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  • Le cerveau est également responsable de la presbyacousie | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Le cerveau est également responsable de la presbyacousie 1 mars 2024 Publié le : On a longtemps pensé que seul le vieillissement de l’oreille était responsable de la perte auditive liée à l’âge. Des chercheurs américains ont prouvé que le cortex auditif en était également responsable, ce qui ouvre la voie à de possibles traitements. Avec le vieillissement de la population, il s’agit d’une évolution quasi inéluctable pour une bonne part d’entre nous : la qualité de notre audition comme c’est le cas pour notre vue, va tendre à diminuer. C’est ce que l’on appelle la presbyacousie, ou perte auditive liée à l’âge et qui affecte désormais des centaines de millions de personnes dans le monde et un tiers des personnes de plus de 65 ans en Suisse. Cette perte auditive, en général bilatérale, se manifeste par une perte progressive de l’audition dans les fréquences aiguës et se traduit souvent en premier par une difficulté à entendre dans les environnements bruyants. Et pour les scientifiques de longue date, l’explication de ce phénomène a été très simple : la presbyacousie est due au vieillissement de divers éléments de l’oreille comme la cochlée, ou les osselets par exemple. Souris âgées Seulement voilà : cette explication pourrait bien être plus complexe que ce que l’on pensait. Des scientifiques de l’université Johns Hopkins aux Etats-Unis ont émis en effet une nouvelle hypothèse, impliquant non seulement nos oreilles, mais aussi notre cerveau, plus exactement dans la partie de ce dernier appelée « cortex auditif ». Le résultat de leurs recherches, basées sur l’observation du fonctionnement de neurones du cortex de souris durant des tests auditifs, ont été récemment publiés dans le Journal of Neurosciences. Avec un résultat : en comparaison avec de jeunes souris, les muridés âgés avaient plus de difficultés à identifier les sons dans des environnements bruyants, un phénomène caractéristique de la perte auditive liée à l’âge et qui se traduisait au niveau du fonctionnement de leur cortex cérébral. « Des futurs travaux permettant d’identifier les circuits neuronaux responsables de la suppression des bruits en arrière-plan pourraient conduire à des cibles pour de nouvelles stratégies thérapeutiques potentiellement basées sur la rééducation cérébrale, offrant ainsi un espoir de préservation des capacités auditives jusqu'à un âge avancé » écrivent ainsi les chercheurs. En clair, soigner la presbyacousie pourrait, un jour, passer non plus seulement par des appareils auditifs mais par… une rééducation de notre cerveau. SUIVANT PRECEDENT

  • Acouphènes: une étude confirme l’efficacité de l’appareil Lenire | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Acouphènes: une étude confirme l’efficacité de l’appareil Lenire 1 juillet 2025 Publié le : Une récente étude vient de démontrer que le dispositif Lenire améliorait significativement les symptômes des patients souffrant d’acouphènes. Cet appareil homologué par la FDA américaine, n’est actuellement disponible qu’en Suisse alémanique. C’est un appareil qui depuis sa mise au point, était riche de promesses. Disponible depuis quelques années en Suisse alémanique (Bern, Zoug, Thoune, Soleure) - certaines caisses maladie prennent en charge le traitement dans le cadre de l’assurance complémentaire -, Lenire est en effet un dispositif médical homologué en 2023 par la très sérieuse agence FDA aux États-Unis et qui utilise des sons associés à une stimulation de la langue pour traiter les acouphènes. Reposant sur la neuromodulation bimodale, l’appareil peut être utilisé à la maison, le patient portant un casque bluetooth et un petit appareil sur sa langue, recevant ainsi à la fois des stimulations sonores mais aussi de légères impulsions électriques non douloureuses sur sa langue, le tout à raison de deux sessions de 30 minutes chaque jour pendant 3 mois. Cette double stimulation a pour but d’exploiter la plasticité neuronale : le cerveau, dégagé de son hyperactivation autour des acouphènes, commence à réorganiser ses connexions, réduisant ainsi la perception gênante du sifflement. Nette amélioration « Son mode de fonctionnement n’est pas sans rappeler la fameuse EMDR, qui utilise des mouvements du globe oculaire pour soigner le stress post traumatique, constate un médecin bernois. Ce n’est évidemment pas une solution miracle, et d’ailleurs certains ont remis en cause son efficacité. Pour ma part j’ai pu observer une nette amélioration sur un certain nombre de patients qui m’ont rapporté une diminution, soit minime soit substantielle, de leurs acouphènes». Bonne nouvelle: une étude menée en conditions réelles et publiée en avril dernier dans la revue scientifique Nature Communications Medicine , portant, entre mai 2023 et juin 2024 sur 220 patients souffrant d’acouphènes modérés à sévères, vient d’objectiver son efficacité clinique. Réduction significative Intitulée «Revue rétrospective de dossiers démontrant l’efficacité de la neuromodulation bimodale dans le traitement des acouphènes en contexte clinique», l’étude rapporte qu’au bout de 12 semaines, 91,5 % des patients ont connu une réduction cliniquement significative de leurs symptômes (78% au bout de 6 semaines). Des résultats en conditions réelles qui du reste, corroborent des résultats cliniques antérieurs. « Nous entrons clairement dans une nouvelle ère du traitement des acouphènes. Obtenir des résultats positifs en conditions réelles supérieurs à ceux de l’essai contrôlé ayant conduit à l’autorisation de la FDA est un progrès majeur pour le domaine des acouphènes », a déclaré dans un communiqué le Dr Hubert Lim, directeur scientifique de Neuromod,la société qui a conçu Lenire. SUIVANT PRECEDENT

  • «Soyez forts et n’acceptez pas quand on vous dit que c’est impossible!» | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine «Soyez forts et n’acceptez pas quand on vous dit que c’est impossible!» 19 octobre 2024 Publié le : Âgée de 39 ans, Sofia Da Assunçao Martins est malentendante depuis sa plus tendre enfance. Retour sur l’incroyable parcours, depuis le Portugal jusqu’à la Suisse, d’une jeune femme résiliente et dotée d’une volonté hors norme. Depuis quand êtes-vous malentendante ? Depuis l’âge de trois an et demi. J’ai perdu l’audition des deux oreilles en même temps, en raison de la consommation d’un antibiotique. Mais parents ne s’en sont pas rendu compte car je parlais et j’évoluais normalement. Et c’est à la crèche au Portugal, qu’une maîtresse a compris que quelque chose n’allait pas. Mes parents m’ont donc amenée à consulter un ORL qui a diagnostiqué que j’étais sourde, même s’ils ne l’ont pas cru ! (rires) Pourquoi ne l’ont-ils pas cru ? Parce que comme j’avais appris à lire sur les lèvres toute seule, j’interagissais très bien et répondais quand ils me parlaient. Évidemment, le 2e ORL consulté a abouti au même diagnostic : perte auditive à 80% des deux côtés ! (rires) Comment s’est déroulée votre scolarité ? Plutôt bien, j’étais assiste juste à côté de l’enseignante pour pouvoir lire sur ses lèvres, car j’en avais besoin malgré mes appareils auditifs. Ce qui était plus difficile en revanche, c’étaient les moqueries et le harcèlement, pas faciles à vivre. Au collège, puis au lycée également, j’ai obtenu de bonnes notes, même si bien sûr je travaillais beaucoup le soir, une fois rentrée chez moi. Et puis, il faut dire aussi qu’en lieu et place de mes cours d’anglais, j’avais des cours de soutien en portugais et en mathématiques. Que faites-vous après l’école obligatoire ? L’université ! Je voulais devenir vétérinaire mais mon père n’a pas voulu car cela impliquait de quitter ma ville natale d’Aveiro. Alors, comme je voulais absolument faire des études, j’ai choisi le bachelor en biologie. Je suis d’ailleurs la première de la famille à avoir fait des études universitaires et j’en suis très fière parce que toute petite, un enseignant avait dit à mes parents : « Ce sera très compliqué pour elle de devenir quelqu’un ! ». Avez-vous été soutenue dans votre parcours ? Pas vraiment, je me suis toujours débrouillée toute seule en puisant mes forces en moi-même, même si je suis ce que je suis grâce à mes parents, que je remercie malgré leur tendance à trop me protéger (rires). Tout de même, l’université, ce ne devait pas être facile ! Pas facile du tout ! Il fallait tout écrire, reprendre les notes le soir, vérifier que les infos que j’avais prises était justes, faire des fiches… c’était un travail énorme ! Que faites-vous après l’uni ? J’ai rejoint mes parents qui venaient de s’installer en Valais. C’était en 2011, j’avais 25 ans, et il a fallu tout recommencer à zéro. J’ai commencé par trouver un job comme femme de ménage et fille au pair et j’ai pris des cours de français que je ne parlais pas du tout à l’époque. Comment la situation s’est-elle débloquée pour vous ? Je voulais avancer. Alors un jour, je suis allée voir l’AI en disant : « je ne veux surtout pas d’argent mais je veux que vous m’aidiez à trouver un travail !». Et là, un conseiller m’a proposé de tenter l'Ecole des métiers du laboratoire à Genève. J’ai passé l’examen d’entrée, et trois ans plus tard en juin 2017 j’étais diplômée en tant que technicienne en analyses biomédicales ! Et comme j’avais suivi mon stage aux HUG, j’y ai été embauchée 6 mois plus tard au laboratoire de bactériologie. J’y travaille toujours ! Travailler dans un laboratoire, ce n’est pas trop compliqué pour une malentendante ? Ce n’est pas toujours évident bien sûr, mais avec le temps mes collègues ont appris à s’adapter et surtout j’adore mon travail ! Il faut dire aussi que depuis que j’ai été implantée, il y a six ans, les choses sont devenues plus faciles, même si bien sûr tout n’est pas parfait. L’implant a changé beaucoup de choses, je peux répondre au téléphone, entendre les alarmes et j’ai moins besoin d’avoir recours à la lecture labiale, même si à la fin de la journée, je reste très fatiguée. Rendez-vous compte : avant les implants, je ne savais pas que le papier toilette pouvait faire du bruit ! (rires) En travaillant à 100% vous reste-t-il du temps pour des hobbies ? Oui bien sûr. Je voyage beaucoup car j’adore ça, je fais du fitness et surtout de la randonnée qui me permet de me ressourcer ! D’où vous vient cette incroyable volonté de réussir, et finalement ce destin hors norme qui vous a fait triompher de toutes les difficultés ? Partout où j’ai été depuis toute petite on m’a toujours dit : « ce n’est pas pour toi, c’est trop compliqué » etc… Même durant mon premier stage aux HUG une enseignante m’a dit « Vous n’êtes pas faite pour ce métier ». C’est de là me vient cette rage de réussir et de montrer que je peux tout faire comme les autres et avancer ! Si j’ai un conseil à donner aux autres malentendants, c’est celui-ci : « soyez forts et n’acceptez pas quand on vous dit que c’est impossible ! » SUIVANT PRECEDENT

