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- Sortie au Gstaad Menuhin Festival: spectacle «Breakin' Mozart» | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Sortie au Gstaad Menuhin Festival: spectacle «Breakin' Mozart» 17 août 2024 Au Gstaad Menuhin Festival Pour la deuxième année consécutive, FoRom écoute offre deux soirées d’exception au Gstaad Menuhin Festival, avec le soutien d’un généreux donateur et avec la collaboration des organisateurs du festival. C’est une occasion privilégiée pour les personnes malentendantes de Suisse romande de vivre une soirée dans un cadre magnifique, avec des artistes de renommée mondiale, dans une salle équipée d’une boucle magnétique, et le tout gratuitement! Lire notre annonce Informations sur le spectacle (site du festival) Informations pratiques et inscriptions (PDF) SUIVANTE PRECEDENTE
- En Chine, 4 enfants ont retrouvé l’audition grâce à une thérapie génique | FoRom Ecoute
Retour au Magazine En Chine, 4 enfants ont retrouvé l’audition grâce à une thérapie génique 7 décembre 2023 Publié le : Des chercheurs de l'université Fudan à Shanghai ont réussi une performance remarquable : permettre à des enfants souffrant de surdité héréditaire d’entendre… sans leur implant cochléaire. La nouvelle peut redonner de l’espoir à des centaines de milliers d’enfants qui souffrent de surdité héréditaire dans le monde entier. Selon un article publié dans le magazine MIT Technology Review , 4 enfants sourds ont, en Chine, pu retrouver leur audition, suite à un essai clinique extrêmement prometteur, mené par des chercheurs de l'université Fudan à Shanghai. Et le magazine de raconter, vidéo à l’appui, l’histoire de la petite Yiyi, six ans, qui une fois retiré son implant cochéaire, demeure capable de répondre aux questions de sa mère. La vidéo, dans laquelle on peut la voir mener une conversation sans son implant a été partagée des dizaines de milliers de fois sur le réseau social X, ex twitter. Et la petite Yiyi n’est pas la seule. Trois autres enfants présentant une surdité héréditaire ont également pu retrouver l’ouïe. La clé de cette véritable première mondiale en forme de petit miracle s’appelle otoferline, une protéine indispensable au fonctionnement des cellules sensorielles de l’audition en leur permettant la transmission des vibrations sonores. « Les patients qui en sont dépourvus n’ont tout simplement pas de signal en provenance des cellules ciliées de l’oreille interne » , explique le chercheur Zheng-Yi Chen, professeur associé à Harvard et qui a contribué à l’essai. Pour l’essentiel, la thérapie génique a consisté à introduire dans l’oreille interne des jeunes patients un vecteur viral désactivé portant le gène fonctionnel de l’otoferline et ainsi de restaurer la transmission des vibrations sonores. La démarche reste délicate car non seulement le gène de l’otoferline est de grandes dimensions, ce qui implique de le diviser en deux, d’introduire les deux parties dans le liquide de l’oreille interne puis de le reconstituer. Les résultats sont en tout cas très prometteurs puisque sur 5 enfants soignés, 4 ont pu retrouver des capacités auditives très performantes, bien meilleures que celles offertes par un implant cochéaire. « Les implants cochléaires sont la prothèse neuronale la plus performante jamais développée , explique le Pr Chen, mais ils ont leurs limites. Avec un implant on peut entendre la musique, mais les nuances ont totalement disparu et on n’entend que le rythme. C’est la raison pour laquelle notre objectif a plutôt été de chercher à inverser la perte auditive ». SUIVANT PRECEDENT
- «Les médecins ORL devraient penser plus souvent à la lecture labiale» | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Les médecins ORL devraient penser plus souvent à la lecture labiale» 14 juillet 2025 Publié le : Enseignante spécialisée, Claudine Kumar a durant plus de 30 ans formé des dizaines de malentendants à l’art de lecture labiale. Cet indispensable complément aux appareils auditifs est malheureusement trop peu connu des médecins. Comment définiriez-vous la lecture labiale ? J’estime que la définition courante de la lecture labiale, comme étant la « reconnaissance de la parole par le décodage des mouvements des lèvres » est trop restrictive par rapport à la réalité. Pour ma part, j’élargirais le champ en disant plutôt qu’il s’agit d’une aide qui permet à la personne malentendante de participer activement à la vie quotidienne, qu’elle soit familiale, sociale et/ou professionnelle. Et comment s’exprime cette aide ? Aussi bien la déficience auditive que l’appareil auditif ou l’implant cochléaire provoquent des distorsions et des informations auditives souvent déformées, voire méconnaissables. La lecture labiale vient compléter les informations données par les appareils auditifs ou les implants et elle est même dans certaines situations le seul moyen de percevoir et comprendre le langage. Commet s’effectue son apprentissage ? Maîtriser la lecture labiale ne s’improvise pas. La lecture labiale s’apprend, en partant du principe que le but de toute personne sourde, devenue-sourde et/ou malentendante est de comprendre, en temps réel, le discours de son interlocuteur. Cette démarche implique une connaissance intime de la langue et de son fonctionnement, car il n’est pas possible de lire sur les lèvres comme on lit dans un livre. Il y a donc trois objectifs à atteindre : percevoir ce qui peut être vu, interpréter ce que l’on a perçu et compléter ce qui n’a pas été vu car la suppléance mentale joue un très grand rôle. En assemblant les syllabes lues et éventuellement en les modifiant, le malentendant finit par former des mots et des phrases, ce qui lui permet de saisir la pensée de son interlocuteur. Quel est le rôle d’une enseignante en lecture labiale ? Notre rôle ne consiste pas seulement à apprendre à décoder les mouvements des lèvres, mais d’accompagner l’apprenant dans le développement de multiples compétences, comme sa capacité linguistique, sa connaissance du sujet, sa capacité à faire un tout avec des fragments de mots, et sa capacité à substituer des indications visuelles en indications auditives. L’enjeu est ainsi de le conduire sur un chemin qui le mènera à reprendre confiance en lui. Quand faut-il avoir recours à l’apprentissage de la lecture labiale ? Le plus tôt possible, car plus tôt les compétences sont acquises et mieux c’est pour la personne malentendante et sa réinsertion dans la société. Il est dommage que les médecins, en particulier les ORL ne pensent pas plus fréquemment à informer les patients de l’existence de cet outil si utile. Pourtant, sur ordonnance, l’Assurance invalidité rembourse 40 heures d’apprentissage en tant que « frais d’entrainement à l’utilisation d’un moyen auxiliaire ». La condition est que la demande soit effectuée dès le 1er appareillage. SUIVANT PRECEDENT
