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- Une quarantaine de malentendants se sont retrouvés à Yverdon pour apprendre la lecture labiale | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une quarantaine de malentendants se sont retrouvés à Yverdon pour apprendre la lecture labiale 20 octobre 2023 Publié le : Les week-ends d’apprentissage intensif de la lecture labiales organisés par FoRom écoute affichent systématiquement complet. Et pour cause, ils permettent d’avancer plus vite grâce à l’apprentissage en groupe. L’événement fait partie des rendez-vous incontournables que FoRom écoute organise année après année, pour la plus grande satisfaction des participants. Les 14 et 15 octobre dernier, une quarantaine de malentendants de tous âges et en provenance de tous les cantons romands se sont retrouvés au Grand Hôtel des Bains d’Yverdon (VD) pour un week-end entier consacré à l’apprentissage de la lecture labiale. Organisé de main de maître, une navette a même été prévue pour garantir le transfert des participants qui le souhaitaient, ce week-end avait pour objectif de permettre un approfondissement des compétences en lecture labiale, via un apprentissage en groupe, toujours plus agréable et plus efficient. « Un bien fou » « Je retrouve les gens que je connais et aussi les enseignants et cela fait un bien fou », lance un participant. « J’avais déjà suivi un cours il y a une dizaine d’années, ajoute une autre et j’avais vraiment besoin de mettre à jour mes compétences. Ce week-end a vraiment été très utile. Car la lecture labiale est un complément indispensable qui m’aide énormément, soit quand je dois débrancher mon implant cochléaire, soit durant les fêtes et les rencontres à plusieurs où il y a toujours beaucoup de bruit ». Répartis en plusieurs groupes, les malentendants-apprenants, dont un grand nombre participait pour la première fois à ce type de formation, ont ainsi consacré de nombreuses heures à l’apprentissage de la lecture labiale, sous la supervision attentive et bienveillante d’enseignantes entièrement dévouées à leur tâche. Un apprentissage long et exigeant tant la lecture labiale se fonde sur la suppléance mentale et exige d’importantes facultés de concentration. Exigeant « Ce sont des séminaires vraiment très utiles mais quand même bien exigeants, même si nous sommes dans un décor de rêve , conclut un septuagénaire participant manifestement enchanté par l’expérience. Ce matin par exemple, ce n’était pas facile. Il faut donc beaucoup de patience pour avancer et progresser, et surtout multiplier ce type d’événements pour consolider ce que l’on apprend ». Bonne nouvelles, 2 nouveaux week-ends sont d’ores et déjà prévus, les 2-3 et les 16-17 décembre prochains. SUIVANT PRECEDENT
- La perte auditive affecte votre santé cardio-vasculaire | FoRom Ecoute
Retour au Magazine La perte auditive affecte votre santé cardio-vasculaire 14 juin 2025 Publié le : Selon une récente étude britannique, la perte auditive induit un risque plus élevé de développer une insuffisance cardiaque. Et ce, même si l’on est porteur d’un appareil auditif. Si vous souffrez d’une perte auditive, vous présentez probablement un risque plus élevé de développer, un jour, une insuffisance cardiaque. Tel est le constat d’une nouvelle étude britannique publiée dans la revue Heart , qui a cherché à établir un lien entre la santé auditive et la probabilité de développer cette pathologie cardiaque. Cette étude a été basée sur les données de plus de 150'000 participants, dont on s’était précédemment assuré qu’ils étaient indemnes de toute maladie cardio-vasculaire. Après la fin du suivi, l’analyse des données a révélé que près de 3% des participants ont développé une insuffisance cardiaque, ce qui correspond à la prévalence habituelle. Mais le résultat le plus probant est que les individus ayant une perte auditive présentaient un risque accru de 15% de développer cette insuffisance, par rapport au reste de la population observée. Pire encore : chez les personnes appareillées, ce risque s’élève même à 26% ! « La perte auditive peut être un reflet de la santé vasculaire et peut ainsi servir de prédicteur précoce et sensible des maladies cardiovasculaires, y compris l’insuffisance cardiaque" ont ainsi expliqué les chercheurs dans un communiqué. Explications multiples Parmi les pistes pour expliquer une telle corrélation, l’influence des facteurs psychologiques. Selon les chercheurs, la souffrance psychologique, l’isolement et la tendance à ressentir des émotions négatives, trois paramètres liés à la perte auditive, expliqueraient en bonne partie l’augmentation du risque de développer une défaillance cardiaque. D’autres pistes, biologiques cette fois, sont également avancées : très vascularisée, l’oreille interne pourrait être un des premiers organes altérés par des dysfonctionnements cardiaques. La détérioration de l’audition serait ainsi une sorte de signal d’alerte précoce de problèmes cardio-vasculaires systémiques en gestation. On sait en effet de longue date que les troubles de la santé cardiovasculaire ont un impact significatif sur le système auditif. « Il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives d’une telle étude, qui interpelle néanmoins , explique un ORL genevois. Pour ma part, j’en tire en premier lieu un enseignement annexe mais qui me semble fondamental : si elles aident énormément et sont indispensables, les aides auditives ne règlent de loin pas tout. En second lieu, toute personne présentant une perte auditive devrait à titre préventif faire régulièrement contrôler sa santé cardio-vasculaire ». SUIVANT PRECEDENT
- La journée mondiale de l’audition a lieu ce 3 mars | FoRom Ecoute
Retour au Magazine La journée mondiale de l’audition a lieu ce 3 mars 1 mars 2025 Publié le : La traditionnelle campagne menée par l’OMS depuis 2007 veut cette année encourager chacun à protéger son ouïe. Chaque année depuis 2007, le Programme de prévention de la cécité et de la surdité de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Genève, lance une campagne de sensibilisation autour du thème de l’audition, en mettant à disposition des individus, organisations et collectivités publiques un matériel complet de sensibilisation et d’éducation à utiliser lors d’événements coordonnés à travers toute la planète. Chez nous, c’est par exemple Alzheimer Suisse qui a choisi cette journée pour proposer ce 3 mars à 18 heures un webinaire gratuit consacré à « Alzheimer et l’audition ». D’une manière plus générale, et, l’OMS a retenu cette année le thème « Changer les mentalités: à vous de faire des soins de l’oreille et de l’audition une réalité pour toutes et tous!» « L’OMS/Europe insiste sur la nécessité de changer la manière d’envisager les soins de l’oreille et de l’audition, en encourageant chacun, quel que soit son âge, à adopter une démarche proactive dans ce domaine, et à aider les autres à faire de même » explique l’organisation internationale qui ajoute : « L’OMS/Europe encourage chacun à prendre des mesures pour protéger son ouïe des bruits forts, à vérifier régulièrement son audition, à utiliser des appareils auditifs si nécessaire et à soutenir les personnes souffrant d’une perte auditive. Lorsque l’on vous donne les moyens d’agir, vous pouvez contribuer à créer un changement pour vous-même et pour la société ». Deux nouveaux outils A l’occasion de cette Journée mondiale de l’audition, l’OMS va en outre, en association avec l’Union internationale des télécommunications, proposer deux nouveaux outils, nés d’un constat : les enfants et les jeunes sont souvent exposés à des niveaux sonores élevés pendant leur temps libre, et des gestes simples peuvent permettre de protéger leur audition. Le premier outil est ainsi une nouvelle norme mondiale, fondée sur des données probantes, pour une écoute sans risque dans le domaine des jeux vidéo et des sports électroniques. Destinée aux fabricants et utilisateurs d’appareils audio personnels comme les smartphones et les lecteurs MP3, cette norme concerne non seulement les appareils mais aussi les systèmes dont ils font partie, y compris les écouteurs et le casque d’écoute. Elle a pour but de réduire le risque de déficience auditive auquel s’expose l’utilisateur. Le second outil est un module consacré à l’écoute intelligente, à inclure dans les programmes éducatifs des écoles. SUIVANT PRECEDENT
- Aides de FoRom écoute pour l'accès à des appareils auditifs | FoRom Ecoute
