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- Le port d’appareils auditifs limite le risque de démences | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Le port d’appareils auditifs limite le risque de démences 9 août 2024 Publié le : Une étude de la célèbre revue The Lancet confirme le rôle de la perte auditive en tant que facteur de risque prépondérant pour l’apparition de démences. Plus que jamais, l’appareillage s’annonce comme un remède efficace. La célèbre revue scientifique médicale hebdomadaire britannique The Lancet a rendu publique le 31 juillet dernier lors d’une conférence à Philadephie (USA) une vaste étude consacrée à la démence, qui affecte près de 100 millions de personne dans le monde. Le groupe de travail international à l’origine de cette recherche, qui est une actualisation d’une précédente étude entamée en 2017, a recensé 14 paramètres ayant une influence mesurable sur l’apparition de la maladie. « Dans l’ensemble, environ 45 % des cas de démence sont potentiellement évitables en s’attaquant à 14 facteurs de risque modifiables à différentes étapes de la vie » peut-on ainsi lire en préambule de cette étude. Corrélation Parmi ces facteurs de risque évitables, on retrouve donc la déficience auditive d’ailleurs déjà identifiée précédemment et qui trône au milieu d’autres facteurs, tels que le taux de cholestérol, la perte de vision, la dépression, l’hypertension, le diabète, l’alcool ou encore la pollution. Selon cette étude, le risque de démences, en particulier de maladie d’Alzheimer, augmente avec l’importance de la perte auditive et ce alors que plusieurs pistes sont esquissées pour expliquer l’existence de cette corrélation. « Des facteurs psychosociaux, tels que la solitude, la dépression et l’isolement social, pourraient être impliqués observent les auteurs de l’étude. D'autres mécanismes incluent une réserve cognitive réduite due à une diminution des stimuli environnementaux, une augmentation des ressources cognitives nécessaires à l'écoute et une interaction de ces risques avec une pathologie cérébrale ». Pouvoirs publics « Les résultats de cette étude ne sont pas nouveaux, constate un épidémiologiste bernois. Mais c’est une confirmation bienvenue de l’existence d’un lien entre et démence et perte auditive, ce qui renforce la pression sur les pouvoirs publics pour une prise en charge plus efficace de cette dernière. Et cela implique aussi bien un dépistage précoce qu’un équipement par des appareils auditifs adéquats et performants, le tout pour des coûts bien moins élevés que ceux induits par les démences ». « Les preuves selon lesquelles le traitement de la perte auditive diminue le risque de démence sont encore plus fortes qu’à l’époque où notre précédent rapport a été publié confirment encore les auteurs de l’étude. L’utilisation des appareils auditifs semble être particulièrement efficace pour les personnes qui présentent une perte auditive ainsi que des facteurs de risque supplémentaires pour la démence. De nouvelles données suggèrent également que le traitement de la dépression et l’arrêt du tabac pourraient également tous deux réduire ce risque ». SUIVANT PRECEDENT
- Appareils auditifs | FoRom Ecoute
Découvrez les appareils auditifs recommandés par Écoute.ch. Trouvez des informations sur les meilleurs modèles et conseils pour optimiser votre audition. Les bénéfices de s’équiper d’un appareil auditif le plus vite possible Les appareils auditifs rendent d’inestimables services, même s’ils ne restituent pas une ouïe intacte. Un temps d’adaptation, de nombreux réglages ainsi qu’une bonne motivation de la personne malentendante sont nécessaires afin que celle-ci puisse retirer tous les bénéfices de son appareil. Le mieux est de s’équiper rapidement, avant de s’habituer à mal entendre (c’est-à-dire entendre des sons déformés). L’adaptation aux appareils sera ainsi plus aisée. Il est également conseillé d’acquérir directement un appareil pour chaque oreille. Les modèles : pensez à la précieuse position T ! Il existe toute une gamme de modèles, les uns discrets mais fragiles nommés «intras» (logés plus ou moins profondément dans la conque de l’oreille), les autres plus grands, très performants, dits «contours d’oreille». Les nouvelles générations d’appareils permettent d’amplifier les sons sans trop les déformer, tout en diminuant un maximum les bruits ambiants. Ils sont généralement compatibles avec l’usage du téléphone portable. Nous recommandons vivement les appareils équipés de la position T. Il s’agit d’un système par induction qui permet d’améliorer la netteté de l’audition dans les lieux, toujours plus nombreux, équipés d’une boucle magnétique : salles de spectacles, guichets, cinémas, églises, etc. Les appareils auditifs munis de la position T permettent également de capter les sons de téléphones, radios et TV adaptés. TELECHARGEZ 1/16 A qui s’adresser C’est le médecin ORL qui procède au diagnostic de la perte auditive, puis prescrit l’appareil acoustique. L’audioprothésiste, quant à lui, aura pour tâche de proposer le modèle le plus approprié, de procéder aux essayages et réglage puis de suivre l’ensemble du processus d’adaptation. position T permettent également de capter les sons de téléphones, radios et TV adaptés. Combien ça coûte et quelles sont les aides financières Les prix des appareils auditifs varient en fonction de leurs caractéristiques techniques, avec des modèles allant de CHF 840 à CHF 3'300 pour un appareil. À titre indicatif, le prix moyen d’un appareil auditif est estimé à CHF 1'600. Les assurances AI et AVS prévoient des contributions forfaitaires. Pour plus d’infos : Assurances et aides sociales pour appareils auditifs . FoRom écoute se bat depuis de nombreuses années pour que ces remboursements forfaitaires des assurances sociales soient plus élevés et prennent mieux en compte les prix très élevés des appareils, qui sont des moyens auxiliaires indispensables pour les personnes malentendantes. Ainsi, grâce à des appels aux dons assidus et à la grande générosité de ses donateurs, FoRom écoute a été en mesure de constituer un fonds d’aide financière directe destiné à permettre aux personnes malentendantes de s’équipe d’appareils auditifs, quels que soient leurs moyens financiers. Pour plus d’infos : Aides de FoRom écoute pour l'accès à des appareils auditifs. Appareils auditifs
- En Chine, 4 enfants ont retrouvé l’audition grâce à une thérapie génique | FoRom Ecoute
Retour au Magazine En Chine, 4 enfants ont retrouvé l’audition grâce à une thérapie génique 7 décembre 2023 Publié le : Des chercheurs de l'université Fudan à Shanghai ont réussi une performance remarquable : permettre à des enfants souffrant de surdité héréditaire d’entendre… sans leur implant cochléaire. La nouvelle peut redonner de l’espoir à des centaines de milliers d’enfants qui souffrent de surdité héréditaire dans le monde entier. Selon un article publié dans le magazine MIT Technology Review , 4 enfants sourds ont, en Chine, pu retrouver leur audition, suite à un essai clinique extrêmement prometteur, mené par des chercheurs de l'université Fudan à Shanghai. Et le magazine de raconter, vidéo à l’appui, l’histoire de la petite Yiyi, six ans, qui une fois retiré son implant cochéaire, demeure capable de répondre aux questions de sa mère. La vidéo, dans laquelle on peut la voir mener une conversation sans son implant a été partagée des dizaines de milliers de fois sur le réseau social X, ex twitter. Et la petite Yiyi n’est pas la seule. Trois autres enfants présentant une surdité héréditaire ont également pu retrouver l’ouïe. La clé de cette véritable première mondiale en forme de petit miracle s’appelle otoferline, une protéine indispensable au fonctionnement des cellules sensorielles de l’audition en leur permettant la transmission des vibrations sonores. « Les patients qui en sont dépourvus n’ont tout simplement pas de