- Sortie au Gstaad Menuhin Festival: concert orchestral de la pianiste Hélène Grimaud | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda Sortie au Gstaad Menuhin Festival: concert orchestral de la pianiste Hélène Grimaud 18 août 2024 Au Gstaad Menuhin Festival Pour la deuxième année consécutive, FoRom écoute offre deux soirées d’exception au Gstaad Menuhin Festival, avec le soutien d’un généreux donateur et avec la collaboration des organisateurs du festival. C’est une occasion privilégiée pour les personnes malentendantes de Suisse romande de vivre une soirée dans un cadre exceptionnel, avec des artistes de renommée mondiale, dans une salle équipée d’une boucle magnétique, et le tout gratuitement! Lire notre annonce Informations sur le spectacle (site du festival) Informations pratiques et inscriptions (PDF) SUIVANTE PRECEDENTE
- Michèle Lovis, de la langue des signes belge au… Repuis de Grandson | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Michèle Lovis, de la langue des signes belge au… Repuis de Grandson 9 février 2026 Publié le : Après 15 années passées en tant que « Répondante Surdité » au centre de formation professionnelle spécialisée Le Repuis (VD), Michèle Lovis partira à la retraite le 1er mars prochain. Retour sur un parcours très riche en enseignements. « Ce qui m’a le plus marquée dans ce métier et que je trouve vraiment très important, c’est la capacité de résilience de tous ces jeunes qui arrivent à faire de superbes parcours, qu’ils soient implantés et oralisent, qu’ils soient appareillés, qu’ils maîtrisent bien ou peu le LPC ou enfin qu’ils communiquent en langue des signes. Cela montre que les efforts et la motivation finissent toujours par payer, et pour moi en tant qu’éducatrice spécialisée, c’est très gratifiant ». Ce constat, réjouissant et très encourageant, Michèle Lovis le dresse, à la veille de prendre une retraite bien méritée le 1er mars prochain, après avoir officié en tant que « Répondante surdité » durant 15 années d’intense activité au Repuis (Grandson-VD), un centre de formation professionnelle spécialisée pour des apprentis ne pouvant acquérir celle-ci selon le processus traditionnel. Conséquences de la surdité 15 années passées à suivre, encadrer, accompagner et orienter des dizaines de jeunes sourds ou malentendants durant tout leur parcours professionnel : traduire en langue des signes en cas de besoin, faciliter le lien entre l’apprenti et son maître d’apprentissage, accompagner certaines jeunes à sortir du déni et apprivoiser leur surdité, renseigner les familles, la tâche est multiple, prenante et passionnante, avec toujours le même constat : « Durant toutes ces années, j’ai pu constater l’importance des conséquences invisibles de la surdité, observe-t-elle. Un réservoir lexical appauvri - que le jeune oralise ou utilise la langue des signes -, et qui rend compliquée la gestion des émotions, une culture générale également souvent appauvrie, ainsi que des difficultés d’abstraction. Cette méconnaissance de ces conséquences, tant de la part des jeunes eux-mêmes que de leurs proches, a été un des éléments les plus complexes à gérer durant mes fonctions, tant il est difficile de réussir un parcours de formation lorsqu’on a un champ lexical restreint et que l’on croit qu’un implant ou qu’un appareil règle tout ». Autre constat riche en enseignements : « J’ai également appris que l’on ne peut avancer qu’au rythme de ces jeunes et de leurs familles. Ainsi, ce qui compte c’est que leurs compétences professionnelles et scolaires correspondent à leur niveau de formation – pratique, AFP, CFC – et qu’ils soient bien à l’aise, aussi bien dans la formation qu’ils suivent, qu’avec leur surdité. D’ailleurs, en fonction de leurs compétences acquises et développées et de leur potentiel d’employabilité, certains poursuivront leur formation au niveau supérieur. Et puis enfin, dans le monde de la surdité, je me suis beaucoup enrichie des pratiques et des ressources du réseau de professionnels de la surdité en Romandie». Apprentissage de la langue des signes… belge Rien ne prédestinait Michèle Lovis à consacrer sa carrière au monde de la surdité, ni dans son entourage personnel ou familial, ni dans sa formation initiale. Très jeune, c’est en effet un apprentissage d’employée de commerce qu’elle commence à Yverdon. Seulement voilà : le commerce et les bureaux ont rapidement représenté un monde « trop fermé » pour la jeune femme qui rêve d’autres horizons. Ce sera donc l’éducation spécialisée à l’EESP de Lausanne ( aujourd’hui Haute école de travail social et de la santé, ndlr) dont elle sortira diplômé en 1985, il y a donc exactement quarante ans. Après de nombreux stages et trois années de travail en Suisse, elle décide de s’expatrier en Belgique. Et c’est là, à la faveur de rencontres dans le milieu associatif, qu’elle découvre, pour la première fois, la langue des signes. Une langue qu’elle trouve d’emblée « fascinante » et qui la conduit à l’apprendre « par curiosité » durant 5 années, à la faveur de cours du soir. A l’issue de ceux-ci, elle est prête à se présenter à l’examen d’entrée de l’école d’interprètes de Bruxelles, mais doit y renoncer, car elle doit rentrer en Suisse. Avec au final un bagage professionnel plutôt inutile, la langue des signes belge francophone étant très différente de notre langue des signes romande. « J’ai alors dû reprendre quasiment à zéro mon apprentissage de la langue des signes durant six ans, tout en travaillant en parallèle dans une structure d’accueil à Yverdon », raconte-elle. « Plaisir et sérénité » Un apprentissage et un effort qui ne seront pas vains, car lorsqu’elle envoie sa candidature au centre de formation professionnelle le Repuis, qui était à la recherche d’une éducatrice spécialisée pour accompagner les sourds et les malentendants dans le cadre de leur formation, elle est évidemment immédiatement engagée, tant son profil est parfaitement adéquat pour le poste à pourvoir. Après 15 années d’engagement au Repuis, dans un univers qu’elle a trouvé « passionnant », la voici donc qui s’apprête à prendre une retraite bien méritée. Une perspective qui ne l’effraie guère : « Je ne me suis jamais ennuyée en dehors de ma vie professionnelle, j’aborde donc cette étape avec beaucoup de plaisir et de sérénité et me laisserai conduire là où la vie me mènera ». SUIVANT PRECEDENT
- st@ecoute-voir.org | FoRom Ecoute
