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- On sait enfin ce qui a rendu Beethoven sourd ! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine On sait enfin ce qui a rendu Beethoven sourd ! 23 mars 2025 Publié le : Le plomb contenu dans les vins de qualité médiocre que le célèbre compositeur consommait de manière immodérée en serait en cause la plus vraisemblable. Il y a près de 2 ans, aux écoutes s’était fait écho d’une recherche génétique qui n’avait pas réussi à identifier la cause de la surdité du célèbre compositeur Ludwig van Beethoven . On en sait désormais un peu plus sur les origines de la surdité de ce mythe de la musique classique devenu totalement sourd à l’âge de 45 ans, après que son audition a commencé à diminuer progressivement 20 ans plus tôt. Multiples causes invoquées Après que de multiples maladies aient été tour à tour invoquées, syphilis, colites chroniques, tuberculose et de nombreuses autres pathologies, de nouvelles analyses d'échantillons de cheveux vérifiés de l’Allemand avancent l’hypothèse que Beethoven serait devenu sourd suite à une intoxication prolongée par le plomb, les taux enregistrés dans sa chevelure dépassant plus de 100 fois les valeurs usuellement admises. Fréquente au cours des siècles passées, l’intoxication par le plomb, appelée saturnisme, était principalement due aux canalisations fabriquées à partir de ce métal, mais surtout en raison de l’usage généralisé de poudre destinées au perruques portées par les hommes de la bonne société. Ces causes ne sont pourtant pas incriminées dans la saturation capillaire en plomb de l'auteur de la Neuvième Symphonie et de L'Hymne à la joie. Selon une étude menée par le pathologiste Nader Rifai, chercheur de la Harvard Medical School, et publiée dans la revue «Clinical Chemistry», c’est sa consommation de vin qui serait plus vraisemblablement en cause, l’illustre compositeur étant connu pour son goût immodéré d’alcool, la légende affirmant même que sur son lit de mort, il buvait encore du vin à la cuillère. Pratique illégale mais fréquente Il se trouve qu’à l’époque, l’ajout du plomb aux vins de qualité médiocre était une pratique très fréquente, remontant même à l’Empire romain. La pratique, illégale, permettait d’en améliorer à moindre frais la saveur, en estompant les tanins et en rendant le vin considérablement plus doux. SUIVANT PRECEDENT
- Sortie du Karting 2024 à Payerne | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Sortie du Karting 2024 à Payerne 9 mars 2024 KARTING Indoor Attractions SA Route de Berne 14 1530 Payerne Chaque année, FoRom écoute organise la traditionnelle Sortie du Karting pour les jeunes malentendants et devenus sourds, un événement qui a toujours eu du succès !! Pour l’année 2024, la Sortie du Karting aura lieu le 9 mars 2024 à Payerne ! Le rendez-vous de la navette à la gare de Payerne sera à 9h15 donc soyez là à 9h ! Nous finirons la journée vers 16h et la navette vous amènera à la gare de Payerne. Le menu sera un buffet de pâtes à choix avec une salade et un dessert, vous pourrez choisir le menu dans le formulaire d’inscription ci-dessous. Programme selon PDF . Nous comptons jusqu'à 30 personnes pour les inscriptions et vous prions de vous inscrire d'ici jusqu’au 26 février 2024 !Inscription via le formulaire internet ou par le lien google : https://forms.gle/cPtzcCWLPeqaeNZz8 Nous nous réjouissons de vous retrouver très vite pour cet événement annuel !! La Comm's Jeun's Bastien, Annabelle et Rachel SUIVANTE PRECEDENTE
- « Les enfants malentendants ou sourds sont à la fois uniques et semblables aux autres » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine « Les enfants malentendants ou sourds sont à la fois uniques et semblables aux autres » 6 avril 2025 Publié le : Auteure de nombreux supports pédagogiques destinés à faciliter et à encourager l’ouverture à l’autre, très engagée pour soutenir les droits des personnes en situation d’exclusion, la Fribourgeoise Mary Wenker vient de publier en collaboration avec l’illustratrice Amélie Buri, un superbe album consacré à la surdité et intitulé « Juma écoute avec les yeux ». A qui est destiné cet album ? D’abord aux entendants ! En fait, cet album s’inscrit dans la logique de la collection dans laquelle il a été publié et qui traite de la thématique de la différence. L'idée est de donner à ceux qui le lisent des clés pour mieux communiquer avec des personnes qui ne fonctionnent pas comme eux. Depuis quand remonte votre intérêt pour les questions de surdité ? Depuis longtemps. Il y a 30 ans, à l’université, j'avais rencontré une jeune fille malgache Mirana, qui dirigeait une troupe de danseurs sourds à Madagascar et qui m’a marquée. Suite à cette rencontre, une fondation, qui existe toujours, a été créée pour soutenir les sourds dans ce pays. C’est aussi parce que je l’ai connue que j’ai écrit ce livre… Quelles ont été vos autres motivations à écrire « Juma écoute avec les yeux » ? Plus récemment, je suis allée présenter un de mes précédents livres consacré à la migration à l’institut Saint-Joseph de Fribourg (école spécialisée dans la surdité, ndlr). C'est à cette occasion que m’est aussi venue l'idée de consacrer un ouvrage à la thématique de la surdité… Le deuxième élément déclencheur, c'est lorsqu’un jour, j’ai écouté un jeune chercheur en neurosciences implanté cochléaire, Fadhel El May, qui racontait dans l’émissions Signes de la RTS à quel point c'était pratique pour lui d'éteindre ses implants pour « se déconnecter »… Cela m’avait alors permis de mesurer l’importance du rapport au silence… A-t-il été facile de convaincre une maison d’édition de publier Juma ? De longue date, je travaille avec les éditions Loisirs et Pédagogie pour lesquelles je rédige des dossiers pédagogiques. Je les ai approchées pour un premier projet, « Camille aux papillons », l’éditrice a tout de suite été séduite. « Juma » est mon troisième album pour enfants. C’est un vrai plaisir pour moi et pour l’illustratrice Amélie Burri de travailler avec elle tant l’interaction est féconde ! Justement, comment Amélie Burri a-t-elle adhéré à ce projet ? Elle a tout de suite dit oui ! Notre collaboration est excellente, elle connaissait déjà le monde de la surdité et a considéré que c'était chouette de repartir sur un nouvel album ! Juma raconte l’histoire d’un enfant sourd qui décide de monter un spectacle… Pourquoi cette histoire ? Pour moi, ce livre n’est pas un livre sur la surdité mais un livre qui met en scène un enfant sourd, avec pour objectif de montrer qu’il est à la fois différent et semblable à tous les autres enfants. L'idée est donc de ne surtout pas stigmatiser mais de montrer à quel point malgré les différences, nous sommes tous pareils ! C'est d’ailleurs la démarche que j'ai adoptée pour tous mes albums en impliquant et en interpelant le lecteur en cours de lecture afin qu’il se sente concerné et qu’il porte ensuite un regard différent sur la problématique abordée. Pour rédiger Juma, vous avez collaboré avec des professionnels de la surdité… J’ai pour habitude quand je rédige un ouvrage qui n'est pas dans ma spécialité de toujours m'associer à des spécialistes. Je l'avais fait par exemple pour l’identité de genre, de même que pour la migration, même si j'avais déjà une expertise dans cette dernière problématique. C'est important car cela donne de la crédibilité à ce que l’on écrit, d’autant que dès que je me suis lancée, on m'a très vite mise en garde sur le risque d’écrire sur les sourds et les malentendants sans vraiment les connaître… Cet album évoque également avec délicatesse les deux dimensions, médicale et aussi socio-culturelle et identitaire, qui ont longtemps agité le monde de la surdité… Oui c’est important car à mes yeux, aucune des deux n’est meilleure que l’autre. Et il était judicieux pour moi de les concilier afin que les tenants de l’une s’abstiennent de juger et apprennent à respecter l’autre. C’est l'essence même de tout le travail que je mène depuis 30 ans par rapport à l'altérité et au respect de la différence… Un bel album, une belle histoire… Aussi délicat dans son texte que dans sa « patte graphique » douce et tendre, « Juma écoute avec les yeux » raconte l’histoire de Juma, un enfant comme les autres qui va en classe et partage de jolis moments en famille et avec ses amis tout en étant… différent : Juma est sourd, depuis toujours. C’est avec son corps, avec ses mains surtout qu’il s’exprime. C’est avec ses yeux qu’il appréhende le monde. Ce n’est pas toujours simple pour lui de communiquer avec les autres. Et cela demande beaucoup d’attention et ça fatigue. Au point que parfois, il a besoin de s’isoler pour se reposer… Lorsque sa troupe de danse décide de monter un spectacle, il propose de raconter l’histoire de son grand-père Ismaghil. « Juma écoute avec les yeux » écrit par Mary Wenker pédagogue curative et illustré par Amélie Buri. Editions Loisirs et Pédagogie. www.editionslep.ch SUIVANT PRECEDENT