signal en provenance des cellules ciliées de l’oreille interne » , explique le chercheur Zheng-Yi Chen, professeur associé à Harvard et qui a contribué à l’essai. Pour l’essentiel, la thérapie génique a consisté à introduire dans l’oreille interne des jeunes patients un vecteur viral désactivé portant le gène fonctionnel de l’otoferline et ainsi de restaurer la transmission des vibrations sonores. La démarche reste délicate car non seulement le gène de l’otoferline est de grandes dimensions, ce qui implique de le diviser en deux, d’introduire les deux parties dans le liquide de l’oreille interne puis de le reconstituer. Les résultats sont en tout cas très prometteurs puisque sur 5 enfants soignés, 4 ont pu retrouver des capacités auditives très performantes, bien meilleures que celles offertes par un implant cochéaire. « Les implants cochléaires sont la prothèse neuronale la plus performante jamais développée , explique le Pr Chen, mais ils ont leurs limites. Avec un implant on peut entendre la musique, mais les nuances ont totalement disparu et on n’entend que le rythme. C’est la raison pour laquelle notre objectif a plutôt été de chercher à inverser la perte auditive ». SUIVANT PRECEDENT
- «Soyez forts et n’acceptez pas quand on vous dit que c’est impossible!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Soyez forts et n’acceptez pas quand on vous dit que c’est impossible!» 19 octobre 2024 Publié le : Âgée de 39 ans, Sofia Da Assunçao Martins est malentendante depuis sa plus tendre enfance. Retour sur l’incroyable parcours, depuis le Portugal jusqu’à la Suisse, d’une jeune femme résiliente et dotée d’une volonté hors norme. Depuis quand êtes-vous malentendante ? Depuis l’âge de trois an et demi. J’ai perdu l’audition des deux oreilles en même temps, en raison de la consommation d’un antibiotique. Mais parents ne s’en sont pas rendu compte car je parlais et j’évoluais normalement. Et c’est à la crèche au Portugal, qu’une maîtresse a compris que quelque chose n’allait pas. Mes parents m’ont donc amenée à consulter un ORL qui a diagnostiqué que j’étais sourde, même s’ils ne l’ont pas cru ! (rires) Pourquoi ne l’ont-ils pas cru ? Parce que comme j’avais appris à lire sur les lèvres toute seule, j’interagissais très bien et répondais quand ils me parlaient. Évidemment, le 2e ORL consulté a abouti au même diagnostic : perte auditive à 80% des deux côtés ! (rires) Comment s’est déroulée votre scolarité ? Plutôt bien, j’étais assiste juste à côté de l’enseignante pour pouvoir lire sur ses lèvres, car j’en avais besoin malgré mes appareils auditifs. Ce qui était plus difficile en revanche, c’étaient les moqueries et le harcèlement, pas faciles à vivre. Au collège, puis au lycée également, j’ai obtenu de bonnes notes, même si bien sûr je travaillais beaucoup le soir, une fois rentrée chez moi. Et puis, il faut dire aussi qu’en lieu et place de mes cours d’anglais, j’avais des cours de soutien en portugais et en mathématiques. Que faites-vous après l’école obligatoire ? L’université ! Je voulais devenir vétérinaire mais mon père n’a pas voulu car cela impliquait de quitter ma ville natale d’Aveiro. Alors, comme je voulais absolument faire des études, j’ai choisi le bachelor en biologie. Je suis d’ailleurs la première de la famille à avoir fait des études universitaires et j’en suis très fière parce que toute petite, un enseignant avait dit à mes parents : « Ce sera très compliqué pour elle de devenir quelqu’un ! ». Avez-vous été soutenue dans votre parcours ? Pas vraiment, je me suis toujours débrouillée toute seule en puisant mes forces en moi-même, même si je suis ce que je suis grâce à mes parents, que je remercie malgré leur tendance à trop me protéger (rires). Tout de même, l’université, ce ne devait pas être facile ! Pas facile du tout ! Il fallait tout écrire, reprendre les notes le soir, vérifier que les infos que j’avais prises était justes, faire des fiches… c’était un travail énorme ! Que faites-vous après l’uni ? J’ai rejoint mes parents qui venaient de s’installer en Valais. C’était en 2011, j’avais 25 ans, et il a fallu tout recommencer à zéro. J’ai commencé par trouver un job comme femme de ménage et fille au pair et j’ai pris des cours de français que je ne parlais pas du tout à l’époque. Comment la situation s’est-elle débloquée pour vous ? Je voulais avancer. Alors un jour, je suis allée voir l’AI en disant : « je ne veux surtout pas d’argent mais je veux que vous m’aidiez à trouver un travail !». Et là, un conseiller m’a proposé de tenter l'Ecole des métiers du laboratoire à Genève. J’ai passé l’examen d’entrée, et trois ans plus tard en juin 2017 j’étais diplômée en tant que technicienne en analyses biomédicales ! Et comme j’avais suivi mon stage aux HUG, j’y ai été embauchée 6 mois plus tard au laboratoire de bactériologie. J’y travaille toujours ! Travailler dans un laboratoire, ce n’est pas trop compliqué pour une malentendante ? Ce n’est pas toujours évident bien sûr, mais avec le temps mes collègues ont appris à s’adapter et surtout j’adore mon travail ! Il faut dire aussi que depuis que j’ai été implantée, il y a six ans, les choses sont devenues plus faciles, même si bien sûr tout n’est pas parfait. L’implant a changé beaucoup de choses, je peux répondre au téléphone, entendre les alarmes et j’ai moins besoin d’avoir recours à la lecture labiale, même si à la fin de la journée, je reste très fatiguée. Rendez-vous compte : avant les implants, je ne savais pas que le papier toilette pouvait faire du bruit ! (rires) En travaillant à 100% vous reste-t-il du temps pour des hobbies ? Oui bien sûr. Je voyage beaucoup car j’adore ça, je fais du fitness et surtout de la randonnée qui me permet de me ressourcer ! D’où vous vient cette incroyable volonté de réussir, et finalement ce destin hors norme qui vous a fait triompher de toutes les difficultés ? Partout où j’ai été depuis toute petite on m’a toujours dit : « ce n’est pas pour toi, c’est trop compliqué » etc… Même durant mon premier stage aux HUG une enseignante m’a dit « Vous n’êtes pas faite pour ce métier ». C’est de là me vient cette rage de réussir et de montrer que je peux tout faire comme les autres et avancer ! Si j’ai un conseil à donner aux autres malentendants, c’est celui-ci : « soyez forts et n’acceptez pas quand on vous dit que c’est impossible ! » SUIVANT PRECEDENT
- La Suisse n’applique pas correctement la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées | FoRom Ecoute
Retour au Magazine La Suisse n’applique pas correctement la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées 17 mai 2024 Publié le : Ce mercredi 15 mai, la Suisse a fêté le dixième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées. En la ratifiant, la Confédération s'est engagée à mettre pleinement en œuvre les droits des personnes handicapées. Cet objectif est encore loin d’être réalisé. En mars 2022, le Comité compétent de l'ONU a réalisé sa première évaluation des progrès de la Suisse dans la mise en œuvre de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées ratifié par la Suisse au printemps 2014. Le rapport émis par ce Comité critique la Suisse à la fois sur le plan national et international. Sur le plan national, l’inclusion exigée par la CDPH n’est pas encore une réalité avec une large palette d’obstacles : manque d’accès à la formation, barrières architecturales, discriminations au travail ou dans l’accès aux services fournis au public, retrait des droits politiques. « Il n’existe pas de plan d’action global au niveau fédéral et cantonal visant à éliminer ces obstacles expliquait alors Maya Graf, coprésidente de l’association Inclusion Handicap. Aujourd’hui, les lois existantes ne sont ni systématiquement examinées à la lumière de la CDPH, ni édictées ou révisées avec la participation des personnes handicapées en tenant compte de leurs revendications et besoins ». En ce qui concerne spécifiquement la coopération internationale de la Suisse, le Comité a formulé à l'attention de la Confédération plusieurs recommandations, suggérant notamment d’élaborer des plans d’action, d’impliquer activement les personnes handicapées et leurs organisations représentatives dans l'élaboration de ses stratégies et de ses programmes de coopération internationale et d’adopter des directives pour s'assurer que tous ses projets garantissent les droits des personnes handicapées tout en étant conformes à la CDPH de l'ONU. 190 Etats Depuis la publication de ce rapport, la Direction du développement et de la coopération (DDC) dépendant du Département fédéral des affaires étrangères, n'a que partiellement mis en œuvre une des recommandations, en évaluant désormais tous ses projets en fonction du handicap. Cependant, malgré cette mesure, la qualité des données doit être encore améliorée et les résultats demeurent décevants : selon les données de la DDC, seuls 3 % de ses projets sont spécifiquement axés sur les personnes handicapées. 