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- Ressentir la musique quand on est malentendant… | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Ressentir la musique quand on est malentendant… 22 juin 2025 Publié le : Depuis deux ans, la Haute Ecole de Musique Vaud-Valais-Fribourg, dite HEMU, mène un passionnant projet de recherche intitulé SensiMUS, qui vise, lors des concerts, à questionner la pertinence de l’usage de gilets vibrants par le public malentendant. Depuis quelques années, de plus en plus d’institutions musicales, en Europe et en Suisse, proposent au public en perte auditive d’assister à leurs concerts en se munissant de gilets vibrants. Ces gilets, portés sur le dos ou le torse, traduisent les fréquences sonores en vibrations transmises par plusieurs points de contact. Depuis l’emplacement de son choix dans la salle, chacun peut ainsi de ressentir la musique dans son corps et accéder à une expérience sensorielle unique et particulière. « C’est ce constat qui a été à l’origine de la première partie du projet de recherche SensiMUS que j’ai lancé à la Haute Ecole de Musique de Lausanne, explique Thierry Weber enseignant à la HEMU et responsable du projet. Ces gilets vibrants étaient souvent présentés comme des outils magiques - onéreux du reste -, mais personne ne s’est vraiment interrogé sur le résultat de la démarche ». Collaboration avec le Sinfonietta de Lausanne C’est donc avec pour ambition de documenter les étapes et les enjeux de la mise en place de cette innovation sociale, à l’origine conçue pour des joueurs de jeux vidéo, que SensiMUS 1 a été lancé durant l’année académique 2023-2024. Durant toute la première phase du projet de recherche, une assistante a ainsi accompagné des personnes sourdes ou malentendantes lors des concerts de l’orchestre Sinfonietta de Lausanne, qui depuis des années, propose l’option des gilets vibrants dans le cadre d’une très volontariste démarche d’inclusivité. La chercheuse a observé et questionné le public sourd ou malentendant dans deux contextes différents, soit en compagnie d’un public « classique », soit uniquement en compagnie des personnes ayant le même handicap. « Cette première étape nous a permis d’aboutir à un constat très intéressant, note Thierry Weber. Il est apparu que les gilets vibrants donnent aux personnes sourdes ou malentendantes plus un sentiment de considération sociale qu’une véritable expérience sensorielle, et ce surtout en raison des carences techniques de ces derniers ». Dès la rentrée académique de septembre 2024, la 2èmephase du projet, dite SensiMUS2 a ensuite été lancée. Il s’agissait toujours d’explorer l’expérience musicale des personnes sourdes et malentendantes et d’interroger la place de la musique classique dans leur perception du monde, mais cette fois avec d’autres dispositifs que les gilets vibrants. Divers dispositifs « Nous avons réuni des étudiants de la HEMU avec des personnes sourdes et malentendantes et, depuis septembre 2024, chaque mois au cours de sorties, le groupe teste différents dispositifs mis à disposition : des ateliers vibratoires, un choix d’œuvres racontant des histoires, etc». Spécifiquement destiné aux personnes sourdes ou malentendantes, le concert « La danse macabre », proposé par la HEMU le 15 mai dernier a eu valeur de test grandeur nature : le public – une quarantaine de personnes – s’est vu proposer une multitude d’outils et de stratégies d’écoute, allant des planchers vibrants et des instruments vibrants à distance, aux ballons gonflables ou à des formes géométriques projetées sur des rideaux, en passant par l’usage de la langue des signes ou du LPC. « La vérité est que pour l’instant nous ne savons pas encore ce qui est optimal pour ce public, conclut Thierry Weber. A l’issue du concert, nous avons également interrogé toutes les personnes présentes et une fois l’analyse des réponses effectuées d’ici cet automne, nous établirons un protocole à l’intention des différentes institutions musicales afin qu’elles recourent à des outils véritablement dédiés aux personnes sourdes et malentendantes, et pas forcément aux gilets vibrants. » SUIVANT PRECEDENT
- Evelyne Jordan, la vie au bout des pinceaux | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Evelyne Jordan, la vie au bout des pinceaux 22 septembre 2023 Publié le : Malentendante de longue date, ancienne présidente de l’Association fribourgeoise des malentendants, Evelyne Jordan est une retraitée active et peintre émérite. Ses toiles, vibrantes de vie et de créativité, peuvent être découvertes à Fribourg jusqu’à la mi-octobre. L’ensemble est à son image : créatif, pétillant, surprenant et respirant la joie. Alors, si vous avez un peu de temps, courez au bâtiment Diabolo Menthe à Fribourg, un lieu de vie pour seniors autonomes abritant 42 logements avec des prestations de « conciergerie sociale » réservées aux locataires. 40 tableaux échelonnés sur les 7 étages vous y attendent. Tous peints par Evelyne Jordan. Malentendante, implantée et retraitée depuis 2019, cette sémillante presque septuagénaire y expose en effet ses tableaux, fruits de nombreuses années d’apprentissage et de recherche picturale, expérimentant autant de thèmes, de techniques et même d’événements… « Il y en a pour tous les goûts, car j’aime bien m’amuser avec les techniques et obtenir à chaque fois quelque chose de différent, explique l’artiste. La matière m’inspire, je peins des formes, des couleurs et leurs vibrations surgissent au gré des sentiments du moment, parfois spontanés, sous l’influence d’une image, d’une photo ou de l’actualité, d’où la variété des styles». Fin à la mi-octobre Entamée il y a près de six mois, cette exposition, qui se termine dans un peu plus de 15 jours, est née, comme souvent, d'une rencontre. Celle d'Evelyne avec un ancien membre de l’association fribourgeoise des malentendants, Jean-François Roussel qui, résidant lui-même dans le bâtiment, lui suggère : « Ici, tous les 6 mois, on expose un artiste différent. Et si tu exposais tes peintures toi aussi ? ». Ni une ni deux, Evelyne se lance. Il faut dire qu’elle est coutumière des expositions, la première datant de 2019, l’année où elle a pris sa retraite et subi une implantation cochléaire. Mais à Pro Senectute, le défi était un peu particulier, puisqu’il s’agissait de faire honneur à tout l’espace disponible, 7 étages tout de même ! « Comme je n’avais rien prévu pour 2023, j’ai pris le temps de rassembler une quarantaine de tableaux que j’ai ensuite classés par thématique et par étage d’exposition, raconte-t-elle. Et franchement je ne regrette pas, car l’accueil qu’ils reçoivent des habitants de l’immeuble aussi bien que des visiteurs est vraiment touchant ! » . Goût des belles choses De longue date, Evelyne Jordan qui a le goût des belles choses – elle a longtemps pratiqué l’art floral -, aime la peinture. Mais de là à se saisir elle-même des pinceaux, il y avait un grand pas, qu’elle a franchi presque par hasard, le jour où son mari lui a lancé : « tiens, voilà des pinceaux et des toiles, tu sauras quoi en faire ! ». Evelyne qui a déjà une longue carrière de secrétaire derrière elle, est alors en pleine transition professionnelle, en recherche d’un nouvel emploi. L’idée de se mettre à la peinture, « une activité que l’on fait seul avec soi-même, sans avoir besoin d’entendre », la séduit tellement qu’elle n’hésite pas à prendre des cours, s’initiant progressivement à diverses techniques, avec une petite inclination pour l’encre et la pâte à craqueler, que l’on retrouve dans nombre de ses tableaux. « J’ai toujours besoin de créer des choses et ça me démangeait de faire de la peinture, quelque chose qui dure plus longtemps que des compositions qui se fanent », sourit-elle avant d’ajouter : « C’est une activité solitaire, mais qui touche le cœur des gens, et j’aime beaucoup cela, car ce qui compte le plus pour moi, c’est que chaque œuvre est l’occasion d’une rencontre avec celles et ceux qui la contemplent ou avec ceux qui souhaitent acheter un de mes tableaux ». Belle histoire… Car ses tableaux, il arrive en effet à Evelyne Jordan de les vendre, « pas pour l’argent », mais bel et bien parce « chaque acquisition de tableau est une belle histoire, car je suis toujours très touchée que quelqu’un qui ne me connaît pas veuille acquérir une de mes toiles ». D’ailleurs, au Diabolo Menthe, 4 tableaux ont trouvé acquéreur, un « record » pour le lieu, pourtant habitué aux expositions. Si par hasard vous n’arriviez pas à admirer les œuvres d’Evelyne Jordan encore cette année, rassurez-vous : une prochaine exposition est prévue à Fribourg en 2024. Cette fois, l’exploratrice en herbe, décidément toujours curieuse de tout, privilégiera les petits formats et une nouvelle technique, fondée sur la cire et les pigments. Evelyne Jordan, bâtiment Diabolo Menthe de Pro Senectute, Passage du Cardinal 18, Fribourg. Jusqu’à mi-octobre. Du lundi au vendredi de 13h30 à 16h30. SUIVANT PRECEDENT