- «La surdité et la solitude font le lit de la démence» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «La surdité et la solitude font le lit de la démence» 22 septembre 2025 Publié le : Une équipe de l’université de Genève a analysé les données de 33’000 seniors européens pour étudier l’impact combiné de la perte auditive et de la solitude sur la mémoire. Le point avec Charikleia Lampraki, chercheuse post-doctorante au sein du laboratoire Lifespan de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’UNIGE et première auteure de l’étude. Comment est venue l’idée de cette recherche ? Il se trouve que le professeur qui dirige notre équipe a des problèmes d'audition… Comme nous nous intéressions de longue date aux problématiques de développement cognitif et de solitude, on a eu l'idée de tenter d’évaluer comment les problèmes d'audition peuvent être liés aux performances cognitives en fonction du sentiment de solitude ressenti, objectif ou subjectif. Cette approche est relativement nouvelle, car si certaines études tendaient à indiquer que cette piste était à explorer, très peu d’équipes de recherche s’y sont concrètement intéressées. La récolte de données a-t-elle été facile ? Nous n’avons pas récolté de données à proprement parler, car nous avons eu la chance de pouvoir nous baser sur celles de l'étude SHARE (Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe). Lancée en 2002, cette étude longitudinale sur la santé et le vieillissement des Européens et Européennes de 50 ans et plus, y compris la Suisse, produit de nouvelles données tous les 2 ans. Au final, nous avons donc pu travailler sur un échantillon comprenant 33000 personnes sur une durée de presque 18 ans. C’était une excellente base pour tester nos hypothèses… Qu’avez-vous cherché exactement ? Nous voulions étudier le lien entre la perte auditive et la mémoire des personnes qui souffrent d’isolement et/ou de solitude en identifiant trois types de profils différents : les personnes isolées socialement et se sentant seules, les personnes non isolées socialement mais se sentant seules et enfin, les personnes isolées socialement mais ne se sentant pas seules. Avec quels résultats ? Très logiquement, on s’est rendu compte que les personnes dont le niveau cognitif était le plus impacté par la surdité étaient les personnes isolées et seules. Mais ce qui nous a le plus surpris, a été de constater que les personnes qui n’étaient pas isolées, mais se sentaient seules voyaient également leur déclin cognitif s’accélérer lorsqu’une surdité était présente… Comment expliquez-vous cela ? Nous n’en sommes qu’au stade des hypothèses, mais il est logique de penser qu’en agissant sur le sentiment de solitude, on pourrait agir pour prévenir le déclin cognitif dans cette population. Ces personnes sont déjà intégrées, il s’agit donc de lever un obstacle sensoriel pour renforcer leur engagement et préserver leur santé cognitive et c’est clairement dans ce groupe qu’une intervention pourrait être la plus efficace. L’intérêt du recours à une correction auditive pour permettre une meilleure participation sociale est donc une hypothèse que nous pensons tester et étudier au cours des années à venir. Des liens avérés entre perte auditive et déclin cognitif Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 2,5 milliards de personnes seront atteintes d’une perte ou d’une déficience auditive en 2050. Plus de 25 % des plus de 60 ans présentent une déficience auditive invalidante. Au-delà du handicap social qu’il engendre, ce trouble est associé à une probabilité accrue de déclin cognitif à un âge avancé. Ce risque pourrait être de deux à trois fois plus important chez les personnes touchées. SUIVANT PRECEDENT
- «Suriflo» le livre qui accompagne les enfants atteints de déficience auditive | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Suriflo» le livre qui accompagne les enfants atteints de déficience auditive 21 juin 2024 Publié le : A l’occasion de son 50ème anniversaire, l’association suisse de parents d’enfants déficients auditifs a édité « Suriflo » un joli livre d’objets cachés dans lequel les enfants atteints de déficience auditive, mais pas seulement, peuvent se reconnaître. Voici un joli petit livre que tous les malentendants sourds, ou proches devraient avoir dans leur bibliothèque. A l’occasion de son 50e anniversaire, l’ASPEDA, l’association de parents d’enfants déficients auditifs vient en effet de publier un livre d’objets cachés, dessiné par le célèbre dessinateur et illustrateur de Globi, Walter Pfenninger. «C’est une idée que j’avais de longue date, car j’ai toujours trouvé qu’il manquait des livres dans lesquels les enfants déficients auditifs puissent se reconnaître et par là même trouver leur place dans la société, explique Eva Mani co-directrice de l’ASPEDA, une des personnes impliquées dans ce projet. Quant aux familles, l’idée était qu’elles puissent trouver des outils pour préparer avec leur enfant, les rendez-vous d’hôpital, de tests auditifs etc…» Les enfants, les familles, mais pas seulement. «Suriflo», tel est son titre, tant l’animal suricate y tient la vedette, représente également un excellent outil de sensibilisation à l’intention des écoles et des jardins d’enfants, ceci d’autant que d’autres handicaps y sont représentés. Sept tableaux… Fort de sept tableaux qui mettent en scène le quotidien des enfants (au zoo, à la maison, à l’hôpital, à l’école etc.), cet ouvrage bénéficie du délicat et très minutieux coup de crayon de Walter Pfenniger qui confère à l’ensemble une tonalité résolument sensible et affectueuse. «Contacté par notre rédactrice Ursula Kohler, qui a une bonne expérience de l’édition, il s’est prêté au jeu avec beaucoup de plaisir, au point même de se livrer à de nombreuses recherches et de venir participer à notre congrès pour mieux s’immerger dans l’univers de la déficience auditive» note Eva Mani. Avec un tel engagement, le résultat est visuellement et graphiquement superbe, un point d’autant plus important que Suriflo est… neutre sur le plan linguistique. Pour des raisons financières en effet – difficile de financer un même ouvrage en 3 langues -, le choix a été fait de se restreindre à un livre d’images et sans mots. Avec un résultat inattendu et somme toute, très heureux: non seulement les aventures de Suriflo parlent d’elles-mêmes grâce aux images, mais elles peuvent aussi être racontées dans toutes les langues: français, allemand, italien etc., sans compter la langue des signes ou la langue parlée complétée. « Avec ce livre, il est finalement possible de raconter n’importe quelle histoire. C’est une grande force car il laisse une grande place à l’imagination de tous ceux qui veulent le découvrir » , s’enthousiasme Eva Mani. Dans les salles d’attente… Imprimé à 1500 exemplaires et financé grâce à une recherche de fonds active, par des dons de nombreux cantons et fondations, «Suriflo» est disponible en librairie ou directement sur le site web www.suriflo.ch . Et sa vie ne va pas se résumer à cela. L’ASPEDA entend également à très court terme le distribuer dans les salles d’attentes de lieux de soins spécialisés dans le handicap auditif. «Nous avons environ 200 adresses d’audioprothésistes, de médecins ORL spécialisés en pédiatrie etc, conclut Eva Mani. Ce sont des lieux parfaits pour que cet ouvrage si particulier poursuivre son travail de sensibilisation». SUIVANT PRECEDENT