190 Etats ont désormais ratifié la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées, dont la Suisse au printemps 2014. Ces Etats s'engagent à garantir les droits fondamentaux des personnes handicapées. Par ailleurs, deux articles de la CDPH traitent spécifiquement de la coopération internationale et visent à ce que les acteurs de l'aide humanitaire (article 11) ou de la coopération au développement (article 32) intègrent activement les personnes handicapées dans tous leurs projets et programmes. SUIVANT PRECEDENT
- Cette fois c’est démontré: les aides auditives améliorent la vie sociale des malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Cette fois c’est démontré: les aides auditives améliorent la vie sociale des malentendants 28 juillet 2025 Publié le : Pour la première fois, une méta-analyse menée à très grande échelle établit un lien entre connectivité sociale et port de dispositifs auditifs. L’amélioration est même encore meilleure lorsqu’il s’agit d’implants cochléaires. Cela paraît être une évidence mais la confirmation est importante à l’heure où de moins en moins de malentendants parviennent à s’équiper d’appareils auditifs, au point que foRom écoute a mis en place un réseau solidaire qui permet un accès facilité aux appareils, y compris via la remise d’appareils auditifs reconditionnés, contrôlés et remis en parfait état de fonctionnement. Confirmation Cette confirmation vient d’une nouvelle étude du département d'otolaryngologie de l'USC Caruso en Californie (USA) publiée ce mois-ci dans la prestigieuse revue Journal of the American Medical Association – Otolaryngology Head and Neck Surgery. Pour la première fois, elle établit ainsi formellement que les prothèses auditives et les implants cochléaires aident à améliorer la vie sociale des adultes présentant un perte auditive profonde. « Comprendre le lien entre la perte d'audition, l'utilisation des dispositifs auditifs et l'isolement social est crucial. Et jusqu'à cette étude, le fait que les dispositifs auditifs pouvaient aider à inverser l’isolement n’était pas clairement établi », explique ainsi la doctoresse Janet Choi, principale responsable de l'étude, qui ajoute : « Nous avons découvert que les adultes souffrant de perte auditive qui utilisaient des prothèses auditives ou des implants cochléaires étaient plus engagés socialement et se sentaient moins isolés que ceux qui ne les utilisaient pas. Cela suggère que les dispositifs auditifs peuvent aider à prévenir la déconnexion sociale et les conséquences plus larges sur la santé qui peuvent découler d’une perte d'audition non traitée». Cette étude menée sur les effets sociaux des dispositifs auditifs est en réalité une méta-analyse qui condense les données de 65 études antérieures, sélectionnées parmi 5 847 publications et 310 articles qui ont fait l’objet d’une revue en texte intégral. Si de nombreuses s études antérieures ont démontré une forte corrélation entre la perte d'audition et une qualité de vie et de connectivité sociale altérée en raison de la solitude, de l’isolement social, l’anxiété ou la dépression et même le déclin auditif, c’est la première fois que le volume de données traitées atteint de telles dimensions. Amélioration dans la durée Deux éléments sont en outre à retenir. En premier lieu le fait que l’amélioration de la vie sociale est encore plus clairement observée pour les porteurs d’implants cochléaires que pour ceux qui s’équipent d’appareils auditifs. Et en second lieu que l’amélioration de la qualité sociale est correlée à une plus longue durée d’utilisation des dispositifs auditifs. « Notre étude a révélé qu'une durée plus longue d'utilisation du dispositif était associée à une amélioration de la qualité sociale et à une perception réduite du handicap social, ce qui s'aligne sur des études montrant que l'utilisation prolongée d'une prothèse auditive ou d'un implant cochléaire est liée à un plus grand bénéfice perçu, reflétant potentiellement le temps nécessaire pour s'acclimater aux dispositifs » peut-on encore lire dans les conclusions de la recherche. SUIVANT PRECEDENT
- «Sorda», un émouvant film espagnol sur la surdité | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Sorda», un émouvant film espagnol sur la surdité 13 avril 2025 Publié le : Magistralement mis en scène, ce film signé Eva Libertad évoque avec émotion la difficulté de gérer et de vivre le handicap auditif au sein d’un couple questionné et mis à l’épreuve par sa nouvelle parentalité. Voici un film à ne pas rater et dont on a pu découvrir la version courte en primeur en novembre dernier, lors de la Nuit du court métrage, organisée par l’association Base court basée à Lausanne. C’est désormais la version longue, signée par la réalisatrice et dramaturge Eva Libertad qui est disponible dans les salles et qui vaut le détour tant elle questionne sur la malentendance et les problématiques d’identité qui vont avec. « Sorda » (« sourde » en espagnol) raconte avec délicatesse et subtilité le destin d’Angela, une jeune femme sourde qui, avec son compagnon entendant Ivan, attend un enfant. Tout va mieux dans le meilleur des mondes possibles ? Certainement, tant dans ce couple épanoui et complice, chacun a appris à s’adapter à l’autre. Mais la naissance de l’enfant vient perturber l’équilibre du couple. Et pour cause : le bébé fille à venir sera-t-il sourd ? Dans quel monde devra-t-il évoluer ? Comment faudra-t-il l’éduquer ? Quels liens pourra-t-il développer avec chacun de ses parents ? Le trio parviendra-t-il à former réellement une famille ? Angela pourra-t-elle elle-même s’adapter à cette nouvelle vie ? Magistrale mise en scène Autant de questions auxquelles le spectateur se retrouve lui également confronté, dans ce drame magistralement mis en scène où, la surdité remarquablement suggérée en sons et en images, laisse progressivement place aux questions d’identité sur soi et sa place dans le monde. «Pour construire cette histoire et l’arc narratif d’Angela, je voulais créer un personnage qui soit indépendant et qui soit heureux avec sa vie. Je ne voulais pas créer un personnage compliqué, explique la réalisatrice Eva Libertad au journal j:mag. Je voulais montrer que la relation entre une personne entendante et une personne non-entendante peut générer de l’empathie, mais aussi cette faculté de prendre soin les uns des autres» . Et d’ajouter : «Ce qui arrive à Angela est ce qui arrive à toutes celles et ceux dont la vie se complique. Il arrive qu’en voulant rendre les choses meilleures, on les rend pires. Dans le cas d’Angela, il y a cette impatience qui émerge, cette impatience à pouvoir communiquer avec sa fille. Je trouvais cet aspect très intéressant». Nombreux prix Sur le plan purement cinématographique Sorda est un véritable petit bijou s’inscrivant pleinement dans la grande tradition du cinéma espagnol, à la fois émouvant et souvent cru et réaliste, avec pour résultat pour le spectateur, une vraie immersion dans un monde dont il ignore tout et dont il apprend au fur et à mesure, les codes, les difficultés, les frustrations mais aussi les joies. Le public quant à lui ne s’y est pas trompé : à la célèbre Berlinale de cette année, Sorda a obtenu le prix du public dans la section Panorama, sans compter une bonne trentaine d’autres prix obtenus dans le monde entier. «Sorda», un film d’Eva Libertad, Avec Miriam Garlo, Alvaro Cervantes, Elena Irureta, Joaquin Notario, 2025. Prix du Public, Berlin 2025, Panorama. www.agorafilms.net SUIVANT PRECEDENT