  • La perte auditive affecte votre santé cardio-vasculaire | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine La perte auditive affecte votre santé cardio-vasculaire 14 juin 2025 Publié le : Selon une récente étude britannique, la perte auditive induit un risque plus élevé de développer une insuffisance cardiaque. Et ce, même si l’on est porteur d’un appareil auditif. Si vous souffrez d’une perte auditive, vous présentez probablement un risque plus élevé de développer, un jour, une insuffisance cardiaque. Tel est le constat d’une nouvelle étude britannique publiée dans la revue Heart , qui a cherché à établir un lien entre la santé auditive et la probabilité de développer cette pathologie cardiaque. Cette étude a été basée sur les données de plus de 150'000 participants, dont on s’était précédemment assuré qu’ils étaient indemnes de toute maladie cardio-vasculaire. Après la fin du suivi, l’analyse des données a révélé que près de 3% des participants ont développé une insuffisance cardiaque, ce qui correspond à la prévalence habituelle. Mais le résultat le plus probant est que les individus ayant une perte auditive présentaient un risque accru de 15% de développer cette insuffisance, par rapport au reste de la population observée. Pire encore : chez les personnes appareillées, ce risque s’élève même à 26% ! « La perte auditive peut être un reflet de la santé vasculaire et peut ainsi servir de prédicteur précoce et sensible des maladies cardiovasculaires, y compris l’insuffisance cardiaque" ont ainsi expliqué les chercheurs dans un communiqué. Explications multiples Parmi les pistes pour expliquer une telle corrélation, l’influence des facteurs psychologiques. Selon les chercheurs, la souffrance psychologique, l’isolement et la tendance à ressentir des émotions négatives, trois paramètres liés à la perte auditive, expliqueraient en bonne partie l’augmentation du risque de développer une défaillance cardiaque. D’autres pistes, biologiques cette fois, sont également avancées : très vascularisée, l’oreille interne pourrait être un des premiers organes altérés par des dysfonctionnements cardiaques. La détérioration de l’audition serait ainsi une sorte de signal d’alerte précoce de problèmes cardio-vasculaires systémiques en gestation. On sait en effet de longue date que les troubles de la santé cardiovasculaire ont un impact significatif sur le système auditif. « Il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives d’une telle étude, qui interpelle néanmoins , explique un ORL genevois. Pour ma part, j’en tire en premier lieu un enseignement annexe mais qui me semble fondamental : si elles aident énormément et sont indispensables, les aides auditives ne règlent de loin pas tout. En second lieu, toute personne présentant une perte auditive devrait à titre préventif faire régulièrement contrôler sa santé cardio-vasculaire ». SUIVANT PRECEDENT

  • L’association genevoise des malentendants fête son siècle d’existence | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine L’association genevoise des malentendants fête son siècle d’existence 5 juillet 2024 Publié le : Fondée en 1924, et malgré des difficultés chroniques de financement, l’association genevoise des malentendants a réussi à traverser les décennies et garantir ses prestations en faveur des malentendants et devenus sourds. C’est une centenaire qui porte encore beau et espère passer, un jour le cap des 110 ans. Fondée en 1924, l’association genevoise des malentendants (AGM) fête en effet cette année ses 100 ans. Un siècle au service des malentendants genevois, un siècle de péripéties et de belles aventures, avec au bout, la satisfaction d’avoir, vaille que vaille, survécu et maintenu ses prestations, et ce alors qu’aujourd’hui l’engagement associatif connaît une crise sans précédent. « Malgré les années, l’AGM est toujours parvenue à remplir ses trois missions historiques, c’est-à-dire le maintien de services sociaux pour les malentendants, la défense de leurs droits et de leurs intérêts, ainsi que la sensibilisation et la formation en santé auditive, se réjouit Yolande Bosshard, vice-présidente de l’association. Mais c’est vrai qu’avec l’avènement des réseaux sociaux et l’évolution de la société, les problèmes de relève se posent aujourd’hui. Même si nous avons une nouvelle présidente, Solange Nahum depuis 2023, c’est un des enjeux majeurs auxquels nous devrons faire face ». Nerf de la guerre Autre enjeu et non des moindres : le financement, véritable nerf de la guerre, comme toujours. « Le plus grand défi dans toute l’histoire de l’AGM a toujours été d’œuvrer pour maintenir les ressources financières de l’association et garantir ainsi ses prestations, confirme Françoise Perdichizzi, coordinatrice et employée de l’AGM depuis… 28 ans. Il a régulièrement fallu consentir beaucoup d’efforts et de travail de persuasion pour chercher et imaginer des solutions afin de stabiliser la situation financière de l’association, chroniquement fragile… » Fondée en 1924, par le professeur Edouard Junod, spécialiste en orthophonie et responsable d’un foyer pour enfants sourds dans le quartier de Montbrillant, l’Amicale genevoise des sourds, c’était son nom à l’époque, avait pour objectif de favoriser les rencontres et faire connaître la lecture labiale, les fameux cornets acoustiques étant à l’époque largement insuffisants pour apporter un réel soutien aux malentendants. Grâce à l’action de nombreux bénévoles et à son affiliation à la Société romande pour la lutte contre la surdité (SRLS), l’Amicale a offert très tôt un large éventail de prestations variées : cours et formations, informations, conseils etc. Nouvel élan Dans les années 50, l’Amicale prend un nouvel élan avec l’arrivée des premiers appareils auditifs dont elle œuvre à faire découvrir les fonctionnalités aux sourds et malentendants. Logiquement, elle devient dès 1983, l’Amicale Genevoise des Sourds et Malentendants puis en 1986 l’Association Genevoise des Malentendants avec dans la foulée l’ouverture d’un premier (demi) poste de travail de consultation sociale, première pierre du futur service social à part entière qui sera mis en place en 1992. Quinze ans plus tard, elle crée, et c’est une première romande, et une prestation encore unique à ce jour, un poste de conseillère en appareils auditifs qui permet à une infirmière spécifiquement formée de sillonner les EMS genevois et de contrôler le bon fonctionnement des appareils auditifs de leurs résidents. Besoins énormes Aujourd’hui reconnue et inscrite dans le paysage social genevois, l’AGM multiplie les partenariats avec les autorités locales, l’Office fédéral des assurance sociales ainsi que d’autres organisations d’aide aux personnes handicapées. Mais le combat est loin d’être gagné. « Actuellement, les sourds occupent beaucoup l’attention, observe Françoise Perdichizzi. C’est bien, mais cela ne doit pas se faire au détriment des malentendants dont les besoins sont énormes. A titre d’exemple, 90% des nouvelles situations que l’on doit gérer aujourd’hui correspondent à des besoins de financement pour des appareils auditifs. C’est dire si de nombreux défis restent à relever et à quel point nous devons inlassablement nous impliquer dans l’action auprès des politiques pour les sensibiliser à ces enjeux ». Association genevoise des malentendants : www.agdm.ch SUIVANT PRECEDENT