Découvrez les aides proposées par Forom Écoute pour les appareils auditifs. Obtenez des informations sur les soutiens disponibles pour financer vos équipements auditifs. Aides disponibles FoRom écoute a mis sur pied, avec un réseau de partenaires, un projet qui vise à permettre l'accès au plus grand nombre des personnes disposant de peu de moyens financiers à des appareils auditifs pour une meilleure qualité de vie. 1/15 Afin de permettre d'appareiller le plus de malentendants possible, ce projet privilégie dans un premier temps une solution visant le réemploi d’appareils auditifs. Comme pour d'autres types d'appareils, ceux-ci sont reconditionnés pour avoir une seconde vie. Vous avez ainsi la possibilité de recevoir un appareil auditif en excellent état et ajusté à vos besoins spécifiques par l'audioprothésiste de votre choix. Les coûts sont pris en charge par FoRom écoute. Dans un second temps, à défaut, en cas d'impossibilité à pouvoir trouver et ajuster un appareil auditif reconditionné à votre oreille et à votre audition, notre fondation examinera la possibilité de vous accorder un soutien financier pour un appareil auditif neuf. Les critères d’octroi sont les suivants : Résidence en Suisse romande Perte auditive globale (sur une oreille ou répartie sur les deux) d’au moins 30%, attestée par un audiogramme Ne jamais avoir bénéficié auparavant d’une aide financière allouée par une personne physique ou morale de droit privé en raison de sa malentendance Analyse des besoins financiers L'offre est destinée aux personnes qui ne disposent pas de moyens financiers suffisants pour l'achat d'appareils auditifs. Lors du traitement de votre demande, si aucun appareil à reconditionner ne peut vous être proposé, FoRom écoute analysera la possibilité de vous faire bénéficier de son fonds d'aide financière directe. Cette aide est octroyée en complément des montants pris en charge par les assurances et les aides sociales. Déposer une demande Pour déposer une demande, veuillez remplir le formulaire ci-dessous (obligatoire) et nous le renvoyer par email ou par courrier postal à l’adresse indiquée sur le formulaire. Veuillez noter que : La demande doit être soumise AVANT l'achat d'un appareil auditif, sur la base d’un devis. Les demandes sont traitées dans l’ordre d’arrivée, tant et aussi longtemps que les ressources sont disponibles. En cas de refus, aucun recours n'est possible. En signant la demande et si un appareil ou une aide financière vous est octroyée, vous vous engagez à contrôler bénévolement au moins une boucle magnétique après avoir reçu votre appareil. Tous les détails et les conditions figurent dans le formulaire de demande. Formulaire demande aide appareils auditifs 2024.07 Partenaires pour les réglages fins des appareils auditifs reconditionnés Afin de faire les réglages pour les personnes qui auront été choisies pour bénéficier d’un appareil recycling à la suite de leur demande à foRom écoute, nous avons conclu divers partenariats avec des audioprothésistes auprès desquels nous pourrons vous adresser en fonction de la proximité de votre domicile pour les réglages fins des appareils auditifs reconditionnés (deuxième phase, après avoir trouvé et réglé un appareil auditif sur la base de votre audiogramme). Grosjean Acoustique SA (canton JU) Delémont Porrentruy Moutier AURIS - cabinet d'audition (cantons VD, GE, VS) en principe, cette activité a lieu dans les locaux des succursales romandes de Auris où les réglages seront faits en faveur du bénéficiaire Auris à Gland (VD) Auris à Vevey (VD) Auris à Lausanne (VD) Auris à Montreux (VD) Auris à Vésenaz (GE) Auris à Vernier (GE) Auris à Crans Montana (VS) D'autres partenariats sont actuellement en cours de négociation et la liste sera complétée au fur et à mesure. N'hésitez pas à consulter régulièrement le site. Faire un don Ces projets peuvent être réalisés grâce à la générosité de donateurs institutionnels et de particuliers. Si vous aussi êtes sensible à cette cause, nous vous invitons à faire vos dons à: FoRom écoute, Avenue Général-Guisan 117, 1009 Pully, IBAN CH08 0900 0000 2000 5658 5, référence « Projets appareil auditifs ». Plus d’infos : Nous soutenir. Aides de FoRom écoute pour l'accès à des appareils auditifs
- Foire aux questions | FoRom Ecoute
Découvrez les réponses aux questions fréquemment posées. ! FAQ
- FoRom écoute: un congrès consacré à la lecture labiale | FoRom Ecoute
Retour au Magazine FoRom écoute: un congrès consacré à la lecture labiale 1 juin 2025 Publié le : Le samedi 24 mai dernier, plus d’une centaine de malentendants en provenance de toute la Romandie ont afflué à Lausanne pour assister au traditionnel congrès annuel de FoRom écoute. La lecture labiale, thème de cette édition, a été plébiscitée par les participants. Un salon plein à craquer ! C’est en effet dans une des magnifiques salles de l’Hôtel Palace Lausanne que s’est déroulé le traditionnel congrès organisé chaque année par FoRom écoute. Et cette fois-ci, c’était carton plein, puisque près de 110 personnes, en provenance de tous les cantons romands ont fait le déplacement dans la capitale vaudoise. Et pour cause, puisque la thématique retenue pour cette édition avait de quoi fédérer le plus grand nombre : « la lecture labiale, une aide bienvenue pour les malentendants ». Art subtil de lire sur les lèvres et/ou de décrypter un message en déchiffrant également les mimiques du visage tout en faisant appel à l’indispensable suppléance mentale, la lecture labiale est, comme la prose de M. Jourdain, spontanément pratiquée par tous les malentendants et sourds, souvent sans même en avoir conscience. Attention extrême Seulement voilà : l’apprendre au travers de cours structurés et assurés par des enseignants spécifiquement formés, permet d’améliorer considérablement ses capacités de compréhension. C’est la raison pour laquelle l’intervention de la principale oratrice de la journée a suscité une extrême attention de la part du public. Enseignante depuis plus de 40 ans, et aujourd’hui à la retraite, Claudine Kumar a en effet au cours d’une intervention très pédagogique et assortie d’un large survol historique, détaillé les fondements théoriques de l’enseignement de la lecture labiale. Un enseignement qui implique non seulement une rigueur irréprochable mais aussi la maîtrise de soubassements méthodologiques qui ont été largement théorisés et développés par de nombreux chercheurs et enseignants depuis plus de 150 ans. Dans la deuxième partie de son intervention, l’oratrice est ensuite revenue sur son propre parcours, présentant au public le résultat et le bilan de ses nombreuses décennies d’expérience. Le clou de la matinée revient enfin à la table ronde qui a vu six personnes malentendantes raconter et expliquer en quoi la maîtrise de la lecture labiale avait pu changer leur vie quotidienne en profondeur, en particulier dans le cadre professionnel. Pour les six témoins qui ont accepté de livrer leur expérience personnelle, la maîtrise de la lecture labiale, quoiqu’ardue et demandant un véritable investissement en termes aussi bien de temps que d’efforts, est incontournable, tant les appareils auditifs ou les implants cochléaires restent insuffisants pour garantir des aptitudes complètes d’interactions sociales ou professionnelles. Financement La matinée, déjà fort riche en enseignements, s’est clôturée par une brève présentation de l’ARELL, l’association romande des enseignantes en lecture labiale qui coordonne le travail de ces professionnelles spécialisées, ainsi qu’une rapide mise en perspective des modalités de financement des cours de lectures labiale : soit par l’AI dans le cas de cours individuels, soit par FoRom écoute qui depuis des années, prend en charge l’organisation et le financement des cours collectifs. Les apports publics étant très limités, c'est grâce à une recherche active de fonds menée par les collaborateurs de la fondation, sous l'impulsion du président Laurent Huguenin, que ce financement permet ainsi de prendre en charge l'intégralité des cours collectifs si appréciés des malentendants et si indispensables à leur progression. Dans l’après-midi, ce fut au tour de l’ingénieur montpellierain Anthony Denux, lui-même enfant de parents sourds, de présenter la solution innovante Reeflect développée par la start-up qu’il a fondée. A l’instar de la lecture labiale, Reeflect, un système de domotique de sécurité fondé sur l’intelligence artificielle qui informe les sourds et malentendants, via des alertes lumineuses spécifiques, de chaque évènement qui survient dans leur domicile, s’inscrit ainsi dans l’écosystème des moyens disponibles pour améliorer les aptitudes de compréhension et d’interaction des personnes sourdes ou malentendantes. Comme toujours, cette très enrichissante journée de congrès s’est terminée par une séance consacrée aux questions du public, qui par sa participation et son engagement, a encore une fois confirmé son vif intérêt pour les très concernantes thématiques qui chaque année depuis plus de 20 ans, lui sont proposées par FoRom écoute. La totalité des interventions de la journée, en dehors de la table ronde consacrée à la lecture labiale pourront très prochainement être intégralement visionnées sur la chaine youtube de FoRom écoute. SUIVANT PRECEDENT