- «Ecoute Voir» ou la passion de rendre la culture accessible aux malvoyants et malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Ecoute Voir» ou la passion de rendre la culture accessible aux malvoyants et malentendants 8 décembre 2024 Publié le : Depuis exactement 10 ans, l’association Ecoute Voir, basée à Yverdon-les Bains, œuvre pour l’accessibilité des arts vivants aux personnes handicapées sensorielles. Pour les malentendants en particulier, elle offre un très précieux surtitrage des spectacles, un peu partout en Romandie. C’est bien connu. Qui dit handicap dit exclusion sociale, mais aussi culturelle. De fait, des milliers de personnes présentant une perte auditive ou visuelle vivent exclues de la magnifique offre culturelle dont la Suisse regorge pourtant. En 2004 pourtant, la Suisse adoptait dans l’article 8 de la Constitution fédérale, une Loi sur l’élimination des inégalités frappant les personnes handicapées, la célèbre LHand. Seulement voilà : 20 ans après son entrée en vigueur, l’accès à la culture en reste le parent pauvre. Et c’est forte de ce constat que dès 2014, Corine Doret Bärtschi décide de fonder l’association Ecoute Voir, avec pour objectif de proposer l’audiodescription de théâtre ou d’opéra au public malvoyant. Fusion En 2020, elle est rejointe par Anne-Claude Prélaz Girod, fondatrice du Projet Sourds&Culture dont l’objectif est similaire, mais cette fois-ci en direction d’un public sourd et malentendant, et auquel est proposé une interprétation en langue des signes française de pièces de théâtre. Objectifs similaires, volonté commune de servir, les deux responsables décident de fusionner leurs deux associations, en conservant le nom « Ecoute Voir », qui résume très bien l’ensemble de leur projet commun : permettre l’accès à la culture et aux loisirs aux personnes en situation de handicap sensoriel. Depuis, le panel de prestations proposées par Ecoute Voir s’est enrichi d’un volet fondamental pour les malentendants : le surtitrage. « Il manquait en effet quelque chose pour les malentendants, observe Marie-Odile Cornaz, responsable de ce projet au sein de l’association. C’était une volonté des deux fondatrices d’élargir notre offre, pour proposer un soutien supplémentaire à ce public, du reste en complément avec les boucles magnétiques dont tous les théâtres ne sont malheureusement pas forcément pourvus ». En 10 ans, ce sont ainsi pas moins de 45 œuvres qui ont été proposées en surtitrage, dans divers cantons romands, particulièrement Vaud et Genève. Un chiffre impressionnant si l’on prend compte la titanesque charge de travail que cela implique, puisqu’en pratique, l’essentiel se fait en amont : « Nous travaillons avec deux surtitreuses auxquelles je fournis une captation vidéo de la pièce. Elles procèdent ensuite à un grand travail de découpe et surtout d’ajout des effets sonores en surtitrage. Le résultat est ensuite relu, en particulier par des sourds et malentendants, afin d’en évaluer la compréhension. Au total, on estime qu’une minute de spectacle surtitré équivaut à une heure de travail ». Financement Le résultat en tout cas, est plébiscité par le public malentendant : à chaque représentation en effet, 5 à 15 personnes s’annoncent pour bénéficier du surtitrage, sans compter les personnes malentendantes non annoncées sans compter le public sans handicap sensoriel, mais ravi de bénéficier d’un tel complément. Pour obtenir un tel résultat, Ecoute Voir peut compter sur un budget annuel global d’environ 450'000 francs, entièrement financé par des dons, soit d’institutions publiques comme les cantons de Genève et de Vaud, les Villes de Genève, de Gland et d’Yverdon, ou encore de fondations privées. A cela il faut ajouter une contribution des théâtres. « Depuis deux ans, nous demandons à chaque théâtre de financer 20% de chaque surtitrage, ajoute Marie-Odile Cornaz, car eux même sont subventionnés par les pouvoirs publics avec une demande d’amélioration de l’accessibilité. Cela nous permet de garantir notre prestation, et c’est un investissement très utile sur le long terme, puisqu’une fois le surtitrage effectué, il peut être réutilisé pour d’autres dates et d’autres lieux ». Et de conclure : « Il y a un vrai paradoxe à constater que les pouvoirs publics nous sollicitent sans cesse pour notre expertise en termes d’accessibilité de la culture pour les personnes en situation de handicap sensoriel, alors que les financements ne suivent pas vraiment ». www.ecoute-voir.org SUIVANT PRECEDENT
- On peut bien entendre et souffrir d’acouphènes chroniques | FoRom Ecoute
Retour au Magazine On peut bien entendre et souffrir d’acouphènes chroniques 15 février 2024 Publié le : 20% des personnes entendant des acouphènes ont une audition normale à l’audiogramme. Une récente étude montre qu’en réalité, leur nerf auditif serait altéré. Un constat qui ouvre la voie à l’espoir d’un traitement pour ces symptômes souvent très invalidants. Pour bien des malentendants, c’est un peu la double peine. Souvent, très souvent, s’ajoutent en effet à leur perte auditive, des acouphènes, ces fameux bruits « parasites » qu'une personne entend sans que ceux-ci existent réellement. Et selon une enquête menée dans 12 pays de l’Union européenne, environ 15 à 20 % des adultes en souffriraient, ce qui en fait un véritable problème de santé publique. Du reste, FoRom écoute, par deux fois, a consacré sa traditionnelle Journée à thème à la prise en charge de ces bruits parasites si invalidants et gênants qu’ils peuvent durablement péjorer la qualité de vie des malentendants, avec anxiété et dépression à la clé, et pour lesquels il n’existe pas à proprement parler de véritable traitement curatif. Potentiels évoqués Mais la donne pourrait bien changer. Une récente étude publiée en décembre dernier dans la revue Scientific Report ouvre en effet la voie à une prise en charge médicale des acouphènes. Comme souvent à l’origine de toute recherche, une interrogation : « Pourquoi les acouphènes affectent-ils également des personnes dites normoentendantes, dans environ 20% des cas ? » Pour y répondre, des chercheurs de l'Institut spécialisé Massachusetts Eye and Ear de l’université de Harvard aux Etats-Unis ont analysé l’audition, plus exactement l’influx nerveux qui va de l'oreille interne jusqu'au cerveau, de 201 personnes qui n'avaient jamais ressenti ce symptôme et 64 qui ont déjà souffert d'acouphènes. « On a enregistré ce qu'on appelle les potentiels évoqués auditifs pour pouvoir mesurer la réponse du nerf auditif , explique le Pr Stéphane Maison, l’auteur de cette étude sur le site de Radio France . Et on s'est aperçu que chez ces normaux entendants, ceux qui avaient des acouphènes avaient une perte significative de fibres du nerf auditif ». Perte auditive cachée En clair, ceux que l’on pensait normo-entendants, souffrent en réalité d’une perte auditive cachée, invisible sur les audiogrammes actuellement pratiqués et qui expliquerait les acouphènes qu’ils entendent. En outre, une hyperactivité du cerveau a également été observée chez ces mêmes patients. « On a alors découvert deux choses chez les personnes avec acouphènes, résume le Dr Maison dans une interview au journal Sciences et Avenir . Tout d'abord, il y a en effet une atteinte du nerf auditif. Et par ailleurs, le cerveau présentait une suractivité : là encore, il essaye de compenser la perte induite par les nerfs endommagés ». Ce constat ouvre un espoir pour de nombreuses personnes souffrant d’acouphènes, avec la perspective, certes encore lointaine qu’une éventuelle régénération des terminaisons nerveuses auditives, avec en ligne de mire une activité cérébrale normale, pourrait les faire régresser. SUIVANT PRECEDENT