- Nous soutenir : dons et legs | FoRom Ecoute
Découvrez comment soutenir Écoute.ch grâce à vos dons et legs. Contribuez à nos initiatives pour aider les malentendants et faites une différence durable. Votre soutien à une cause qui compte FoRom écoute, la fondation romande des malentendants, s’engage depuis plus de 20 ans pour les personnes malentendantes et devenues sourdes de Suisse romande. Nous défendons leurs intérêts et menons des projets et activités pour contribuer à améliorer leur qualité de vie et favoriser leur pleine participation à toutes les sphères de la société. Nous nous engageons également de manière plus large auprès de la population pour sensibiliser aux risques et aux conséquences de la perte auditive. La fondation ne pourrait exister et poursuivre ses buts sans le soutien généreux de ses donateurs , dont certains sont à ses côtés depuis de nombreuses années. Les dons et les legs revêtent une importance capitale au-delà des aspects financiers. Ils constituent une marque de reconnaissance qui nous encourage à poursuivre notre action. Par votre engagement à nos côtés, vous pouvez faire la différence ! Découvrez ci-dessous les différentes manières de soutenir nos activités. Nous sommes également ouverts à toute autre proposition de partenariat et de soutien. Faire un don : pour soutenir des projets concrets et ambitieux Nous cherchons constamment des moyens financiers pour pouvoir offrir les prestations nécessaires à la communauté des personnes malentendantes. Chaque don, quel qu’il soit, contribue à changer des vies et à rendre notre cause plus visible. BV QR à scanner avec votre application bancaire Faites un don avec Twint Il vous est possible d’effectuer un don libre ou de soutenir un projet spécifique. Nous recherchons actuellement des soutiens principalement pour les projets suivants : Le projet « Qualité de vie » englobe une panoplie de prestations qui rencontrent toujours un grand succès auprès de notre public cible Le projet « Appareils auditifs » cherche à réduire les obstacles financiers qui entravent l'accès à ces dispositifs cruciaux pour de nombreuses personnes malentendantes Le projet « Soutien essentiel » vise à rendre possible la fourniture des services indispensables à notre public cible et à assurer la pérennité de notre fondation Contactez-nous au 021 614 60 50 ou par email à fundraising@ecoute.ch . C’est avec plaisir que nous vous donnerons tous les renseignements que vous pourriez souhaiter et que nous travaillerons avec vous pour trouver le projet le plus adapté à vos objectifs. → Télécharger le dépliant « Votre soutien à une cause qui compte » Pour vos dons : FoRom écoute Avenue Général Guisan 117, 1009 Pully IBAN CH08 0900 0000 2000 5658 5 En tant qu’organisation reconnue d’utilité publique, les dons en faveur de FoRom écoute sont déductibles des impôts. Legs et successions : pour aider à construire l’avenir Peut-être avez-vous déjà réfléchi à la manière dont vous souhaiteriez que vos biens soient répartis et utilisés après votre décès. La législation suisse offre en effet une grande marge de manœuvre à cet égard. Par la rédaction d’un testament, vous pouvez garder le contrôle sur l’avenir de vos biens et manifester votre générosité envers les personnes et les causes qui vous tiennent à cœur. De nombreuses personnes, qui reconnaissent l’importance de ce handicap invisible qu’est la malaudition, ont déjà choisi de désigner FoRom écoute comme héritière instituée ou comme légataire. Pourquoi pas vous? Le document ci-dessous vous propose un aperçu des réflexions et des démarches que vous pouvez entreprendre dès à présent pour vous assurer que vos souhaits soient connus et respectés. FoRom écoute dispose à l’interne d’un juriste titulaire du brevet d’avocat pour vous conseiller et vous accompagner gratuitement dans toutes les démarches relatives à l’établissement de votre testament ou pacte successoral. FoRom écoute peut aussi parfaitement fonctionner comme exécuteur testamentaire. → Télécharger le dépliant « Laissez votre marque, aidez à construire l’avenir » Contactez-nous au 021 614 60 50 ou par email à fundraising@ecoute.ch . Nous nous ferons un plaisir de vous renseigner. FoRom écoute, la Fondation romande des malentendants, est un organisme à but non lucratif, membre de la Fédération internationale des malentendants (IFHOH). Nous soutenir : dons et legs
- FoRom écoute: un congrès consacré à la lecture labiale | FoRom Ecoute
Retour au Magazine FoRom écoute: un congrès consacré à la lecture labiale 1 juin 2025 Publié le : Le samedi 24 mai dernier, plus d’une centaine de malentendants en provenance de toute la Romandie ont afflué à Lausanne pour assister au traditionnel congrès annuel de FoRom écoute. La lecture labiale, thème de cette édition, a été plébiscitée par les participants. Un salon plein à craquer ! C’est en effet dans une des magnifiques salles de l’Hôtel Palace Lausanne que s’est déroulé le traditionnel congrès organisé chaque année par FoRom écoute. Et cette fois-ci, c’était carton plein, puisque près de 110 personnes, en provenance de tous les cantons romands ont fait le déplacement dans la capitale vaudoise. Et pour cause, puisque la thématique retenue pour cette édition avait de quoi fédérer le plus grand nombre : « la lecture labiale, une aide bienvenue pour les malentendants ». Art subtil de lire sur les lèvres et/ou de décrypter un message en déchiffrant également les mimiques du visage tout en faisant appel à l’indispensable suppléance mentale, la lecture labiale est, comme la prose de M. Jourdain, spontanément pratiquée par tous les malentendants et sourds, souvent sans même en avoir conscience. Attention extrême Seulement voilà : l’apprendre au travers de cours structurés et assurés par des enseignants spécifiquement formés, permet d’améliorer considérablement ses capacités de compréhension. C’est la raison pour laquelle l’intervention de la principale oratrice de la journée a suscité une extrême attention de la part du public. Enseignante depuis plus de 40 ans, et aujourd’hui à la retraite, Claudine Kumar a en effet au cours d’une intervention très pédagogique et assortie d’un large survol