  • Un complément alimentaire pour soigner les troubles auditifs? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Un complément alimentaire pour soigner les troubles auditifs? 3 novembre 2025 Publié le : Les autorités américaines viennent de délivrer un brevet au complément alimentaire ACEMg dans le cadre d’une «préservation ou amélioration de l’audition en cas de perte auditive neurosensorielle». Il y un nom un peu étrange, mais qui pourrait être appelé à une vraie célébrité. Élaboré par la société américaine Soundbites PBC après de nombreuses années de recherche, le complément alimentaire ACEMg® est un antioxydant à base de vitamines A, C, E, ainsi que de magnésium minéral. Intitulée « Le complément alimentaire ACEMg modifie la progression de la surdité héréditaire », une première étude datant de 2016 et publiée dans la prestigieuse revue Nature, a cherché à évoluer le potentiel de traitement de l'ACEMg sur la cochlée et l'audition de modèles de souris pour deux mutations humaines: la GJB2, principale cause de surdité infantile, et la DIAPHIE3, une cause de neuropathie auditive. Avec un premier résultat encourageant : les seuils auditifs mesurés par la réponse auditive du tronc cérébral étaient significativement meilleurs pour les souris Gjb2-CKO nourries par l'ACEMg que pour le groupe de régime témoin. Depuis, d’autres études appliquées aux humains, ont confirmé élargi le spectre d’utilisation de l’ACEMg: ainsi, une prise quotidienne de ce complément durant au moins 16 semaines améliorerait les seuils auditifs mesurés par distorsion-produit otoacoustique d’au moins 15% et ce, dans des fréquences allant de 1 à 10kHz. Bénéfice clinique évident « Même s’il ne faut pas en surestimer l’effet, l’usage de l'ACEMg s’est soldé par un bénéficie clinique évident et important pour les patients », explique le Dr. Glenn Green, de l’institut de recherche Kresge à l’université du Michigan. A l’aune de ces résultats, et c’est une première, l’Office des brevets et des marques des États-Unis (USPTO) vient très officiellement de délivrer un brevet au complément nutraceutique ACEMg, dans le cadre explicite d’une « préservation ou amélioration de l’audition en cas de perte auditive neurosensorielle non liée à une infection virale ». «Ce nouveau brevet est plus qu'une étape juridique, c'est un grand pas en avant pour la santé auditive et qui consacre plus de deux décennies de recherches », se réjouit Barry Seifer, fondateur et PDG de la société Soundbites PBC. Et les perspectives s’annoncent encore plus prometteuses pour l ACEMg, disponible en libre accès aux États-Unis depuis de nombreuses années sous forme de capsules: d’autres études sont actuellement en cours pour en évaluer son potentiel dans la prise en charge des symptômes de l’acouphène, de l’hyperacousie et de la sensibilité auditive, ainsi que sur la réduction du risque de démence chez les patients atteints de troubles auditifs. SUIVANT PRECEDENT

  • Faut-il nettoyer soi-même ses appareils auditifs ? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Faut-il nettoyer soi-même ses appareils auditifs ? 8 mars 2024 Publié le : Les appareils auditifs de dernière génération sont si petits que nombre de malentendants hésitent à procéder eux-mêmes à leur nettoyage. Un entretien quotidien est pourtant indispensable pour maintenir les appareils en bon état de marche. Ils sont portés en permanence 7 jours sur 7 et parfois même 24h sur 24. Logique, ils sont indispensables à tout malentendant qui souhaite retrouver tout ou partie de son audition, et nombre d’études ont démontré à quel point l’appareillage auditif permettait également de limiter le risque de survenue d’un déclin cognitif, l’âge venant. Seulement voilà : qu’ils soient à l’intérieur de l’oreille ou au-dessus du contour de l’oreille, les appareils auditifs se salissent, en raison des poussières, mais aussi des sécrétions de cérumen. Et les conséquences en sont inévitables : faute d’un nettoyage approprié, ils s’encrassent avec le temps et leurs orifices étant obturés, ne rempliront plus leur fonction. Tous les soirs Selon les audioprothésistes, il est recommandé de procéder à un nettoyage simple tous les soirs au retrait de l’appareil et de faire un nettoyage approfondi une fois par semaine, voire plus fréquemment selon la quantité de cérumen produite par le malentendant. « Il est important que le malentendant ait une certaine autonomie pour nettoyer lui-même son appareil explique Olivier Gaches, audioprothésiste à Lausanne. L’un des rôles de l’audioprothésiste est d’ailleurs de lui enseigner les gestes simples et adaptés à ses capacités pour cet entretien régulier ». Chaque soir, le malentendant devra donc inspecter le corps de son appareil, sa « carrosserie » en quelque sorte, puis l’essuyer avec un mouchoir en papier doux et vérifier si la sortie de l’écouteur n’est pas bouchée. Si tel était le cas, il faudrait attendre le lendemain que le cérumen ait séché et le brosser délicatement pour l’éliminer. Enfin, il faut stocker la nuit l’appareil dans un gobelet déshydratant ou une station de séchage électrique pour prévenir les risques de dommages dus à l’humidité. Pour les appareils rechargeables, le dégagement de chaleur du processus de charge permettra d’ailleurs spontanément cet assèchement. Service complet chaque semaine Au-delà de cet entretien quotidien, un entretien hebdomadaire plus poussé est indispensable : « Il faut effectuer une fois par semaine un service plus complet avec désinfection de la partie qui s’insère dans le conduit auditif, en utilisant des lingettes ou un spray désinfectant, tout en faisant attention à ne pas inonder de produit désinfectant l’écouteur de l’appareil sous peine de risque de panne », ajoute encore Olivier Gaches, qui précise : « Il s’agira aussi de contrôler le filtre pare-cérumen à l’extrémité de la sortie écouteur et de le remplacer le cas échéant. Enfin, pour les appareils micro-contours d’oreille à écouteur déporté, il sera nécessaire de démonter le dôme pour le nettoyer et le désinfecter. D’ailleurs il existe des bacs à ultra-sons qui permettent de nettoyer efficacement les dômes ou les embouts/coques sur mesures ». Et de terminer : « Il conviendra également de brosser avec une brosse sèche les grilles d’entrées des microphones ». Enfin et cela reste important, en plus de cet entretien, il est vivement conseillé de se rendre tous les 3 mois chez son audioprothésiste pour faire nettoyer ses appareils auditifs de manière professionnelle grâce à du matériel spécifique, en particulier un système d’aspiration qui permettra un nettoyage plus efficace et approfondi. SUIVANT PRECEDENT