- «La musique, ma grande passion!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «La musique, ma grande passion!» 27 janvier 2023 Publié le : Âgée de 32 ans, laborantine en chimie à l’EPFL, Annabelle Coquoz joue d’un instrument de musique depuis son enfance, malgré une perte auditive très précoce. Après des années consacrées au trombone, la voici qui se met désormais au… violoncelle. Peu de gens le savent. Mais il est tout à fait possible d’être malentendant ou sourd et de… jouer d’un instrument de musique. Malentendante depuis son plus jeune âge, Annabelle Coquoz, âgée aujourd’hui de 32 ans et membre très active de la Commission Jeunesse de forom écoute, joue en effet du… trombone depuis qu’elle a 11 ans. Une passion plutôt familiale d’ailleurs puisque tout le monde chez elle est musicien. « Ma maman ne voulait pas faire de différence avec mes frères et sœur, alors elle m’a mise sur un piano quand j’avais à peine 4 ans » , raconte celle qui vit à Aigle et travaille depuis plusieurs années à l’EPFL, comme laborantine en chimie. Depuis, la musique occupe une part importante de sa vie, elle joue dans une harmonie et dans un orchestre où son handicap auditif passe quasiment inaperçu, participe à des répétitions plusieurs fois par semaine, sans compter ses entraînements à la maison. D’autant que, depuis deux ans environ, elle s’est lancée dans le violoncelle. « C’est une fausse idée de croire que l’on ne peut pas faire de musique avec un handicap auditif explique-t-elle. C’est vrai que j’ai la chance d’avoir entendu entre 0 et 2 ans avant que mon ouïe ne se péjore. Mais jouer de la musique a vraiment quelque chose de reposant, car il n’y a pas besoin d’essayer de se concentrer sur des paroles, mais juste de ressentir des sensations. Par exemple, avec le violoncelle, je ressens beaucoup les vibrations, ce qui m’aide à appréhender la musique lorsque je la travaille ». Perte auditive très jeune Très jeune, dès 2 ans, Annabelle commence à perdre son ouïe, réagit de moins en moins aux bruits et ne répond pas quand on l’appelle. Et le diagnostic est sans appel : perte auditive supérieure à 80% à l’oreille gauche, 50% à droite. Dès 4 ans, elle est appareillée avec en plus un système « BiCROS » qui permet de transmettre tous les sons à l’oreille droite, la moins atteinte. Malgré l’ampleur de sa perte auditive, et de caractère très indépendant, elle suit une scolarité normale sans avoir recours à la moindre aide. Elle choisit ensuite de faire un apprentissage pour obtenir en 2009 un CFC de laborantine en chimie puis décroche une maturité professionnelle et une maturité fédérale. Malgré son aisance, la vie quotidienne n’est pas facile et les effets du handicap auditif se font de plus en plus sentir : fatigue intense, voire épuisement et vertiges la poussent à nouveau à consulter un ORL qui décide de reprendre son dossier à zéro. Et là, elle peut enfin mettre un nom sur la cause de sa surdité : « Syndrome de Pendred », une maladie génétique rare décrite pour la première fois en 1896 par le médecin britannique Vaughan Pendred. Bonne nouvelle cependant, elle est éligible à l’implantation cochléaire et la voilà implantée à son oreille gauche en 2016 à Berne. Elle a 26 ans et l’implant change sa vie : « Bien sûr je ne pourrais pas vivre sans, constate-t-elle. Mais il ne suffit pas. La rééducation a été longue et difficile, et j’ai encore besoin de mon appareil auditif de l’autre côté » . Ses choix de vie, elle les a faits en tenant compte de son handicap. « J’ai choisi de ne pas faire d’études longues et de ne travailler qu’à 80% pour ne pas m’user au travail, même si je suis très contente de mon emploi à l’EPFL, dans un monde de recherche et dans un environnement humain qui tient compte de ma surdité. Mais le plus important pour moi, c’est qu’il me reste du temps à consacrer à la musique !» SUIVANT PRECEDENT
- Une jeune Valaisanne conçoit un kit pour aider les enfants sourds à la piscine | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Une jeune Valaisanne conçoit un kit pour aider les enfants sourds à la piscine 1 décembre 2025 Publié le : Âgée de 23 ans, Claudia Dussex, sourde implantée, a conçu « Minô va à la piscine ». Son objectif ? Aider les maîtres-nageurs et les enseignants à accompagner les jeunes enfants sourds pendant leurs cours de natation. « Tout le monde ne connaît pas la langue des signes ou la langue parlée complétée, c’est pour cela que j’ai essayé de créer un moyen de communication basé essentiellement sur des images et un peu de texte, et donc accessible à tout le monde ». Ce moyen de communication original et créatif, c’est tout simplement un kit pédagogique visuel, intitulé « Minô va à la piscine » et destiné à accompagner les enfants sourds en cours de natation. Et son auteure est à peine âgée de 23 ans. Née sourde des deux oreilles, implantée à gauche à l’âge d’un an et demi, Claudia Dussex est détentrice d’un bachelor en communication visuelle qu’elle vient de décrocher, après 3 ans de formation à la Haute Ecole d’Art et de Design (HEAD) de Genève. Mémoire de fin d’études L’idée de son kit lui est venue lorsque, dans le cadre de son mémoire de fin d’études, elle s’intéresse aux outils de communication destinés aux sourds et malentendants et présents dans les lieux publics. « J’ai analysé différents endroits, cinémas, piscines, écoles, musées, etc. et j’ai constaté qu’il n’y avait rien dans les piscines. Et immédiatement, cela a fait écho à l’expérience de l’enfant que j’étais, et qui avait tant de mal à communiquer avec ceux qui l’accompagnaient à la piscine ». Aussitôt, alliant son vécu de sourde et ses compétences en graphisme, elle se lance dans l’élaboration du prototype de « Minô va à la piscine », si utile aux enfants qui à la piscine, doivent se séparer de leurs implants ou de leurs appareils auditifs. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Destiné aux enseignants et aux maîtres-nageurs dispensant des cours de natation aux enfants de 6 à 10 ans, ce kit se compose en premier lieu de deux fiches informatives à utiliser avant le cours de natation, l’une présentant les règles générales de la piscine, et l’autre, les 9 étapes - et autant de consignes -, qui encadrent le déroulé du futur cours, avant et après le « plouf » dans l’eau. Ces étapes sont du reste, résumées en pictogrammes dans un bracelet en silicone que l’enfant pourra prendre ensuite avec lui à l’intérieur de la piscine. En outre, et pendant le cours, l’enseignant ou le maître-nageur dispose d’un sac contenant des cartes illustrées destinées à préciser visuellement les consignes aux enfants sourds, afin de leur permettre de suivre l’activité comme les autres enfants. Minô le chat Fil conducteur de l’ensemble, le personnage de Minô, le chat que l’on retrouve sur tous les supports du kit. « J’ai moi-même un chat, explique Claudia. Et comme les chats ont peur de l’eau, j’ai utilisé cette contradiction pour créer un personnage qui permet à l’enseignant de montrer que même un chat qui craint l’eau est capable de nager. C’est donc rassurant et encourageant pour les enfants » Très complet, « Minô va à la piscine » a valu la superbe note de 5.5 à sa conceptrice qui n’a pas ménagé ses efforts pour l’élaborer, suivant une classe genevoise durant ses cours de piscine, et testant le prototype auprès d’enfants sourds et de maîtres-nageurs qui l’ont adoubé et plébiscité. Élaboré, pensé, fabriqué, testé et primé, « Minô va à la piscine » est désormais fin prêt pour une nouvelle vie, en dehors du cadre de la formation professionnelle. « Je suis désormais tout à fait prête à le commercialiser, explique Claudia Dussex qui ne manque pas de suite dans les idées. Mon plus grand souhait, ce serait d'avoir une petite entreprise dédiée à Minô, en le déclinant sous forme de goodies (petits objets promotionnels, ndlr). L’étape suivante, ce serait bien sûr de décliner le kit dans d’autres contextes que celui de la piscine, comme par exemple les camps de vacances, le ski, la plage, etc ». www.instagram.com/mino_va_a_la_piscine SUIVANT PRECEDENT