historique, détaillé les fondements théoriques de l’enseignement de la lecture labiale. Un enseignement qui implique non seulement une rigueur irréprochable mais aussi la maîtrise de soubassements méthodologiques qui ont été largement théorisés et développés par de nombreux chercheurs et enseignants depuis plus de 150 ans. Dans la deuxième partie de son intervention, l’oratrice est ensuite revenue sur son propre parcours, présentant au public le résultat et le bilan de ses nombreuses décennies d’expérience. Le clou de la matinée revient enfin à la table ronde qui a vu six personnes malentendantes raconter et expliquer en quoi la maîtrise de la lecture labiale avait pu changer leur vie quotidienne en profondeur, en particulier dans le cadre professionnel. Pour les six témoins qui ont accepté de livrer leur expérience personnelle, la maîtrise de la lecture labiale, quoiqu’ardue et demandant un véritable investissement en termes aussi bien de temps que d’efforts, est incontournable, tant les appareils auditifs ou les implants cochléaires restent insuffisants pour garantir des aptitudes complètes d’interactions sociales ou professionnelles. Financement La matinée, déjà fort riche en enseignements, s’est clôturée par une brève présentation de l’ARELL, l’association romande des enseignantes en lecture labiale qui coordonne le travail de ces professionnelles spécialisées, ainsi qu’une rapide mise en perspective des modalités de financement des cours de lectures labiale : soit par l’AI dans le cas de cours individuels, soit par FoRom écoute qui depuis des années, prend en charge l’organisation et le financement des cours collectifs. Les apports publics étant très limités, c'est grâce à une recherche active de fonds menée par les collaborateurs de la fondation, sous l'impulsion du président Laurent Huguenin, que ce financement permet ainsi de prendre en charge l'intégralité des cours collectifs si appréciés des malentendants et si indispensables à leur progression. Dans l’après-midi, ce fut au tour de l’ingénieur montpellierain Anthony Denux, lui-même enfant de parents sourds, de présenter la solution innovante Reeflect développée par la start-up qu’il a fondée. A l’instar de la lecture labiale, Reeflect, un système de domotique de sécurité fondé sur l’intelligence artificielle qui informe les sourds et malentendants, via des alertes lumineuses spécifiques, de chaque évènement qui survient dans leur domicile, s’inscrit ainsi dans l’écosystème des moyens disponibles pour améliorer les aptitudes de compréhension et d’interaction des personnes sourdes ou malentendantes. Comme toujours, cette très enrichissante journée de congrès s’est terminée par une séance consacrée aux questions du public, qui par sa participation et son engagement, a encore une fois confirmé son vif intérêt pour les très concernantes thématiques qui chaque année depuis plus de 20 ans, lui sont proposées par FoRom écoute. La totalité des interventions de la journée, en dehors de la table ronde consacrée à la lecture labiale pourront très prochainement être intégralement visionnées sur la chaine youtube de FoRom écoute. SUIVANT PRECEDENT
- Foire aux questions | FoRom Ecoute
Découvrez les réponses aux questions fréquemment posées. GENERAL APPAREILS AUDITIFS 01 Masques chirurgicaux et malaudition, comment faire ? Une vidéo a été créée par forom écoute. Voir la vidéo Vous pouvez également présenter la Notice fédérale "Exemption du port du masque pour certaines personnes en situation de handicap" ou une carte que vous pouvez nous commander gratuitement. Nous nous tenons à votre disposition en cas de besoin. 02 Comment optimiser la communication pour les personnes sourd(e)s ou malentendant(e)s pendant la crise de la Covid-19 ? Avec la lecture de nombreux témoignages, l’association UP’ CAPEJS a pris connaissance de la difficulté du quotidien en ce moment pour les personnes sourdes à cause de l’impossibilité de lire sur les lèvres liée au port du masque. Ils ont donc créé des flyers que vous pouvez utiliser dans votre vie de tous les jours. Cette idée leur est venue suite à la lecture d’un article canadien (ici). Il y a trois flyers : un au féminin, un au masculin et un écrit en écriture inclusive. Ceux-ci sont disponibles sur leur site internet: lien vers le site 03 Dans quelles conditions l'AI finance-t-elle une formation? La loi distingue entre la formation initiale, le reclassement et le perfectionnement. Le présent article explique ces différences. Un arrêt rendu par le Tribunal fédéral en décembre 2019 apporte des clarifications supplémentaires. Pour plus d'informations: Inclusion Handicap - Formation initiale, reclassement et perfectionnement 04 Pourquoi le sous-titrage ne fonctionne plus depuis que la TNT a été supprimée? Depuis le 3 juin 2019, la SSR ne diffuse plus ses programmes via la TNT (télévision numérique terrestre). Un certain nombre de ménages suisses sont touchés par cette mesure et la France voisine ne bénéficie plus du débordement des ondes lui permettant de capter le canal. Êtes-vous concerné et, si oui, que faire? -> Lien vers la RTS 05 Une personne au bénéfice d'une prestation AI pour des cours de lecture labiale est-elle limitée dans le temps pour suivre ces cours? Toute personne au bénéfice d’une prestation de l’AI dispose d’un droit qui s’éteint cinq ans après la fin du mois pour lequel la prestation était due (voir art. 24 al. 1 LPGA). En d’autres termes, un assuré ayant suivi un cours de lecture labiale peut transmettre sa facture à l'Office AI dans un laps de temps de cinq ans à compter de la date de la décision. En pratique, la prise en charge est limitée à 40 heures maximum par communication. En effet, ce procédé permet d’examiner la pertinence des heures de cours requises. Pour information, une telle prise en charge n’a lieu que lors de la première remise de l’appareillage. 06 Qu'est ce que "Procom" et comment ça marche? Procom est un service gratuit par vidéo, téléphone et SMS. Le service est disponible tant pour les communications privées que publiques, administration, transports (perturbations, retard, etc.). Les deux prestations de service relais téléphonique et service SMS sont proposées 24 heures sur 24 dans les trois langues nationales (allemand, français et italien). Comment fonctionne le Service Procom SMS? -> La personne avec un handicap auditif envoie un SMS à Procom (coûts du SMS à la charge de l'expéditeur). Français: +41 (0) 79 702 05 05 Allemand: +41 (0) 79 702 01 00 Italien: +41 (0) 79 702 06 06 Procom confirme la réception du SMS, prend contact avec l'interlocuteur. Le Service Procom peut également être joint sur l'application gratuite pour smartphone myMMX. FAQ