  • L’initiative pour une redevance à 200 francs menace-t-elle le sous-titrage ? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine L’initiative pour une redevance à 200 francs menace-t-elle le sous-titrage ? 20 février 2023 Publié le : Alors qu’est lancée une initiative pour diminuer la redevance à 200 francs par ménage, le directeur de la Radio-Télévision suisse a averti : en cas d’acceptation, certaines prestations « essentielles » pourraient être touchées. Voilà une initiative qui fait trembler la SSR, société mère de la Radio-télévision suisse (RTS). Et pour cause : si elle venait à être adoptée, elle se traduirait par une baisse drastique des ressources de l’entreprise. Lancée l’année dernière par l'UDC, l'Union suisse des arts et métiers (USAM) et les Jeunes PLR, l’initiative, intitulée « 200 francs, ça suffit! » prévoit ainsi : « La Confédération perçoit une redevance de 200 francs par an, exclusivement auprès des ménages privés. Les personnes morales, les sociétés de personnes et les entreprises individuelles ne paient aucune redevance ». Pour tout un chacun donc, la redevance passerait de 335 francs à 200 francs, une baisse substantielle pour les ménages et bien sûr… pour les recettes de la RTS, estimée à 50% par l’entreprise. Une perspective qui, on s’en doute, ne réjouit pas le patron de la RTS, Gilles Marchand, qui monte déjà au créneau, alors que la récolte des signatures bat son plein. « Prestations touchées » Dans une interview accordée au journal Le Temps le 21 janvier dernier, il avertissait ainsi : « Par définition, le service public est généraliste et il ne choisit pas son public en fonction, par exemple, de la publicité. Nous travaillons pour tout le monde. Que diriez-vous si nous devions abandonner la langue des signes et le sous-titrage pour les malentendants, des services aussi essentiels que coûteux ? » En cas d’acceptation de la redevance à 200 francs, la RTS pourrait donc devoir « tailler » dans ses prestations à destination des sourds et malentendants, dont le coût s’élève à une moyenne de 17 millions de francs par an. « Comme l’ensemble de l’offre proposée aujourd’hui, ces prestations seraient également touchées si l’initiative « 200 francs, ça suffit » devait être acceptée » , explique Sibylle Tornay, porte-parole de la SSR. La SSR a pourtant consenti de gros efforts ces dernières années en matière de sous-titrage et d’accessibilité pour les personnes handicapées sensorielles. Elle sous-titre aujourd’hui 80 % de son offre télévisée linéaire et s’est même engagée à sous-titrer 100% de ses émissions rédactionnelles diffusées à la télévision, d'ici à 2027. Gamme élargie « Il s’agit d’un effort volontaire de la SSR, détaille Sibylle Tornay, puisque la loi sur la radio et la télévision précise que les diffuseurs de programmes de télévision nationaux ou destinés aux régions linguistiques doivent rendre accessibles aux personnes atteintes de déficiences sensorielles une proportion appropriée de leurs émissions, sans toutefois préciser de nombre ou de pourcentage». Et de préciser : «En tant qu’entreprise de service public, il est en effet important que l'accès à nos contenus soit amélioré continuellement pour tout le monde. C'est la raison pour laquelle nous élargissons plus encore la gamme de nos prestations ». Contactée, une ancienne cadre de la RTS tempère néanmoins les propos de Gilles Marchand : « C’est sûr que l’acceptation de l’initiative par le peuple imposerait des choix difficiles à la RTS explique-t-elle. Mais pour l’instant, les propos de Gilles Marchand me semblent plutôt s’inscrire dans une stratégie de communication destinée à faire monter la pression dans le cadre de la bataille politique qui s’annonce autour de l’initiative. Et gageons que des économies pourraient être faites ailleurs que dans le sous-titrage… qui représente un investissement très limité en regard du budget global de la SSR ». SUIVANT PRECEDENT

  • Genève: Le Théâtre de l’Usine améliore ses mesures d’accessibilité pour les malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Genève: Le Théâtre de l’Usine améliore ses mesures d’accessibilité pour les malentendants 9 mars 2025 Publié le : Boucle auditive, surtitrage… Le Théâtre de l’Usine de Genève, récemment ouvert après six mois de rénovation, travaille d’arrache-pied pour faciliter l’accessibilité de ses spectacles aux personnes sourdes et malentendantes. Après six mois de travaux de rénovation, le célèbre Théâtre de l’Usine de Genève, centre culturel autogéré depuis 1989, a fait peau neuve, et son agencement a été entièrement repensé afin de permettre non seulement un meilleur accueil du public et des artistes, mais aussi une meilleure accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Dans sa configuration de l’époque en effet, le Théâtre représentait un obstacle pour toutes les personnes vivant avec un handicap qu’il soit physique, sensoriel, mental ou psychique. « La question de l’accessibilité a pourtant toujours été au cœur de notre ADN, explique Ghalas Charara, responsable de l’accueil et des mesures d’accessibilité du Théâtre. Nous avons par exemple été les premiers à instaurer un prix libre tous les samedis pour que les personnes précarisées puissent accéder à nos spectacles. C’est d’autant plus important que les problématiques d’inclusion sont vraiment au cœur de notre programmation. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons fait en sorte que les derniers travaux de rénovation permettent d’améliorer l’accès des personnes en fauteuil roulant.» Large réflexion De fil en aiguille, « une solution à un handicap entrainant une recherche de solutions pour d’autres » , le Théâtre a également entamé une large réflexion pour l’accessibilité des personnes sourdes et malentendantes. «Le handicap auditif est malheureusement un handicap invisible, nous avons donc à notre corps défendant un peu tardé à le prendre en compte en termes d’accessibilité, ajoute Ghalas Charara. Nous entendons bien mettre désormais les bouchées doubles pour rétablir cette injustice». « L’accès à la culture est un droit et il est de notre responsabilité de mettre en place ce qui il faut pour que les personnes en situation de handicap auditif puissent elles aussi bénéficier de nos spectacles », renchérit Ruth Muganga, responsable de la communication du Théâtre de l’Usine. Cet engagement trouve déjà une première matérialisation par la mise en place dès cette année, pour un coût d’environ 15’000 francs, d’une boucle auditive, en lieu et place d’une boucle magnétique, impossible à installer en raison de la proximité du barrage du Seujet, juché sur le Rhône et dont la fonction est de contribuer à réguler le lac Léman. « Nous avons donc privilégié la solution de la boucle auditive via le wifi, détaille Ghalas Charara. Grâce à des micros supplémentaires disposés dans la salle, la personne pourra entendre directement dans son appareil auditif. Nous procèderons aux premiers tests en situation réelle lors de notre prochain spectacle Terminale Hysteria, prévu du 28 au 30 mars prochains ». Surtitrage L’autre grand chantier est celui du surtitrage. Forts d’une première expérience réussie l’année passée dans la traduction surtitrée d’un spectacle du portugais à l’anglais et au français, des services de surtitrage devraient être proposés très rapidement au public ayant un déficit d’audition. « Même si ce ne sera pas possible pour tous les spectacles en raison des spécificités de chaque mise en scène, nous avons l’ambition d’étendre au maximum le surtitrage aux sourds et malentendants». A terme, et en fonction des finances disponibles, le Théâtre aimerait même pouvoir engager une personne capable de signer en langue des signes afin de favoriser l’accueil de personnes qui n’oralisent pas. Afin d’en informer le public le plus large possible, toutes ces mesures, y compris celles développées pour d’autres publics comme les personnes ayant un déficit visuel et qui bénéficient elles-aussi de mesures d’accessibilité spécifiques, feront l’objet d’une large diffusion par les canaux usuels : site internet, newsletter, réseaux sociaux. www.theatredelusine.ch SUIVANT PRECEDENT