- Sonia Schwerdtel: «La plus belle chose que j’aie entendue: tu n’es pas seule!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Sonia Schwerdtel: «La plus belle chose que j’aie entendue: tu n’es pas seule!» 17 août 2023 Publié le : Née malentendante, âgée de 26 ans, cette Française dont le papa est allemand et la maman indienne prépare actuellement un CFC en Valais pour compléter sa formation initiale d’architecte d’intérieur. Rencontre avec une jeune femme déterminée, passionnée de volley et de beach volley, et à qui l’effort ne fait jamais peur… Depuis quand êtes-vous malentendante ? En fait, je suis née malentendante en raison d'une probable cause héréditaire, car j'ai un grand-père malentendant et une cousine éloignée qui a également une perte auditive. Du reste, selon mon audioprothésiste, mon audiogramme évoque clairement une surdité de type héréditaire… Comment a été découvert votre handicap auditif ? Très jeune, j'entendais un peu, mais mes parents ont remarqué que je ratais certaines choses. Ils m'ont emmenée voir un médecin qui a décrété que je n'avais rien, et que mon problème venait du fait que mon papa parlait l'allemand et que ma maman parlait l'anglais. Pour lui, il suffisait de me parler dans une seule langue et tout rentrerait dans l’ordre (rires). Et cela a-t-il réglé le problème ? Pas du tout ! Ma mère a vite constaté que ça n'allait toujours pas, et à l’âge de 2 ans, mes parents m’ont emmenée consulter un ORL qui leur a annoncé : « votre fille est malentendante ! ». A l'époque, ma perte auditive était de 65% pour les 2 oreilles. Aujourd’hui, j’en suis à 90%, mais au moins c’est stabilisé… Vous avez donc dû être appareillée… Oui, mais finalement assez tard, puisque je ne l’ai été qu’à l'âge de 2 ans et demi. Cela dit, grâce aux appareils, j'ai appris à parler, j'ai pu communiquer… Et depuis le mois de janvier dernier, j'ai de nouveaux appareils beaucoup plus performants : je peux désormais aller au restaurant ou évoluer dans des environnements bruyants sans trop de difficultés. Où avez-vous suivi votre scolarité obligatoire ? Dans une école normale, en France, à Prévessin, près de Genève, où j'ai grandi. L'école primaire s'est très bien déroulée car j'ai été suivie par une assistante de vie scolaire et une enseignante spécialisée qui m'expliquait les cours en dehors de la classe. Et ensuite ? J'ai été au lycée, où j’ai également été soutenue avec quelqu'un qui prenait les notes pour moi, ce qui me permettait de me concentrer sur ce qui se disait en classe et de décrocher en 2015, mon baccalauréat scientifique ! Je crois que sans tous les soutiens que j’ai eus, j’aurai certainement également réussi, mais au prix d'un burn-out ! Que faites-vous après votre baccalauréat ? J'étais vraiment très fatiguée, j'ai donc pris une année sabbatique durant laquelle j'ai voyagé, en particulier au Japon. Ensuite, j’ai pris des cours de japonais et de piano, j'ai fait beaucoup de sport, beaucoup cuisiné et j'ai même passé mon permis de conduire. En fait, je n'aime pas perdre mon temps ! (rires) Quelles études décidez-vous de suivre ensuite ? Après une année de passerelle au Centre de formation professionnelle art de Genève, j’ai fait un bachelor à la HEAD, la Haute École d’Art et de Design, toujours à Genève, en architecture d'intérieur. Très jeune, j’ai été sensible à l'importance de créer un espace capable de faire ressentir les choses aux gens… Ces études ont-elles été faciles ? Non pas vraiment ! A la HEAD, je n’ai eu aucune aide, alors que ces études impliquaient beaucoup de travail d’équipe et de communication ! J'ai tellement souffert que j'ai même pensé arrêter et puis heureusement un jour, ma mère m'a poussée à contacter la fondation a capella pour essayer de trouver du soutien. Et cela vous a aidée ? Oui, car la chose la plus extraordinaire que j'ai pu y entendre a été : « tu n'es pas seule ». Dès lors, j'ai pu découvrir le monde de la surdité, apprendre à mieux maîtriser le code, évoluer avec des gens qui comprenaient ce handicap. Aujourd’hui, travaillez-vous comme architecte d'intérieur ? Non, en Suisse contrairement à la France, cette profession n'est pas très reconnue et il est difficile de trouver un travail. Je suis donc actuellement une formation accélérée de 2 ans à Morges pour avoir un CFC de dessinatrice en bâtiment dans le but d’apprendre la technique de construction et de compléter mon métier d’architecte d’intérieur, ce qui m’aidera à trouver plus facilement du travail ou même pourquoi pas devenir indépendante. Et je me suis établie le temps de mes études près de Martigny, car mon entreprise formatrice est juste à côté. Quels sont vos projets pour la suite ? Normalement, je termine mon CFC l'année prochaine. Pour la suite, j'ai beaucoup d'idées mais je ne suis pas encore décidée : peut-être faire un master en design de produits car il y a un côté artistique qui me plaît beaucoup, mais aussi peut-être faire de la bande dessinée… SUIVANT PRECEDENT
- Les Suisses et la perte auditive en 2022 | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les Suisses et la perte auditive en 2022 27 juillet 2023 Publié le : La dernière enquête EuroTrak 2022 de l’association des fabricants d’aides auditives européens vient d’être publiée. Les chiffres pour la Suisse sont connus. Depuis 2009, l’association des fabricants d’aides auditives européens (Ehima) livre, à travers ses enquêtes EuroTrak, une photographie de la perte d’audition et de la réhabilitation auditive en Europe, et en Suisse. Via l’Association suisse des fournisseurs d'aides auditives , la Suisse a ainsi participé aux enquêtes en 2012, 2015, 2018 et 2022, date des dernières données EuroTrak disponibles. Les chiffres de cette dernière année , récemment rendus publics sont basés sur une enquête en ligne menée auprès de près de 15'000 Suisses et complétés par des entretiens obtenus auprès de 1300 personnes dont 800 équipées d’appareils auditifs. S’ils s’inscrivent dans la lignée de ceux obtenus lors des précédentes études, les résultats présentent tout de même un chiffre surprenant, sans qu’on puisse l’expliquer. Ainsi 7,4% des personnes interrogées ont déclaré présenter une perte auditive, un chiffre en baisse puisqu’il était de 8,8% il y a dix ans. A noter que cette baisse de la prévalence est particulièrement notable chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Le nombre des personnes appareillées en revanche est en augmentation 46% des malentendants déclarent y avoir recours, contre 39 en 2012, le taux d’utilisation des appareils augmentant avec l’importance de la perte auditive. Amélioration de la qualité de vie 30% des personnes sondées ont pu effectuer un test auditif au cours des 5 dernières années, en général auprès de leur médecin généraliste, alors que la moitié seulement des médecins recommandent le recours à une aide auditive en cas de perte auditive. Les porteurs d’appareils auditifs reconnaissent qu’une bonne ouïe et les aides auditives augmentent les chances des malentendants d’être promus, d’obtenir un bon emploi voire un meilleur salaire. 94 % des propriétaires d’appareils auditifs en activité ont en outre admis que leurs aides auditives sont utiles dans leur travail. Les propriétaires d’appareils auditifs auraient également moins de risques d’être déprimés contrairement à ceux qui n’en utilisent pas. Ces derniers seraient également plus sujets à la fatigue. « 42% de tous les malentendants pensent que la perte auditive pourrait être liée à dépression et/ou troubles du sommeil », note l’étude. D’une manière générale enfin, 98% des propriétaires d’aides auditives déclarent que leurs appareils ont « parfois » amélioré leur qualité de vie. A noter enfin que ces chiffres sont à prendre avec une relative circonspection, les enquêtes EuroTrak étant basées sur les simples déclarations des personnes interrogées. SUIVANT PRECEDENT
