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En Chine, 4 enfants ont retrouvé l’audition grâce à une thérapie génique

Des chercheurs de l'université Fudan à Shanghai ont réussi une performance remarquable : permettre à des enfants souffrant de surdité héréditaire d’entendre… sans leur implant cochléaire. La nouvelle peut redonner de l’espoir à des centaines de milliers d’enfants qui souffrent de surdité héréditaire dans le monde entier. Selon un article publié dans le magazine MIT Technology Review, 4 enfants sourds ont, en Chine, pu retrouver leur audition, suite à un essai clinique extrêmement prometteur, mené par des chercheurs de l'université Fudan à Shanghai. Et le magazine de raconter, vidéo à l’appui, l’histoire de la petite Yiyi, six ans, qui une fois retiré son implant cochéaire, demeure capable de répondre aux questions de sa mère. La vidéo, dans laquelle on peut la voir mener une conversation sans son implant a été partagée des dizaines de milliers de fois sur le réseau social X, ex twitter. Et la petite Yiyi n’est pas la seule. Trois autres enfants présentant une surdité héréditaire ont également pu retrouver l’ouïe. La clé de cette véritable première mondiale en forme de petit miracle s’appelle otoferline, une protéine indispensable au fonctionnement des cellules sensorielles de l’audition en leur permettant la transmission des vibrations sonores. « Les patients qui en sont dépourvus n’ont tout simplement pas de signal en provenance des cellules ciliées de l’oreille interne », explique le chercheur Zheng-Yi Chen, professeur associé à Harvard et qui a contribué à l’essai. Pour l’essentiel, la thérapie génique a consisté à introduire dans l’oreille interne des jeunes patients un vecteur viral désactivé portant le gène fonctionnel de l’otoferline et ainsi de restaurer la transmission des vibrations sonores. La démarche reste délicate car non seulement le gène de l’otoferline est de grandes dimensions, ce qui implique de le diviser en deux, d’introduire les deux parties dans le liquide de l’oreille interne puis de le reconstituer. Les résultats sont en tout cas très prometteurs puisque sur 5 enfants soignés, 4 ont pu retrouver des capacités auditives très performantes, bien meilleures que celles offertes par un implant cochéaire. « Les implants cochléaires sont la prothèse neuronale la plus performante jamais développée, explique le Pr Chen, mais ils ont leurs limites. Avec un implant on peut entendre la musique, mais les nuances ont totalement disparu et on n’entend que le rythme. C’est la raison pour laquelle notre objectif a plutôt été de chercher à inverser la perte auditive ».

13 octobre 2025

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Audition : l’OMS veut combattre les préjugés

A l’occasion de la Journée mondiale de l’audition prévue le 3 mars 2024, l’Organisation Mondiale de la Santé veut agir pour faire évoluer les représentations sur les surdités. Les préjugés sur la perte auditive représentent en effet un obstacle majeur pour la prise en charge efficiente de la perte auditive. Depuis 2007, le 3 mars de chaque année, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) organise une Journée mondiale de l'audition.  Il s’agit plus précisément d’une campagne à l’échelle mondiale coordonnée par le Programme de la prévention de la cécité et de la surdité de  l’OMS. Un peu partout sur la planète mais aussi au siège genevois de l’Organisation, sont organisées des actions de sensibilisation, de prévention de la perte auditive et d’amélioration de la santé auditive. Pour l’édition du 3 mars prochain, l’organisation internationale souhaite mettre l’accent sur un aspect méconnu de la perte auditive : les préjugés autour des problèmes auditifs. « La perte auditive a souvent été qualifiée de handicap invisible, non seulement en raison de l’absence de symptômes visibles, mais aussi parce qu’elle a longtemps été stigmatisée dans les communautés et ignorée par les décideurs politiques » relève ainsi Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS. Perceptions erronnées C’est pour cette raison que la Journée mondiale de l’audition 2024 ambitionne d’œuvrer à surmonter les défis posés par les perceptions erronées de la société et les mentalités stigmatisantes grâce à la sensibilisation et au partage d’informations, destinés au public et aux différents prestataires de soins de santé. L’OMS a ainsi fixé trois objectifs spécifiques pour le 3 mars prochain : combattre les idées fausses courantes liées aux problèmes d’oreille et d’audition dans les communautés et parmi les prestataires de soins de santé, fournir des informations précises et fondées sur des preuves scientifiques pour changer la perception du public concernant les problèmes d’oreille et d’audition et enfin appeler les pays et la société civile à lutter contre les perceptions erronées et les mentalités stigmatisantes liées à la perte auditive, étape cruciale vers un accès équitable aux soins auditifs et auditifs.  

13 octobre 2025

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