- Faut-il nettoyer soi-même ses appareils auditifs ? | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Faut-il nettoyer soi-même ses appareils auditifs ? 8 mars 2024 Publié le : Les appareils auditifs de dernière génération sont si petits que nombre de malentendants hésitent à procéder eux-mêmes à leur nettoyage. Un entretien quotidien est pourtant indispensable pour maintenir les appareils en bon état de marche. Ils sont portés en permanence 7 jours sur 7 et parfois même 24h sur 24. Logique, ils sont indispensables à tout malentendant qui souhaite retrouver tout ou partie de son audition, et nombre d’études ont démontré à quel point l’appareillage auditif permettait également de limiter le risque de survenue d’un déclin cognitif, l’âge venant. Seulement voilà : qu’ils soient à l’intérieur de l’oreille ou au-dessus du contour de l’oreille, les appareils auditifs se salissent, en raison des poussières, mais aussi des sécrétions de cérumen. Et les conséquences en sont inévitables : faute d’un nettoyage approprié, ils s’encrassent avec le temps et leurs orifices étant obturés, ne rempliront plus leur fonction. Tous les soirs Selon les audioprothésistes, il est recommandé de procéder à un nettoyage simple tous les soirs au retrait de l’appareil et de faire un nettoyage approfondi une fois par semaine, voire plus fréquemment selon la quantité de cérumen produite par le malentendant. « Il est important que le malentendant ait une certaine autonomie pour nettoyer lui-même son appareil explique Olivier Gaches, audioprothésiste à Lausanne. L’un des rôles de l’audioprothésiste est d’ailleurs de lui enseigner les gestes simples et adaptés à ses capacités pour cet entretien régulier ». Chaque soir, le malentendant devra donc inspecter le corps de son appareil, sa « carrosserie » en quelque sorte, puis l’essuyer avec un mouchoir en papier doux et vérifier si la sortie de l’écouteur n’est pas bouchée. Si tel était le cas, il faudrait attendre le lendemain que le cérumen ait séché et le brosser délicatement pour l’éliminer. Enfin, il faut stocker la nuit l’appareil dans un gobelet déshydratant ou une station de séchage électrique pour prévenir les risques de dommages dus à l’humidité. Pour les appareils rechargeables, le dégagement de chaleur du processus de charge permettra d’ailleurs spontanément cet assèchement. Service complet chaque semaine Au-delà de cet entretien quotidien, un entretien hebdomadaire plus poussé est indispensable : « Il faut effectuer une fois par semaine un service plus complet avec désinfection de la partie qui s’insère dans le conduit auditif, en utilisant des lingettes ou un spray désinfectant, tout en faisant attention à ne pas inonder de produit désinfectant l’écouteur de l’appareil sous peine de risque de panne », ajoute encore Olivier Gaches, qui précise : « Il s’agira aussi de contrôler le filtre pare-cérumen à l’extrémité de la sortie écouteur et de le remplacer le cas échéant. Enfin, pour les appareils micro-contours d’oreille à écouteur déporté, il sera nécessaire de démonter le dôme pour le nettoyer et le désinfecter. D’ailleurs il existe des bacs à ultra-sons qui permettent de nettoyer efficacement les dômes ou les embouts/coques sur mesures ». Et de terminer : « Il conviendra également de brosser avec une brosse sèche les grilles d’entrées des microphones ». Enfin et cela reste important, en plus de cet entretien, il est vivement conseillé de se rendre tous les 3 mois chez son audioprothésiste pour faire nettoyer ses appareils auditifs de manière professionnelle grâce à du matériel spécifique, en particulier un système d’aspiration qui permettra un nettoyage plus efficace et approfondi. SUIVANT PRECEDENT
- Commission jeunesse week-end du 4 au 6 octobre 2024 au Chalet Bleu Grimentz | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Commission jeunesse week-end du 4 au 6 octobre 2024 au Chalet Bleu Grimentz 4 octobre 2024 La commission jeunesse de forom écoute vous convie, en collaboration avec la société des sourds du Valais à un weekend immersion pour apprendre la LSF. Le weekend se passera a Grimentz du 4 au 6 octobre 2024. Le prix du week-end se monte à CHF 100.- (compris repas samedi midi et soir, dimanche midi, le logement et les parties de cours LSF durant le weekend). Détails et inscriptions ici SUIVANTE PRECEDENTE
- Sortie de la Commission Jeunesse - Visions du Réel | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Sortie de la Commission Jeunesse - Visions du Réel 13 avril 2024 Nyon Cliquez ici pour télécharger le flyer Rejoins-nous pour le festival Visions du Réel le 13 avril 2024 ! Au programme nous te proposons : -13h15 Rdv à la gare de Nyon OU ou 13h45 Rdv directement au Théâtre de Marens à Nyon -14 à 17h : Une masterclass avec Alice Diop en LSF et LPC Alice Diop est une réalisatrice française de documentaires et de films de fiction. Elle a reçu de nombreux prix. Elle est invitée au festival Visions du Réel et donnera une masterclass. Il s’agit d’une discussion sur son travail et sur ses films (avec projection d’extraits, sous-titrés en français) qui rendent visibles les personnes marginalisées, invisibilisées, issues de la migration, etc... - dès 17h30 : Apéro signe avec Signez avec Stan - dans la soirée : Aux choix : voir un film projeté en sous-titres, programme à suivre OU aller au festival Visions du Réel à vos frais. Où se passe l’événement ? Théâtre de Marens à Nyon Vous pouvez vous inscrire via le GOOGLE FORMS : https://forms.gle/tM7BbqzpQvoWVNZe8 Délai d’inscription au 10 avril 2024 !! le nombre de participants est limité à 30 personnes. !! nous déclinons toutes responsabilités en cas d’accidents et pour les personnes mineures En cas de questions, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse mail : commsjeuns@gmail.com SUIVANTE PRECEDENTE
- La malaudition est un handicap: rejoignez le mouvement pour l’inclusion le 2 mai à Zurich | FoRom Ecoute
Retour au Magazine La malaudition est un handicap: rejoignez le mouvement pour l’inclusion le 2 mai à Zurich 28 avril 2026 Publié le : Quand le mot «handicap» est prononcé, ce sont immédiatement les limitations visibles qui viennent à l’esprit. Pourtant, la malaudition est un handicap bien réel, qui impacte quotidiennement des milliers de personnes. FoRom écoute, qui s’engage pour la reconnaissance des besoins des personnes malentendantes, soutient la grande manifestation nationale pour l’égalité et l’inclusion. Une marche historique Le 2 mai 2026, le centre-ville de Zurich accueillera une forte mobilisation. Une manifestation nationale réunira personnes en situation de handicap, familles, alliés et organisations pour réclamer l’égalité des droits et une participation pleine et entière dans la société, la politique, la culture, l’éducation, le sport et toutes les sphères de la vie. L’objectif est clair: briser les barrières – visibles et invisibles – dans tous les domaines. Il ne s’agit pas seulement de demander des aménagements, mais d’exiger une inclusion systémique qui permette à chacune et chacun de vivre sa citoyenneté sans entrave. FoRom écoute est solidaire d’inclusion360 et d’Agile Cet événement est organisé par inclusion360, en collaboration avec un collectif de personnes en situation de handicap. Le mouvement bénéficie du soutien d’une trentaine d’associations, dont Agile, la faîtière suisse des organisations d’entraide et d’autoreprésentation de personnes avec un handicap. En tant que membre solidaire