Inclusion dans la société: quand l’attente laisse place à l’action

5 mai 2026
Publié le :
Trop souvent, l’inclusion des personnes malentendantes, comme celle des personnes en situation de handicap de manière plus générale, est attendue comme une concession de la société, pilotée par les organisations de défense et les acteurs politiques. Pourtant, la clé d’une véritable inclusion réside ailleurs: dans la capacité des personnes concernées elles-mêmes à sortir de leur réserve pour devenir actrices de leur environnement.
Concrètement, cette dynamique invite à dépasser la posture passive – celle où l’on espère que les institutions combleront les besoins – pour embrasser une approche volontariste. C’est tout l’enjeu de l’«empowerment»: passer du «je subis» au «j’agis». Pour les organisations de défense de la cause, l’enjeu est alors de ne pas faire à la place des personnes, ni de les cantonner à un rôle de bénéficiaires, mais de les encourager et leur fournir les outils pour qu’elles prennent elles-mêmes en main leur destin. L’objectif est de créer une alliance où la personne entreprend et l’organisation facilite.
Cet «empowerment» ou, autrement dit, cette prise de pouvoir sur sa propre vie, devient le moteur de l’inclusion. Il ne s’agit plus de considérer le handicap comme une raison d’attendre une solution externe, mais comme un point de départ pour changer. Transformer son expérience vécue en force d’action: voilà comment les avancées les plus significatives ont souvent vu le jour, portées par celles et ceux qui ont choisi de devenir architectes de leur environnement plutôt que simples occupants. Etre proactif, c’est précisément cela: identifier un obstacle et porter le projet qui le lèvera.
Imaginez une collaboratrice malentendante responsable d’équiper son lieu de travail en systèmes d’aide auditive: en menant ce projet à bien, elle devient un catalyseur de changement pour ses collègues et ses clients. Pensez à cet entrepreneur malentendant qui, fort de son parcours, crée un fonds d’aide pour la génération suivante, en partenariat avec notre fondation: avec cette initiative, il apporte concrètement son soutien à l’intégration des jeunes dans la société. Ce sont des témoignages comme ceux-ci qui redéfinissent le paysage de la malentendance. Ils nous rappellent que l’inclusion n’est pas un don fait par la société, mais une construction commune où chacune et chacun a un rôle à jouer.
Etre proactif, c’est donc aussi s’engager pour la communauté. C’est comprendre que sa propre expérience vécue constitue une expertise unique, indispensable pour concevoir des solutions pertinentes. C’est aussi prendre la parole, non pas pour raconter sa souffrance, mais pour partager ses réussites, brisant ainsi les préjugés et inspirant l’entourage, entendant ou malentendant.
C’est autour de ces réflexions et de parcours inspirants que FoRom écoute vous invite à échanger lors de son prochain congrès annuel. Comment passer de la résignation à l’action? Comment trouver les ressources en soi pour aller de l’avant? Ces questions et bien d’autres seront au cœur de nos discussions le samedi 30 mai 2026. Nous y accueillerons des interventions diverses mettant en lumière cette dynamique d’action: du monde professionnel à l’engagement citoyen, en passant par la culture et le soutien par les pairs.
Si ce sujet résonne en vous, rejoignez-nous pour cette journée d’échange et d’inspiration.
Rendez-vous le samedi 30 mai 2026, de 9h15 à 16h, à Lausanne: cliquez ici pour en savoir plus et vous inscrire
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Photo: Sierra Koder sur Unsplash