- L’ASPEDA, 50 ans d’engagement en faveur des familles d’enfants sourds ou malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine L’ASPEDA, 50 ans d’engagement en faveur des familles d’enfants sourds ou malentendants 10 février 2024 Publié le : Fondée en 1974, l’Association suisse de parents d’enfants déficients auditifs fédère pas moins de 13 organisations régionales dans toute la Suisse et environ 500 familles. Sa force ? Organiser un partage d’expérience particulièrement précieux et utile à tous ceux qui sont confrontés à la surdité de leur enfant. Dès le départ, la démarche a rencontré un franc succès. Et pour cause : comme toujours, l’union fait la force, encore plus lorsqu’en tant que parents, on doit gérer la prise en charge et l’éducation d’un enfant déficient auditif, malentendant ou sourd. Il y a 50 ans en effet, nous étions en 1974, 4 associations de parents d’enfants déficients auditifs de Berne, d’Argovie-Soleure, de Lucerne et de Zurich, rejointes une année après par Genève, décidaient de fonder une association faitière : l’ASPEDA, l’association suisse de parents d’enfants déficients auditifs. « Très rapidement, l’ASPEDA a fédéré plus de 300 familles membres, via les associations régionales, ce qui montre que l’idée de regrouper ses forces au sein d’une faîtière avait tout de suite suscité l’adhésion » explique Eva Mani co-directrice de l’association. Quelque 50 ans plus tard, l’ASPEDA regroupe bon an mal an pas moins de 400 à 500 familles à travers toute la Suisse via ses 13 organisations locales, les « groupes régionaux », dans toutes les régions linguistiques du pays. Nombreux événements Ses objectifs ? La défense des intérêts des enfants malentendants ou sourds, mais aussi la coordination d’une entraide entre familles pour la prise en charge des enfants, sur une base apolitique, indépendante et neutre. L’ASPEDA organise ainsi chaque année de nombreux événements, des journées des groupes régionaux avec un programme familial, des événements locaux tout au long de l'année, ainsi qu’un congrès annuel des parents, planifié sur deux jours. « Notre congrès annuel des parents, c’est comme un virus, sourit ainsi Eva Mani : si on le chope, on ne peut plus s’en passer, car c’est un événement phare qui réunit tout le monde depuis l’ensemble de la Suisse. Et ce qui compte beaucoup pour nous, c’est qu’il implique énormément les parents y compris dans les choix des thématiques et des conférenciers ». Et puis, au-delà des événements organisés, il y a l’échange d’informations entre parents et entre familles, désormais considérablement démultiplié et simplifié par les moyens de communication modernes : site internet, emails, newsletters et même un groupe WhatsApp de parents romands, se sont au fil des années ajoutés au traditionnel et antique « Bulletin » papier de l’ASPEDA. Évidemment, les demandes d’informations ne manquent pas, quotidiennes, portant bien sûr, sur les appareils auditifs, les choix d’éducation et de langue à privilégier, d’école et d’enseignement, sans parler des dimensions médicales ou même juridiques. Regard spécifique… Dans ces échanges, la valeur ajoutée de l’ASPDA, unique, est celle du regard spécifique et de l’expérience vécue par des parents, tous confrontés aux mêmes questionnements : « Le regard des parents apporte toujours une autre perspective parce qu'ils ont un vécu quotidien avec leurs enfants, ce qui leur permet d’apporter aux autres parents, des réponses, des astuces ou des stratégies très concrètes et éprouvées par leur propre expérience, explique Eva Mani. Ce type d’échange est vraiment indispensable et irremplaçable ». En 50 ans d’existence l’ASPEDA a désormais fait sa place dans le monde de la surdité romand et suisse. Sa légitimité, aujourd’hui incontestable, est le fruit d’années d’engagement qui la conduisent à se développer progressivement en proposant à chaque fois, de nouvelles prestations. Seul bémol, comme toujours : le financement, véritable nerf de la guerre. L’association qui ne compte que très peu d’employés, vit en effet grâce au travail des bénévoles et aux ressources obtenues par les cotisations et via une subvention accordée par l’OFAS, l’Office fédéral des assurances sociales. Le reste, en particulier le financement des projets, doit être assuré par un effort permanent de recherches de fonds auprès de fondations et autres donateurs privés. « Jusqu’à présent nous y sommes toujours arrivés, même si cela reste fragile, observe Eva Mani. Mais nous devons y consacrer chaque année un énorme travail qui mobilise des ressources au détriment de tâches plus concrètes en faveur des familles et des enfants déficients auditifs ». Afin de fêter ses 50 ans, l’ASEPDA organise en 2024 une série d’événements à découvrir sur le lien : www.aspeda.ch/enfant-malentendant/320- 50-ans-aspeda SUIVANT PRECEDENT
- SORTIE SKI LEYSIN | FoRom Ecoute
Retour à l'agenda SORTIE SKI LEYSIN 4 février 2024 Leysin Une journée de ski te tente ? Rejoins-nous pour une sortie neige le 04 février 2024 Pour ceux qui viennent en train à Leysin, le rendez-vous est à 8h45 à Aigle. Le train pour Leysin partira à 8h56 voie 15. Pour ceux venant en voiture, le rendez-vous est à 9h30 à Leysin télécabine Berneuse. !! pour des raisons d’organisations, les participants qui seraient en retard ne seront malheureusement pas attendus. Merci de prendre votre pic-nic pour le midi. Nous nous installerons selon la météo soit sur les pistes soit sous couvert. Pour l’après-ski, une boisson chaude vous sera offerte dans un café. Moment libre pour discuter et échanger... Merci de venir avec votre propre matériel ! Pas de location possible sur place. Vous pouvez vous inscrire via le GOOGLE FORMS Délai d’inscription au 28 janvier 2024. !! dès le 29 janvier, nous ne prenons plus aucune inscription ! !! le nombre de participants et limité à 30 personnes. !! nous déclinons toutes responsabilités en cas d’accidents et pour les personnes mineures. Les trajets sont remboursés sur présentation du ticket de transport en PDF. Pour ceux qui viennent en voitures, notez les kms. Les pic-nics seront remboursés jusqu’à 15 francs sur présententation d’un justificatif. Sans justificatifs, pas de remboursements ! On se réjouit de vous revoir pour cette première activité de l’année ! SUIVANTE PRECEDENTE
- En Australie, un lien entre pauvreté et déficience auditive | FoRom Ecoute
Retour au Magazine En Australie, un lien entre pauvreté et déficience auditive 14 juillet 2023 Publié le : Une étude australienne établit une corrélation sans équivoque entre niveau socio-économique et prévalence de la perte auditive. En cause, l’accès aux soins pour les Australiens les plus défavorisés. Et s’il y avait un lien entre pauvreté et déficience auditive ? A en croire les résultats d’une étude longitudinale australienne publiée en mai dernier dans la revue Ear and Hearing, cette hypothèse ne serait pas une simple vue de l’esprit. Menée sur plus de 10'000 personnes en âge de travailler et interrogées entre 2008 et 2018, sur la base de données longitudinales d’une enquête globale intitulée « Household, Income and Labour Dynamics in Australia », cette étude a exploré les associations entre la déficience auditive autodéclarée et l'éducation, le revenu, le statut d'emploi et le niveau socio-économique des personnes ciblées, autant de paramètres qui ont été estimées à l'aide d'un modèle de régression logistique multivariée et d'une régression des risques proportionnels de Cox. Constat sans appel L’étude en tout cas, aboutit à un