décennies, comme éducateur spécialisé et comme interprète en langue des signes, n’ont en effet pas ménagé leurs efforts pour lancer leur association, et surtout, réunir les fonds nécessaires à l’acquisition et l’aménagement du bus, sans parler du fonds documentaire pour constituer leur bibliothèque spécialisée. « C’est grâce au soutien de nombreuses fondations que le projet a pu démarrer, et aussi à celui de l’ASPEDA et de l’association Boulevard Santé sur laquelle on a pu adosser nos activités depuis Lausanne ce qui nous permet de rayonner vers toute la Suisse romande, se réjouit Christel Molleyres. Aujourd’hu, nous travaillons en moyenne deux jours par semaine et sommes à la recherche de fonds supplémentaires pour pouvoir poursuivre notre action et répondre à l’importante demande que nous rencontrons, à la fois des familles mais aussi des professionnels qui nous sollicitent de plus en plus souvent pour notre expertise ». SUIVANT PRECEDENT
- Une initiative pour une meilleure inclusion des personnes handicapées est lancée | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une initiative pour une meilleure inclusion des personnes handicapées est lancée 14 mai 2023 Publié le : Un large réseau interpartis regroupant des personnes handicapées, la société civile, des organisations spécialisées et des associations vient de lancer une initiative pour exiger l’égalité en droit et dans les faits des personnes handicapées. Le délai court jusqu’à octobre 2024. Depuis l’année 2000, la Constitution fédérale interdit explicitement toute discrimination fondée sur un handicap. Pourtant bien des difficultés subsistent et l’éventail des obstacles et des discriminations est large : les personnes en situation de handicap sont par exemple souvent contraintes de vivre en institution et n’obtiennent pas d’emploi bien qu’elles veuillent travailler. Vu l’absence d’adaptations nécessaires sur le plan architectural ou technique, l’accès par exemple aux transports publics, à une formation, à un cabinet médical ou au restaurant leur est en outre rendu difficile, voire impossible. Enfin, le système actuellement en vigueur ne permet pas à une personne ayant un handicap de la parole de financer l’assistance verbale dont elle a besoin pour exercer un travail et ce alors même que les personnes en situation de handicap se voient également restreintes dans l’exercice de leurs droits politiques. Ainsi, une personne sourde souhaiterait s’engager en politique ne peut actuellement pas obtenir les services d’un interprète en langue des signes. Réseau interpartis Face à ce constat, un large réseau interpartis regroupant des personnes handicapées, la société civile, des organisations spécialisées et des associations, soit plus de 1000 soutiens, vient de lancer une initiative pour exiger l’égalité en droit et dans les faits des personnes handicapées. L’initiative, intitulée «Pour l’égalité des personnes handicapées (initiative pour l’inclusion)» exige l’égalité en droit et dans les faits des personnes handicapées. Elles doivent pouvoir participer à la vie en société de manière autodéterminée et égalitaire. Cela implique la mise à disposition des mesures de soutien nécessaires à cet effet, que ce soit sous forme d’assistance, de moyens auxiliaires ou d’autres mesures d’adaptation. « Je suis convaincu que la Constitution suisse doit être complétée et renforcée afin que l’on puisse éliminer de manière plus efficace les discriminations vécues par les personnes avec handicap » , explique Robert Joosten vice-président d’AGILE.CH, une coalition d’organisations de personnes avec handicap. Verena Kuonen coprésidente d’Inclusion Handicap, ajoute de son côté : «Les handicaps sont aussi une composante de l’être humain et doivent donc être reconnus comme tels. L’initiative pour l’inclusion fait ainsi progresser la collectivité dans son ensemble. » Le délai de récolte des 100'000 signatures court jusqu’au 24 octobre 2024. Renseignements : www.initiative-inclusion.ch Ce que prévoit le texte de l’initiative «Pour l’égalité des personnes handicapées (initiative pour l’inclusion)» La Constitution est modifiée comme suit: Art. 8a2 Droits des personnes handicapées 1 La loi pourvoit à l’égalité de droit et de fait entre les personnes handicapées et les personnes non handicapées dans tous les domaines de la vie. Les personnes handicapées ont droit, dans le cadre de la proportionnalité, aux mesures de soutien et d’adaptation nécessaires à cet effet, notamment à une assistance personnelle et technique. 2 Les personnes handicapées ont le droit de choisir librement leur forme de logement et l’endroit où elles habitent et ont droit, dans le cadre de la proportionnalité, aux mesures de soutien et d’adaptation nécessaires à cet effet. SUIVANT PRECEDENT
