Point fort
Bien manger pour bien entendre…
On le sait peu, mais une mauvaise alimentation peut avoir un impact non négligeable sur la santé de nos oreilles. Un régime sain et équilibré contribue à préserver sur le long terme notre capital auditif.
« Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit dans ta nourriture » disait déjà Hippocrate, il y fort longtemps. Soupçonné il y plus de deux millénaires, le lien entre alimentation et santé est aujourd’hui largement reconnu et documenté par une multitude d’études scientifiques. Ce que l’on sait moins en revanche, c’est qu’il existe également un lien entre alimentation et santé auditive.
En 2019 déjà, une étude menée par des scientifiques de l’Ecole de médecine de l’université de Harvard et portant sur plus de 3000 femmes âgées de plus de 50 ans suivies durant trois ans, montrait ainsi qu’une alimentation saine diminuait d’environ 30% le risque de développer des troubles auditifs en lien avec l’âge, en particulier pour les fréquences moyennes. « Une mauvaise alimentation peut impacter l’audition de plusieurs manières, explique Tanya une nutritionniste fraichement diplômée et établie à Neuchâtel. L’oreille interne est un organe particulièrement fragile et des déséquilibres alimentaires peuvent au fil du temps l’altérer. Ainsi une alimentation très riche en graisse et sucres favorisera la survenue de phénomènes inflammatoires et surtout des problèmes de circulation sanguine au niveau de la cochlée. En outre, les carences en vitamines connues pour leur propriétés antioxydantes auront également un impact sur les cellules ciliées de l’oreille interne».
Junk food…
« Une alimentation centrée sur ce que l’on appelle trivialement la junk food, c’est-à-dire basée sur de mauvaises graisses et un apport exagéré en sucres induit une bien plus forte probabilité de déclarer une hypertension artérielle et/ou un diabète lance un ORL sédunois. Or ces deux pathologies sont des maladies systémiques qui sont très souvent associées à des problèmes auditifs. De mon point de vue, préserver sa santé auditive commence d’abord par préserver sa santé d’une manière générale » Que faire alors ? La réponse est simple : adopter un mode de vie équilibré basé sur des activités sportives régulières et une nourriture saine, fondée sur une large variété de fruits et de légumes, si possible de saison, les viandes rouges ainsi que les produits riches en graisses étant consommés avec modération.
Au-delà de ces principes généraux, certains aliments/nutriments ont un impact plus spécifique pour préserver ses fonctions auditives. Les aliments riches en omégas 3 (saumon, thon, sardines, chou, noix) joueraient un rôle particulièrement important grâce à leur propriétés anti-inflammatoires et vasculaires. Une étude datant de 2010 publiée dans le American Journal of Clinical Nutrition a ainsi montré qu’une consommation régulière de poisson, au moins deux fois par semaine, limitait le risque de survenue de perte auditive liée à l’âge, la fameuse presbyacousie, de plus en plus fréquente sous nos latitudes en raison du vieillissement de la population.
Vitamines
Et ce n’est pas tout : les vitamines, en particulier les vitamines A, B9, B12 et E ont un rôle reconnu sur la protection de la cochlée et ses cellules ciliées. De même, des études ont montré que les personnes consommant du magnésium (graines et oléagineux, légumes et fruits secs, bananes, fruits de mer) présentaient une moindre vulnérabilité aux pertes auditives liées au bruit. « Dès lors que l’on a une alimentation équilibrée, il est inutile d’avoir recours à des compléments alimentaires qui du reste, en cas de surdosage peuvent être nocifs, conclut Tanya. En revanche, ils ont tout leur sens en cas de carences qui peuvent apparaître avec l’âge ou en association avec certaines pathologies. Là, il ne faut pas hésiter à en prendre, mais sous la supervision d’un médecin ».
13 octobre 2025
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Dans les cantons
Sourde et sergent dans l’armée suisse!