constat sans appel : la prévalence de la déficience auditive est plus élevée chez les personnes ayant un revenu, un statut professionnel et un désavantage socio-économique inférieurs. Chacun des paramètres étudiés a en effet abouti à un constat de risque plus élevé de développer une déficience auditive. Ainsi, les personnes ayant les revenus plus faibles avaient un risque deux fois plus élevé de déficience auditive que ceux dont le revenu était plus élevé. Sans surprise également, les professions de la classe ouvrière ont présenté un risque 1,9 fois plus élevé. Enfin, la localisation géographique a également été identifiée comme un facteur impactant, avec un risque accru de déficience auditive environ 1,75 plus élevé. Résultats « préoccupants » L’explication d’un tel constat est à rechercher dans les possibilités d’accès aux soins auditifs en Australie. « Ces résultats sont particulièrement préoccupants puisque les Australiens en âge de travailler ne sont pour la plupart pas éligibles aux soins de santé auditifs socialement subventionnés en Australie, expliquent en effet les auteurs de l’étude. Ce manque d'accès à des services auditifs abordables pourrait exacerber les conséquences négatives de la déficience auditive et accroître les inégalités sociales. » SUIVANT PRECEDENT
- Les résultats de l’une des plus grandes études jamais menée sur les acouphènes viennent d’être rendus publics | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Les résultats de l’une des plus grandes études jamais menée sur les acouphènes viennent d’être rendus publics 28 juin 2024 Publié le : Portant sur 160'000 personnes, une gigantesque étude sur les acouphènes menée par la société apple permet, grâce aux données démographiques obtenues, d’ouvrir des pistes de prise en charge. « Jamais une étude en lien avec les acouphènes n’a porté sur un tel nombre de personnes, s’enthousiasme un épidémiologiste genevois. 160'000 personnes, c’est énorme et seule une entreprise avec une puissance de calcul comme apple avait les moyens de la mener. Et avec en plus des résultats tout à fait significatifs ». Lancée en 2019 et toujours en cours, cette étude dite « Apple sur l’audition », est l’une des trois études de santé publique de l’application Recherche sur iPhone. Menée en collaboration avec l’Université du Michigan, elle a permis de recueillir, via des tests sonores, environ 400 millions d’heures de niveaux sonores ambiants, complétées par des enquêtes sur le mode de vie. Son objectif ? Analyser la manière dont l’exposition sonore affecte l’audition, le stress et les autres aspects de la santé liés à l’audition. Elle s’est en outre basée sur les réponses des participants à un questionnaire sur les acouphènes, dont des questions visant à les faire caractériser par ceux qui déclaraient en souffrir. Résultats inédits Les résultats de cette étude sont tout à fait inédits car ils objectivent que pas moins de 77,6 % des participants ont souffert d'acouphènes au cours de leur vie, dont et c’est un chiffre énorme, 15% quotidiennement. Des chiffres significatifs qui montrent à quel point ce phénomène relativement bénin, mais pouvant être très désagréable à vivre, a jusqu’à présent été sous-estimé. Même si la majorité des participants à l’étude a estimé leurs acouphènes comme étant faibles, 34,4 % d’entre eux les ont qualifiés de perceptibles, et 8,8 % les ont même caractérisés comme étant « très forts voire ultraforts ». 10% ont en outre reconnu que leurs acouphènes perturbaient modérément ou totalement leur capacité à entendre distinctement. L’étude a également objectivé une corrélation avec l’âge : il apparaît ainsi que les personnes âgées de 55 ans et plus sont trois fois plus susceptibles d’entendre des acouphènes quotidiennement que les personnes âgées de 18 à 34 ans. En outre, la proportion de participants masculins ayant déclaré souffrir d’acouphènes au quotidien est supérieure de 2,7 % à celle des participantes féminines. Toutefois, les hommes sont 4,8 % plus nombreux à déclarer n’avoir jamais eu d’acouphènes. Mieux orienter les efforts Que faire de tels résultats ? « Les acouphènes peuvent avoir un impact considérable sur la vie d’une personne. Les tendances qui se dégagent de l’étude Apple sur l’audition sur l’expérience des gens en matière d’acouphènes peuvent nous aider à mieux identifier les groupes les plus exposés, afin d’orienter les efforts visant à réduire les impacts associés à ce phénomène, explique Rick Neitzel, professeur en sciences de la santé environnementale à l’École de santé publique de l’Université du Michigan qui a copiloté la recherche avec la célèbre firme de Cupertino. Cette étude nous permet d’améliorer notre compréhension des acouphènes en fonction des catégories démographiques, ce qui n’était pas possible auparavant. Nous pouvons ainsi contribuer aux connaissances scientifiques actuelles qui peuvent, à terme, améliorer la prise en charge des acouphènes. » Au cas par cas… « Cette étude présente deux intérêts majeurs, analyse un ORL indépendant, installé à Neuchâtel. D’une part elle permet d’objectiver la part très importante de la population qui ressent des acouphènes, bien plus élevée que ce que l’on évaluait, mais surtout elle a permis d’obtenir des résultats très spécifiques à de nombreux groupes de population, selon l’âge, l’activité professionnelle, le profil de santé etc. Ce n’est pas pour demain, certes, mais les données obtenues devraient permettre de passer d’une prise en charge uniforme des acouphènes à une prise en charge personnalisée au cas par cas ». SUIVANT PRECEDENT
- info@acoustique-tardy.com | FoRom Ecoute
Acoustique Tardy Site web info@acoustique-tardy.com Next Previous
- A Lausanne, un concert spécifiquement destiné aux sourds et malentendants | FoRom Ecoute
Retour au Magazine A Lausanne, un concert spécifiquement destiné aux sourds et malentendants 6 mai 2025 Publié le : Le 15 mai prochain, la Haute Ecole de Musique de Lausanne proposera « La danse macabre », une œuvre de Camille Saint-Saëns, à découvrir à travers la langue des signes et… des vibrations. Le concert est gratuit, sur inscription. Minuit sonne... C’est l’heure d’une danse endiablée, et c’est Satan qui conduira le bal… Imagée et dansante, la « Danse Macabre », œuvre du célèbre compositeur Camille Saint-Saëns décrit un bal des morts dans un cimetière, entre minuit et le lever du jour. On y croise même la Mort en personne accorder son violon grinçant. Si vous êtes malentendant ou sourd, ce concert est pour vous. Prévu le jeudi 15 mai au BCV Concert Hall de la Haute Ecole de Musique de Lausanne (HEMU), cette manifestation unique et gratuite (sur inscription) est en effet spécifiquement conçue pour les personnes présentant un handicap auditif. Projet de recherche Sa particularité ? Elle propose de découvrir la musique classique en explorant l’œuvre à travers les vibrations, la langue des signes française, ou encore des échanges avec les musiciens… « Ce concert s’inscrit dans la 2ème phase du projet SensiMUS porté par la HEMU dont la première étape visait à étudier l'effet des gilets vibrants sur les