- Sonia Schwerdtel: «La plus belle chose que j’aie entendue: tu n’es pas seule!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Sonia Schwerdtel: «La plus belle chose que j’aie entendue: tu n’es pas seule!» 17 août 2023 Publié le : Née malentendante, âgée de 26 ans, cette Française dont le papa est allemand et la maman indienne prépare actuellement un CFC en Valais pour compléter sa formation initiale d’architecte d’intérieur. Rencontre avec une jeune femme déterminée, passionnée de volley et de beach volley, et à qui l’effort ne fait jamais peur… Depuis quand êtes-vous malentendante ? En fait, je suis née malentendante en raison d'une probable cause héréditaire, car j'ai un grand-père malentendant et une cousine éloignée qui a également une perte auditive. Du reste, selon mon audioprothésiste, mon audiogramme évoque clairement une surdité de type héréditaire… Comment a été découvert votre handicap auditif ? Très jeune, j'entendais un peu, mais mes parents ont remarqué que je ratais certaines choses. Ils m'ont emmenée voir un médecin qui a décrété que je n'avais rien, et que mon problème venait du fait que mon papa parlait l'allemand et que ma maman parlait l'anglais. Pour lui, il suffisait de me parler dans une seule langue et tout rentrerait dans l’ordre (rires). Et cela a-t-il réglé le problème ? Pas du tout ! Ma mère a vite constaté que ça n'allait toujours pas, et à l’âge de 2 ans, mes parents m’ont emmenée consulter un ORL qui leur a annoncé : « votre fille est malentendante ! ». A l'époque, ma perte auditive était de 65% pour les 2 oreilles. Aujourd’hui, j’en suis à 90%, mais au moins c’est stabilisé… Vous avez donc dû être appareillée… Oui, mais finalement assez tard, puisque je ne l’ai été qu’à l'âge de 2 ans et demi. Cela dit, grâce aux appareils, j'ai appris à parler, j'ai pu communiquer… Et depuis le mois de janvier dernier, j'ai de nouveaux appareils beaucoup plus performants : je peux désormais aller au restaurant ou évoluer dans des environnements bruyants sans trop de difficultés. Où avez-vous suivi votre scolarité obligatoire ? Dans une école normale, en France, à Prévessin, près de Genève, où j'ai grandi. L'école primaire s'est très bien déroulée car j'ai été suivie par une assistante de vie scolaire et une enseignante spécialisée qui m'expliquait les cours en dehors de la classe. Et ensuite ? J'ai été au lycée, où j’ai également été soutenue avec quelqu'un qui prenait les notes pour moi, ce qui me permettait de me concentrer sur ce qui se disait en classe et de décrocher en 2015, mon baccalauréat scientifique ! Je crois que sans tous les soutiens que j’ai eus, j’aurai certainement également réussi, mais au prix d'un burn-out ! Que faites-vous après votre baccalauréat ? J'étais vraiment très fatiguée, j'ai donc pris une année sabbatique durant laquelle j'ai voyagé, en particulier au Japon. Ensuite, j’ai pris des cours de japonais et de piano, j'ai fait beaucoup de sport, beaucoup cuisiné et j'ai même passé mon permis de conduire. En fait, je n'aime pas perdre mon temps ! (rires) Quelles études décidez-vous de suivre ensuite ? Après une année de passerelle au Centre de formation professionnelle art de Genève, j’ai fait un bachelor à la HEAD, la Haute École d’Art et de Design, toujours à Genève, en architecture d'intérieur. Très jeune, j’ai été sensible à l'importance de créer un espace capable de faire ressentir les choses aux gens… Ces études ont-elles été faciles ? Non pas vraiment ! A la HEAD, je n’ai eu aucune aide, alors que ces études impliquaient beaucoup de travail d’équipe et de communication ! J'ai tellement souffert que j'ai même pensé arrêter et puis heureusement un jour, ma mère m'a poussée à contacter la fondation a capella pour essayer de trouver du soutien. Et cela vous a aidée ? Oui, car la chose la plus extraordinaire que j'ai pu y entendre a été : « tu n'es pas seule ». Dès lors, j'ai pu découvrir le monde de la surdité, apprendre à mieux maîtriser le code, évoluer avec des gens qui comprenaient ce handicap. Aujourd’hui, travaillez-vous comme architecte d'intérieur ? Non, en Suisse contrairement à la France, cette profession n'est pas très reconnue et il est difficile de trouver un travail. Je suis donc actuellement une formation accélérée de 2 ans à Morges pour avoir un CFC de dessinatrice en bâtiment dans le but d’apprendre la technique de construction et de compléter mon métier d’architecte d’intérieur, ce qui m’aidera à trouver plus facilement du travail ou même pourquoi pas devenir indépendante. Et je me suis établie le temps de mes études près de Martigny, car mon entreprise formatrice est juste à côté. Quels sont vos projets pour la suite ? Normalement, je termine mon CFC l'année prochaine. Pour la suite, j'ai beaucoup d'idées mais je ne suis pas encore décidée : peut-être faire un master en design de produits car il y a un côté artistique qui me plaît beaucoup, mais aussi peut-être faire de la bande dessinée… SUIVANT PRECEDENT


