  • A Genève, l’EMS Les Mouilles s’adapte à ses résidents malentendants et sourds | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine A Genève, l’EMS Les Mouilles s’adapte à ses résidents malentendants et sourds 26 juillet 2024 Publié le : Sensibilisation et formation du personnel, adoption d’une signalétique appropriée… Depuis le début de l’année, cet EMS qui accueille près de 80 résidents, a mis en place une série de mesures destinées à faciliter l’interaction avec les seniors malentendants. Dans le monde du 4ème âge et des EMS, la question se pose depuis de très nombreuses années, tant problématique de la solitude et de l’isolement des aînés sourds et malentendants en maison de retraite revêt une acuité particulière. Pour y remédier, différents projets, dont l’idée de créer un EMS romand qui leur serait destiné, ont été esquissés puis abandonnés. A Genève, à l’EMS Les Mouilles, c’est depuis le début de l’année, un projet de petite ampleur, mais très prometteur qui a vu le jour. « Nous sommes et restons un EMS généraliste et ouvert à tous, mais qui désormais propose une sensibilité particulière à la question de la malentendance. Grâce à notre ergothérapeute, nous étions déjà sensibilisés aux questions d’accessibilité d’une manière générale, mais nous avons fait un pas en avant supplémentaire pour tout ce qui relève de l’audition » explique Laurent Beausoleil directeur général de la maison de retraite (à droite sur la photo), située dans le quartier du Petit-Lancy. Accompagnement Ce pas en avant particulier se traduit par la mise en place de plusieurs dispositifs d’accompagnement pour les seniors sourds et malentendants. « L’ensemble de nos collaborateurs dans tous les services, soit près de 80 personnes tout de même, suivent régulièrement une courte formation de sensibilisation à la langue des signes de base, en attendant d’autres mode de communication, détaille Pascale Covin, la responsable des soins (à gauche sur la photo). En outre, nous avons fait l’acquisition de tablettes pour permettre la communication écrite, tout en adaptant la signalétique dans l’ensemble de notre établissement ». Et ce n’est pas tout, puisque l’établissement envisage également d’engager une animatrice malentendante qui viendra assurer, quelques heures par semaine, des activités ouvertes à tous. Comme souvent, ce projet a commencé par un concours de circonstances, lié à la présence d’une infirmière elle-même sourde, Tanya Sebaï devenue dans l’intervalle référente surdité aux Hôpitaux Universitaires de Genève. « C’est elle qui nous a soufflé l’idée qu’offrir la possibilité à des seniors sourds ou malentendants de se regrouper pour vivre et d’échanger dans un seul et même EMS pouvait représenter un énorme gain de qualité de vie pour eux, se souvient Pascale Covin. On a tout de suite adhéré au projet et c’est grâce à sa collaboration et celle de Françoise Rickli, interprète, que cette belle aventure a pu voir le jour ». Pas d’unité spécialisée Petite nuance de taille : l’EMS a tenu à ne pas mettre en place d’unité spécialisée réservée uniquement aux malentendants et sourds. « Non seulement nous sommes adeptes de la mixité et du vivre-ensemble, commente le directeur Laurent Beausoleil, mais nous privilégions aussi les projets de petite envergure que nous pouvons financer sur nos fonds propres. C’est du reste la raison pour laquelle nous nous sommes contentés de diffuser l’information auprès de la fédération suisse des EMS, des services sociaux et des associations pour que les personnes sourdes ou malentendantes puissent prendre connaissance de la spécificité de ce que nous offrons en matière de perte auditive ». SUIVANT PRECEDENT

  • Appels d’urgence: un accès facilité pour les malentendants! | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Appels d’urgence: un accès facilité pour les malentendants! 17 septembre 2025 Publié le : En juin dernier, le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) a lancé une vaste consultation avec les cantons, les partis, les associations regroupant les communes et les acteurs du secteur économique, avec pour objectif de modifier l’actuelle ordonnance sur les services de communication. Ce projet est important pour les malentendants car il prévoit l’introduction d’une fonctionnalité dite de texte en temps réel dans le cadre des appels d’urgence adressés à la police, aux pompiers ou au services sanitaires. Transmission instantanée Mais de quoi s’agit-il exactement ? Cette nouvelle fonction est en fait basée sur une technologie qui permet de transmettre instantanément un texte pendant un appel d’urgence. « Les messages (adressés aux malentendants, ndlr) s’afficheront caractère par caractère au fur et à mesure qu’ils sont écrits pendant l’appel, explique le Conseil fédéral, ce qui permettra une communication plus immédiate qu’avec un message traditionnel ». En matière d’appels d’urgence, les personnes malentendantes sont jusqu’à présent désavantagées. Elles ne peuvent en effet pas appeler directement les services d’urgence et disposer de toutes les fonctionnalités habituelles, puisqu’elles doivent en effet passer par un service de relais mis à disposition dans le cadre du service universel, et qui transmet les appels d’urgence à une centrale d’alarme. Or, ce relais fait perdre un temps précieux, en particulier dans les situations d’urgence. Une fois la procédure de consultation terminée en octobre prochain, puis avalisée, il faudra compter avec un délai de mise en œuvre, une numérisation complète des réseaux de télécommunication étant un prérequis indispensable pour que le texte puisse être transmis aux organisations d’urgence. En outre, les centrales d’alarme devront acquérir l’équipement nécessaire et former leur personnel. Pas uniquement pour les malentendants A noter que l’introduction de la fonctionnalité « texte en temps réel » ne simplifie pas l’accès uniquement pour les personnes malentendantes. Elle peut également être utilisée par le grand public lorsque l’usage de la parole est impossible ou limité, comme en cas d’environnement bruyant ou pour d’autres raisons, par exemple en cas de violence domestique, de blessures ou de réactions allergiques, etc. SUIVANT PRECEDENT

  • Un espoir pour le traitement de la Maladie de Ménière | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Un espoir pour le traitement de la Maladie de Ménière 15 décembre 2024 Publié le : Un laboratoire américain annonce des résultats très prometteurs pour une molécule qui atténuerait deux symptômes majeurs de cette maladie marquée par d’invalidantes crises de vertiges : la perte auditive et les acouphènes. La perte auditive en est un des symptômes majeurs. Mais de loin pas le seul. La maladie de Ménière, qui touche deux personnes sur mille en Suisse, est une affection de l’oreille de cause inconnue à ce jour et qui se manifeste, outre la surdité, par des crises de vertiges rotatoires (l’impression que tout tourne) et des acouphènes, comme des bourdonnements des tintements et des sifflements. Légèrement plus fréquente chez les femmes, elle apparaît entre 20 et 50 ans, atteint en général une seule oreille et peut se révéler particulièrement invalidante. Et pour cause, les accès de vertiges sont souvent précédés de maux de tête intenses, et surviennent brutalement au point de gêner durablement la vie de ceux qui en souffrent. Peu de traitements Problème : la médecine offrait jusqu’à présent peu de possibilités de traiter la maladie de Ménière, si ce n’est par un traitement épisodique des symptômes : régime pauvre en sel, anti-vomitifs, diurétiques, vasodilatateurs, ou par une prise en charge chirurgicale qui, si elle permettait de mettre un terme aux vertiges, avait le lourd inconvénient de péjorer la perte auditive. Une lueur d’espoir cependant : le laboratoire américain Sound Pharmaceuticals , spécialisé dans l’élaboration de produits thérapeutiques des pertes auditives, a annoncé le passage aux essais cliniques de phase 3 (les derniers avant une éventuelle commercialisation) pour le SPI-1005, un traitement anti-inflammatoire oral contre la maladie de Ménière, après des tests menés entre 2022 et 2024 portant sur environ 200 patients et qui ont montré des améliorations significatives pour deux de ses symptômes majeurs : la perte auditive en particulier dans les basses fréquences, et les acouphènes. A confirmer « Nous remercions tous les patients qui ont participé à cet essai crucial », a déclaré le Dr Jonathan Kil, co-fondateur et PDG de la société Sound Pharmaceuticals. Le SPI-1005 est le seul médicament expérimental testé en phase 3 pour améliorer la perte auditive, les acouphènes et/ou les vertiges au cours des trois dernières années ». « Ces résultats doivent être confirmés par les essais cliniques en cours, tempère un ORL genevois. Mais s’ils sont à la hauteur des promesses, ils annoncent une vraie révolution dans la prise en charge et le traitement de la maladie de Ménière, pour laquelle nous étions jusqu’à présent plutôt démunis ». SUIVANT PRECEDENT

  • En Angleterre, un chat primé pour son aide à sa maîtresse malentendante | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine En Angleterre, un chat primé pour son aide à sa maîtresse malentendante 26 avril 2024 Publié le : C’est la BBC, la chaine publique britannique qui rapporte cette belle histoire. Un chat anglais vient en effet de se voir décerner une très belle récompense, puisqu’il a obtenu en juillet dernier à Londres, le prix national «Chat de l’année» délivré par l’association «Cats Protection», dédiée au sauvetage et à la prise en charge des chats errants. Son fait d’armes ? Le soutien quotidien qu’il apporte à sa propriétaire Geneviève, âgée de 68 ans et profondément malentendante. Car Zebby, c’est son nom, n’est au fond rien d’autre qu’un chat d’assistance qui avertit sa maîtresse chaque fois que le téléphone sonne ou que quelqu’un sonne à la porte. Aucune formation « Sans mon appareil auditif, je n’entends rien, et il est difficile de vivre seule, en particulier dans un lieu où on se sent isolé a déclaré Geneviève. Je n'avais jamais vraiment réalisé à quel point c'était particulièrement préoccupant la nuit, jusqu'à ce que je me fasse cambrioler au milieu de la nuit. Mais maintenant j’ai Zebby pour m’aider. Il vient me toucher lorsque le téléphone sonne, je peux alors allumer mon aide auditive et mon haut-parleur et prendre l’appel. La nuit, s’il y a un bruit inhabituel, il me frappe sur la tête pour me réveiller et me le faire savoir. » Le plus surprenant dans cette belle histoire est que Zebby n’a suivi aucun dressage spécifique pour assurer le rôle désormais indispensable qu’il joue auprès de sa maîtresse. « Je suis tellement fière que Zebby ait pu montrer à quel point les chats peuvent être intuitifs et attentionnés, et quel effet positif ils peuvent avoir sur la vie des gens. Je ne peux pas imaginer la vie sans lui et je suis ravie qu’il ait été honoré aux National Cat Awards. Vivre seule et être sourde signifie que la vie pourrait être solitaire, mais pas avec Zebby à mes côtés – c’est mon héros », a encore déclaré Geneviève. 4 finalistes Ce superbe matou noir et blanc âgé de deux ans faisait partie des 4 finalistes de sa catégorie, choisis parmi des centaines d’autres chats. « Dès son inscription, nous avons compris que Zebby était particulier a expliqué Ashley Fryer, patronne de la compétition. Il est clairement dévoué à Geneviève, et son histoire avec sa maîtresse met en lumière le lien puissant qui existe entre les humains et leurs chats ». SUIVANT PRECEDENT

