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Appareils auditifs

Appareils auditifs

Le médecin ORL mesure le handicap et prescrit l’appareil acoustique. L’audioprothésiste quant à lui propose les modèles les plus appropriés, les fait essayer et suit le processus d’adaptation.

L’appareil rend d’inestimables services, mais ne redonne pas une ouïe intacte. Un temps d’adaptation, de nombreux réglages ainsi qu’une bonne motivation sont nécessaires afin de retirer tous les bénéfices de son appareil.
Le mieux est de s’équiper rapidement, avant de s’habituer à mal entendre (c’est-à-dire entendre des sons déformés) et d’acquérir un appareil pour chaque oreille.

Il existe toute une gamme de modèles, les uns discrets mais délicats nommés « intras » (logés plus ou moins profondément dans la conque de l’oreille), les autres plus grands, très performants, dits « contours d’oreille ».
Aujourd'hui, les appareils sont de facture numérique. Ils permettent d’amplifier sans trop déformer les sons tout en diminuant un maximum les bruits ambiants. Ils sont généralement compatibles avec l'usage du téléphone portable.

Notre dossier sur les remboursements des appareils auditifs (AE50, mars 2011, PDF 1,2 Mo)


position "T"

Nous recommandons vivement les appareils équipés de la position T. Il s’agit d’un système par induction qui fonctionne si l’appareil est équipé d’une bobine téléphonique (fonction T) permettant à la personne de profiter de téléphones adaptés ainsi que de la boucle magnétique. Elle permet également le branchement de divers accessoires aptes à capter directement le son à sa source. Le locuteur parle dans un micro et le malentendant reçoit son message directement dans son appareil. Cette option existe sur de nombreux contours d’oreille et intras. Mais, effet pervers de la miniaturisation, les appareils les plus petits de la dernière génération n’arrivent pas à la contenir.

Il existe également un système par fréquences (modulation de fréquences FM) qui fonctionne si l’appareil possède une entrée audio avec ou sans sabot permettant d’y brancher divers accessoires (micros, émetteurs, récepteurs).

Implant cochléaire

L’implant cochléaire a pour but de court-circuiter l’oreille qui n’est plus capable de capter les sons, pour aller directement stimuler le nerf auditif et ainsi permettre à la personne d’entendre. Il est composé:
  • d'un microphone dont le but est de capter les sons (aspect classique d’une prothèse auditive)
  • d’un processeur vocal capable de transformer les sons en impulsions électriques
  • d’électrodes qui iront directement stimuler le nerf auditif.


Implant cochléaire
Il est surtout conseillé d’implanter les jeunes enfants sourds profonds (plus facile pour eux de s’adapter) ou alors les personnes devenues sourdes et qui ne peuvent plus tirer aucun bénéfice de leur appareil auditif. Il faut savoir que pour pratiquer cette implantation, le chirurgien doit « tuer » les « restes auditifs » de l’oreille. Ceci pourrait avoir pour conséquences, pour une personne qui entend encore un petit peu, que si l’implant venait à être rejeté elle n’entendrait plus du tout de cette oreille.

En Suisse romande, cette chirurgie ne se pratique qu’au Centre romand d'implants cochléaires (Hôpital Universitaire de Genève). Toutefois, vous avez également la possibilité de vous implanter à l'Hôpital Universitaire de Berne. Parlez-en à votre médecin ORL.


Notre dossier sur l'implant cochléaire (AE53, septembre 2011, PDF 1,3 Mo)


BAHA

BAHA 1
BAHA est un acronyme qui résume les termes anglais " Bone Anchored Hearing Aid " qui désigne un appareil auditif ostéo-intégré. Le BAHA est le dispositif d’ancrage osseux qui améliore considérablement la vie des personnes qui souffrent de surdité unilatérale.

BAHA 2
Dispositif de haute technologie, le BAHA est constitué d’une double vis en titane d’une profondeur de 3mm, que l’on implante dans l’os du côté de l’oreille déficiente, et sur laquelle on fixera un petit appareil électronique, facilement dissimulé par les cheveux. Son principe de fonctionnement est de capter par le petit boîtier électronique, les sons qui sont transmis à la vis en titane qui émet ensuite des vibrations. Celles-ci parviendront à l’oreille saine via l’os de la boîte crânienne. Résultat : la personne entend du côté malade grâce à son oreille saine.


Notre dossier sur BAHA (AE46, juillet 2010, PDF 1,2 Mo)


Vous pouvez également visiter le site www.infobaha.fr qui est entièrement dédié au BAHA.