d’Agile, notre fondation tient à réaffirmer son engagement à ses côtés. Cette contribution traduit notre ferme volonté de porter la voix des personnes malentendantes au cœur du débat public. Comment agir, à Zurich ou depuis chez soi? Bien que nous n’organisions pas de délégation officielle pour Zurich, nous encourageons vivement toutes les personnes sensibles à cette cause à rejoindre la manifestation si leur situation le permet. Vous trouverez plus d’informations sur le site web d’Agile . Si vous n’êtes pas en mesure de vous déplacer, votre soutien reste précieux et indispensable: Parlez-en autour de vous : la sensibilisation commence dans les cercles privés et professionnels Mobilisez les réseaux sociaux : partagez l’information pour donner de la visibilité à ce combat. Chaque publication contribue à normaliser la présence du handicap dans l’espace public L’objectif est d’envoyer un signal fort: l’inclusion n’est pas une option, c’est une nécessité pour une société plus juste. Vos histoires donnent de la force à nos actions La malaudition se vit de mille façons. C’est pourquoi nous lançons une nouvelle fois un appel à témoignages afin de recueillir vos histoires de vie et vos expériences concrètes en tant que personnes malentendantes. Ces récits sont essentiels pour nourrir nos futures campagnes de communication avec des situations réelles et illustrer la diversité des trajectoires au sein de notre communauté. Pour partager votre témoignage, écrivez-nous simplement à info@ecoute.ch . Prolongez la réflexion lors de notre congrès annuel Il reste des places pour notre Congrès annuel qui se tiendra à Lausanne le 30 mai 2026 . Cette édition sera entièrement dédiée aux différentes facettes de l’inclusion des personnes malentendantes: cliquez ici pour découvrir le programme du Congrès et vous inscrire . 💡 Pour ne rien manquer de nos articles et de nos offres: abonnez-vous à la newsletter ! Image de couverture: source www.inclusion360.ch SUIVANT PRECEDENT
- Un lien entre psoriasis et perte auditive | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Un lien entre psoriasis et perte auditive 25 août 2023 Publié le : Selon une étude taïwanaise, les personnes qui souffrent de psoriasis, une maladie cutanée bénigne mais chronique, présentent un risque accru de développer une surdité de perception. Le lien de corrélation n’a pas été explicité, mais il est incontestable. Du moins selon une étude taïwanaise du Chang Gung Memorial Hospital et de la Chang Gung University, publiée en mai dernier : psoriasis et perte auditive sont en effet associés. Selon la définition qu’en donne la Revue médicale suisse, le psoriasis est une maladie chronique inflammatoire et bénigne qui touche à la fois la peau et les articulations et concerne approximativement 2 à 3% de la population. Auto-immune, affectant aussi bien les femmes que les hommes, cette pathologie se caractérise par des plaques qui apparaissent sur la peau, accompagnées de démangeaisons et parfois même de douleurs. Bien délimitées, rouges, en relief, souvent recouvertes de squames blanchâtres, ou d’une fine pellicule argentée qui se détache facilement, ces plaques apparaissent à différents endroits du corps, le plus souvent sur les coudes, les genoux et le cuir chevelu, et évoluent en général par poussées suivies de rémissions. 200'000 participants L’étude menée par les chercheurs taïwanais, et intitulée « Association du psoriasis avec la perte auditive : une revue systématique et une méta-analyse », et qui a été publiée dans la Revue de médecine et chirurgie cutanées , a été effectuée sur la base de 12 études cas-témoins/transversales et 3 études de cohorte comprenant 202.683 participants au total. Avec une conclusion claire : les personnes atteintes de psoriasis ont non seulement un risque accru de surdité de perception mais aussi de surdité soudaine. La maladie est plus précisément associée à une perte auditive aux fréquences 500 Hertz (Hz), 1000 Hz, 2000 Hz, 4000 Hz et 6000 Hz. Les chercheurs n’ont cependant pas documenté pourquoi psoriasis et perte auditive étaient liés. A noter enfin, dans un autre registre, que le psoriasis affecte également l’oreille externe, en atteignant la peau du conduit auditif, dans la mesure où il y un terrain d’eczéma associé. Dans ce cas, et comme pour les autres localisations, il est le plus souvent déclenché par une infection, un traumatisme, une fatigue intense ou un stress. SUIVANT PRECEDENT
- Le cytomégalovirus, première cause de surdité non génétique en Suisse | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Le cytomégalovirus, première cause de surdité non génétique en Suisse 18 août 2025 Publié le : Banal et bénin, le cytomégalovirus devient potentiellement dangereux lorsqu’il infecte le fœtus au 1ertrimestre de la grossesse, affectant le cerveau et l’oreille interne. Un dépistage et un traitement de la mère quand elle est positive, limitent considérablement le risque de transmission à l’enfant. C’est une maladie virale, bénigne et fréquente. Ainsi, chez l’adulte, elle se manifeste soit par un banal syndrome grippal, soit par… aucun symptôme. On considère ainsi, du fait de sa généralisation, que l’infection par le cytomégalovirus (CMV), un virus de la famille des herpes, atteint environ 50% de la population adulte, sans aucune conséquence notable. Sauf… chez les femmes enceintes. Car chez elles, une infection au cours du premier trimestre de leur grossesse peut se traduire par un impact important sur le fœtus, avec le risque de développer des atteintes neurologiques à des degrés divers et des surdités congénitales. « Une femme enceinte qui contacte un CMV et qui n’est elle-même pas immunisée a une chance sur trois de le transmette à son fœtus, et parmi les fœtus infectés pendant la période à risque, 20% vont développer des séquelles. Au total, 7% des fœtus infectés au cours du 1er trimestre de la grossesse vont ainsi développer des séquelles », résume Léo Pomar professeur HES associé à la Haute Ecole de Santé Vaud. 300 à 400 enfants par an Avec ces statistiques, on aboutit à un véritable problème de santé publique, puisqu’en Suisse, chaque année, 300 à 400 enfants naissent avec le CMV, donc 10 % soit feront l’objet d’une interruption de grossesse décidée par la maman en raison de l’infection, soit développeront des séquelles. « Le CMV est non seulement l’infection congénitale la plus fréquente en Suisse, mais aussi la première cause de surdité non génétique, explique Léo Pomar. Il faut savoir que 10% des enfants qui naissent avec le CMV sans présenter aucun symptôme risqueront de développer par la suite une surdité, même si fort heureusement, celle-ci sera aisément appareillable ». Jusqu’à il y a une dizaine d’années, la science était impuissante face au CMV chez la femme enceinte. Il n’y avait en effet aucun moyen efficace de dépistage et aucun traitement à proposer aux mamans concernées. Seule action possible : se borner à adopter des gestes de prévention, en particulier en matière d’hygiène. Le CMV étant transmis par les fluides corporels (sang, lait maternel, urines, salive, selles etc.), les institutions de la petite enfance en sont les principaux lieux de propagation, et la principale recommandation était, et est toujours, de conseiller aux femmes enceintes d’éviter de partager les couverts des enfants, de les embrasser sur la bouche, de les accompagner au bain etc. Au cours des dix dernières années, la donne a évolué. « La situation a beaucoup changé observe Léo Pomar. Nous disposons désormais d’outils de dépistage qui permettent de savoir si la femme enceinte fait l’objet d’une infection ancienne ou récente. Et puis surtout, en cas d’infection récente, nous avons depuis 3 ans, un traitement antiviral qui permet de considérablement limiter le passage du virus à travers le placenta. Depuis deux ans que nous administrons ce traitement au CHUV et dans des cabinets médicaux, nous