  • Les Suisses et la perte auditive en 2022 | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Les Suisses et la perte auditive en 2022 27 juillet 2023 Publié le : La dernière enquête EuroTrak 2022 de l’association des fabricants d’aides auditives européens vient d’être publiée. Les chiffres pour la Suisse sont connus. Depuis 2009, l’association des fabricants d’aides auditives européens (Ehima) livre, à travers ses enquêtes EuroTrak, une photographie de la perte d’audition et de la réhabilitation auditive en Europe, et en Suisse. Via l’Association suisse des fournisseurs d'aides auditives , la Suisse a ainsi participé aux enquêtes en 2012, 2015, 2018 et 2022, date des dernières données EuroTrak disponibles. Les chiffres de cette dernière année , récemment rendus publics sont basés sur une enquête en ligne menée auprès de près de 15'000 Suisses et complétés par des entretiens obtenus auprès de 1300 personnes dont 800 équipées d’appareils auditifs. S’ils s’inscrivent dans la lignée de ceux obtenus lors des précédentes études, les résultats présentent tout de même un chiffre surprenant, sans qu’on puisse l’expliquer. Ainsi 7,4% des personnes interrogées ont déclaré présenter une perte auditive, un chiffre en baisse puisqu’il était de 8,8% il y a dix ans. A noter que cette baisse de la prévalence est particulièrement notable chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Le nombre des personnes appareillées en revanche est en augmentation 46% des malentendants déclarent y avoir recours, contre 39 en 2012, le taux d’utilisation des appareils augmentant avec l’importance de la perte auditive. Amélioration de la qualité de vie 30% des personnes sondées ont pu effectuer un test auditif au cours des 5 dernières années, en général auprès de leur médecin généraliste, alors que la moitié seulement des médecins recommandent le recours à une aide auditive en cas de perte auditive. Les porteurs d’appareils auditifs reconnaissent qu’une bonne ouïe et les aides auditives augmentent les chances des malentendants d’être promus, d’obtenir un bon emploi voire un meilleur salaire. 94 % des propriétaires d’appareils auditifs en activité ont en outre admis que leurs aides auditives sont utiles dans leur travail. Les propriétaires d’appareils auditifs auraient également moins de risques d’être déprimés contrairement à ceux qui n’en utilisent pas. Ces derniers seraient également plus sujets à la fatigue. « 42% de tous les malentendants pensent que la perte auditive pourrait être liée à dépression et/ou troubles du sommeil », note l’étude. D’une manière générale enfin, 98% des propriétaires d’aides auditives déclarent que leurs appareils ont « parfois » amélioré leur qualité de vie. A noter enfin que ces chiffres sont à prendre avec une relative circonspection, les enquêtes EuroTrak étant basées sur les simples déclarations des personnes interrogées. SUIVANT PRECEDENT

  • Spokeo, un casque qui améliore l’écoute des seniors malentendants | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Spokeo, un casque qui améliore l’écoute des seniors malentendants 21 juillet 2025 Publié le : Conçu par une entreprise française, ce casque primé par le célèbre concours Lépine qui récompense les inventions les plus innovantes, transmet le son simultanément par voie aérienne et par voie osseuse. Une aide précieuse pour les malentendants les plus âgés. Que de chemin parcouru depuis la mise au point du bon vieux cornet acoustique à la fin du 17esiècle ! Depuis, le monde des amplificateurs sonores n’a en effet cessé d’évoluer et de se complexifier pour aboutir à des dispositifs de plus en plus performants. Et la dernière innovation en date, appelée Spokeo, promet des évolutions encore plus significatives. Mis au point par une entreprise française et commercialisé depuis quelques mois, Spokeo est un dispositif breveté, constitué d’un micro-cravate, porté par la personne qui s’exprime, et d’un casque, porté par la personne qui écoute. Le micro capte, filtre, amplifie et améliore la voix du locuteur qui est ensuite transmise directement à l’intérieur du casque. Et c’est là qu’intervient l’innovation qui permet un rendu sonore époustouflant. Car c’est en effet par deux voies complémentaires que le casque transmet à son tour le son reçu: une voie aérienne classique par ondes sonores via le tympan, et une autre, par conduction à travers les os du crâne. « Il y a deux chemins différents de transmission, détaille Raphaël Zakine co-fondateur de l’entreprise éponyme qui a conçu et commercialise le dispositif. Lorsque les deux chemins fonctionnent, on obtient vraiment un son de qualité exceptionnelle et bien entendu sans décalage de phase dans l’écoute. Si un seul des deux chemins fonctionne, le son arrive malgré tout à son destinataire qui voit malgré tout son écoute significativement améliorée ». Né d’une frustration… Spokeo est né d’une expérience de terrain. Les deux fondateurs, Raphaël Zakine et Michael Uzzan, actifs durant deux décennies dans le domaine de la vision pour personnes âgées dépendantes en maison de retraite ou à domicile, ont ainsi fait le constat que cette population n’était soit carrément pas appareillée, soit délaissait ses appareils auditifs, jugés trop compliqués à gérer. « C’est de la frustration de ces personnes qu’est né Spokeo», explique Raphaël Zakine qui ajoute : « Spokeo est bien sûr destiné aux personnes ayant une perte auditive, mais nous avons choisi de cibler en premier lieu leur entourage personnel ou professionnel, car nous considérons que le handicap auditif conduit à une relation perdant-perdant, tant l’entourage est aussi impliqué et impacté». Résultat : en France, son principal marché pour l’instant, Spokeo rencontre un véritable succès auprès des proches de malentendants âgés en situation de dépendance, mais aussi des professionnels de la santé et du soin, ainsi que de tous les établissements de santé, hôpitaux, cliniques etc. qui n’hésitent pas à y avoir recours pour interagir avec leur public cible. Bien entendu, il arrive fréquemment que des personnes fassent elles-mêmes l’acquisition du dispositif : Spoeko est en effet équipé du Bluetooth qui permet de le connecter à tous les types d’appareils, télévision, tablettes, radios, smartphones, livres audio etc. Evolutions attendues « Spokeo n’a pas vocation à remplacer les appareils auditifs et il n’est pas du tout destiné à ceux qui sont satisfaits de leurs appareils, résume Raphaël Zakine. Il a principalement deux objectifs : l’un ponctuel et conversationnel, grâce au micro, et l’autre un usage de loisirs ». Commercialisé en ligne dans une bonne partie de l’Europe, y compris la Suisse où il rencontre une notoriété certaine, le dispositif est appelé à évoluer dans les prochaines années. Des recherches sont actuellement menées pour permettre, soit d’associer plusieurs casques à un seul micro – un must pour les professionnels de l’animation en EMS- , et vice versa, plusieurs micros à un seul casque, très utile dans le cadre par exemple des rencontres familiales. L’introduction de l’intelligence artificielle qui suggèrerait des réponses à un utilisateur présentant à la fois une perte auditive et des troubles cognitifs et mémoriels, est également attendue dans les mois et années à venir: « Nous sommes encore en phase de test, mais cela fonctionne de manière diabolique et représentera une vraie béquille cognitive pour combler les lacunes mémorielles de cette population », se réjouit Raphaël Zakine. Renseignements : www.myspokeo.com SUIVANT PRECEDENT