Charline Barras est jeune, Valaisanne, et dotée d’une volonté d’acier. Au point qu’elle a fait plier l’armée suisse qui, face à sa détermination, a dû se résoudre à l’incorporer dans ses rangs. Une première historique !
La jeune Charline Barras n’est pas n’importe qui. Elle est en effet la première sourde/malentendante à avoir réussi, contre vents et marées, à intégrer les rangs de l’armée suisse, en janvier 2023. Née sourde il y a 22 ans, et doublement implantée cochléaire, elle oralise parfaitement, au point qu’on ne soupçonnerait même pas son handicap auditif.
Véritable « garçon manqué » selon ses propres termes, sportive et volontaire, elle poursuit sa scolarité avec succès, malgré les difficultés liées à sa surdité et en travaillant beaucoup, au point de décrocher en 2021 un CFC d’assistante en soins et en santé communautaire. Seulement voilà : son véritable objectif, c’est l’armée, que de très longue date, elle rêve d’intégrer. Mais entre le rêve et la réalité, il y a un grand pas, qu’elle finira néanmoins par franchir, en dépit de tous les obstacles dressés sur son chemin.
Recrutement
A la vénérable institution, elle indique d’emblée, dès l’âge requis enfin arrivé, son intention d’effectuer son service militaire. Sans grande surprise, elle est recalée à l’issue des deux jours de recrutement, pour raisons médicales. Et pour cause : le règlement militaire exclut explicitement les personnes présentant de graves problèmes visuels ou auditifs. Pas question donc pour l’armée d’incorporer une femme sourde et implantée cochléaire, une décision ressentie par Charline comme « un véritable coup de couteau ».
Mais c’est sans compter sa détermination : soutenue par sa mère, la jeune femme introduit un recours, à la suite duquel elle doit se présenter à Berne. « J’ai alors expliqué ma situation, et ils m’ont dit « non », raconte-t-elle. J’ai insisté, pour essuyer encore un refus. Alors, ils m’ont proposé de faire la protection civile ou de rejoindre la Croix rouge de l’armée. Là, c’est moi qui ai dit non, parce que je voulais l’armée et rien d’autre », rigole-t-elle aujourd’hui.
Sans armes
De guerre lasse, l’institution lui propose un compromis : intégrer ses rangs, mais à condition qu’elle ne porte pas d’armes et ne conduise pas de véhicules. Marché conclu et en janvier 2023, voici la jeune Valaisanne qui entame fièrement son école de recrues, en uniforme.
Et là, tout se déroule à merveille. « Cela s’est super bien passé, explique-t-elle, même si cela a été un peu compliqué au début, car c’était l’hiver et recourir à la lecture labiale avec la nuit qui tombait si tôt n’était franchement pas évident. Mais mes camarades ont été des amours, ils n’hésitaient pas à répéter si besoin alors que dans ma caserne, le commandant ne s’était même pas rendu compte que j’étais sourde. Même mon lieutenant ne l’a su que vers la fin, quand j’ai dû me rendre en urgence à Genève changer les piles de mon implant cochléaire… » Et de conclure : « L’armée a été sans aucun doute la plus belle expérience de ma vie et je ne la regrette pas du tout. Elle m’a permis de me surpasser, de prendre confiance en moi et de développer quelque chose en plus. J’espère donc que cela montrera à tous les autres sourds et malentendants qui veulent faire l’expérience militaire qu’il ne faut pas céder aux médecins de l’armée ».
Retour à la vie civile
Après l’école de recrues, la soldate Barras passe un mois à l’école de sous-officiers, puis quatre mois de paiement de galons pour devenir enfin sergent dans les troupes sanitaires. A l’issue de son service, celle qui entend encore suivre ses cours de répétition annuels dans les années à venir, a repris sa vie civile et travaille dans les soins à domicile, en attendant d’exaucer un autre rêve, elle qui, sportive dans l’âme, vient de terminer une formation d’entraineur sportif individuel. « Les soins à domicile, ce n’est pas ce que je préfère, et j’entends plutôt me consacrer au monde du sport avoue-t-elle. Et si je n’y trouve pas d’emploi, je m’installerai à mon compte en tant que coach sportive. Cela fera un rêve de plus à réaliser ».