- Des chercheurs américains ont réussi à régénérer des cellules ciliées chez la souris | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Des chercheurs américains ont réussi à régénérer des cellules ciliées chez la souris 29 mai 2023 Publié le : En s’inspirant des processus observés chez les reptiles et les oiseaux et en s’aidant de techniques de thérapie génique, des chercheurs américains ont permis de reconstituer des cellules ciliées de souris. Les applications cliniques demeurent encore lointaines. C’est un vieux rêve qui pourrait – un jour – rendre obsolètes appareils auditifs et autres implants cochléaires. Jusqu’à présent, la régénération des cellules ciliées situées dans la cochlée, dont le rôle est de transformer les ondes sonores en impulsions électriques à destination du cerveau, était jugée impossible. Ce processus de renaissance cellulaire existe pourtant chez d’autres espèces animales, poissons, oiseaux, reptiles - mais pas les mammifères – qui sont capables de retrouver leur audition après une surdité. C’est donc en s’inspirant du fonctionnement de ces animaux que le chercheur Zheng-Yi Chen et son équipe de l'école de médecine de Harvard à Boston (États-Unis), ont réussi à induire une régénération cellulaire chez des souris génétiquement modifiées. Selon leur étude, publiée le 17 avril dernier dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences , ce résultat a été obtenu grâce « un cocktail ressemblant à un médicament combiné à un adénovirus inoffensif ». « Frein »… Fait intéressant, le cocktail utilisé n’a pas été utilisé pour activer une production cellulaire mais à l’inverse, pour supprimer un mécanisme empêchant les cellules de se diviser. Avec pour résultat une régénération des cellules ciliées, tout à fait saines et fonctionnelles. Zheng-Yi Chen explique : « Ces résultats sont extrêmement intéressants, car tout au long de l’histoire du domaine de la perte auditive, la capacité à régénérer les cellules ciliées dans l’oreille interne a été le Saint-Graal. Pensez à un frein lorsque vous conduisez une voiture. Si le frein est toujours enclenché, vous ne pouvez pas conduire. Nous avons trouvé une molécule-ARN capable de supprimer le frein dans cette voie génétique . » Et d’ajouter : « Si nous pouvions combiner une intervention chirurgicale avec une méthode d’administration de thérapie génique raffinée, nous espérons atteindre notre objectif numéro un qui est d’introduire un nouveau traitement dans la clinique ». Pour rappel, l’altération des cellules ciliées, en général due au vieillissement, à des maladies ou des substances toxiques ainsi qu’à l’exposition à des bruits excessifs, se traduit par une surdité dite de perception, qui représente la cause la plus fréquente de perte auditive. SUIVANT PRECEDENT
- Appareils auditifs: une application mobile pour s’entraîner à entendre! | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Appareils auditifs: une application mobile pour s’entraîner à entendre! 21 septembre 2024 Publié le : Élaborée aux HUG et gratuite, AudioRehab+ est une application mobile qui permet aux sourds et malentendants nouvellement appareillés de réaliser un entrainement auditif destiné à améliorer leur compréhension de la parole . Porteurs d’un appareil auditif, d’un implant cochléaire, d’un BAHA ou de toute autre prothèse auditive, cette application pour smartphones est sans aucun doute pour vous. Disponible gratuitement sur l’AppStore et Google Play depuis le mois d’avril dernier, AudioRehab+, c’est son nom, est une solution d’entrainement auditif destinée aux personnes sourdes et malentendantes à qui elle propose plus de 150 exercices permettant de s’entraîner la compréhension de la parole. Trois niveaux de difficulté, plusieurs voix et rythmes de parole, mais aussi des parcours d’entraînement libre ou guidé selon le besoin, l’offre est multiple et variée… « Notre longue expérience de la rééducation avec les implantés cochléaires, pour lesquelles la rééducation auditive est indispensable et obligatoire, nous a beaucoup inspirés, explique Angelica Perez Fornos patronne du Centre universitaire romand d’implantation cochléaire (CURIC) aux HUG et coresponsable, avec l’assistante de recherche Maëlys Le Magadou, de ce projet unique dans le monde francophone. Pour les porteurs d’appareils auditifs, qui ne bénéficient d’aucun programme officiel, la rééducation est importante pour réapprendre à entendre avec la prothèse. Or pour eux, rien n’était disponible en français. C’est la raison pour laquelle nous avons élaboré AudioRehab+, une solution spécifiquement destinée à répondre à ce besoin et qui permet à chacun de s’entrainer n’importe où et à n’importe quelle heure ». 4 années de recherches Élaborée durant plus de 4 années de recherches grâce à l’expertise des professionnels de l’audition du CURIC (logopédistes, ingénieurs, spécialiste des jeux) et avec la collaboration de patients très tôt intégrés dans sa conception, son développement et sa validation, AudioRehab+ a pour objectif de permettre aux nouveaux porteurs d’appareils de devenir, via des exercices ciblés, les acteurs de leur propre rééducation auditive. « Depuis le mois d’avril, et sans campagne de promotion, cette application, que nous avons voulue la plus universelle possible puisque nous l’avons doublée d’une application web, a été téléchargée près d’un millier de fois sur les stores Apple et Android se réjouit Angelica Perez Fornos. Et les retours que nous avons eus, aussi bien des professionnels de l’audition que des patients eux-mêmes sont très positifs. On peut même ajouter très constructifs, car ils nous ont permis de détecter des points d’amélioration très intéressants». Améliorations à venir Et c’est un peu là que le bât blesse. Réalisée grâce à un financement unique de la Fondation Privée des HUG, AudioRehab+ va devoir au cours des mois et années à venir, faire en effet l’objet de plusieurs ajustements et améliorations. D’une part pour faire face aux mises à jour successives des systèmes d’exploitation qui équipent les smartphones, mais aussi pour implémenter de nouvelles fonctionnalités. Or tout cela a un coût : « Aujourd’hui, le principal challenge d’AudioRehab+, c’est au fond le financement, résume Angelica Perez Fornos. L’enjeu principal à venir sera donc de trouver des fonds pour les indispensables réactualisations, mais aussi pour que l’application soit améliorée pour par exemple permettre des interactions avec les logopédistes et autres professionnels, qui pourront ainsi proposer des exercices ciblés à chaque patient ». SUIVANT PRECEDENT
- «Échanger, discuter, faire des liens, c’est vraiment très important!» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Échanger, discuter, faire des liens, c’est vraiment très important!» 29 septembre 2025 Publié le : Le 13 septembre dernier, une centaine de malentendants et proches se sont retrouvés aux Ponts-de-Martel (NE), à l’invitation de l’Amicale des malentendants de la Chaux-de-Fonds et environs. Récit d’une journée très réussie. C’est un rendez-vous habituel, mais qui cette année, avait une saveur particulière. Car c’est aussi pour fêter ses 100 ans que l’Amicale des malentendants de la Chaux-de-Fonds et environs s’est proposée pour organiser le 13 septembre dernier, la traditionnelle Rencontre des amicales de Romandie et de France voisine. « Ce n'était pas la première fois que nous organisions cette rencontre, mais cette fois nous avions vraiment tenu à le faire pour fêter notre centenaire avec nos amis des autres cantons, explique Josina Kramer, présidente de l’Amicale. C’était pour nous une belle manière de faire d’une pierre deux coups ! » Salle paroissiale En ce début de matinée du 13 septembre, ce sont donc plus de cent convives représentant six amicales romandes ainsi que l’Association des sourds et malentendants de Pontarlier (F) -venue en force avec une trentaine de membres-, qui se sont retrouvés dès 8h30 à la Salle paroissiale des Ponts-de-Martel (Photo “By Mi Photographie”), pour démarrer la journée autour d’un sympathique café-croissant. « Nous sommes la section de la Chaux-de-Fonds, mais nous drainons beaucoup de personnes en provenance de Neuchâtel, d’où l’idée d’organiser la rencontre aux Ponts-de-Martel, car c’était aussi l’occasion de faire découvrir le canton à un peu tout le monde », ajoute Josina Kramer. Le lieu avait, de toutes manières, tout pour plaire. Ancienne mais parfaitement équipée, la salle a permis d’accueillir les participants dans d’excellentes conditions, en particulier le groupe d’invités qui a choisi d’y rester tout au long de la matinée, afin d’y échanger dans une ambiance conviviale et détendue, mais aussi d’y danser sous la musique du très sympathique groupe « Les Rétros ». Tourbière Quant aux autres participants, ils se sont scindés dès 9h30 en deux groupes : le premier a ainsi choisi de visiter la Maison de la Tourbière, un mini-musée situé à proximité et dont l’objectif est de mettre en valeur, protéger et étudier les hauts-marais suisses tout en offrant une expérience scientifique et culturelle. Quant au second groupe, il a préféré arpenter le sentier didactique non loin de là, un étonnant et très intéressant parcours « découverte » qui retrace l’histoire de l’exploitation de la tourbe. Place ensuite, aux alentours de 11 heures 30, à la partie protocolaire de la journée avec bien sûr, l’allocution de bienvenue de Josina Kramer, suivie de celles du président de la fondation de la Maison de la Tourbière, Jacques-André Maire et de la conseillère d’État neuchâteloise en charge de la cohésion sociale, Florence Nater qui avait fait le déplacement pour l’occasion. FoRom écoute impliquée Alors qu’une participation forfaitaire de 50 francs a été demandée à chaque participant, FoRom écoute s’est impliquée en soutenant l’organisation de la rencontre via une subvention de 100 francs par convive, soit une enveloppe budgétaire de plus de 10’000 francs. « Cette journée a, malgré le temps, été vraiment magnifique et nous ne regrettons pas l’énorme travail d’organisation qu’elle nous a demandé durant les 9 mois qui l’ont précédée, et ce d’autant que la communication entre malentendants n’est pas toujours aisée , se réjouit Josina Kramer. Heureusement, j’ai pu compter sur l’implication du comité avec lequel on s’est distribué les différentes tâches et la multitude de petits détails à régler !» Et de conclure: « La plupart des malentendants, surtout les plus âgés, se rencontrent en général lors de la journée de congrès organisée chaque année par FoRom écoute. Cette Rencontre des amicales leur offre une deuxième occasion d’échanger, de discuter et de faire des liens, et c’est en cela qu’elle est vraiment très importante ». SUIVANT PRECEDENT