- A Genève, l’EMS Les Mouilles s’adapte à ses résidents malentendants et sourds | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Genève, l’EMS Les Mouilles s’adapte à ses résidents malentendants et sourds 26 juillet 2024 Publié le : Sensibilisation et formation du personnel, adoption d’une signalétique appropriée… Depuis le début de l’année, cet EMS qui accueille près de 80 résidents, a mis en place une série de mesures destinées à faciliter l’interaction avec les seniors malentendants. Dans le monde du 4ème âge et des EMS, la question se pose depuis de très nombreuses années, tant problématique de la solitude et de l’isolement des aînés sourds et malentendants en maison de retraite revêt une acuité particulière. Pour y remédier, différents projets, dont l’idée de créer un EMS romand qui leur serait destiné, ont été esquissés puis abandonnés. A Genève, à l’EMS Les Mouilles, c’est depuis le début de l’année, un projet de petite ampleur, mais très prometteur qui a vu le jour. « Nous sommes et restons un EMS généraliste et ouvert à tous, mais qui désormais propose une sensibilité particulière à la question de la malentendance. Grâce à notre ergothérapeute, nous étions déjà sensibilisés aux questions d’accessibilité d’une manière générale, mais nous avons fait un pas en avant supplémentaire pour tout ce qui relève de l’audition » explique Laurent Beausoleil directeur général de la maison de retraite (à droite sur la photo), située dans le quartier du Petit-Lancy. Accompagnement Ce pas en avant particulier se traduit par la mise en place de plusieurs dispositifs d’accompagnement pour les seniors sourds et malentendants. « L’ensemble de nos collaborateurs dans tous les services, soit près de 80 personnes tout de même, suivent régulièrement une courte formation de sensibilisation à la langue des signes de base, en attendant d’autres mode de communication, détaille Pascale Covin, la responsable des soins (à gauche sur la photo). En outre, nous avons fait l’acquisition de tablettes pour permettre la communication écrite, tout en adaptant la signalétique dans l’ensemble de notre établissement ». Et ce n’est pas tout, puisque l’établissement envisage également d’engager une animatrice malentendante qui viendra assurer, quelques heures par semaine, des activités ouvertes à tous. Comme souvent, ce projet a commencé par un concours de circonstances, lié à la présence d’une infirmière elle-même sourde, Tanya Sebaï devenue dans l’intervalle référente surdité aux Hôpitaux Universitaires de Genève. « C’est elle qui nous a soufflé l’idée qu’offrir la possibilité à des seniors sourds ou malentendants de se regrouper pour vivre et d’échanger dans un seul et même EMS pouvait représenter un énorme gain de qualité de vie pour eux, se souvient Pascale Covin. On a tout de suite adhéré au projet et c’est grâce à sa collaboration et celle de Françoise Rickli, interprète, que cette belle aventure a pu voir le jour ». Pas d’unité spécialisée Petite nuance de taille : l’EMS a tenu à ne pas mettre en place d’unité spécialisée réservée uniquement aux malentendants et sourds. « Non seulement nous sommes adeptes de la mixité et du vivre-ensemble, commente le directeur Laurent Beausoleil, mais nous privilégions aussi les projets de petite envergure que nous pouvons financer sur nos fonds propres. C’est du reste la raison pour laquelle nous nous sommes contentés de diffuser l’information auprès de la fédération suisse des EMS, des services sociaux et des associations pour que les personnes sourdes ou malentendantes puissent prendre connaissance de la spécificité de ce que nous offrons en matière de perte auditive ». SUIVANT PRECEDENT
- Corinne Béran : « BoulevardSanté répond à un besoin » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Corinne Béran : « BoulevardSanté répond à un besoin » 23 août 2024 Publié le : Actif à Lausanne depuis 2019, BoulevardSanté lieu d’accueil qui réunit des professionnels de la santé formés ou sensibilisés à la surdité et à la malentendance vient de se doter d’une association éponyme destinée à promouvoir et à sensibiliser à la santé auditive. Rencontre avec sa fondatrice, Corinne Béran. BoulevardSanté existe depuis 5 ans. Quel bilan en tirez-vous ? Le premier constat évident est que BoulevardSanté répond vraiment à un besoin: partout, de tous les cantons romands, et même de Berne ou de France voisine, des personnes viennent nous voir parfois au prix de plus d’une heure de trajet. Quel est le profil de ces personnes ? Il s'agit majoritairement de personnes sourdes, mais un tiers sont des personnes qui oralisent en français, de tous âges, puisque nous avons aussi des enfants et des personnes âgées. Au total en 5 ans, ce sont plus de 150 personnes sourdes ou malentendantes qui sont venues chez nous, soit l’équivalent de plusieurs milliers de consultations, ce qui est loin d’être négligeable. Ce qui est intéressant, c’est qu’environ 20% des personnes qui font appel une première fois, reviennent pour consulter un deuxième, voire un troisième professionnel de soins. Comment expliquez-vous ce succès ? A BoulevardSanté, les patients n’ont pas besoin d’expliquer ce que c’est que d’être sourd ou malentendant. Ils sont accueillis par des professionnels qui sont sensibilisés et tiennent compte de leurs besoins spécifiques. Une boucle magnétique est disponible, on est attentif à leurs besoins particuliers de communication, à la sensation de fatigue qu’ils peuvent éprouver, etc. C’est tout l’intérêt de proposer un centre spécifique qui les accueille en abordant les problématiques de santé dans leur globalité. Pourquoi en plus de BoulevardSanté Sàrl qui propose des prestations de soin, avez-vous décidé de fonder BoulevardSanté Association ? BoulevardSanté Sàrl est une structure identifiée comme un lieu de ressources pour les personnes sourdes et malentendantes: les thérapeutes y ont un statut d'indépendant et ils sont sensibilisés à la surdité et à la malentendance pour exercer leur métier de soin. L'association vient en plus, avec l’objectif d’effectuer un travail de sensibilisation, de prévention et de formation des patients et dans le futur de formation des professionnels de santé aux spécificités de la prise en charge des patients sourds et malentendants. Elle organise aussi bien des conférences que des cours, des conseils et des lieux d'accueil et d'échanges, avec un message clair: se soigner c'est bien, devenir acteur de sa santé c'est mieux ! Comment est financée cette association ? Nous avons obtenu un sous-contrat de prestations OFAS, via la Fédération Suisse des Sourds, pour organiser des conférences, des cours etc... Mais nous sommes aujourd'hui à la recherche de fonds pour, par exemple, former des professionnels de santé à la problématique de la surdité, avec l’idée qu’un jour, nous pourrons mettre en place un véritable centre de soins communautaires consacré à la surdité. Comment expliquez-vous que ce type de démarche relève de l’initiative privée ? En France, où ils ont un peu plus de 30 ans d'avance sur nous, ce type de prestations est parti de l’initiative individuelle d’un médecin. En Suisse, et plus spécifiquement dans le canton de Vaud, cette thématique a été proposée au Service de la Santé Publique par la Fédération Suisse des Sourds et moi-même en 2015. Depuis, Unisanté et le CHUV se sont lancés dans un processus de réflexion et de recherche, dans une démarche académique. Mon rythme à moi étant celui d’une professionnelle de terrain, je n'ai pas souhaité attendre plus longtemps et j'ai mis en place BoulevardSanté. Cela dit, nous collaborons très bien avec Unisanté avec des approches complémentaires et à terme, nous pourrions bien aboutir à des initiatives communes. En 2019, ouvrait à Lausanne BoulevardSanté, une structure de soins fondée par Corinne Béra, psychothérapeute FSP spécialisée en surdité, destinée à réunir dans un seul et même lieu des professionnels de la santé sensibilisés spécifiquement aux questions de surdité et de malentendance. L’équipe pluridisciplinaire qui anime BoulevardSanté, et dont la plupart des membres sont capables de communiquer en langue des signes LSF et/ou en langue parlée et complétée LPC, offre ainsi une très large palette de soins orientée en direction des personnes en situation de handicap auditif: psychothérapie, physiothérapie, sexologue, thérapeute d'apprentissage, etc. Sans but lucratif, l’Association BoulevardSanté, a été créée le 20 mars 2023, et oeuvre dans le domaine de la santé (physique, mentale, sexuelle, et psycho-sociale) pour les personnes sourdes et malentendantes. Elle développe ses actions d’une part auprès du public cible, du réseau surdité et malentendance et d’autre part auprès des professionnels de santé. Un lieu de soin et une association SUIVANT PRECEDENT