  • Ressentir la musique quand on est malentendant… | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Ressentir la musique quand on est malentendant… 22 juin 2025 Publié le : Depuis deux ans, la Haute Ecole de Musique Vaud-Valais-Fribourg, dite HEMU, mène un passionnant projet de recherche intitulé SensiMUS, qui vise, lors des concerts, à questionner la pertinence de l’usage de gilets vibrants par le public malentendant. Depuis quelques années, de plus en plus d’institutions musicales, en Europe et en Suisse, proposent au public en perte auditive d’assister à leurs concerts en se munissant de gilets vibrants. Ces gilets, portés sur le dos ou le torse, traduisent les fréquences sonores en vibrations transmises par plusieurs points de contact. Depuis l’emplacement de son choix dans la salle, chacun peut ainsi de ressentir la musique dans son corps et accéder à une expérience sensorielle unique et particulière. « C’est ce constat qui a été à l’origine de la première partie du projet de recherche SensiMUS que j’ai lancé à la Haute Ecole de Musique de Lausanne, explique Thierry Weber enseignant à la HEMU et responsable du projet. Ces gilets vibrants étaient souvent présentés comme des outils magiques - onéreux du reste -, mais personne ne s’est vraiment interrogé sur le résultat de la démarche ». Collaboration avec le Sinfonietta de Lausanne C’est donc avec pour ambition de documenter les étapes et les enjeux de la mise en place de cette innovation sociale, à l’origine conçue pour des joueurs de jeux vidéo, que SensiMUS 1 a été lancé durant l’année académique 2023-2024. Durant toute la première phase du projet de recherche, une assistante a ainsi accompagné des personnes sourdes ou malentendantes lors des concerts de l’orchestre Sinfonietta de Lausanne, qui depuis des années, propose l’option des gilets vibrants dans le cadre d’une très volontariste démarche d’inclusivité. La chercheuse a observé et questionné le public sourd ou malentendant dans deux contextes différents, soit en compagnie d’un public « classique », soit uniquement en compagnie des personnes ayant le même handicap. « Cette première étape nous a permis d’aboutir à un constat très intéressant, note Thierry Weber. Il est apparu que les gilets vibrants donnent aux personnes sourdes ou malentendantes plus un sentiment de considération sociale qu’une véritable expérience sensorielle, et ce surtout en raison des carences techniques de ces derniers ». Dès la rentrée académique de septembre 2024, la 2èmephase du projet, dite SensiMUS2 a ensuite été lancée. Il s’agissait toujours d’explorer l’expérience musicale des personnes sourdes et malentendantes et d’interroger la place de la musique classique dans leur perception du monde, mais cette fois avec d’autres dispositifs que les gilets vibrants. Divers dispositifs « Nous avons réuni des étudiants de la HEMU avec des personnes sourdes et malentendantes et, depuis septembre 2024, chaque mois au cours de sorties, le groupe teste différents dispositifs mis à disposition : des ateliers vibratoires, un choix d’œuvres racontant des histoires, etc». Spécifiquement destiné aux personnes sourdes ou malentendantes, le concert « La danse macabre », proposé par la HEMU le 15 mai dernier a eu valeur de test grandeur nature : le public – une quarantaine de personnes – s’est vu proposer une multitude d’outils et de stratégies d’écoute, allant des planchers vibrants et des instruments vibrants à distance, aux ballons gonflables ou à des formes géométriques projetées sur des rideaux, en passant par l’usage de la langue des signes ou du LPC. « La vérité est que pour l’instant nous ne savons pas encore ce qui est optimal pour ce public, conclut Thierry Weber. A l’issue du concert, nous avons également interrogé toutes les personnes présentes et une fois l’analyse des réponses effectuées d’ici cet automne, nous établirons un protocole à l’intention des différentes institutions musicales afin qu’elles recourent à des outils véritablement dédiés aux personnes sourdes et malentendantes, et pas forcément aux gilets vibrants. » SUIVANT PRECEDENT

  • L’EPFL a mis au point un implant cérébral qui promet de mieux restaurer l’audition | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine L’EPFL a mis au point un implant cérébral qui promet de mieux restaurer l’audition 22 mai 2025 Publié le : Des chercheurs de l’EPFL ont mis au point un implant auditif cérébral souple qui s’adapte à la forme du cerveau et présage d’une excellente restitution de l’audition. Si les premiers résultats observés sur des singes sont très encourageants, les applications cliniques chez les humains prendront encore de nombreuses années. L’implant cochléaire, dont une bonne part de la conception s’est déroulée à Genève, a permis à plusieurs centaines de personnes en Suisse de recouvrer l’audition, avec une qualité de restitution variable, mais également au prix de gros efforts d’apprentissage, avec le soutien d’un logopédiste. Une condition sine qua non à la réussite de toute implantation : l’existence d’un nerf auditif intact et préservé. Pour les malentendants ou sourd dont le nerf serait atteint ou endommagé, la médecine avait recours à des implants auditif du tronc cérébral. Seulement voilà : trop rigides, la pose de ceux-ci conduisait à de nombreux effets secondaires, tels que des vertiges ou des contractions faciales, avec à la clé, des sons vagues, et même des paroles perçues comme étant peu intelligibles. C’est là qu’intervient une découverte majeure : un implant auditif cérébral souple et ultra fin, récemment mis au point par le laboratoire d’interfaces bioélectroniques souples (LSBI) de l’EPFL. « Composé d’électrodes en platine de l’ordre du micromètre intégrées dans une couche de silicone, il forme un dispositif flexible de seulement quelques fractions de millimètre d’épaisseur. Cette approche novatrice, publiée dans Nature Biomedical Engineering, permet un meilleur contact avec les neurones, réduisant ainsi l’activation de nerfs non ciblés et les effets secondaires associés » explique la prestigieuse école dans un communiqué publié en avril dernier. Etape cruciale « Concevoir un implant souple qui s’adapte véritablement à l’environnement du tronc cérébral est une étape cruciale pour restaurer l’audition chez les personnes ne pouvant pas utiliser d’implants cochléaires. Nos résultats chez le macaque sont très encourageants pour une future application clinique et ils ouvrent la possibilité d’offrir une audition plus riche et plus précise », explique encore Stéphanie P. Lacour, responsable du LSBI. « Notre objectif principal était d’exploiter les interfaces bioélectroniques souples pour améliorer la proximité entre l’électrode et les cellules nerveuses afin d’obtenir une audition à haute résolution », ajoute Alix Trouillet, ancienne postdoctorante à l’EPFL et première coautrice de l’étude. « Si la matrice d’électrodes suit naturellement la courbure du tronc cérébral, les seuils d’activation sont abaissés, permettant ainsi de diminuer l’amplitude de la stimulation et maintenir plus d’électrodes actives. » L'un des résultats remarquables de l’étude est l’absence d’effets secondaires notables, notent les chercheurs qui constatent que dans la gamme de courants électriques testée, l’animal n’a montré aucun signe d'inconfort ou de contractions musculaires autour du visage, ce dont se plaignent souvent les utilisateurs d’implant auditif du tronc cérébral. SUIVANT PRECEDENT

  • Pourra-t-on soigner les surdités grâce aux nanoparticules? | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine Pourra-t-on soigner les surdités grâce aux nanoparticules? 7 septembre 2024 Publié le : À l’aide de nanoparticules aimantées, un chercheur américain ambitionne de pouvoir transporter les médicaments directement à l’intérieur de l’oreille interne. Son projet de recherche révolutionnerait ainsi la prise en charge médicamenteuse des pertes auditives. Voici une piste de traitement suffisamment prometteuse pour que le chercheur qui s’y adonne reçoive une bourse d’un million de dollars, versée par l’Institut national américain sur la surdité et les troubles de la communication. Directeur de la division d’oto-neurologie et professeur titulaire à l’université de Cincinnati (USA), spécialisé dans les troubles de l’audition et de l’équilibre, le Pr Daniel Sun ambitionne en effet d’avoir recours à des nanoparticules magnétiques pour traiter la surdité. Mais de quoi s’agit-il exactement? Déjà largement utilisées pour le diagnostic et le traitement de certains cancers, les nanoparticules magnétiques sont des dispositifs de taille nanométrique qui s’insèrent au cœur des cellules et y importent leurs propriétés physiques, ici en l’occurrence leur caractère aimanté. Détectables, et manipulables à distance, elles sont donc stimulables par un champ magnétique extérieur, leur déplacement leur permettant ainsi de faire office de véritable transporteur des substances thérapeutiques vers la cible escomptée. Et c’est là que leur intérêt réside en matière de traitement des surdités, puisque ces nanoparticules peuvent convoyer et déposer les molécules médicamenteuses actives directement au cœur des cellules cibles de l’oreille interne. Vrai potentiel « De nombreux médicaments dotés d’un vrai potentiel pour soigner la perte auditive et la retarder ou même l’inverser sont actuellement en cours d’élaboration. Mais jusqu’à présent, nous n'avions pas de moyens efficaces et non invasifs de les introduire dans l'oreille interne. Les nanoparticules magnétiques pourraient donc servir à les transporter pour les livrer dans l’oreille, ce qui ouvrirait un nouvel horizon de prise en charge et de traitement des surdités » explique le Dr Sun qui ajoute : « Nous cherchons à comprendre comment ces particules pénètrent réellement la membrane qui sépare notre oreille moyenne de l'oreille interne et comment ces particules se dirigent vers les zones de l'oreille interne où nous avons besoin qu'elles se rendent. A moyen terme, nous aimerions nous orienter vers un avenir où les gens, quels que soient leur âge ou leur état de santé, pourront suivre en toute sécurité ces traitements avec ces médicaments prometteurs d'une manière peu invasive et efficace pour traiter leur perte auditive » En dehors des corticostéroïdes, il n’existe actuellement aucun médicament capable de traiter la perte auditive et qui soit approuvé par la Food and Drug Administration, l’agence américaine des médicaments. SUIVANT PRECEDENT