- « Ma malentendance a été un prétexte pour me nuire » | FoRom Ecoute
Retour au Magazine « Ma malentendance a été un prétexte pour me nuire » 4 août 2025 Publié le : Éducatrice spécialisée au sein d’une importante institution sociale romande, une quinquagénaire témoigne sous anonymat pour raconter à quel point son handicap auditif a été complexe à gérer sur le plan professionnel. Instrumentalisation, incompréhensions, mauvaise volonté des directions successives, harcèlement, conflits et arrêts maladie ont émaillé ses 25 ans de carrière. Appelons la Jacqueline, même si ce n’est pas son vrai prénom. Mais cette quinquagénaire malentendante tient à garder à tout prix son anonymat et la photo que nous publions est une photo d’illustration. Par peur de représailles, car elle occupe toujours son emploi d’éducatrice spécialisée au sein d’une institution sociale romande. Mais malgré la crainte, elle tient absolument à témoigner et raconter son parcours de professionnelle malentendante, avec tout ce qu’il peut impliquer de rejets, d’incompréhension et même parfois de malveillance. Jacqueline est probablement née malentendante. Mais étonnamment, il a fallu de longues années pour que le diagnostic de perte auditive soit formellement posé. Elle a 26 ans, et plus de 40% de perte pour chaque oreille. Le retard du diagnostic s’explique par ses exceptionnelles qualités d’adaptation, en particulier en termes de lecture labiale, elle à qui l’ORL a déclaré sans ambages : « Je ne sais pas comment vous avez fait !». Comment elle a fait ? La réponse est simple : une implacable volonté, qui explique qu’elle a pu malgré les difficultés – et la fatigue ! - suivre sa scolarité obligatoire, décrocher une maturité, puis son diplôme d’éducatrice spécialisée, un choix de cœur. Horaires irréguliers En 2000, elle s’engage dans la vie professionnelle avec l’espoir de mener une existence agréable, elle qui aura par la suite deux enfants. Elle est appareillée et se montre particulièrement confiante et motivée. Seulement voilà : bien que passionnant, le métier est difficile et surtout, éreintant avec ses horaires irréguliers et ses colloques professionnels qui rassemblent beaucoup de monde, mettant à rude épreuve ses capacités auditives. « Sans m’en rendre compte, j’ai fait des tonnes d’efforts et nombre de mes collègues ne se rendaient même pas compte des difficultés que j’éprouvais. Beaucoup de gens, y compris des médecins, sont persuadés que l’appareil règle tout, ce qui est évidemment loin d’être le cas » explique-t-elle. Plus qu’avec ses collègues, c’est souvent, au cours de ses 25 années de carrière, avec la hiérarchie qu’elle a le plus de mal, qu’il s’agisse de ses responsables directs ou plus grave, du département des ressources humaines. Au bout de quelques années, démarre ainsi une interminable litanie de congés-maladie, de changements de poste et de conflits plus ou moins larvés. Avec à chaque fois, une difficulté : obtenir un poste de travail à horaires fixes qui puisse lui permettre d’exercer son métier sans trop d’épuisement. En vain. Détection précoce Elle décide alors de contacter l’AI dans le cadre des mesures de détections précoce. Une coach spécialisée dans la surdité est mandatée et rédige dans la foulée un rapport qui, fort logiquement, préconise son placement au sein d’équipes restreintes et avec des horaires réguliers. Las… Non seulement le rapport restera lettre morte, mais il sera suivi au gré des directions successives, d’intimidations et même d’exploitation de son handicap : « On a même tenté de me licencier sans aucune base, en osant prétendre que je pouvais représenter un danger pour les équipes et pour les personnes dont je m’occupais », s’insurge-t-elle encore aujourd’hui. Et les manœuvres d’intimidation se poursuivent: on la place en tant que stagiaire, elle qui pouvait se prévaloir de plus de 15 ans d’expérience, on met au concours son poste de travail alors qu’elle y exerce encore etc… Et puis un jour, elle décide de ne pas se laisser faire, mobilise les syndicats et mandate un avocat. Les tensions sont à leur comble mais elle tient bon, malgré les difficultés, et les absences pour maladie, tant elle est affectée par le harcèlement qu’elle subit. « Il était hors de question que j’accepte le blâme qui m’avait été adressé, et encore moins que l’on puisse insinuer que je pouvais être maltraitante ou dangereuse, moi qui ai consacré tant d’efforts et de dévouement à ces personnes auxquelles j’ai consacré ma vie ». Hache de guerre enterrée Heureusement, sa détermination paye et la hache de guerre enfin enterrée. Depuis quelques années, Jacqueline a repris son travail dans un poste plus adapté à sa perte auditive, et son quotidien se déroule correctement, même si le métier, handicap ou pas, reste difficile pour tous ceux qui l’exercent. « Plusieurs facteurs expliquent la très pénible expérience professionnelle que j’ai vécue, résume-t-elle. Il y a d’abord le milieu du soin qui est à la fois très féminin et très exigeant, mon caractère qui fait que je ne me laisse pas faire, et puis enfin ce handicap invisible si péjorant dans le monde du travail et qui est en plus très mal connu, voire pas reconnu. En tout cas, je n’ai pas rencontré beaucoup de bonne volonté, et pire encore jamais je n’aurais pensé qu’on aurait pu l’utiliser pour tenter de me nuire ». SUIVANT PRECEDENT
- Restaurer l’audition grâce à un «aqueduc secret» situé dans la cochlée | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Restaurer l’audition grâce à un «aqueduc secret» situé dans la cochlée 6 août 2023 Publié le : Alors que jusqu’à présent seule la chirurgie permettait d’administrer une thérapie génique susceptible de restaurer l’audition chez les jeunes souris, une équipe internationale vient de trouver un nouveau moyen d’administrer cette thérapie, grâce à un très fin et méconnu canal osseux. C’est un vieux rêve qui prend peu à peu réalité, au fur et à mesure des différentes recherches cliniques : redonner vie aux cellules ciliées de la cochlée, celles-là mêmes qui permettent de transmettre les vibrations sonores au nerf auditif, et partant, d’entendre. Depuis des décennies les chercheurs du monde entier s’y attèlent avec à chaque fois de modestes succès qui laissent augurer un jour, d’un grand pas en avant. Incapables de se régénérer spontanément lorsqu’elles sont détruites, ces cellules ciliées peuvent à l’heure actuelle, être plus ou moins réparées grâce aux thérapies géniques, mais uniquement chez des souris qui viennent de naître. Et pour cause, à cet âge-là, la cochlée qui n’est pas encore enserrée dans l’os temporal, peut facilement être atteinte par voie chirurgicale pour s’y voir délivrer le traitement génique adéquat. Nouvelle méthode Seulement voilà : les résultats d’une étude menée par équipe internationale de chercheurs et publiée dans la revue Science Translational Medicine en juin dernier, laissent planer l’espoir de parvenir à délivrer des thérapies géniques également chez des adultes, et ce grâce à une nouvelle méthode qui permet d’administrer des médicaments dans l’oreille interne sans passer par la chirurgie. Selon les chercheurs, il existe dans la cochlée un petit canal osseux très fin, appelé aqueduc cochléaire qui jouerait un rôle dans l’équilibrage des pressions. Mais