13 octobre 2025
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Dans les cantons
A Genève, bientôt un guichet administratif pour les personnes sourdes et malentendantes
Suite une motion déposée il y un an et demi, le Grand Conseil genevois vient d’accepter à l’unanimité le principe de la création d’un guichet unique destiné à soutenir les personnes déficientes auditives dans leurs démarches administratives. La balle est désormais dans le camp du Conseil d’État.
C’est un grand pas que le canton de Genève s’apprête à accomplir en faveur de l’inclusion des personnes sourdes et malentendantes. En août 2023 en effet, un groupe de députés emmenés par Francisco Taboada, patron d’une société de gestion et… athlète paralympique en raison d’une cécité qui l’a frappé depuis son plus jeune âge, déposait une proposition de motion invitant le gouvernement genevois à « créer un guichet étatique unique pour les personnes sourdes et malentendantes afin de les soutenir dans leurs démarches administratives ».
« Ces personnes n’ont pas de répondants envers qui se tourner en cas de besoin d’information et/ou de soutien, car il n’existe pas de structures adaptées à leur handicap, peut-on ainsi lire dans l’exposé des motifs accompagnant la proposition de motion. Alors qu’il est déjà difficile pour des personnes ordinaires de procéder aux démarches administratives fastidieuses requises par le canton de Genève, il l’est davantage pour les personnes sourdes et malentendantes.».
Accès garanti et amélioré
« Selon nous, il est important que l'accueil des personnes sourdes et malentendantes au niveau des services publics soit garanti et amélioré, explique le député Laurent Seydoux, qui a cosigné la motion. C’est d’autant plus important lorsque l'on tient compte également des personnes âgées, de plus en plus nombreuses, et qui présentent des troubles de l’audition. D’une manière générale, il est donc important de faire en sorte que l’ensemble des personnes ayant des déficits auditifs se sentent pleinement intégrées dans la société ».
Signe du consensus qui entoure cette démarche, la motion a été adoptée cet été, après plusieurs mois de travaux, à l’unanimité des membres de la Commission des affaires sociales chargée de l’étudier, mais aussi à l’unanimité des 75 députés au Grand Conseil présents le jour du vote. « A Genève, ce sont entre 500 et 600 personnes qui sont concernées, hors personnes âgées avec troubles de l’audition » a ainsi expliqué Francisco Taboada, lors de son audition par la Commission des affaires sociales. « Ces personnes connaissent des obstacles qui les empêchent d’effectuer de nombreuses démarches, alors même que les articles constitutionnels au niveau fédéral et cantonal garantissent l’accès aux prestations, quel que soit le handicap ».
La balle est désormais dans le camp du Conseil d’Etat qui, d'ici la fin de l'année, doit préparer un rapport à l'intention du parlement comprenant notamment une estimation budgétaire. Si le Grand Conseil accepte, le projet pourra aller de l'avant et des modifications légales ainsi que des augmentations au budget seront déposées. S'il n'est en revanche pas satisfait de la réponse, le délai sera prolongé de 6 mois pour élaborer une réponse à la motion.
Mesures concrètes attendues
« Cette motion n’est certes pas contraignante, mais j’ai bon espoir pour la suite, pronostique Laurent Seydoux. C’est désormais le Conseil d'État qui doit revenir avec des mesures concrètes. Très vraisemblablement, l’une de ces mesures sera la retranscription des débats du Grand Conseil en langue des signes, inexistante à ce jour. On a longtemps pensé que le sous-titrage suffisait avant de prendre conscience que bien des jeunes ayant des déficiences auditives présentent également des troubles de l’apprentissage qui ne leur permettent pas de lire à une vitesse suffisante ».