  • «Sorda», un émouvant film espagnol sur la surdité | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine «Sorda», un émouvant film espagnol sur la surdité 13 avril 2025 Publié le : Magistralement mis en scène, ce film signé Eva Libertad évoque avec émotion la difficulté de gérer et de vivre le handicap auditif au sein d’un couple questionné et mis à l’épreuve par sa nouvelle parentalité. Voici un film à ne pas rater et dont on a pu découvrir la version courte en primeur en novembre dernier, lors de la Nuit du court métrage, organisée par l’association Base court basée à Lausanne. C’est désormais la version longue, signée par la réalisatrice et dramaturge Eva Libertad qui est disponible dans les salles et qui vaut le détour tant elle questionne sur la malentendance et les problématiques d’identité qui vont avec. « Sorda » (« sourde » en espagnol) raconte avec délicatesse et subtilité le destin d’Angela, une jeune femme sourde qui, avec son compagnon entendant Ivan, attend un enfant. Tout va mieux dans le meilleur des mondes possibles ? Certainement, tant dans ce couple épanoui et complice, chacun a appris à s’adapter à l’autre. Mais la naissance de l’enfant vient perturber l’équilibre du couple. Et pour cause : le bébé fille à venir sera-t-il sourd ? Dans quel monde devra-t-il évoluer ? Comment faudra-t-il l’éduquer ? Quels liens pourra-t-il développer avec chacun de ses parents ? Le trio parviendra-t-il à former réellement une famille ? Angela pourra-t-elle elle-même s’adapter à cette nouvelle vie ? Magistrale mise en scène Autant de questions auxquelles le spectateur se retrouve lui également confronté, dans ce drame magistralement mis en scène où, la surdité remarquablement suggérée en sons et en images, laisse progressivement place aux questions d’identité sur soi et sa place dans le monde. «Pour construire cette histoire et l’arc narratif d’Angela, je voulais créer un personnage qui soit indépendant et qui soit heureux avec sa vie. Je ne voulais pas créer un personnage compliqué, explique la réalisatrice Eva Libertad au journal j:mag. Je voulais montrer que la relation entre une personne entendante et une personne non-entendante peut générer de l’empathie, mais aussi cette faculté de prendre soin les uns des autres» . Et d’ajouter : «Ce qui arrive à Angela est ce qui arrive à toutes celles et ceux dont la vie se complique. Il arrive qu’en voulant rendre les choses meilleures, on les rend pires. Dans le cas d’Angela, il y a cette impatience qui émerge, cette impatience à pouvoir communiquer avec sa fille. Je trouvais cet aspect très intéressant». Nombreux prix Sur le plan purement cinématographique Sorda est un véritable petit bijou s’inscrivant pleinement dans la grande tradition du cinéma espagnol, à la fois émouvant et souvent cru et réaliste, avec pour résultat pour le spectateur, une vraie immersion dans un monde dont il ignore tout et dont il apprend au fur et à mesure, les codes, les difficultés, les frustrations mais aussi les joies. Le public quant à lui ne s’y est pas trompé : à la célèbre Berlinale de cette année, Sorda a obtenu le prix du public dans la section Panorama, sans compter une bonne trentaine d’autres prix obtenus dans le monde entier. «Sorda», un film d’Eva Libertad, Avec Miriam Garlo, Alvaro Cervantes, Elena Irureta, Joaquin Notario, 2025. Prix du Public, Berlin 2025, Panorama. www.agorafilms.net SUIVANT PRECEDENT

  • A Genève, bientôt un guichet administratif pour les personnes sourdes et malentendantes | FoRom Ecoute

    Retour au Magazine A Genève, bientôt un guichet administratif pour les personnes sourdes et malentendantes 1 décembre 2024 Publié le : Suite une motion déposée il y un an et demi, le Grand Conseil genevois vient d’accepter à l’unanimité le principe de la création d’un guichet unique destiné à soutenir les personnes déficientes auditives dans leurs démarches administratives. La balle est désormais dans le camp du Conseil d’État. C’est un grand pas que le canton de Genève s’apprête à accomplir en faveur de l’inclusion des personnes sourdes et malentendantes. En août 2023 en effet, un groupe de députés emmenés par Francisco Taboada, patron d’une société de gestion et… athlète paralympique en raison d’une cécité qui l’a frappé depuis son plus jeune âge, déposait une proposition de motion invitant le gouvernement genevois à « créer un guichet étatique unique pour les personnes sourdes et malentendantes afin de les soutenir dans leurs démarches administratives ». « Ces personnes n’ont pas de répondants envers qui se tourner en cas de besoin d’information et/ou de soutien, car il n’existe pas de structures adaptées à leur handicap, peut-on ainsi lire dans l’exposé des motifs accompagnant la proposition de motion. Alors qu’il est déjà difficile pour des personnes ordinaires de procéder aux démarches administratives fastidieuses requises par le canton de Genève, il l’est davantage pour les personnes sourdes et malentendantes.». Accès garanti et amélioré « Selon nous, il est important que l'accueil des personnes sourdes et malentendantes au niveau des services publics soit garanti et amélioré, explique le député Laurent Seydoux, qui a cosigné la motion. C’est d’autant plus important lorsque l'on tient compte également des personnes âgées, de plus en plus nombreuses, et qui présentent des troubles de l’audition. D’une manière générale, il est donc important de faire en sorte que l’ensemble des personnes ayant des déficits auditifs se sentent pleinement intégrées dans la société ». Signe du consensus qui entoure cette démarche, la motion a été adoptée cet été, après plusieurs mois de travaux, à l’unanimité des membres de la Commission des affaires sociales chargée de l’étudier, mais aussi à l’unanimité des 75 députés au Grand Conseil présents le jour du vote. « A Genève, ce sont entre 500 et 600 personnes qui sont concernées, hors personnes âgées avec troubles de l’audition » a ainsi expliqué Francisco Taboada, lors de son audition par la Commission des affaires sociales. « Ces personnes connaissent des obstacles qui les empêchent d’effectuer de nombreuses démarches, alors même que les articles constitutionnels au niveau fédéral et cantonal garantissent l’accès aux prestations, quel que soit le handicap ». La balle est désormais dans le camp du Conseil d’Etat qui, d'ici la fin de l'année, doit préparer un rapport à l'intention du parlement comprenant notamment une estimation budgétaire. Si le Grand Conseil accepte, le projet pourra aller de l'avant et des modifications légales ainsi que des augmentations au budget seront déposées. S'il n'est en revanche pas satisfait de la réponse, le délai sera prolongé de 6 mois pour élaborer une réponse à la motion. Mesures concrètes attendues « Cette motion n’est certes pas contraignante, mais j’ai bon espoir pour la suite, pronostique Laurent Seydoux. C’est désormais le Conseil d'État qui doit revenir avec des mesures concrètes. Très vraisemblablement, l’une de ces mesures sera la retranscription des débats du Grand Conseil en langue des signes, inexistante à ce jour. On a longtemps pensé que le sous-titrage suffisait avant de prendre conscience que bien des jeunes ayant des déficiences auditives présentent également des troubles de l’apprentissage qui ne leur permettent pas de lire à une vitesse suffisante ». SUIVANT PRECEDENT

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