pas seulement, puisque cet « aqueduc » permettrait le passage du liquide céphalo-rachidien présent dans l’oreille interne vers le reste du cerveau, afin d’éliminer les déchets toxiques. Virus adéno-associé « Nous nous sommes dit que malgré sa petite taille équivalente à l’épaisseur d’un cheveu, nous pourrions utiliser ce conduit afin de délivrer une thérapie génique dans l’oreille via une injection au niveau de la cisterna magna, et ainsi conserver intacte l’intégralité de ses structures » explique dans une interview accordée au journal Le Temps le chercheur allemand Christopher R. Cederroth co-auteur de l’étude. Injecté en effet dans la citerne magna, un grand réservoir de liquide céphalo-rachidien situé à la base du crâne, un virus porteur d’un gène sain a trouvé son chemin dans l’oreille interne via l’aqueduc cochléaire, et a délivré une thérapie génique qui a permis aux cellules ciliées de transmettre le signal et de sauver l’audition chez des souris sourdes adultes. « Si l’utilisation de virus peut permettre de cibler des cellules de l’oreille de manière très précise, conclut le chercheur dans la même interview, on pourrait améliorer de manière vraiment significative la vie des gens atteints de troubles de l’audition – et pourquoi pas même un jour remplacer les implants cochléaires ? » SUIVANT PRECEDENT
- « Les bus, ma grande passion !» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine « Les bus, ma grande passion !» 23 février 2025 Publié le : Né sourd et implanté cochléaire très jeune, Simon Mura vit à Yverdon. En dépit des difficultés, ce jeune homme âgé de 20 ans qui respire la joie de vivre, a pu suivre sa scolarité avec succès et travaille aujourd’hui dans le monde de l’imprimerie. Depuis quand êtes-vous malentendant ? En fait, je suis sourd depuis la naissance. La cause est inconnue, et je suis le seul sourd dans toute la famille. Mes parents l'ont découvert quand j'avais à peu près un an, et cela a été un vrai choc pour eux. Avez-vous été appareillé ? Mes parents m'ont très rapidement emmené consulter à l'hôpital à Genève où j’ai été implanté à l'âge de 21 mois. Mes parents auraient voulu que je le sois des deux oreilles, mais le médecin a choisi de privilégier l'oreille droite. Avec quels résultats ? Cette première implantation n'a pas donné de très bons résultats. Sur les conseils d'une amie, nous sommes ensuite allés consulter à Berne où là-bas, le médecin a été d'accord pour implanter la seconde d'oreille, à l’âge de 3 ans. Mes parents ont bien fait, parce que les choses se sont considérablement améliorés par la suite. Vous avez donc pu ensuite aller à l'école normalement ? En fait, j'ai été scolarisé à la garderie de l'Ecole cantonale pour enfants sourds. C'est là que j'ai appris la langue des signes qui est ma langue maternelle, même si je ne la pratique plus aujourd'hui parce que j’oralise très bien. Mais cette école a fermé en 2009 et tous les enfants ont été répartis dans différentes écoles. J'ai alors dû aller à l'école primaire de mon village, puis à Yverdon où j’ai ensuite déménagé. Et cela s’est-il bien passé ? Oui, grâce aux interprètes LPC et en langue des signes, tout s'est très bien passé durant plusieurs années. Jusqu'au jour où je suis tombé sur un enseignant qui ne voulait vraiment pas faire d'efforts, au point où mes parents ont même pensé me faire changer d'école. A ce moment-là, j'ai vraiment passé 2 années difficiles et heureusement les codeuses et interprètes mon énormément soutenu. Finalement, j'ai par la suite été scolarisé dans une école spécialisée pour les enfants présentant des difficultés scolaires. La situation s’est-elle améliorée ? Oh oui, cela a été beaucoup mieux ! J’y suis resté jusqu’en 2020, soit la fin de ma scolarité obligatoire. Et ensuite? Grâce à l’AI, j’ai fait plusieurs stages dans une imprimerie et c’était très bien, parce qu’en dépit du Covid, tout le monde faisait des efforts pour me parler sans masque ! En novembre 2020, j’ai signé un contrat avec l’AFIRO (Une entreprise sociale et formatrice, ndlr) pour devenir assistant-métier en imprimerie, tout en suivant en parallèle des cours de culture générale. Et vous entrez dans la vie active? Très vite oui. Car après avoir reçu mon certificat FPra (Formation pratique, ndlr), l’imprimerie à Vallorbe où j’avais effectué un stage m’a engagé à 50 %, pour remplacer un collègue parti à la retraite. Je suis à l’AI pour les 50 % restants, car travailler à 100 % avec le bruit, c’est vraiment impossible ! J’adore l’emploi que j’occupe, l’entreprise est familiale et le patron vraiment incroyable. Je pourrais même dire le meilleur du monde (rires)… Donc, vous êtes un jeune homme heureux? Mais oui j’ai une belle vie, et j’ai eu beaucoup de chance parce que j’ai reçu de l’aide de bien des gens : mes parents et ma sœur bien sûr, les équipes de l’école, et aussi les codeuses et interprètes, sans compter mon employeur. Que faites-vous de votre temps libre, quand vous ne travaillez pas ? Depuis tout petit, j’ai une très grande passion : les trains et surtout les bus dont je suis tombé amoureux très jeune. Comme j’ai aussi une grande passion pour la photographie, j’ai concilié les deux en voyageant pour prendre en photo les trains et les bus, un peu partout en Suisse, mais aussi en Europe, à Bruxelles ou en France. Ensuite, je retouche les photos et je les publie sur mon compte Instagram. Mon rêve, ce serait un jour de publier un livre de photographies de bus. D’autant qu’évoluant dans le monde de l’imprimerie, je pourrais le fabriquer moi-même! SUIVANT PRECEDENT
- La journée mondiale de l’audition a lieu ce 3 mars | FoRom Ecoute
Retour au Magazine La journée mondiale de l’audition a lieu ce 3 mars 1 mars 2025 Publié le : La traditionnelle campagne menée par l’OMS depuis 2007 veut cette année encourager chacun à protéger son ouïe. Chaque année depuis 2007, le Programme de prévention de la cécité et de la surdité de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Genève, lance une campagne de sensibilisation autour du thème de l’audition, en mettant à disposition des individus, organisations et collectivités publiques un matériel complet de sensibilisation et d’éducation à utiliser lors d’événements coordonnés à travers toute la planète. Chez nous, c’est par exemple Alzheimer Suisse qui a choisi cette journée pour proposer ce 3 mars à 18 heures un webinaire gratuit consacré à « Alzheimer et l’audition ». D’une manière plus générale, et, l’OMS a retenu cette année le thème « Changer les mentalités: à vous de faire des soins de l’oreille et de l’audition une réalité pour toutes et tous!» « L’OMS/Europe insiste sur la nécessité de changer la manière d’envisager les soins de l’oreille et de l’audition, en encourageant chacun, quel que soit son âge, à adopter une démarche proactive dans ce domaine, et à aider les autres à faire de même » explique l’organisation internationale qui ajoute : « L’OMS/Europe encourage chacun à prendre des mesures pour protéger son ouïe des bruits forts, à vérifier régulièrement son audition, à utiliser des appareils auditifs si nécessaire et à soutenir les personnes souffrant d’une perte auditive. Lorsque l’on vous donne les moyens d’agir, vous pouvez contribuer à créer un changement pour vous-même et pour la société ». Deux nouveaux outils A l’occasion de cette Journée mondiale de l’audition, l’OMS va en outre, en association avec l’Union internationale des télécommunications, proposer deux nouveaux outils, nés d’un constat : les enfants et les jeunes sont souvent exposés à des niveaux sonores élevés pendant leur temps libre, et des gestes simples peuvent permettre de protéger leur audition. Le premier outil est ainsi une nouvelle norme mondiale, fondée sur des données probantes, pour une écoute sans risque dans le domaine des jeux vidéo et des sports électroniques. Destinée aux fabricants et utilisateurs d’appareils audio personnels comme les smartphones et les lecteurs MP3, cette norme concerne non seulement les appareils mais aussi les systèmes dont ils font partie, y compris les écouteurs et le casque d’écoute. Elle a pour but de réduire le risque de déficience auditive auquel s’expose l’utilisateur. Le second outil est un module consacré à l’écoute intelligente, à inclure dans les programmes éducatifs des écoles. SUIVANT PRECEDENT