concerts, explique Lucile Arnold, assistante du projet de recherche. Cette 2ème phase a quant à elle pour but de personnaliser les approches de médiations musicales pour les besoins des personnes malentendantes, tout en contribuant à la formation des futurs professionnels de la musique en matière d'inclusion culturelle. Il s’agit vraiment d’un projet très ambitieux ». Chants poèmes et concert De fait, ce concert a été créé par des étudiants de l’HEMU ainsi que des personnes malentendantes et aura recours à différents instruments ou planchers vibrants sans compter des effets de lumière, d’abord articulés autour de chants et de poèmes puis suivis de l’œuvre de Saint-Saëns interprétée par un ensemble instrumental formé d'une dizaine d'étudiants de la HEMU « Notre objectif est de collecter ensuite les avis des personnes présentes dans le public afin d’évaluer comment elles ont accueilli le concert, et de voir ensuite ce que l’on améliorer, ajoute Lucile Arnold. Le tout avec également l’intention de former de former les futurs professionnels de la musique à la médiation et l'accessibilité aux personnes malentendantes et sourdes ». Jeudi 15 mai à 19h, à la HEMU de Lausanne BCV Concert Hall (Voie du Chariot 23 1002 Lausanne). Entrée dans la limite des places disponibles. Inscription obligatoire ici SUIVANT PRECEDENT
- «Elle entend pas la moto»: un documentaire intime à découvrir | FoRom Ecoute
Retour au Magazine «Elle entend pas la moto»: un documentaire intime à découvrir 14 avril 2026 Publié le : Le 25 avril 2026, FoRom écoute invite son public à une projection gratuite et sous-titrée du documentaire de Dominique Fischbach au cinéma Bellevaux à Lausanne. Un après-midi pour partager un regard sensible sur les défis liés aux handicaps auditifs, la résilience et les liens familiaux. Pendant plus de vingt-cinq ans, la réalisatrice Dominique Fischbach a suivi le parcours de Manon, une jeune femme sourde, et de sa famille. Le résultat est un documentaire bouleversant de justesse, tissé d’images d’archives et de scènes de vie quotidienne. Loin des clichés, «Elle entend pas la moto» nous plonge dans l’intimité d’un parcours marqué par la résilience, interrogeant notre propre regard sur la différence et l’inclusion. Un moment de culture partagé et accessible Cette séance crée un espace dans lequel vivre une expérience cinématographique commune et un temps d’échange pour mieux comprendre les réalités vécues par les personnes sourdes et malentendantes. La projection s’inscrit dans la dynamique des nombreuses initiatives de FoRom écoute, en Suisse romande et au-delà, pensées pour favoriser l’accessibilité culturelle pour toutes et tous: de la gratuité des billets aux solutions techniques, comme le sous-titrage pour cette séance. Les détails pratiques: Quand? Le samedi 25 avril 2026 à 14 heures Où? Cinéma Bellevaux, Lausanne Pour qui? Entrée offerte par FoRom écoute pour une personne malentendante et un·e accompagnant·e Réservez vite votre place Les places étant limitées, nous vous encourageons à réserver rapidement: cliquez ici pour accéder à la page d'inscription . 💡 Pour ne rien manquer de nos articles et de nos offres: inscrivez-vous à la newsletter ! SUIVANT PRECEDENT
- lea@fri-son.ch | FoRom Ecoute
Association Fri-Son Site web lea@fri-son.ch Next Previous
- Pourquoi les malentendants et sourds n’ont pas participé aux Jeux paralympiques? | FoRom Ecoute
Retour au Magazine Pourquoi les malentendants et sourds n’ont pas participé aux Jeux paralympiques? 14 septembre 2024 Publié le : Les sourds et malentendants ont leurs propres Jeux olympiques appelés Deaflympics, accessibles à toute personne dont la perte auditive est supérieure à 55 décibels. Une spécificité qui remonte à 1924, liée pour l’essentiel à l’histoire du mouvement sourd. Alors que les Jeux paralympiques de Paris se sont terminés ce dimanche, les plus observateurs auront sans doute remarqué l’absence de tout malentendant ou sourd dans les compétitions. S’agit-il d’un ostracisme ? Pas du tout ! L’explication réside ailleurs, plus exactement dans le fait que les sourds et malentendants ont… leurs propres jeux olympiques. Pour comprendre cette spécificité, il faut remonter à 1924, soit 36 ans avant les tout premiers Jeux paralympiques qui ne datent eux que de 1960. C’est au début du 20e siècle en effet que furent fondés les premiers Deaflympics, à l’époque appelés « International Silent Games », destinés exclusivement aux sportifs sourds et malentendants. Leur fondateur est un certain Eugène Rubens-Alcais, un militant sourd français surnommé « Le Coubertin sourd » qui avait consacré une large part de sa vie à la défense de la langue des signes, alors largement ostracisée et marginalisée. Prendre son destin en main « Le point de départ de la création de ces jeux, c’était l’idée qu’il appartenait aux sourds et malentendants de prendre eux-mêmes leur destin en main, y compris dans le domaine sportif, explique un spécialiste du mouvement sourd. Cela s’inscrivait également dans la revendication du fait que la surdité n’était pas un handicap, encore moins en matière de pratique sportive, mais une culture linguistique minoritaire ». Un point de vue largement confirmé par le Comité international des sports des sourds, -officiellement reconnu par le Comité international olympique et non le Comité paralympique international-, et dont la position est explicite : « Les sourds ne se considèrent pas comme des handicapés mais plutôt comme faisant partie d’une minorité culturelle et linguistique. (…) Au sein de la communauté des sourds, le soutien à des Jeux séparés est prépondérant ». « De manière très pragmatique, l’autre raison de la séparation entre Deaflympics et Jeux paralympiques est financière , ajoute notre expert. Avec leurs propres Jeux, les athlètes des Deaflympics sont capables de communiquer entre eux, ce qui implique un bien moindre recours aux interprètes, très onéreux ». Signaux lumineux Seule condition pour participer aux Deaflympics : avoir un seuil d’audition inférieur à 55 décibels dans la meilleure des deux oreilles, et surtout ne pas porter d’appareillage auditif durant la compétition, au cours de laquelle s’appliquent d’ailleurs exactement les mêmes règles sportives que pour les Jeux olympiques ordinaires. Seule différence notable : l’usage de signaux lumineux stroboscopiques pour marquer le départ des différentes épreuves. Une trentaine de disciplines dont l’athlétisme, la natation, le curling, le ski etc figurent au programme de ces Jeux qui se tiennent tous les deux ans, en alternance entre jeux d’été et jeux d’hiver. La principale difficulté réside aujourd’hui dans la faiblesse des recettes publicitaires, quasi-inexistantes, et qui ne suffisent pas à en assurer le financement. Quant à la Suisse, elle a participé à l’aventure des Deaflympics quasiment depuis leurs débuts, dès 1928, avec des délégations allant d’une trentaine d’athlètes au début des années 2000, à 8 athlètes seulement, âgés de 18 à… 63 ans qui ont participé à la dernière édition en mars dernier, à Erzurum en Turquie. SUIVANT PRECEDENT

