- «Je suis là pour répondre aux besoins des sourds et malentendants» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Je suis là pour répondre aux besoins des sourds et malentendants» 26 novembre 2023 Publié le : Depuis deux ans, Tanya Sebaï est infirmière référente pour les patients sourds et malentendants au Service de médecine de premier recours des Hôpitaux Universitaires de Genève. Retour sur une expérience hors du commun, et unique en Suisse. Quel est votre rôle en tant qu’infirmière référente ? Ma tâche est très vaste. Mon rôle est d’être un lien entre les personnes ayant un problème d’audition et les personnes entendantes dans le milieu hospitalier et ce afin que l’interaction se passe au mieux et que tout le monde puisse se comprendre. J’agis donc de manière transversale dans les différents services des HUG lorsque s’exprime un besoin dans la communication avec les personnes sourdes ou malentendantes. Je mets à la disposition de ces dernières des outils de communication, je peux aussi les accompagner aux consultations ambulatoires en cas de besoin, leur venir en aide pour les démarches administratives, etc. Enfin, je travaille pour sensibiliser et informer les professionnels des HUG sur toutes les questions en lien avec la surdité. Quelles sont les qualités pour exercer ce travail ? Évidemment, il faut beaucoup de patience, ainsi que des capacités d’écoute et d’empathie. Il est aussi très important de bien connaître la culture sourde tant celle-ci recèle des éléments typiques qui ne sont pas ou peu connus. Et puis, il faut bien sûr connaître l’organisation hospitalière pour pouvoir faire le lien avec les patients malentendants et sourds tout en leur expliquant exactement ce qu’ils y vivent. Enfin, en tant qu’infirmières les compétences en santé sont indispensables… Le fait d’être vous-même sourde vous aide-t-il dans votre tâche ? C’est sûr, la connaissance intime de la culture sourde, la capacité à comprendre ce que vivent et ressentent les patients et enfin la maîtrise de la langue des signes, m’aident beaucoup dans mon rôle de création de liens entre les soignants et les patients. Et puis enfin, dans un autre registre, une infirmière malentendante, c’est aussi un peu un modèle pour beaucoup de patients eux même sourds ou malentendants qui peuvent voir qu’une professionnelle sourde peut travailler normalement. Comment avez-vous obtenu ce poste ? Je travaillais comme infirmière dans un EMS depuis de longues années quand un jour, les HUG, qui ont su que j’étais la seule infirmière sourde du canton de Genève, m’ont contactée dans le cadre d’un projet d’amélioration d’accessibilité pour les personnes sourdes. J’ai tout de suite dit oui sans la moindre hésitation, car c’était à la fois une très belle opportunité pour moi, mais aussi un grand pas pour les personnes sourdes et malentendantes. Qu’est-ce qui est le plus difficile dans votre travail ? C’est un métier nouveau et je suis seule à l’exercer. Alors parfois, il faut jongler pour concilier les rendez-vous, d’autant que je ne peux pas être présente sur les lieux 24 heures sur 24 et 7 jours 7. La clé c’est donc d’anticiper, d’établir des priorités et de trouver des solutions en avance, comme par exemple, rédiger au préalable des éléments pour que la personne sourde puisse présenter elle-même aux soignants son motif de consultation. Je peux aussi proposer de prêter une tablette pour pouvoir communiquer par écrit etc. Qu’est-ce qui vous a le plus surprise ? Je m’attendais et c’est normal, à ce que les patients expriment de la reconnaissance pour l’aide que je peux leur rapporter. Mais ce qui m’a beaucoup surprise, c’est d’avoir aussi beaucoup de marques de reconnaissance de la part des soignants eux-mêmes qui me disent souvent : « merci pour ta présence, sans toi on n’y serait pas arrivés !». Cela montre à quel point mon rôle est important et indispensable, alors même que ce poste d’infirmière référente surdité n’existait pas il y a deux ans ! Photo Louis Brisset/HUG SUIVANT PRECEDENT
- Les après-midi « karting » de forom écoute rencontrent de plus en plus de succès | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les après-midi « karting » de forom écoute rencontrent de plus en plus de succès 18 mars 2023 Publié le : Le 4 mars dernier, 40 jeunes malentendants et sourds se sont retrouvés au karting de Payerne pour une après-midi de rencontre et de course, plein gaz sur les pistes. Organisée depuis des années par forom écoute et sa Commission jeunesse, la manifestation connaît un succès croissant. Élément incontournable de l’arrivée du printemps à forom écoute, la traditionnelle après-midi de karting des jeunes malentendants et devenus sourds a eu lieu ce samedi 4 mars au karting Payerneland de Payerne. Organisé conjointement par forom écoute et la Commission jeunesse de la fondation, l’événement a regroupé près d’une quarantaine de jeunes en provenance de tous les cantons romands. Signe du rapprochement toujours plus grand entre malentendants signeurs et non signeurs, le nombre très élevé de jeunes usant quasi exclusivement de la langue des signes et qui de plus en plus, plébiscitent les événement organisés par la Commission jeunesse. Moment important « Les jeunes se parlent beaucoup entre eux, se réjouit Cindy Beroud, la responsable de forom écoute qui a fait le déplacement, accompagné de sa collègue Lucie Froidevaux. Ils se relayent les infos et chaque année, l’après-midi de karting attire plus de monde. C’est très réjouissant car c’est un moment important au cours duquel tous les malentendants peuvent se retrouver et passer du temps entre eux » . Après un long et agréable repas de grillades au sein du restaurant du karting et au cours duquel Nathalie, la sympathique serveuse, a même pu apprendre – avec joie – quelques mots en langue des signes, Cindy Beroud, s’est adressée aussi bien en français qu’en langue des signes à l’assemblée avec une demande très spécifique : réfléchir à des propositions pour une nouvelle dénomination de la Commission jeunesse, l’actuelle étant jugée trop « sérieuse » et administrative. Contrairement aux autres années, il aura fallu attendre 15 heures pour que tous les jeunes puissent s’aligner sur la piste et que les « festivités » puissent commencer. « C’est un choix délibéré, explique Rachel Millo membre de la Commission jeunesse. Les autres années, nous n’avions pas assez de temps pour nous retrouver et discuter à notre aise. C’est la raison pour laquelle cette fois-ci, nous avons choisi de reculer l’heure du départ des courses ». Deux groupes sur les pistes Le temps, utilement employé, passant très rapidement, Bastien Perruchoud, autre membre de la commission Jeunesse, toujours très organisé, s’est ensuite très rapidement retrouvé à préciser les instructions pour le début de la compétition, les participants ayant été répartis en deux groupes, ceux d’un niveau moyen et ceux d’un niveau plus élevé, histoire que tout le monde puisse éprouver du plaisir sur les pistes. « Le karting, cela inclut de prendre en compte plusieurs facteurs, réagit Guillaume Berbier, fin connaisseur et très souvent sur le podium d’arrivée lors des précédentes éditions. Il y la technique bien sûr, mais il faut tenir compte aussi du poids de la personne qui fait la course ainsi que c’est important, de son envie ». L’envie, la technique et la chance ont en tout cas cette année consacré un nouveau tiercé de gagnants, avec à la première place Arnaud Iseli, suivi de Jocelyn Héritier et Micael Jorge. Bravo à eux et à tous les participants de cette superbe journée ! SUIVANT PRECEDENT