n’observons quasiment plus d’amniocentèse positive au CMV, cet examen permettant de poser le diagnostic chez le fœtus. Cependant, ce traitement étant donné à haute dose pour pouvoir passer le placenta, il nécessite une information éclairée, une éducation thérapeutique et une surveillance étroite pour éviter des effets secondaires chez la femme enceinte, comme par exemple une insuffisance rénale». Dépistage systématique En résumé, la médecine est désormais capable de dépister correctement l’infection au CMV, de la traiter et même dans le cas où le fœtus est infecté, de prédire précocement s’il développera des séquelles ou pas. Conséquence logique : de plus en plus de pays procèdent à un dépistage systématique du CMV chez la femme enceinte. « En Suisse, le dépistage n’est pas systématique mais il est de plus en plus généralisé, même si nous espérons que la Confédération émettra bientôt des recommandations de dépistage systématique », note le professeur Pomar qui ajoute : « Dans l’intervalle, la société suisse de gynécologie a émis des recommandations plaidant en faveur de l’information systématique en matière de suivi sérologique pour les femmes enceintes ou qui souhaitent le devenir. Car le paradoxe est que toutes les femmes connaissent la toxoplasmose mais bien peu le CMV, alors qu’elles ont dix fois plus de risque de le contracter en début de grossesse.» SUIVANT PRECEDENT
- FoRom écoute et RandoSourd se sont associées pour une superbe randonnée à Derborence | FoRom Ecoute
Retour au Magazine FoRom écoute et RandoSourd se sont associées pour une superbe randonnée à Derborence 29 septembre 2023 Publié le : VALAIS - Le 1er juillet dernier, la Commission jeunesse de FoRom écoute et l’assocation RandoSourd ont organisé une sortie commune au lac de Derborence en Valais. Une belle occasion pour mieux se connaître et initier des rencontres. Toujours sympathiques, les rencontres entre malentendants et sourds promettent toujours de bons moments d’échange et de convivialité. Partageant le même handicap, la communication est souvent plus aisée qu’avec des entendants et les échanges bien plus facilement épanouissants. Mais quand en plus, elles mettent en plus en présence des membres de deux organisations différentes, le plaisir et la richesse des échanges en sont décuplés. Le premier juillet dernier une vingtaine de personnes de tous âges et originaires de tous les cantons romands se sont retrouvées à Derborence (VS) pour une magnifique randonnée, dans un site aux richesses naturelles exceptionnelles, une vallée d'une beauté sauvage, unique dans les Alpes. Leur particularité ? Être issus de deux organisations, FoRom écoute via sa Commission jeunesse et l’association RandoSourd . « Cette sortie a été une première collaboration entre les deux organisations, l’occasion de faire de nouvelles rencontres et de faire découvrir les activités de RandoSourd qui propose des randonnées pendant toute l'année aux sourds et malentendants, les entendants étant d’ailleurs également cordialement bienvenus, explique Delphine Quach du comité de RandoSourd. J’ai proposé cette sortie à Rachel Millo et Bastien Perruchoud, et nous avons été tous très motivés pour en gérer l’organisation ». RDV à Sion RDV est donc donné en ce matin du 1er juillet à 9 heures en gare de Sion, avant de rejoindre, en covoiturage, le lac de Derborence – une idée de Bastien Perruchoud -, d’où a été donné le coup d’envoi de l’excursion. « Nous sommes d’abord partis tous ensemble jusqu'à l'auberge du Godet pour nous restaurer, raconte Bastien Perruchoud. Nous nous sommes ensuite séparés en deux groupes selon le degré de difficulté, afin que chaque randonneur puisse évoluer selon son niveau ». Au total, deux parcours étaient donc disponibles, le premier d’une longueur de 6,6 km avec 340 m de dénivelé, l’autre un peu plus ardu ,avec une longueur de 11 km et 700 mètres de montée et de descente. « De toutes manières dans ce genre de sorties, le but n'est pas la performance sportive mais vraiment le plaisir de faire une randonnée tous ensemble, commente Delphine Quach. Et puis, nos sorties ont toujours pour but d’être accessibles au plus grand nombre, car elles sont aussi une occasion d’apprendre le sens de la solidarité en montagne ». « C’est exactement cela, renchérit Rachel Millo, peu importe le niveau de chacun, l’objectif est de se connaître et de partager ensemble une même activité ! ». Bilan positif Alors que l’après-midi s’est terminée aux alentours de 17 h 17h30 dans la joie et la bonne humeur, - les premiers arrivés attendant les autres autour d’un bon verre -, le bilan de cette première expérience se révèle en tous points positif. « Cette expérience a permis à RandoSourd et forom écoute de rencontrer d'autres visages et qui sait, d’engager d’autres collaborations par la suite » espère Delphine Quach, ravie, tandis que Rachel et Bastien ajoutent : « c’était vraiment l’occasion de rencontrer d'autres personnes, tout en les motivant à venir aux activités de la Commission jeunesse de FoRom écoute ». Une commission jeunesse qui décidément ne chôme pas avec déjà deux prochaines sorties au programme : un escape game à Vernayaz le 30 septembre mais qui affiche déjà complet, et une sortie « Rega » le 25 novembre pour laquelle les inscriptions sont déjà ouvertes à l’adresse : commsjeuns@gmail.com . SUIVANT PRECEDENT
- Alcool et audition ne font pas bon ménage | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Alcool et audition ne font pas bon ménage 7 mai 2023 Publié le : Depuis de nombreuses années, les études sont unanimes : la consommation excessive d’alcool est nocive pour l’audition, en affectant soit le cerveau, soit l’appareil auditif. Études après études, les résultats se confirment. Non seulement l’alcool nuit à la santé d’une manière générale, mais sa consommation excessive est également spécifiquement nocive pour notre audition. Une récente étude chinoise basée sur les données d’articles scientifiques publiés l’année dernière, en utilisant les mots clés « alcool » et « déficience auditive », et totalisant près de 30'000 participants, vient ainsi de quantifier le danger : la consommation d’alcool augmente de 20% le risque de développer une perte auditive. Mécanismes multiples Plusieurs mécanismes semblent être mis en cause : en premier lieu, le fait que l’alcool induit des dysfonctionnements généraux du fonctionnement du cortex auditif, la fameuse zone du cerveau qui d’une manière générale, reçoit et analyse les messages sensoriels. Conséquence : les signaux sonores ne sont plus traités correctement par le cerveau et la personne entend moins bien. D’autres atteintes plus spécifiques sont également recensées : une consommation excessive et régulière d’alcool altère d’une part le nerf auditif qui peut être irréversiblement détérioré, mais aussi purement et simplement l’oreille interne : ainsi, un taux sanguin d'alcool trop élevé constitue un environnement toxique pour les cellules ciliées, dont la détérioration sera irréversible. Selon de nombreuses études, c’est dans ce cas la capacité à entendre les basses fréquences qui est particulièrement concernée. Des acouphènes également Enfin, la consommation d'alcool provoque une dilatation des vaisseaux sanguins. Résultat : une quantité plus importante de sang afflue dans nos oreilles, ce qui peut engendrer ou amplifier les symptômes des acouphènes, et plus particulièrement des acouphènes objectifs ou pulsatiles. SUIVANT PRECEDENT