- Handicap et vie en société: le regard éclairant d’Alexandre Jollien pour FoRom écoute | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Handicap et vie en société: le regard éclairant d’Alexandre Jollien pour FoRom écoute 21 avril 2026 Publié le : Après nous avoir honorés de sa présence lors du Gala de charité en début d’année, le philosophe et écrivain Alexandre Jollien sera à nouveau parmi nous le 30 mai 2026, à l'occasion de notre Congrès annuel. Retour sur une intervention inspirante et aperçu d’une rencontre à ne pas manquer. Un Gala sous le signe de la solidarité et de la joie En ce début d’année 2026, la Table Ronde de Lausanne a organisé un Gala de charité en faveur de notre fondation. Au-delà de la collecte de fonds, cette soirée nous a permis de partager un moment de grande qualité avec la nonantaine de personnes présentes, autour d’une intervention marquante d’Alexandre Jollien. S’appuyant sur l’enseignement du maître du bouddhisme tibétain Trungpa, le philosophe romand a décrit la voie spirituelle comme un double chantier. Le premier est collectif: bâtir une société solidaire et éveillée qui ne laisse personne sur la touche. Une mission qui résonne parfaitement avec l’action quotidienne de FoRom écoute, car nous croyons fermement que l’inclusion se construit à plusieurs voix: le travail des institutions, des acteurs politiques et des organisations telles que la nôtre, mais aussi l’engagement direct des personnes malentendantes elles-mêmes – dont plusieurs viendront d’ailleurs témoigner lors de notre prochain Congrès. Le second chantier évoqué par Alexandre Jollien est intérieur: il s’agit de se libérer par le détachement. Il invite à pratiquer la «non-fixation», c’est-à-dire à laisser passer les émotions sans s'y accrocher, car il n’y a «rien de pire», explique-t-il, que de «s'enliser dans l'immobilisme» face à la souffrance. Il a également souligné notre dimension politique inhérente: «L'être humain ne saurait être heureux seul dans son coin». Dans une société où tout va très vite, il nous a lancé un défi joyeux: «Ralentir, tendre l'oreille, écouter, suivre la boussole de notre cœur […] pour cesser de vivre, comme dirait Kafka, dans une espèce de carnaval social». Congrès 2026: vivre avec ses singularités et s’épanouir dans la société Nous aurons la chance de recevoir à nouveau Alexandre Jollien le 30 mai 2026, cette fois-ci dans le cadre de notre Congrès annuel, dont l’édition 2026 est dédiée aux différentes facettes de l’inclusion des personnes malentendantes. Son intervention, intitulée «Devenir soi-même, trouver sa place en société, s'épanouir», promet d’être un temps fort de réflexion. Il explorera la tension entre la singularité de chacun·e et notre besoin vital de lien. Comment assumer sa différence dans une société de performance où la comparaison fait des ravages? Comment, à l’instar de Spinoza, «bien faire et se tenir en joie» malgré les épreuves? Nous comprendrons alors comment, malgré la réalité du handicap, on peut vivre de manière épanouie, «créer des ponts» et apporter sa contribution à la société. Porté par cet esprit d’émancipation et d’engagement collectif, ce message saura interpeller chaque participant·e, personne malentendante ou alliée. Participez à une journée d’échanges et d’inspiration Le Congrès de FoRom écoute est bien plus qu’une conférence. C’est une journée complète articulée autour de témoignages et de dialogues. Aux côtés d’Alexandre Jollien, nous aurons le privilège d’accueillir: Monsieur Pierre-André Page, Président du Conseil national Dre Hélène Cao Van, Médecin adjointe au Service ORL des HUG Plusieurs personnes malentendantes qui partageront leur engagement et leur parcours de vie Ces rencontres sont des occasions uniques d’enrichir sa compréhension du handicap et de tisser des liens. Venez échanger, vous inspirer et contribuer à faire avancer l’inclusion! Date: 30 mai 2026, de 9h15 à 16h Lieu: Lausanne Informations et inscriptions: cliquez ici pour en savoir plus et vous inscrire 💡 Pour ne rien manquer de nos articles et de nos offres: abonnez-vous à la newsletter ! Photo: Aurélie Felli SUIVANT PRECEDENT
- L’empreinte carbone des appareils auditifs est en constante augmentation | FoRom Ecoute
Retour au Magazine L’empreinte carbone des appareils auditifs est en constante augmentation 27 avril 2025 Publié le : Alors qu’une étude française publiée en janvier dernier a mis en évidence l’impact écologique de la production et de l’usage des appareils auditifs, en Suisse, FoRom écoute s’investit dans un important et original projet de recyclage de ses appareils. En Suisse, selon Akustika l’association faîtière des audioprothésistes suisses, 100’000 appareils auditifs sont en moyenne vendus chaque année. Un chiffre en constante augmentation, en raison de l’évolution démographique de la population, mais qui pose la légitime question de l’empreinte carbone de ces appareils, à la fois en ce qui concerne le coût écologique de leur fabrication, mais aussi de leur élimination en tant que déchets électroniques, une fois leur cycle de vie terminé. Faute de données fiables disponibles en Suisse, c’est vers la France qu’il faut se tourner. Là-bas, un think tank spécialisé appelé The Shift Project, fondé par le très médiatique ingénieur Jean-Marc Jancovici, a pour la première fois chiffré l’empreinte carbone résultant de la production des appareils auditifs, dans le cadre d’une étude portant sur l’empreinte écologie globale des dispositifs médicaux. 0.11 % de l’ensemble des dispositifs médicaux Et le chapitre consacré aux aides auditifs est très évocateur. On y apprend ainsi que dans ce pays, où pas moins de 3 millions de personnes sont appareillées, la production annuelle d’appareils auditifs (locale et importée) génère pas moins de 11 kt de C02. Ce chiffre ne représente que 0.11 % de l’empreinte carbone générée par la totalité des dispositifs médicaux utilisées dans ce pays. Il faut néanmoins le mettre en rapport avec les très faibles dimensions de ces dispositifs médicaux bourrés d’électronique, et donc à fort potentiel d’émissions carbone en proportion de leur taille. À piles ou à batterie… « L’empreinte carbone des aides auditives à pile provient en grande partie des consommations de piles (piles zinc-air), qui doivent être renouvelées régulièrement : ainsi, plus de 32 millions de piles pour aides auditives sont produites annuellement pour la consommation française », peut-on lire dans ce rapport qui poursuit : « l’empreinte carbone des aides auditives fonctionnant avec une batterie repose quant à elle en grande partie sur la production (notamment du boîtier de recharge et du chargeur) et sur le transport. Nous estimons que plus de 94% des aides auditives sont importées, dont 90% par fret aérien lorsqu’elles proviennent de pays hors d’Europe, ce qui explique la part importante du transport dans la répartition de l’empreinte carbone ». Même chose pour la Suisse « Il n’y a pas de raison que la Suisse présente un profil différent de celui rapporté par The Shift Project pour la France, estime un ancien responsable d’une des grandes firmes commercialisant les appareils auditifs en Suisse et qui a requis l’anonymat. A l’instar des autres pays d’Europe, le marché des appareils auditifs en Suisse est très concentré, dominé par une poignée de fabricants qui représente une écrasante majorité du marché mondial ». En Suisse comme ailleurs, la diminution de l’empreinte carbone des appareils auditifs représente donc un enjeu écologique majeur, d’autant que le vieillissement annoncé de la population engendrera une augmentation mécanique de l’usage des audioprothèses. C’est du reste en tenant compte de cette perspective que FoRom écoute a mis en place, en collaboration avec Smita Gogniat de l’association RecupAudioSolidarité, un original et novateur projet de recyclage d’appareils auditifs, reconditionnés puis mis à la disposition, après expertise d’un audioprothésiste partenaire, des malentendants qui n’en auraient pas les moyens. SUIVANT PRECEDENT