- Restaurer l’audition grâce à un «aqueduc secret» situé dans la cochlée | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Restaurer l’audition grâce à un «aqueduc secret» situé dans la cochlée 6 août 2023 Publié le : Alors que jusqu’à présent seule la chirurgie permettait d’administrer une thérapie génique susceptible de restaurer l’audition chez les jeunes souris, une équipe internationale vient de trouver un nouveau moyen d’administrer cette thérapie, grâce à un très fin et méconnu canal osseux. C’est un vieux rêve qui prend peu à peu réalité, au fur et à mesure des différentes recherches cliniques : redonner vie aux cellules ciliées de la cochlée, celles-là mêmes qui permettent de transmettre les vibrations sonores au nerf auditif, et partant, d’entendre. Depuis des décennies les chercheurs du monde entier s’y attèlent avec à chaque fois de modestes succès qui laissent augurer un jour, d’un grand pas en avant. Incapables de se régénérer spontanément lorsqu’elles sont détruites, ces cellules ciliées peuvent à l’heure actuelle, être plus ou moins réparées grâce aux thérapies géniques, mais uniquement chez des souris qui viennent de naître. Et pour cause, à cet âge-là, la cochlée qui n’est pas encore enserrée dans l’os temporal, peut facilement être atteinte par voie chirurgicale pour s’y voir délivrer le traitement génique adéquat. Nouvelle méthode Seulement voilà : les résultats d’une étude menée par équipe internationale de chercheurs et publiée dans la revue Science Translational Medicine en juin dernier, laissent planer l’espoir de parvenir à délivrer des thérapies géniques également chez des adultes, et ce grâce à une nouvelle méthode qui permet d’administrer des médicaments dans l’oreille interne sans passer par la chirurgie. Selon les chercheurs, il existe dans la cochlée un petit canal osseux très fin, appelé aqueduc cochléaire qui jouerait un rôle dans l’équilibrage des pressions. Mais pas seulement, puisque cet « aqueduc » permettrait le passage du liquide céphalo-rachidien présent dans l’oreille interne vers le reste du cerveau, afin d’éliminer les déchets toxiques. Virus adéno-associé « Nous nous sommes dit que malgré sa petite taille équivalente à l’épaisseur d’un cheveu, nous pourrions utiliser ce conduit afin de délivrer une thérapie génique dans l’oreille via une injection au niveau de la cisterna magna, et ainsi conserver intacte l’intégralité de ses structures » explique dans une interview accordée au journal Le Temps le chercheur allemand Christopher R. Cederroth co-auteur de l’étude. Injecté en effet dans la citerne magna, un grand réservoir de liquide céphalo-rachidien situé à la base du crâne, un virus porteur d’un gène sain a trouvé son chemin dans l’oreille interne via l’aqueduc cochléaire, et a délivré une thérapie génique qui a permis aux cellules ciliées de transmettre le signal et de sauver l’audition chez des souris sourdes adultes. « Si l’utilisation de virus peut permettre de cibler des cellules de l’oreille de manière très précise, conclut le chercheur dans la même interview, on pourrait améliorer de manière vraiment significative la vie des gens atteints de troubles de l’audition – et pourquoi pas même un jour remplacer les implants cochléaires ? » SUIVANT PRECEDENT
- Dépister la perte auditive pour prévenir la démence | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Dépister la perte auditive pour prévenir la démence 25 août 2025 Publié le : Alors qu’un nombre croissant d’études atteste du lien entre déclin cognitif et perte auditive, aucune politique de santé publique en Suisse ne met l’accent sur le dépistage précoce de celle-ci. L’appareillage de qualité devient quant à lui un luxe pour les seniors les plus démunis. Ce qui était un soupçon devient une évidence. Au cours des dernières décennies, de plus en plus d’études attestent du lien entre perte auditive et déclin cognitif. En 2024, le rapport de la Commission Lancet sur la démence, reprenant les conclusions de son précédent rapport datant de 2017, est venu apporter une ultime confirmation, identifiant la perte auditive comme l’un des 14 facteurs de risques modifiables de la démence, en particulier la maladie d’Alzheimer. « Dans l’ensemble, environ 45 % des cas de démence sont potentiellement évitables en s’attaquant à 14 facteurs de risque modifiables à différentes étapes de la vie » peut-on ainsi lire en préambule de ce rapport. « Evitable » Le mot clé ici pour une fondation d’utilité publique comme FoRom écoute, est « évitable ». Car il implique qu’agir sur la perte auditive a un impact direct en termes de prévention des démences et du déclin cognitif. Ceci d’autant que bon nombre études révèlent une très nette augmentation de la prévalence du déclin cognitif et de la démence avec l’avènement de la presbyacousie, chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Ainsi, « à une époque où les changements démographiques impliquent un vieillissement accéléré de la population, le dépistage précoce de la perte auditive ainsi qu’un appareillage réussi des personnes concernées deviennent un impératif », explique Laurent Huguenin, président de FoRom écoute. « Le bénéfice en est évident à la fois pour l’autonomie et la qualité de vie des personnes qui perdent leur audition, mais aussi pour la société en général qui doit prendre en charge des coûts de plus en plus élevés pour celles et ceux qui souffrent de déclin auditif ». Loin du compte… Pour indispensable qu’il soit, le dépistage précoce de la perte auditive dès l’âge de 60 ans n’est malheureusement pas une réalité dans notre pays. En termes de santé publique, celui-ci devrait faire l’objet de programmes de détection via des tests systématiques de l’audition, au même titre que les dépistages dont font l’objet le cancer du sein, du côlon ou de la prostate dans de nombreux cantons. L’autre enjeu est évidemment de permettre un accès le plus large possible aux appareils auditifs à celles et ceux qui en ont besoin. Et là encore, on est loin du compte : le système forfaitaire de remboursement des appareils auditifs mis en place depuis 2011 par l’OFAS montre ses limites et s’est traduit par un considérable report de la charge financière en direction des malentendants, en particulier les plus âgés, à l’heure où la réduction des rentes de vieillesse en plonge un nombre croissant dans la précarité. Pour rappel, plus de 800’000 personnes en Suisse souffrent de perte auditive, et parmi elles une immense majorité de seniors. SUIVANT PRECEDENT
- A Genève, des spectacles surtitrés sur des tablettes | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Genève, des spectacles surtitrés sur des tablettes 2 novembre 2024 Publié le : Depuis l’année passée, le Théâtre de Carouge (GE) propose à ceux qui le souhaitent le surtitrage de ses spectacles via un système de tablettes. Une démarche plébiscitée par le public malentendant. Depuis de nombreuses années, le Théâtre de Carouge à Genève s’implique pour faciliter l’accessibilité de ses spectacles à tous les publics, y compris ceux présentant un handicap ou une déficience sensorielle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en matière de handicap auditif, les efforts sont conséquents. Le théâtre met ainsi à disposition du public une dizaine de colliers magnétiques à réserver au moment de l’achat des billets. Compatibles avec les appareils auditifs en position T, ces derniers utilisent un système intitulé « listen everywhere » qui permet également aux personnes qui le souhaitent, de capter le son des spectacles directement avec leur appareil auditif, via une application à télécharger sur leur téléphone portable. Et ce n’est pas tout. En complément des colliers, le théâtre propose également à ceux qui ne sont pas équipés d’appareils auditifs ou ne disposent pas de la position T sur leurs appareils, une vraie offre de surtitrage de ses spectacles. Avec une particularité : depuis environ une année, ce surtitrage est exclusivement proposé via des tablettes mises à disposition du public malentendant. Usage généralisé « Au départ, le surtitrage était proposé via une projection au-dessus du plateau , explique Olga Timofeeva, responsable de l’accessibilité au Théâtre de Carouge et à l’origine de ce projet. C’était une solution adéquate surtout pour les personnes qui étaient en haut de la salle tandis que les spectateurs malentendants situés aux premiers rangs bénéficiaient déjà des tablettes. L’année dernière, nous avons choisi d’en généraliser l’usage car nous estimons qu’il s’agit d’une solution presque idéale : les spectateurs peuvent se placer n’importe où dans la salle, le surtitrage peut être choisi en français ou en anglais et surtout les tablettes peuvent être utilisées pour n’importe quelle scénographie, car elles sont peu lumineuses et donc très discrètes ». Et les résultats sont là : proposé pour chaque spectacle lors de deux séances spécifiques, l’une en semaine l’autre en week-end, le surtitrage permet à chaque fois à une quinzaine de sourds ou de malentendants d’accéder à la culture en toute facilité. « Je suis enchantée des tablettes pour malentendants mises à disposition par le Théâtre de Carouge. Je suis très sourde et cela me transforme la vie, car je comprends chaque mot des acteurs. De plus, les tablettes sont d’un maniement facile et cela ne m’empêche pas de voir le spectacle » s’enthousiasme ainsi Béatrice, une alerte nonagénaire et fidèle du théâtre. « Ce travail est vraiment précieux pour des personnes qui ont toujours l'impression d'avoir manqué quelque