- «Je suis là pour répondre aux besoins des sourds et malentendants» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Je suis là pour répondre aux besoins des sourds et malentendants» 26 novembre 2023 Publié le : Depuis deux ans, Tanya Sebaï est infirmière référente pour les patients sourds et malentendants au Service de médecine de premier recours des Hôpitaux Universitaires de Genève. Retour sur une expérience hors du commun, et unique en Suisse. Quel est votre rôle en tant qu’infirmière référente ? Ma tâche est très vaste. Mon rôle est d’être un lien entre les personnes ayant un problème d’audition et les personnes entendantes dans le milieu hospitalier et ce afin que l’interaction se passe au mieux et que tout le monde puisse se comprendre. J’agis donc de manière transversale dans les différents services des HUG lorsque s’exprime un besoin dans la communication avec les personnes sourdes ou malentendantes. Je mets à la disposition de ces dernières des outils de communication, je peux aussi les accompagner aux consultations ambulatoires en cas de besoin, leur venir en aide pour les démarches administratives, etc. Enfin, je travaille pour sensibiliser et informer les professionnels des HUG sur toutes les questions en lien avec la surdité. Quelles sont les qualités pour exercer ce travail ? Évidemment, il faut beaucoup de patience, ainsi que des capacités d’écoute et d’empathie. Il est aussi très important de bien connaître la culture sourde tant celle-ci recèle des éléments typiques qui ne sont pas ou peu connus. Et puis, il faut bien sûr connaître l’organisation hospitalière pour pouvoir faire le lien avec les patients malentendants et sourds tout en leur expliquant exactement ce qu’ils y vivent. Enfin, en tant qu’infirmières les compétences en santé sont indispensables… Le fait d’être vous-même sourde vous aide-t-il dans votre tâche ? C’est sûr, la connaissance intime de la culture sourde, la capacité à comprendre ce que vivent et ressentent les patients et enfin la maîtrise de la langue des signes, m’aident beaucoup dans mon rôle de création de liens entre les soignants et les patients. Et puis enfin, dans un autre registre, une infirmière malentendante, c’est aussi un peu un modèle pour beaucoup de patients eux même sourds ou malentendants qui peuvent voir qu’une professionnelle sourde peut travailler normalement. Comment avez-vous obtenu ce poste ? Je travaillais comme infirmière dans un EMS depuis de longues années quand un jour, les HUG, qui ont su que j’étais la seule infirmière sourde du canton de Genève, m’ont contactée dans le cadre d’un projet d’amélioration d’accessibilité pour les personnes sourdes. J’ai tout de suite dit oui sans la moindre hésitation, car c’était à la fois une très belle opportunité pour moi, mais aussi un grand pas pour les personnes sourdes et malentendantes. Qu’est-ce qui est le plus difficile dans votre travail ? C’est un métier nouveau et je suis seule à l’exercer. Alors parfois, il faut jongler pour concilier les rendez-vous, d’autant que je ne peux pas être présente sur les lieux 24 heures sur 24 et 7 jours 7. La clé c’est donc d’anticiper, d’établir des priorités et de trouver des solutions en avance, comme par exemple, rédiger au préalable des éléments pour que la personne sourde puisse présenter elle-même aux soignants son motif de consultation. Je peux aussi proposer de prêter une tablette pour pouvoir communiquer par écrit etc. Qu’est-ce qui vous a le plus surprise ? Je m’attendais et c’est normal, à ce que les patients expriment de la reconnaissance pour l’aide que je peux leur rapporter. Mais ce qui m’a beaucoup surprise, c’est d’avoir aussi beaucoup de marques de reconnaissance de la part des soignants eux-mêmes qui me disent souvent : « merci pour ta présence, sans toi on n’y serait pas arrivés !». Cela montre à quel point mon rôle est important et indispensable, alors même que ce poste d’infirmière référente surdité n’existait pas il y a deux ans ! Photo Louis Brisset/HUG SUIVANT PRECEDENT
- Les résultats de l’une des plus grandes études jamais menée sur les acouphènes viennent d’être rendus publics | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les résultats de l’une des plus grandes études jamais menée sur les acouphènes viennent d’être rendus publics 28 juin 2024 Publié le : Portant sur 160'000 personnes, une gigantesque étude sur les acouphènes menée par la société apple permet, grâce aux données démographiques obtenues, d’ouvrir des pistes de prise en charge. « Jamais une étude en lien avec les acouphènes n’a porté sur un tel nombre de personnes, s’enthousiasme un épidémiologiste genevois. 160'000 personnes, c’est énorme et seule une entreprise avec une puissance de calcul comme apple avait les moyens de la mener. Et avec en plus des résultats tout à fait significatifs ». Lancée en 2019 et toujours en cours, cette étude dite « Apple sur l’audition », est l’une des trois études de santé publique de l’application Recherche sur iPhone. Menée en collaboration avec l’Université du Michigan, elle a permis de recueillir, via des tests sonores, environ 400 millions d’heures de niveaux sonores ambiants, complétées par des enquêtes sur le mode de vie. Son objectif ? Analyser la manière dont l’exposition sonore affecte l’audition, le stress et les autres aspects de la santé liés à l’audition. Elle s’est en outre basée sur les réponses des participants à un questionnaire sur les acouphènes, dont des questions visant à les faire caractériser par ceux qui déclaraient en souffrir. Résultats inédits Les résultats de cette étude sont tout à fait inédits car ils objectivent que pas moins de 77,6 % des participants ont souffert d'acouphènes au cours de leur vie, dont et c’est un chiffre énorme, 15% quotidiennement. Des chiffres significatifs qui montrent à quel point ce phénomène relativement bénin, mais pouvant être très désagréable à vivre, a jusqu’à présent été sous-estimé. Même si la majorité des participants à l’étude a estimé leurs acouphènes comme étant faibles, 34,4 % d’entre eux les ont qualifiés de perceptibles, et 8,8 % les ont même caractérisés comme étant « très forts voire ultraforts ». 10% ont en outre reconnu que leurs acouphènes perturbaient modérément ou totalement leur capacité à entendre distinctement. L’étude a également objectivé une corrélation avec l’âge : il apparaît ainsi que les personnes âgées de 55 ans et plus sont trois fois plus susceptibles d’entendre des acouphènes quotidiennement que les personnes âgées de 18 à 34 ans. En outre, la proportion de participants masculins ayant déclaré souffrir d’acouphènes au quotidien est supérieure de 2,7 % à celle des participantes féminines. Toutefois, les hommes sont 4,8 % plus nombreux à déclarer n’avoir jamais eu d’acouphènes. Mieux orienter les efforts Que faire de tels résultats ? « Les acouphènes peuvent avoir un impact considérable sur la vie d’une personne. Les tendances qui se dégagent de l’étude Apple sur l’audition sur l’expérience des gens en matière d’acouphènes peuvent nous aider à mieux identifier les groupes les plus exposés, afin d’orienter les efforts visant à réduire les impacts associés à ce phénomène, explique Rick Neitzel, professeur en sciences de la santé environnementale à l’École de santé publique de l’Université du Michigan qui a copiloté la recherche avec la célèbre firme de Cupertino. Cette étude nous permet d’améliorer notre compréhension des acouphènes en fonction des catégories démographiques, ce qui n’était pas possible auparavant. Nous pouvons ainsi contribuer aux connaissances scientifiques actuelles qui peuvent, à terme, améliorer la prise en charge des acouphènes. » Au cas par cas… « Cette étude présente deux intérêts majeurs, analyse un ORL indépendant, installé à Neuchâtel. D’une part elle permet d’objectiver la part très importante de la population qui ressent des acouphènes, bien plus élevée que ce que l’on évaluait, mais surtout elle a permis d’obtenir des résultats très spécifiques à de nombreux groupes de population, selon l’âge, l’activité professionnelle, le profil de santé etc. Ce n’est pas pour demain, certes, mais les données obtenues devraient permettre de passer d’une prise en charge uniforme des acouphènes à une prise en charge personnalisée au cas par cas ». SUIVANT PRECEDENT
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