13 octobre 2025
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Point fort
«Ecoute Voir» ou la passion de rendre la culture accessible aux malvoyants et malentendants
Depuis exactement 10 ans, l’association Ecoute Voir, basée à Yverdon-les Bains, œuvre pour l’accessibilité des arts vivants aux personnes handicapées sensorielles. Pour les malentendants en particulier, elle offre un très précieux surtitrage des spectacles, un peu partout en Romandie.
C’est bien connu. Qui dit handicap dit exclusion sociale, mais aussi culturelle. De fait, des milliers de personnes présentant une perte auditive ou visuelle vivent exclues de la magnifique offre culturelle dont la Suisse regorge pourtant.
En 2004 pourtant, la Suisse adoptait dans l’article 8 de la Constitution fédérale, une Loi sur l’élimination des inégalités frappant les personnes handicapées, la célèbre LHand. Seulement voilà : 20 ans après son entrée en vigueur, l’accès à la culture en reste le parent pauvre. Et c’est forte de ce constat que dès 2014, Corine Doret Bärtschi décide de fonder l’association Ecoute Voir, avec pour objectif de proposer l’audiodescription de théâtre ou d’opéra au public malvoyant.
Fusion
En 2020, elle est rejointe par Anne-Claude Prélaz Girod, fondatrice du Projet Sourds&Culture dont l’objectif est similaire, mais cette fois-ci en direction d’un public sourd et malentendant, et auquel est proposé une interprétation en langue des signes française de pièces de théâtre. Objectifs similaires, volonté commune de servir, les deux responsables décident de fusionner leurs deux associations, en conservant le nom « Ecoute Voir », qui résume très bien l’ensemble de leur projet commun : permettre l’accès à la culture et aux loisirs aux personnes en situation de handicap sensoriel.
Depuis, le panel de prestations proposées par Ecoute Voir s’est enrichi d’un volet fondamental pour les malentendants : le surtitrage. « Il manquait en effet quelque chose pour les malentendants, observe Marie-Odile Cornaz, responsable de ce projet au sein de l’association. C’était une volonté des deux fondatrices d’élargir notre offre, pour proposer un soutien supplémentaire à ce public, du reste en complément avec les boucles magnétiques dont tous les théâtres ne sont malheureusement pas forcément pourvus ».
En 10 ans, ce sont ainsi pas moins de 45 œuvres qui ont été proposées en surtitrage, dans divers cantons romands, particulièrement Vaud et Genève. Un chiffre impressionnant si l’on prend compte la titanesque charge de travail que cela implique, puisqu’en pratique, l’essentiel se fait en amont : « Nous travaillons avec deux surtitreuses auxquelles je fournis une captation vidéo de la pièce. Elles procèdent ensuite à un grand travail de découpe et surtout d’ajout des effets sonores en surtitrage. Le résultat est ensuite relu, en particulier par des sourds et malentendants, afin d’en évaluer la compréhension. Au total, on estime qu’une minute de spectacle surtitré équivaut à une heure de travail ».
Financement
Le résultat en tout cas, est plébiscité par le public malentendant : à chaque représentation en effet, 5 à 15 personnes s’annoncent pour bénéficier du surtitrage, sans compter les personnes malentendantes non annoncées sans compter le public sans handicap sensoriel, mais ravi de bénéficier d’un tel complément.
Pour obtenir un tel résultat, Ecoute Voir peut compter sur un budget annuel global d’environ 450'000 francs, entièrement financé par des dons, soit d’institutions publiques comme les cantons de Genève et de Vaud, les Villes de Genève, de Gland et d’Yverdon, ou encore de fondations privées. A cela il faut ajouter une contribution des théâtres. « Depuis deux ans, nous demandons à chaque théâtre de financer 20% de chaque surtitrage, ajoute Marie-Odile Cornaz, car eux même sont subventionnés par les pouvoirs publics avec une demande d’amélioration de l’accessibilité. Cela nous permet de garantir notre prestation, et c’est un investissement très utile sur le long terme, puisqu’une fois le surtitrage effectué, il peut être réutilisé pour d’autres dates et d’autres lieux ».