- Consommer régulièrement des fruits de mer réduit le risque d’acouphènes | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Consommer régulièrement des fruits de mer réduit le risque d’acouphènes 6 janvier 2025 Publié le : Selon une étude américaine menée sur 74000 femmes durant 30 ans, la consommation régulière de poissons blancs et de fruits de mer réduirait significativement le risque d’apparition d’acouphènes de 13 à 20%. La plupart des personnes souffrant d’acouphènes chroniques, un phénomène très souvent associé à la perte auditive, n’ont malheureusement qu’un seul horizon : apprendre à vivre avec, à défaut d’en guérir. Et ce n’est pas toujours facile, tant ces sons fantômes (bourdonnements, sifflements, chuintements, grondements de moteur, etc.) peuvent durablement affecter la qualité de vie de ceux qui en souffrent, et provoquer des états d’anxiété pouvant même conduire à de véritables états dépressifs. Prévention Une étude menée par des chercheurs du Brigham and Women’s Hospital de Boston aux USA, sous la direction du Dr Sharon Curhan, publiée ce mois de décembre dans l’American Journal of Clinical Nutrition, laisse néanmoins entrevoir une lueur d’espoir, au moins en termes de prévention. A en croire ses résultats, consommer au minimum deux fois par semaine des fruits de mer ou des poissons blancs (mérou, colin, cabillaud, daurade, sole, carpe, lotte) réduirait le risque d’acouphènes d’environ 20%. Cerise sur le gâteau : le risque d’apparition de presbyacousie, perte auditive liée à l’âge en serait également réduit. Ce qui rend cette étude particulièrement crédible est son ampleur et sa durée, celle-ci ayant permis le suivi sur une trentaine d’années, entre 1991 et 2021, de près de 74'000 femmes dont l’alimentation et l’audition ont été évaluée tous les 4 ans, à l’aide d’un questionnaire validé. Circulation sanguine « La consommation régulière de thon (en conserve), de poissons à chair claire ou de fruits de mer est associée à un risque réduit de développer des acouphènes persistants chez les femmes, écrivent ainsi les chercheurs en conclusion de l’étude. En revanche, l’utilisation de compléments d’huile de poisson est associée à un risque plus élevé. » Le mécanisme de cette protection n’est pas encore élucidé même si le Dr Curham évoque dans une déclaration au Magazine Time qu’il pourrait être liée à la circulation sanguine à l’intérieur de l’oreille interne. A noter que l’impact de la consommation de ces aliments en cas d’acouphènes déjà existants n’est en revanche pas encore documenté, même si des études sont actuellement en cours. SUIVANT PRECEDENT
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Découvrez comment soutenir Écoute.ch. Rejoignez nos donateurs et partenaires pour aider les malentendants. Contribuez à des initiatives et des projets qui changent des vies. Fondations et organisations Fondation Ernest Mattey Fondation Pierre Demaurex Fondation Dutmala Fondation Cécile Pélichet Nyon Fondation Coromandel Fondation Oiken SA Fondation de la Caisse d'Epargne et de Prévoyance de Lausanne Fondation Casino Barrière Montreux Fondation Alfred Fischer Fondation privée vaudoise Fondation Georges-Junod Stiftung Roches Utiger Fondation Strölin pour le troisième âge Vaudoise assurance Fondation Mary's Mercy Foundation Fondation Pierre Mercier Fondation Lord Michelham Fondation genevoise de bienfaisance Valeria Rossi di Montelera (VRM) Loterie Romande Fondation Denantou Cantons Canton de Berne Canton de Vaud Communes Chavannes-près-Renens Ecublens FoRom écoute participe à des projets interinstitutionnels, notamment Voir pour comprendre. FoRom écoute est membre de l'IFHOH (International Federation of Hard of Hearing People), membre solidaire d'Agile et une organisation de soutien pour la commission spécialisée "Handicapés auditifs dans les transports publics" (HöV). Donateurs 2024-2025 FoRom écoute ne pourrait exister et poursuivre ses buts sans le soutien généreux de ses donateurs, dont certains sont à ses côtés depuis de nombreuses années. Nous remercions vivement les donateurs ci-après, ainsi que tous ceux qui souhaitent rester anonymes. Association pour les Langues Parlées Complétées (ALPC) Association RécupAudio Solidarité Association romande des enseignantes en lecture labiale (ARELL) Association suisse de parents d’enfants déficients auditifs (ASPEDA) Fédération Suisse des Sourds (SGB-FSS) Fondation A Capella Pro Audito Schweiz Pro Senectute Systemedecoute.ch Auris Cabinet d'Audition L'Ouïe Vision, Morges Partenaires Nos donateurs et partenaires
- Commission jeunesse week-end du 4 au 6 octobre 2024 au Chalet Bleu Grimentz | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Commission jeunesse week-end du 4 au 6 octobre 2024 au Chalet Bleu Grimentz 4 octobre 2024 La commission jeunesse de forom écoute vous convie, en collaboration avec la société des sourds du Valais à un weekend immersion pour apprendre la LSF. Le weekend se passera a Grimentz du 4 au 6 octobre 2024. Le prix du week-end se monte à CHF 100.- (compris repas samedi midi et soir, dimanche midi, le logement et les parties de cours LSF durant le weekend). Détails et inscriptions ici SUIVANTE PRECEDENTE
- Gstaad Menuhin Festival | FoRom Ecoute
Découvrez les cours de gym adaptés aux malentendants. Améliorez votre forme physique grâce à des séances conçues pour répondre à vos besoins spécifiques. Gstaad Menuhin Festival & témoignage FoRom Écoute a eu la chance, pour la troisième année consécutive, de participer au magnifique Gstaad Menuhin Festival. Grâce à la générosité d’un donateur au grand cœur, nos malentendants ont une nouvelle fois pu vivre une expérience profondément émouvante et inoubliable, dans des conditions idéales. Les gestes, la bienveillance et la fidélité résonnent bien au-delà de la musique : ils apportent de la joie, de la reconnaissance et un sentiment d’inclusion précieux à celles et ceux pour qui l’écoute prend un sens tout particulier. Nos participants en sont infiniment reconnaissants — leurs sourires et leurs émotions sont les plus beaux remerciements que nous puissions leur transmettre. Trois années de confiance et de collaboration ont tissé entre nous un lien solide et sincère. Cette continuité, empreinte de respect et d’enthousiasme partagé, est une source de motivation et d’inspiration pour toute notre équipe. Portés par cette belle énergie, nous nous réjouissons de poursuivre cette aventure humaine et musicale, et d’imaginer ensemble de nouveaux moments d’harmonie. « Les Choristes » à Gstaad : Une harmonie entre émotion, musique et inclusion Le dimanche 17 août 2025, mon épouse et moi avons eu le privilège d’être invités à un événement exceptionnel au Menuhin Festival de Gstaad : la projection du film Les Choristes (2004), accompagnée, en direct, par le City Light Orchestra de Lucerne ainsi que les voix limpides et émouvantes des Luzerner Sängerknaben. Sous la Tente du Festival, cette œuvre mémorable de Christophe Barratier, présentée en version originale française avec sous-titres en allemand, a pris une dimension nouvelle : un essor quasi palpable. La musique de Bruno Coulais, interprétée avec une sensibilité rare, dialoguait avec les images du film dans une synchronisation émotive. Le chœur d’enfants, les solistes et l’orchestre ont su recréer l’âme du récit, offrant au public une immersion profonde dans l’univers de Clément Mathieu (Gérard Jugnot) et de ses jeunes protégés, dont Pierre Morhange, incarné par le jeune prodige, d’alors, Jean-Baptiste Maunier. Mais ce moment fut aussi, pour moi, un exemple, réussi, remarquable d’inclusion. En tant qu’ancien généraliste, engagé depuis des années dans la sensibilisation à la presbyacousie et à l’intégration des personnes malentendantes dans la vie culturelle, j’ai été particulièrement touché par les dispositifs mis en place. Grâce à une boucle d’induction magnétique, j’ai pu suivre le concert avec une clarté sonore remarquable, directement transmise à mes appareils auditifs via la position T. Ce système, discret mais sophistiqué, relevait d’une véritable prouesse technique : il fallait équilibrer la bande sonore du film avec les prestations musicales en direct, sans que l’un ne prenne le pas sur l’autre. Et si certains dialogues en version originale n’étaient pas toujours relayés par la boucle (au profit, bien sûr, des passages musicaux sur scène) cela n’a en rien altéré notre enchantement. Nous restons profondément reconnaissants à Forom Écoute de cette belle invitation, adressée à tout un groupe de malentendants, ainsi qu’au Menuhin Festival pour son souci exemplaire de l’accessibilité. Leur engagement ne se limite pas à des principes : il se traduit concrètement, avec finesse et respect, dans l’expérience offerte à chaque spectateur. Ce concert fut bien plus qu’un spectacle : une célébration de la musique, du partage et de la dignité de chacun. Une soirée où l’art et l’inclusion ont chanté à l’unisson. Un tout grand merci ! Rodolphe Thomi Gstaad Menuhin Festival

