chose, en raison de leur déficience auditive », ajoute Bertrand, également très friand de l’offre de surtitrage. « Grace à nos prestations d’accessibilité pour les malentendants, des personnes qui depuis au moins une vingtaine d'années ne pouvaient plus aller au théâtre reviennent aujourd'hui, se réjouit Olga Timofeeva. Et nous avons d’excellents retours : elles sont ravies de cette offre, font l’effort de venir et d’utiliser les tablettes, en particulier les personnes âgées pour lesquelles c’est un véritable confort. Enfin, à ceux qui le souhaitent, nous proposons également une offre plus personnalisée comme leur envoyer le texte de la pièce à l'avance ». Pionnier Avec un total de 30 tablettes mises à la disposition du public sur simple demande, y compris d’ailleurs aux non malentendants et non francophones qui souhaiteraient obtenir une traduction surtitrée de certains spectacles, le Théâtre de Carouge fait office de pionnier. Au prix d’un travail considérable. « C’est un gros effort et j’y consacre facilement 40 à 50 % de mon temps puisque c’est moi-même qui procède au surtitrage des spectacles , admet Olga Timofeeva. Et à la différence de ce que l’on peut avoir au cinéma, les modalités du surtitrage de spectacles vivants sont particulières, car par exemple, le texte doit être lisible d’un seul regard. Mais pour le Théâtre de Carouge qui a fait de l’inclusivité une priorité, le jeu en vaut vraiment la chandelle ». www.theatredecarouge.ch Prochains spectacles surtitrés: Giselle à la Petite salle le 19 novembre et La crise, à la Grande Salle les 14 et 17 décembre 2024. SUIVANT PRECEDENT
- FoRom écoute invite les malentendants à Gstaad | FoRom Ecoute
Retour au Magazine FoRom écoute invite les malentendants à Gstaad 2 septembre 2023 Publié le : Les 13 et 25 août derniers, une bonne centaine de malentendants ont pu assister à deux superbes concerts organisés dans le cadre du célèbre Gstaad Menuhin Festival. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de la fondation romande des malentendants d’œuvrer sans relâche pour favoriser l’accès à la culture à tous. Souvent, le mot « exceptionnel » est galvaudé, utilisé à tort et à travers. Mais cette fois, le vocable prend tout son sens et son emploi est loin d’être immérité. Les malentendants romands ont en effet été conviés en ce mois d’août caniculaire, à deux concerts uniques et vraiment exceptionnels, organisés dans le cadre du célèbre Gstaad Menuhin Festival . Gershwin plutôt que Chopin… Le premier, intitulé « Echoes of Life », et qui promettrait de vivre les très subtiles émotions des 24 Préludes de Chopin, n’a hélas pas pu avoir lieu en raison de l’absence de la jeune et talentueuse pianiste allemande Alice Sara Ott, indisponible à la dernière minute pour des raisons de santé. Heureusement pour le public, cette artiste hors norme et qui a eu le courage de révéler en 2019 qu’elle souffrait d’une sclérose en plaques, a été remplacée au pied levé par le Gershwin Piano Quartet, un orchestre fondé à Zürich il y a près de 30 ans, et qui a proposé un superbe programme varié d'œuvres de Saint-Saëns, Rachmaninov, Rimsky-Korsakov, Piazzolla et bien sûr, Gershwin. Le vendredi 25 août en tout début de soirée, c’est ensuite une cinquantaine de malentendants qui ont pu découvrir et apprécier, sous le superbe chapiteau du festival spécialement dressé pour l’occasion, une éblouissante version du célèbre opéra de Puccini « Tosca », qui a marqué le début de la collaboration entre le Festspielhaus de Baden-Baden et le Gstaad Menuhin Festival pour les années 2023-2025. Le public a ainsi pu découvrir l’incroyable prestation de la soprano bulgare Sonya Yoncheva qui incarne la cantatrice Floria Tosca et du baryton uruguayen Erwin Schrott dans le rôle du chef de la police Scarpia. Apéritif offert Quelques heures plus tôt, dès 17 heures 30, et à quelques pas du chapiteau, les malentendants avaient été conviés à un apéritif offert par FoRom écoute au restaurant Muli de l’hôtel Gstaaderhof, l’occasion d’échanger et de partager un agréable moment en toute convivialité. « C’est vraiment magique d’être là, de pouvoir assister à de superbes concerts, et nous sommes très reconnaissants à FoRom écoute d’avoir organisé et financé notre participation à tous ces événements, vraiment de haute qualité », confie ainsi à une malentendante visiblement enchantée, à la sortie du concert du 25 août. Et pour cause: rien n'avait été ménagé pour garantir la réussite d'un tel événement, y compris l'installation d'une boucle magnétique. "Notre priorité a été à cette occasion de fournir une expérience musicale accessible et enrichissante pour nos participants malentendants explique Laurent Huguenin, président de FoRom écoute. Et la boucle magnétique a été un élément clé du succès de cette superbe "Tosca" car elle a permis à nos participants de profiter pleinement de l'expérience musicale, en renforçant l'accessibilité auditive de l'événement." Boucle magnétique certes, mais aussi financement ont permis la réussite de ces deux manifestations. « Ce projet a été rendu possible grâce à l'immense générosité de l'un de nos donateurs, qui a offert l'ensemble des billets, ajoute Laurent Huguenin. Nous avons travaillé pendant près d’un an avec nos différents partenaires et les organisateurs du festival pour que ces soirées soient un succès. En fin de compte, c'est une immense satisfaction de voir l'enthousiasme des participants et de partager avec eux ces moments hors du commun. » SUIVANT PRECEDENT
- Marie-Josée Meuwly : « Il y a toujours un chemin au bout ! » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Marie-Josée Meuwly : « Il y a toujours un chemin au bout ! » 16 novembre 2023 Publié le : Malentendante et appareillée à l’âge de 22 ans, Marie-Josée Meuwly est psychologue de formation. Animée par une foi authentique, cette Fribourgeoise est aujourd’hui aumônière pour l’Église catholique vaudoise, une véritable vocation qui lui permet d’être à l’écoute des autres. Depuis quand êtes-vous malentendante ? Je suis malentendante depuis la naissance, mais je n'ai pas été diagnostiquée tout de suite. C’est vers l’âge de 9 ans que mon père et mon médecin ont remarqué que j'avais des problèmes d’audition. D’ailleurs, ma mère elle-même en avait, et ma grand-mère aussi. Quand avez-vous été appareillée ? Très tard, à l’âge de 22 ans. En arrivant à l’université, j’ai eu beaucoup de mal à suivre les cours, même si tout le monde me disait : « c'est normal, il y a des grandes salles et beaucoup de bruit !». J’ai consulté, avec un résultat très clair : 50% de perte d'un côté et 40% de l'autre ! Une perte très importante tout de même ! Oui, le médecin ORL m’a même dit : « je ne sais pas comment vous avez fait pour vous débrouiller jusque-là ! ». En fait, je ne m’étais pas rendu compte que j’avais un problème et toute ma scolarité, je me suis débrouillée comme je le pouvais, probablement en lisant les sur les lèvres et en travaillant bien plus que les autres. Avec le recul, j’ai quand même compris pourquoi j’avais eu tant de difficultés avec les langues (rires) ! Qu’avez-vous fait comme études ? J'ai suivi toute ma scolarité obligatoire à Marly, dans le canton de Fribourg. Après ma maturité, j’ai obtenu un bachelor, puis en 2018, un master en psychologie à l’université de Fribourg. Votre appareillage vous a aidée à l’université ? Pas au début, car je n’avais pas été très bien appareillée : le réglage des sons était compliqué et j'entendais tous les bruits ! Je pensais que c’était le maximum de ce que l’on pouvait obtenir avec les appareils, jusqu’au jour où une camarade, elle-même malentendante, Solène Perruchoud, m’a conseillé de consulter un autre audioprothésiste. Et là, c’était le jour et la nuit, je pouvais garder mes appareils toute la journée sans souci, et j’ai pu recommencer à envisager une vraie carrière professionnelle ! Que faites-vous après vos études ? J'ai travaillé au CHUV en tant que psychologue stagiaire et au cours d’un stage, j’ai découvert l'aumônerie. J'ai alors pris conscience que c'était vraiment ce que je voulais faire comme métier. J’ai donc suivi trois ans d’études supplémentaires au Centre catholique romand de formations en Église, une belle manière de concilier ma vocation et ma foi. Vous êtes donc aumônière ? Oui, pour l'Église catholique dans le canton de Vaud. L'aumônerie est un vrai carrefour entre la foi et la psychologie et c'est toujours magnifique pour moi de rencontrer des gens qui me confient leurs choix, leurs questionnements et leur foi. En tant que psychologue, on écoute intellectuellement, en tant qu’aumônière, j'écoute avec le cœur. Et puis, je travaille beaucoup avec des personnes âgées qui ont souvent le même handicap que moi. Du coup on se comprend mieux ! Êtes-vous heureuse ? Oui vraiment ! J'aimerais bien rester le plus longtemps possible dans l'aumônerie mais je ne sais pas ce que Dieu a prévu pour moi, même si j'ai quand même le sentiment que c'est là que je dois être. Je suis très reconnaissante pour tout ce que j'ai reçu dans ma vie. Ne pas entendre, ce n'est pas le plus important car ce qui compte pour moi, c'est de transmettre une Espérance. J’espère surtout que les autres malentendants ne baisseront pas les bras et qu'ils verront qu'il y a toujours au bout, un chemin. SUIVANT PRECEDENT