Et de conclure : « Il y a un vrai paradoxe à constater que les pouvoirs publics nous sollicitent sans cesse pour notre expertise en termes d’accessibilité de la culture pour les personnes en situation de handicap sensoriel, alors que les financements ne suivent pas vraiment ».
www.ecoute-voir.org
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Aux Diablerets, un week-end de neige entre malentendants
Alors, justement pour profiter sans stress, c’est un week-end au programme plutôt léger qui a été proposé aux participants, histoire de laisser chacun jouir à son rythme des bienfaits de la montagne en hiver. Certains invités sont ainsi arrivés dès le vendredi soir, d’autres le samedi matin, qui pour une seule journée, qui pour l’ensemble du week-end…
Bonne franquette
En dehors du repas du samedi midi, offert au restaurant par forom écoute, c’est aussi à la bonne franquette que tous se sont sustentés. Le vendredi soir par exemple, a été pensé en mode « pique-nique ». « Nous avons été hébergés au Chalet Suisse, très accueillant et très spacieux, raconte Bastien Perruchoud. Nous avons demandé à chacun d’amener sa nourriture et mis sur pied un gigantesque pique-nique dans le réfectoire, tandis que nous, en tant qu’organisateurs avions préparé tous les ingrédients des deux petits déjeuners du samedi et du dimanche matin ». « Quant au samedi soir, nous avons cuisiné tous ensemble une immense sauce bolognaise avec des spaghettis, ajoute Rachel. C’était à la fois sympa et la meilleure garantie de rester détendus tout le week-end ».
Détendus, mais tout de même pas inactifs. Car dès le samedi matin, tout ce beau monde s’est retrouvé sur les pistes, l’immense majorité ayant choisi de skier, tandis qu’un petit nombre a préféré les joies de la luge. « Là aussi, l’idée était de laisser chacun s’organiser à sa guise et si besoin, de se regrouper selon les affinités mais aussi le niveau de maîtrise des skis, même si tous se débrouillaient très bien », observe Annabelle Coquoz.
Bon enfant…
« Même chose après le repas de midi, ajoute Bastien Perruchoud. Ceux qui voulaient rentrer au chalet pouvaient le faire, tandis que ceux qui préféraient retourner skier ou simplement se balader au grand air était également libres de leur choix ».
Il faut dire qu’en dépit du froid glacial et d’une bise plutôt soutenue avec une température ressentie de -19°C, il a régné un superbe soleil tout au long de la journée, tout à fait propice aux activités sportives hivernales. « Quelques jours avant, la météo nous avait un peu inquiétés, admet Rachel Millo. Mais finalement le temps a été parfait malgré le froid, et nous avons pu à la fois skier, faire de la luge, nous promener, discuter et nous retrouver dans une ambiance détendue et bon enfant. C’est vraiment ce que nous attendons tous de ce genre de sorties qui nous apporte beaucoup à chaque fois ».13 octobre 2025
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Une entreprise française facilite la communication des malentendants
La seule action à faire pour la personne malentendante est de télécharger l’application Acceo et de faire appel au service de retranscription instantanée à chaque fois qu’elle en a besoin, qu’il s’agisse d‘une interaction par téléphone, ou physique devant un guichet ou dans un commerce.
« L’avantage de la solution d’accessibilité physique et téléphonique Acceo est qu’elle est totalement gratuite pour la personne malentendante, ajoute Julien Monnet. Il revient en effet à l’entreprise ou au service public concerné de conclure des abonnements avec Acceo », une démarche conclue par près de 50'000 établissements et institutions en France, tandis qu’en Suisse, de grandes entreprises commencent à s’y intéresser.13 octobre 2025
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Le film « L’aventure de l’implant cochléaire en Suisse romande » projeté aux HUG
Après un mot d’introduction prononcé par le Pr Pascal Senn, actuel chef de service d’ORL des HUG et lui-même protagoniste du documentaire, suivi de la projection du film, c’est vers l’avenir que l’assistance s’est tournée grâce à une table-ronde portant sur la thématique « Implant cochléaire, quelles perspectives d’avenir ? ».