- Pour la santé de vos oreilles, gare aux coups de soleil! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Pour la santé de vos oreilles, gare aux coups de soleil! 11 août 2025 Publié le : Inflammation et déshydratation peuvent provoquer ou exacerber les acouphènes, ces bruits désagréables que nombre de malentendants entendent sans qu’une source sonore objective soit identifiée. Les messages de prévention concertant les dangers d’une exposition excessive au soleil dont légion. Mais bien peu concernent les risques concertant… l’audition. C’est l’été et bien entendu, profiter des doux bienfaits des rayons du soleil peut être tentant et même agréable. Mais attention point trop n’en faut. « Il y a un mois, j’ai passé ma journée de congé à lézarder au soleil et bien entendu je me suis enduit la peau de crème solaire pour me protéger. Mais il m’est arrivé quelque chose de très inattendu, car en fin de journée, j’ai commencé à entendre des sifflements très désagréables. L’ORL que j’ai consulté m’a annoncé qu’il s’agissait très probablement d’acouphènes, en lien avec les effets de la chaleur et du soleil», témoigne une Genevoise rencontrée aux célèbres Bains des Pâquis Impact sur la qualité de vie Pour rappel, les acouphènes désignent tous les bruits (sifflements, chuintements bourdonnements, grésillements, etc.) que l’on entend dans une ou deux oreilles ou même dans sa tête, sans source sonore extérieure. Souvent, ils ont un impact significatif sur la qualité de vie, allant de la simple gêne à des troubles plus importants comme l'anxiété et la dépression, une péjoration telle qu’il y a deux ans FoRom écoute a choisi de consacrer son congrès annuel à cette épineuse problématique. Reste à établir le lien entre soleil et acouphènes. « On ne sait pas encore exactement quelle est la causalité entre les deux, explique un ORL lausannois. Mais plusieurs pistes sont actuellement à l’étude car l’inflammation liée à l’exposition, ainsi que la déshydratation, peuvent si ce n’est provoquer, mais en tout cas exacerber les symptômes des acouphènes. En outre, les insolations peuvent également provoquer des maux de tête et d'autres symptômes qui peuvent être associés à une aggravation des acouphènes ». Prévention De fait, toutes les personnes à risque de présenter des acouphènes, en particulier celles dont les capacités auditives sont altérées devraient, à titre préventif, limiter leur exposition au soleil. « Les recommandations sont les mêmes, conclut l’ORL : éviter l’exposition directe et prolongée, éviter les heures les plus chaudes de la journée, s’hydrater, se mettre le plus possible à l’ombre et porter un chapeau. L’audition est un bien trop précieux pour ne pas adopter toutes les mesures susceptibles de la préserver ». SUIVANT PRECEDENT
- Cour de lecture labiale
Améliorez votre communication grâce à nos formations spécialement conçues pour les malentendants, afin de renforcer votre compréhension visuelle. Cours de lecture labiale Les cours de lecture labiale sont dispensés par des enseignantes professionnelles au bénéfice d'une formation spécialisée. Les cours de lecture labiale pour adultes existent sous forme de : Cours collectifs hebdomadaires ou mensuels : à raison de 10 cours de 2 heures. Veuillez trouver ci-dessous la liste des cours collectifs. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à contacter les enseignantes. Cours collectifs journaliers ou sur un week-end : à raison de journées de 6 heures. Veuillez trouver ci-dessous la liste des cours collectifs. Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à contacter les enseignantes. Cours individuels : cours prescrits sur ordonnance médicale et remboursés par l’AI (ayants droit AI domicilié en Suisse). Pour plus d’informations, contactez une enseignante ci-dessous ou consulter la Liste ARELL 2024 Mini reportage vidéo de Canal Alpha sur le Week-end lecture labiale Envie de vous initier à la lecture labiale? Voici quelques cours en ligne proposés par FoRom écoute : cours 1 - cours 2 - cours 3 - cours 4 - cours 5 - cours 6 - cours 7 - cours 8 - cours 9 - cours 10 . COURS COLLECTIFS Lieu Fréquence Jour Horaire Enseignante Martigny Cours mensuel Mardi 13h30 - 15h30 Vanessa Favre Martigny Cours mensuel Mardi 16h - 18h Vanessa Favre St-Maurice Cours mensuel Mardi 14h30 - 16h30 Vanessa Favre Bulle Cours mensuel Mercredi 14h - 16h Vanessa Favre Bienne Cours hebdomadaire Vendredi 14h-16h Laure Francesconi Vicques Cours hebdomadaire Mardi 9h-11h Laure Francesconi Delémont Cours hebdomadaire Lundi 9h-11h Laure Francesconi Moutier Cours hebdomadaire Mardi 13h-h15h Laure Francesconi La Chaux de Fonds Cours hebdomadaire Jeudi 13h-15h Laure Francesconi Porrentruy Cours hebdomadaire Lundi 9h-11h Laure Francesconi Genève Cours hebdomadaire Mardi 9h30 - 11h30 Valérie Studemann Genève Cours hebdomadaire Vendredi 9h30 - 11h30 Valérie Studemann Genève Cours hebdomadaire Mercredi 13h30 - 15h30 Valérie Studemann Genève Cours hebdomadaire Vendredi 9h30 - 11h30 Marialuisa Bonvin Genève Cours hebdomadaire Lundi 15h15 - 17h15 Marialuisa Bonvin Vevey Cours hebdomadaire Mardi 10h -12h Anoucha Betti Lausanne Cours hebdomadaire Vendredi 10h -12h Anoucha Betti Lausanne Cours hebdomadaire Jeudi 10h - 12h Anoucha Betti Neuchâtel Cours mensuel Jeudi 14h - 16h Sonia Celii Jotterand REGIONS Bienne - Jura bernois bienne_jura_bernois@ecoute.ch Chablais vaudois chablais_vaudois@ecoute.ch Fribourg fribourg@ecoute.ch Genève geneve@ecoute.ch Gros de Vaud gros_de_vaud@ecoute.ch Gruyère - Veveyse gruyere_veveyse@ecoute.ch Jura jura@ecoute.ch La Broye broye@ecoute.ch Lausanne lausanne@ecoute.ch Morges - Nyon morges_nyon@ecoute.ch Neuchâtel neuchatel@ecoute.ch Nord Vaudois nord_vaudois@ecoute.ch Riviera riviera@ecoute.ch Valais valais@ecoute.ch Vallée de Joux vallee_de_joux@ecoute.ch ENSEIGNANTES Singh Sophie Cours : Individuels Courriel : info@a-son-rythme.ch Mobile : +41 76 615 77 20 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Touali Cendrine Cours : Individuels Courriel : dialogos.formations.ctouali@gmail.com Mobile : +41 79 682 42 09 Domicile : Cossonay RÉGIONS Gros-de-Vaud Sauthier Katy Cours : Individuels Courriel : katy.sauthier@arell.ch Mobile : +41 79 707 29 88 Domicile : Charrat RÉGIONS Valais Chappuis Laure Cours : Individuels Courriel : laure.chappuis@arell.ch Mobile : +41 77 493 98 80 Domicile : Develier RÉGIONS Jura Betti Anoucha Cours : Collectifs et individuels Courriel : anoucha@ecoutemeslevres.ch Mobile : +41 76 366 72 22 Domicile : Lausanne RÉGIONS Lausanne Morges Nyon Riviera Bonvin Marialuisa Cours : Collectifs et individuels Courriel : marialuisa.bonvin@arell.ch Mobile : +41 22 348 97 89 Domicile : Chêne-Bougeries RÉGIONS Genève Celii Jotterand Sonia Cours : Collectifs et Individuels Courriel : sonia.celii@arell.ch Mobile : +41 79 283 28 08 Domicile : Les Tuileries-de-Grandson RÉGIONS Nord-Vaudois Gros-de-Vaud Neuchâtel Devanthery Claire-Lise Cours : Individuels Courriel : clairelise.devanthery@arell.ch Mobile : +41 76 340 23 81 Domicile : Trey RÉGIONS Broye Gros-de-Vaud Fribourg Favre Vanessa Cours : Collectifs et individuels Courriel : vanessa.favre@arell.ch Mobile : +41 79 836 99 03 Domicile : La Tour-de-Trême RÉGIONS Fribourg Gruyère Veveyse Valais Kumar Claudine Cours : Individuels Courriel : claudinekumar5@gmail.com Mobile : +41 79 316 78 54 Domicile : Neuchâtel RÉGIONS Neuchâtel Francesconi Laure Cours : Collectifs et individuels Courriel : laure.francesconi@arell.ch Mobile : +41 78 975 93 67 Domicile : Porrentruy RÉGIONS Bienne Jura bernois Jura Neuchâtel Richard Silvia Cours : Collectifs et individuels Courriel : silvia.richard@arell.ch Mobile : +41 78 724 30 19 Domicile : Yverdon-les-Bains RÉGIONS Gros-de-Vaud Neuchâtel Nord Vaudois Studemann Valérie Cours : Collectifs et individuels Courriel : valerie.studemann@bluewin.ch Mobile : +41 79 632 19 54 Domicile : Genève RÉGIONS Genève Morges Nyon
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