Si le professeur Senn a ainsi abordé l’état actuel de la recherche en matière de cellules souches et de facteurs de croissances destinés à améliorer l’interconnexion des électrodes des implantes cochléaires avec le nerf auditif, c’est un jeune chercheur, lui-même implanté au CURIC, Fadhel El May qui a expliqué les secrets d’une piste passionnante, celle d’une éventuelle future stimulation du nerf auditif par des électrodes fonctionnant non pas avec l’électricité mais avec de la… lumière. Un projet novateur qui, s’il aboutissait – les premiers essais sur les animaux sont prévus pour l’année prochaine -, permettrait aux personnes implantées d’obtenir une restitution auditive d’une qualité infiniment supérieure à celle proposée actuellement.
Diagnostic génétique
Deux autres aspects ont enfin été également abordés : la logopédiste des HUG Matilde Fritz-Legrand a ainsi expliqué les perspectives offertes par les applications développées sur tablettes et ordinateurs et qui permettent aux malentendants implantés de poursuivre avantageusement leur travail de réhabilitation chez eux, tandis que la doctoresse Hélène Cao-Van a de son côté, détaillé à quel point les progrès des diagnostics génétiques – les surdités sont à 70% de cause génétique – permettent déjà aujourd’hui, mais de plus en plus dans le futur, d’adapter la prise en charge future des implantés cochléaires.
Le documentaire « L’aventure de l’implant cochléaire en Suisse romande » peut être visionné ici. 13 octobre 2025
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Les après-midi « karting » de forom écoute rencontrent de plus en plus de succès
Après un long et agréable repas de grillades au sein du restaurant du karting et au cours duquel Nathalie, la sympathique serveuse, a même pu apprendre – avec joie – quelques mots en langue des signes, Cindy Beroud, s’est adressée aussi bien en français qu’en langue des signes à l’assemblée avec une demande très spécifique : réfléchir à des propositions pour une nouvelle dénomination de la Commission jeunesse, l’actuelle étant jugée trop « sérieuse » et administrative.
Contrairement aux autres années, il aura fallu attendre 15 heures pour que tous les jeunes puissent s’aligner sur la piste et que les « festivités » puissent commencer. « C’est un choix délibéré, explique Rachel Millo membre de la Commission jeunesse. Les autres années, nous n’avions pas assez de temps pour nous retrouver et discuter à notre aise. C’est la raison pour laquelle cette fois-ci, nous avons choisi de reculer l’heure du départ des courses ».
Deux groupes sur les pistes
Le temps, utilement employé, passant très rapidement, Bastien Perruchoud, autre membre de la commission Jeunesse, toujours très organisé, s’est ensuite très rapidement retrouvé à préciser les instructions pour le début de la compétition, les participants ayant été répartis en deux groupes, ceux d’un niveau moyen et ceux d’un niveau plus élevé, histoire que tout le monde puisse éprouver du plaisir sur les pistes.
« Le karting, cela inclut de prendre en compte plusieurs facteurs, réagit Guillaume Berbier, fin connaisseur et très souvent sur le podium d’arrivée lors des précédentes éditions. Il y la technique bien sûr, mais il faut tenir compte aussi du poids de la personne qui fait la course ainsi que c’est important, de son envie ».
L’envie, la technique et la chance ont en tout cas cette année consacré un nouveau tiercé de gagnants, avec à la première place Arnaud Iseli, suivi de Jocelyn Héritier et Micael Jorge. Bravo à eux et à tous les participants de cette superbe journée !

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